注記(区切り記号について)
この翻訳文には、点字に対応させるための区切り記号(マス空け)を入れています。
「」 … 1マスあけ
「」 … 2マスあけ
点訳の際に必要となる区切りを、見える形で示しています。
読み進めるうちに、文章のリズムや切れ目を意識していただければ幸いです。
・固有名詞はフランスの実際の発音を標準にしますが、日本語で馴染みのあるカタカナ表記を優先しています。
・固有名詞は、原則として最初に登場した時に限って、その固有部分を「第2カギ符」で囲んでいます。
・固有名詞の複合語は、「マス空け」「中点」ではなく、一つの意味のまとまりとして一体性を保つために「第2つなぎ符」で表記しています。
・フランスの「通り名」は、「Avenue」並木道、「boulevard」大通り、「Qai」河岸通り、「Rue」通り
・当時の1フラン=現在の日本円で200円程度
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Pietr le Letton
Chapter Ⅵ
Au Roi-de-Sicile ivre
怪盗レトン
第六章
ル=ロワ=ド=シシルにて
A partir de La Bréauté, où il se réveilla, le Russe ne dormit plus. Il est vrai que l’express Le Havre-Paris était bondé. Maigret et son compagnon restèrent dans un couloir, plantés chacun devant une portière, à regarder défiler un paysage confus que la nuit grignotait peu à peu.
<ラ・ブレオテ>1からロシア人は目を覚まし、もう眠らなかった。もっともル・アーヴル発パリ行きの急行は満員だった。メグレとその連れは通路に立ったまま、それぞれ客室のドアの前に陣取り、夜が少しずつのみ込んでいくぼんやりした風景を見つめていた。
L’homme au trench-coat ne s’inquiéta pas une seule fois du policier. A la gare Saint-Lazare, il n’essaya pas davantage de profiter de la cohue pour lui échapper.
Au contraire, il descendit lentement le grand escalier, s’aperçut que son paquet de cigarettes était détrempé, en acheta un autre au bureau de tabac de la gare et fut sur le point d’entrer à la buvette. Changeant d’avis, il se mit à longer les trottoirs, les pieds traînants, la silhouette pénible à voir tant elle exprimait un détachement complet, un de ces découragements qui ne laissent plus place à la réaction.
トレンチコートの男は一度も警部を気にかけなかった。サン=ラザール駅でも、雑踏に紛れて逃げようとはしなかった。それどころか大階段をゆっくりと降り、煙草のパッケージがぐっしょり濡れているのに気づいて駅のタバコ屋で新しいのを買い、売店に入りかけて思い直した。そして歩道に沿って歩き始めた。足を引きずり、その姿は見るにしのびなかった。完全な無気力、もはや立ち直る余地もない絶望を体全体で表していた。
De Saint-Lazare à l’Hôtel de Ville, il y a loin. Il faut traverser tout le centre de la ville et, entre six et sept heures du soir, les passants déferlent par vagues sur les trottoirs, les voitures coulent dans les rues à un rythme aussi soutenu que celui du sang dans les artères.
Les épaules maigres, son imperméable serré à la ceinture, taché de boue, de graisse, ses souliers aux talons tournés, il pataugeait dans les lumières, dans le mouvement, heurté, ballotté, sans s’arrêter, ni se retourner.
サン=ラザールから<ホテル・ド・ヴィル>までは遠い。街の中心部をまるごと横切らなければならない。夕方の六時から七時にかけては、歩行者が波のように歩道にあふれ、車が動脈の血液のように絶え間なく流れている。
やせた肩、泥と油で汚れたベルトをきつく締めたレインコート、かかとのすり減った靴。男は明かりと喧騒の中をばしゃばしゃと歩き、人にぶつかりもまれながら、立ち止まりも振り返りもせずに進んだ。

Il prit la route la plus courte, par la rue du 4 Septembre et à travers les Halles, ce qui prouvait qu’il avait l’habitude de ce chemin.
Il atteignit le ghetto de Paris, dont le noyau est constitué par la rue des Rosiers, frôla des boutiques aux inscriptions en yiddish, des boucheries cawchères, des étalages de pain azyme.
A un tournant, près d’un couloir long et sombre qui ressemblait à un tunnel, une femme voulut lui prendre le bras, mais elle le lâcha sans qu’il eût dit un mot, impressionnée, sans doute.
Enfin il échoua dans la rue du Roi-de-Sicile, irrégulière, bordée d’impasses, de ruelles, de cours grouillantes, mi-quartier juif, mi-colonie polonaise déjà, et après deux cents mètres il fonça dans le corridor d’un hôtel.
Des lettres de faïence annonçaïent « Au Roi-de-Sicile ». Au-dessous on lisait des inscriptions en hébreu, en polonais, en d’autres langues incompréhensibles, vraisemblablement en russe aussi.
やがて男はロワドシシル通りにたどり着いた。袋小路や路地、人がひしめく中庭が並ぶ不規則な通りで、半分はユダヤ人街、半分はすでにポーランド人の集落だった。二百メートルほど進んで、男はホテルの廊下に飛び込んだ。陶器の文字で「ロワドシシル亭」と書かれていた。その下にヘブライ語、ポーランド語、その他のわからない言語、おそらくロシア語でも同じことが書かれていた。
A côté se dressait un chantier où on distinguait les restes d’un immeuble qu’il avait fallu étayer à l’aide de poutres.
Il pleuvait toujours… Mais le vent ne pénétrait pas jusqu’à ce boyau.
Maigret entendit le bruit d’une fenêtre qui se fermait brusquement au troisième étage de l’hôtel. Il n’hésita pas plus que le Russe, entra.
Pas de porte dans le couloir. Un escalier. A l’entresol, une sorte de loge vitrée où une famille juive mangeaïit.
隣には工事現場があり、角材で支えなければならなかった建物の残骸が見えた。雨はまだ降り続けていた。しかし風はこの路地の奥まで入ってこなかった。メグレはホテルの三階で窓が突然閉まる音を聞いた。ロシア人と同じように躊躇せず、中に入った。廊下にはドアがなかった。階段があった。中二階にガラス張りの管理人室のようなものがあり、ユダヤ人の家族が食事をしていた。
Le commissaire frappa et, au lieu de lui ouvrir la porte, on souleva le carreau d’un guichet. Une odeur rance s’échappa. Le juif avait une calotte noire sur la tête. Sa femme obèse ne s’arrêta pas de manger.
警部がノックすると、ドアを開ける代わりに小窓の仕切りが持ち上げられた。むっとする古い臭いが漏れてきた。ユダヤ人の男は頭に黒いキッパ7をかぶっていた。太った妻は食事の手を止めなかった。

― Qu’est-ce que c’est ?
「何の用だ?」

― Police ! Le nom du locataire qui vient de rentrer ?
「警察だ。今入ってきた部屋の住人の名前は?」
L’homme grommela quelque chose dans sa langue, alla chercher dans un tiroir un registre crasseux, le poussa sans mot dire à travers le guichet.
Au même instant, Maigret sentit qu’on l’observait de la cage d’escalier non éclairée. Il se retourna vivement, vit briller un œil, à une dizaine de marches au-dessus de lui.
男は自分の言葉で何かぶつぶつ言い、引き出しから汚れた台帳を取り出し、無言で小窓越しに押し出した。その瞬間、メグレは暗い階段の踊り場から誰かに見られているのを感じた。素早く振り返ると、十段ほど上のところで目がひとつ光っていた。

― Quelle chambre ?
「部屋番号は?」

— 32…
「32」
Il feuilleta le registre, lut :
メグレは台帳をめくり、読んだ。

« Fédor Yourovitch, 28 ans, né à Vilna, manœuvre, et Anna Gorskine, 25 ans, née à Odessa, sans profession. »
「フェドル・ユロヴィッチ、二十八歳、ヴィルナ生まれ、日雇い労働者。アンナ・ゴルスキーヌ、二十五歳、オデッサ生まれ、無職」
Le juif avait repris sa place et mangeait en homme qui a la conscience tranquille. Maigret tambourina sur la vitre. L’hôtelier se leva lentement, à regret.
ユダヤ人は席に戻り、やましいところがない人間のように食事を続けていた。メグレはガラスを指で叩いた。宿の主人は渋々とゆっくり立ち上がった。

― Il y a combien de temps qu’il habite l’hôtel ?
「ここに住んでどのくらいになる?」

― Trois ans à peu près.
「だいたい三年ほどです。」

― Et Anna Gorskine ?
「アンナ・ゴルスキーヌは?」

― Elle était ici avant lui… Peut-être quatre ans et demi…
「彼より前からいますよ。たぶん四年半ほど。」

― De quoi vivent-ils ?
「彼らは何で生計を立てているんだ?」

― Vous avez lu… Il est ouvrier.
「読んだでしょう。彼は労働者です。」

― Dites donc ! lança Maigret d’une voix qui suffit à changer l’attitude de son interlocuteur.
「ちょっと待て!」とメグレは言い放った。相手の態度を一変させるのに十分な声だった。

― Le reste ne me regarde pas, n’est-ce pas? fit plus onctueusement celui-ci. Il paie régulièrement. Il va, il vient et ce n’est pas mon métier de le suivre…
「それ以外のことは私には関係ないでしょう?」と相手はより抜かりなく言った。「きちんと払ってくれる。来たり行ったりしていますが、後をつけるのは私の仕事じゃない。」

― Il reçoit des visites ?
「訪ねてくる者はいるのか?」

― Des fois. J’ai plus de soixante locataires et je n’arrive pas à les surveiller. Du moment qu’ils ne font rien de mal !.…. D’ailleurs, puisque vous êtes de la police, vous devez connaître la maison. Mes registres ont toujours été en ordre… Le brigadier Vermouillet vous le dira. C’est lui qui vient chaque semaine.
「ときどきね。六十人以上の泊まり客がいて、全員を見張るのは無理ですよ。悪いことをしない限りは!それに警察の方ならこの宿はご存知でしょう。台帳はいつもきちんとしています。<ヴェルムイエ>巡査部長が証明してくれます。毎週来てくれるんです。」
Maigret se retourna à l’improviste, prononca :
メグレは不意に振り向き、言った。

― Descendez, Anna Gorskine !
「降りてこい、アンナ・ゴルスキーヌ!」

Il y eut un bruit léger dans l’escalier, puis des pas. Enfin, une femme pénétra dans le rayon de lumière.
Elle paraissait plus que les vingt-cinq ans qu’accusait le registre. Cela tenait sans doute à sa race. Comme beaucoup de juives de son âge, elle s’était empâtée, sans perdre pourtant une certaine beauté. Les yeux, très sombres, à la cornée extraordinairement blanche et brillante, étaient remarquables.
階段でかすかな物音がして、それから足音がした。やがて一人の女が明かりの輪の中に入ってきた。台帳に記された二十五歳より老けて見えた。おそらく民族的な特徴によるものだろう。同じ年頃のユダヤ人女性に多いように、体が丸みを帯びていたが、ある種の美しさは失っていなかった。目が際立っていた。非常に黒く、白目が驚くほど白く輝いていた。
Mais il y avait dans le reste de sa personne un laisser-aller qui gâtait cette impression. Ses cheveux noirs, gras, non peignés, tombaient en mèches épaisses sur son cou. Elle était vêtue d’un peignoir usé qui s’entrouvrait et laissait voir son linge.
Les bas étaient roulés au-dessus des genoux trop lourds.
しかしその他の部分にはだらしなさがあり、その印象を台無しにしていた。黒く脂ぎったとかしていない髪が太い房になって首に垂れていた。着古した部屋着をまとっていたが、はだけて下着が見えていた。靴下は重たそうな膝の上でくるりと折られていた。

― Qu’est-ce que vous faisiez dans l’escalier ?
「階段で何をしていた?」

― Je suis chez moi…
「私は自分の家にいるのよ……」
Maigret sentit tout de suite à quel genre de femme il avait affaire. Passionnée, effrontée, elle cherchait le combat. A la moindre occasion, elle provoquerait un esclandre, ameuterait toute la maisonnée, pousserait des cris perçants, lancerait sans doute les accusations les plus invraisemblables.
Peut-être se savait-elle inattaquable ? Elle regardait en tout cas l’ennemi d’un air de défi.
メグレはすぐにどんなタイプの女かわかった。情熱的で図々しく、喧嘩を売ろうとしていた。少しでも隙を見せれば大騒ぎを起こし、宿中の人間を呼び集め、甲高い声で叫び、おそらくとんでもない言いがかりをつけるだろう。もしかしたら自分が手の届かない存在だとわかっていたのかもしれない。いずれにせよ敵を挑戦的な目で見つめていた。

― Vous feriez mieux d’aller soigner votre amant…
「さっさと情夫の世話でもしに行きなさい。」

― Cela me regarde…
「私の勝手でしょう」
L’hôtelier, derrière son judas, balançait de gauche à droite et de droite à gauche un visage attristé, réprobateur, mais ses yeux riaient.
小窓の向こうで宿の主人が悲しそうに顔を左右に振っていた。咎めるような表情だったが、目は笑っていた。

― Depuis quand Fédor vous a-t-il quittée ?
「フェドールがあんたのところからいなくなったのはいつからだ?」

― Depuis hier au soir… A onze heures…
「昨日の夜からよ……十一時から」
Elle mentait ! C’était évident ! Mais cela n’eût servi à rien de la heurter de front. Ou alors, il fallait la prendre carrément par les deux épaules et la conduire au Dépôt.
彼女は嘘をついていた!明らかだった。しかし正面からぶつかっても無駄だった。それともいっそ両肩をつかんで留置場に連れていくしかなかった。

― Où travaille-t-il ?
「フェードルはどこで働いている?」

― Où cela lui plaît.
「好きなところで。」
Et sa poitrine tremblait sous le peignoir mal ajusté. Sa bouche se faisait mauvaise, méprisante.
着崩れた部屋着の下で胸が震えていた。その口元は険しく、侮蔑に満ちていた。

― Qu’est-ce que la police lui veut, à Fédor ?
「警察はフェドルに何の用があるの?」
Maigret préféra prononcer assez bas :
メグレはかなり低い声で言うにとどめた。

― Filez là-haut…
「さっさと上へ行きなさい」

― Quand j’en aurai envie ! Je n’ai pas d’ordre à recevoir de vous…
「気が向いたらね。あなたに指図される筋合いはないわ。」
A quoi bon répondre, créer un incident grotesque, qui ne ferait que nuire à l’enquête ?
Maigret referma le registre, le tendit à l’hôtelier.
答えて何になる?捜査の邪魔にしかならないばかげた騒ぎを起こすだけだ。メグレは台帳を閉じ、宿主に返した。

― En règle, n’est-ce pas ? Prononça celui-ci, qui avait fait signe à la jeune femme de se taire.
「問題ありませんな?」と宿主は言った。彼はすでに女に黙るよう目配せしていた。
Mais elle resta là jusqu’au bout, les poings sur les hanches, la moitié du corps éclairée par la lumière qui émanait de la loge, l’autre moitié dans l’ombre.
Le commissaire la regarda encore une fois. Elle soutint son regard, éprouva le besoin de grommeler :
しかし彼女は最後までその場に立ち続けた。両手を腰に当て、体の半分は管理人室から漏れる明かりに照らされ、もう半分は闇の中にあった。警部はもう一度彼女を見つめた。彼女はその視線を受け止め、思わずぶつぶつと言わずにはいられなかった。

— Oh ! Vous ne me faites pas peur…
「ふん!あなたなんか怖くもない」
Il haussa les épaules et descendit l’escalier dont il touchait les deux parois crayeuses. Dans le corridor, il se heurta à deux Polonais sans faux col, qui détournèrent la tête à sa vue. La rue était mouillée, avec des reflets sur les pavés.
警部は肩をすくめて、両手が壁に触れるほど狭い階段を降りていった。廊下で彼は、ネクタイをしていないポーランド人がふたり歩いているのにぶつかった。ふたりは彼を見ると顔をそむけた。
Dans tous les coins, dans les moindres taches d’ombre, dans les impasses, dans les couloirs, on devinait un grouillement humain, une vie sournoise, honteuse. Des ombres rasaient les murs. Les boutiquiers vendaient des produits dont le nom même est inconnu des Français. A moins de cent mètres, la rue de Rivoli et la rue Saint- Antoine, larges, claires, avec leurs tramways, leurs étalages, leurs sergents de ville. Maigret arrêta, en le saisissant par l’épaule, un gamin aux oreilles en feuilles de chou qui courait.
通りは濡れていて、石畳に灯りが映っていた。あらゆる隅という隅、影という影の中に、袋小路にも、廊下にも、ひそかな人のうごめきが感じられた。後ろめたい生活の息吹が。影が壁づたいにすり抜けていく。露天商たちは、フランス人には名前すら知られていない品物を売っていた。百メートルも行けば、リヴォリ通りとサン=タントワーヌ通り。広々として、明るく、路面電車が走り、ショーウィンドウが並び、警官が立っている。メグレは走っていた少年の肩をつかんで引き止めた。大きな耳をした少年だった。

— Va me chercher un agent de police, place Saint-Paul…
「サン=ポール広場のお巡りさんを呼んできてくれ…」
Mais le gosse le regarda avec des yeux effarés, répondit quelque chose d’incompréhensible. Il ne savait pas un mot de français !
Le commissaire avisa un loqueteux.
だが少年は怯えた目で警部を見て、わけのわからないことばを答えた。フランス語を一言も知らないのだ!警部は近くのみすぼらしい男に目をやった。

— Voici cent sous. Va porter ce billet au flic de la place Saint-Paul…
「五スーやる。サン=ポール広場の警官にこの紙を届けてくれ」
Le vagabond comprit. Dix minutes plus tard, un agent en uniforme arrivait.
浮浪者はわかった。十分後には、制服姿の警官がやってきた。

— Téléphonez à la Police judiciaire qu’on m’envoie immédiatement un inspecteur… Dufour si possible…
「司法警察に電話して、すぐに刑事をよこすよう伝えてくれ…デュフールがいればそいつを…」
Il fit les cent pas pendant une bonne demi-heure encore. Des gens entrèrent à l’hôtel, D’autres en sortirent. Mais il y avait toujours de la lumière à la seconde fenêtre à gauche du troisième étage.
Anna Gorskine parut sur le seuil. Elle avait passé un manteau verdâtre sur son peignoir. Elle n’avait pas de chapeau et, malgré la pluie, elle était chaussée de sandales de satin rouge.
警部はもう三十分ほど行ったり来たりして待った。人々がホテルに入り、また出て行った。だが三階の左から二番目の窓には、ずっと灯りがともっていた。アンナ・ゴルスキーヌが入り口に姿を現した。彼女は部屋着の上にくすんだ緑色のコートを羽織っていた。帽子はかぶっておらず、雨が降っているにもかかわらず、足には赤いサテンのサンダルを履いていた。
Elle traversa la rue en clapotant. Maigret se cacha dans l’ombre.
Elle entra dans une boutique dont elle sortit quelques minutes plus tard, avec une infinité de petits paquets blancs et deux bouteilles sur les bras, et elle disparut dans la maison.
L’inspecteur Dufour arriva enfin. Il avait trente-cinq ans et il parlait trois langues assez couramment, ce qui le rendait précieux, malgré sa manie de compliquer les histoires les plus simples.
彼女はぴちゃぴちゃと音を立てながら通りを渡った。メグレは影の中に身を隠した。彼女は一軒の店に入り、数分後に出てきた。両腕には無数の小さな白い包みと二本の瓶を抱えていて、そのまま建物の中に消えていった。
やがてデュフール刑事が到着した。三十五歳で、三か国語をかなり流暢に話した。それが彼の貴重なところだった。もっともどんな単純な話でもややこしくしてしまう癖があったが。
D’une vulgaire affaire de cambriolage ou de vol à l’esbroufe, il parvenait à faire un drame mystérieux au milieu duquel il finissait par perdre la tête.
Mais, dans une mission précise, comme une surveillance ou une filature, il convenait à merveille, grâce à une ténacité peu commune.
Maigret lui donna le signalement de Fédor Yourovitch, de sa maîtresse.
ありふれた空き巣狙いやすり事件でも、彼の手にかかれば謎めいた大騒動になってしまい、あげく自分でも収拾がつかなくなるのだった。しかし張り込みや尾行といった明確な任務に関しては申し分なかった。並外れた粘り強さがあったからだ。
メグレはフェドール・ユーロヴィッチとその愛人の人相書きをデュフールに渡した。

— Je vais t’envoyer un collègue. Si l’un des deux sort, tu le suis, mais il faut que quelqu’un reste en faction ici… Compris ?
「仲間を一人送ってやる。ふたりのうちどちらかが出てきたら尾けろ。だが誰かがここで見張っている必要がある。わかったか?」

— Toujours l’affaire de l’Etoile-du-Nord ?.. Un coup de la maffia, pas vrai ?
「やっぱり<エトワール・デュ・ノール>の件ですか?マフィアの仕業ですよね?」

Le commissaire préféra s’en aller. Un quart d’heure plus tard, il arrivait au quai des Orfèvres, expédiait un collègue à Dufour et se penchait sur son poêle, en pestant contre Jean qui n’était pas parvenu à faire rougir la fonte.
Son pardessus détrempé pendait, tout raide, au portemanteau et gardait la forme de ses épaules.
警部は黙ってその場を立ち去った。十五分後、オルフェーヴル河岸通りに着き、同僚をデュフールのもとへ送り出してから、ストーブにかがみこんだ。ジャンが鉄を赤くすることっもできなかったとぶつぶつ文句を言った。
ずぶ濡れのオーバーコートがコート掛けにぶら下がり、すっかり固まって、肩の形をそのまま留めていた。

— Ma femme n’a pas téléphoné ?
「妻から電話は?」

— Ce matin… On lui a dit que vous étiez en mission…
「今朝…出張中と伝えました…」
Elle y était habituée. Il savait qu’il pouvait rentrer chez lui et qu’elle se contenterait de l’embrasser, de remuer ses casseroles sur le fourneau et de remplir une assiette de quelque ragoût odorant. Tout au plus risquerait-elle, mais seulement quand il serait à table, et en le contemplant, le menton entre les mains :
彼女は慣れていた。帰れば彼女は出迎えてキスをして、コンロの上で鍋をかき混ぜ、香りのよいシチューを皿に盛ってくれる。それだけで十分なのだ。せいぜい彼が食卓についたとき、顎を両手で支えながら彼を眺めつつ、こう尋ねるくらいのものだ。

— Ça va ?.…
「どう?…」
A midi ou à cinq heures, il eût trouvé le repas prêt de même.
昼でも夕方五時でも、食事は同じように用意されているだろう。

— Torrence ?.. demanda-t-il à Jean.
「トランスは?」とジャンに尋ねた。

— Il a téléphoné à sept heures du matin…
「朝の七時に電話がありました…」

— Du Majestic ?
「マジェスティック・ホテルから?」

— Je ne sais pas. Il a demandé si vous étiez parti.
「わかりません。あなたがもう出発したかと聞いていました。」

— Ensuite ?
「それから?」

— Il a téléphoné à nouveau à cinq heures dix de l’après-midi. Il a recommandé de vous dire qu’il vous attendait.
「午後五時十分にまた電話がありました。待っているとお伝えするよう頼まれました」
Maigret n’avait mangé qu’un hareng depuis le matin. Il resta quelques instants debout devant son feu qui commençait à ronfler, car il avait un tour de main unique pour faire flamber les charbon: les plus réfractaires.
Enfin il se dirigea lourdement vers le placard où se trouvaient une fontaine d’émail, un essuie-mains, un miroir et une valise. Il tira la valise au milieu du bureau, se déshabilla, endossa des vêtements secs, du linge propre, passa sa main hésitante sur son menton non rasé.
メグレは朝からニシンを一匹食べたきりだった。しばらくストーブの前に立っていた。ストーブはごうごうと燃え始めていた。どんな頑固な石炭でも燃やしてしまう独特の腕前が彼にはあった。
やがて重い足取りで戸棚の方へ向かった。そこには琺瑯引きの洗面台とタオル、鏡、そしてトランクがあった。トランクを部屋の真ん中に引き出し、服を脱いで、乾いた服を着込み、清潔な下着に着替えた。それから無精ひげの顎に迷いがちな手を当てた。

— Bah!
「まあいいか!」
Il lança au feu qui prenait si bien un regard d’envie, posa deux chaises à proximité, y étala avec soin ses habits mouillés. Il restait sur son bureau un sandwich de la nuit précédente et il le dévora, debout, prêt à partir. Seulement, il n’y avait plus de bière. Il avait la gorge un peu sèche.
よく燃えているストーブを羨ましそうに一瞥してから、近くに椅子を二脚置き、濡れた衣類を丁寧に広げた。机の上には前の晩のサンドイッチが残っていた。出かける準備をしながら、立ったままそれをかぶりついた。ただビールがなかった。喉が少し乾いていた。

— S’il arrive n’importe quoi pour moi, je suis au Majestic, dit-il à Jean.
Qu’on me téléphone.
「何かあればマジェスティック・ホテルにいる。電話をくれ」とジャンに言った。
Et il se laissa tomber enfin sur la banquette d’un taxi.
そしてようやくタクシーの座席に身を沈めた。
- ノルマンディー地方の|小さな|鉄道の|junction(乗換駅)です。||ル・アーブルと|パリを|結ぶ|路線上に|あり、|フェカンからの|支線が|本線に|合流する|地点です。||この|物語の|文脈では、|フェカンからパリへ|向かう|途中の|通過点として|登場しています。 ↩︎
- パリの|中心部に|ある|通りで、|1870年の|普仏戦争後に|フランス第三共和政が|樹立された|九月四日に|ちなんで|名付けられました。||オペラ座の|近くから|ルーブルの|方向へ|伸びる|幹線道路で、|サン=ラザールから|マレ地区へ|向かう|最短ルートの|ひとつです。 ↩︎
- パリの|中央市場です。||長年にわたって|パリの|食料品の|流通拠点として|機能していた|巨大な|市場で、|「パリの|胃袋」と|呼ばれていました。||1830年代に|建設された|鉄とガラスの|建物が|立ち並び、|1930年代当時は|まだ|活気ある|市場として|機能していました。||現在は|取り壊されて|ショッピングセンターに|なっています。 ↩︎
- パリの|ユダヤ人街のことです。||マレ地区、|特に|ロジエ通りを|中心とした|エリアで、|中世から|ユダヤ人が|集住して|いました。||東欧や|ロシアから|逃れてきた|ユダヤ人移民が|多く|住んでおり、|イディッシュ語の|看板、|コシェル(ユダヤ教の|戒律に|従った|食事)の|肉屋、|種なしパン(マッツォ)の|店が|軒を|連ねていました。||アンナ・ゴルスキーヌが|住む|ロワドシシル通りも|この|エリアに|あります。 ↩︎
- 中世ドイツ語を|基盤に、|ヘブライ語や|スラブ語などが|混ざり合って|生まれた|言語です。||主に|東欧の|ユダヤ人(アシュケナジム)が|話していました。||ヘブライ文字で|書かれますが、|発音や|文法は|ドイツ語に|近いです。||ホロコースト以前は|世界中で|約一千万人が|話していましたが、|現在は|話者が|大幅に|減少しています。 ↩︎
- ユダヤ教の|食事に|関する|戒律(カシュルート)に|従って|処理された|食品のことです。||肉は|特定の|方法で|屠殺され、|血を|完全に|抜かなければ|なりません。||また|豚肉や|貝類は|食べることが|禁じられており、|肉と|乳製品を|同じ|食事で|食べることも|禁止されています。||コシェルの|肉屋は|これらの|戒律を|厳格に|守った|食品を|販売する|専門店です。 ↩︎
- ユダヤ教の|男性が|頭に|かぶる|小さな|丸い|帽子です。||神への|敬意を|表すために|かぶるもので、|正統派の|ユダヤ教徒は|常に|着用します。||素材は|布や|革など|様々で、|色や|デザインも|多様です。||「ヤムルカ」とも|呼ばれます。 ↩︎


