怪盗レトン|第七章 三回目の|幕間

怪盗レトン

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Pietr le Letton
Chapter Ⅶ
Troisième entracte

||||||||怪盗|レトン
||||||第七章
||||三回目の|幕間

Maigret ne trouva pas son collègue Torrence dans le hall, mais dans une chambre du premier étage, où un excellent dîner était servi. Le brigadier esquissa une œillade.

メグレが|トランスを|見つけたのは|ロビーでは|なく、|2階の|ある部屋だった。||そこでは|上等な|夕食が|用意されていた。||トランス刑事は|目配せを|した。

— C’est le gérant !.… expliqua-t-il. Il aime mieux me voir ici qu’en bas. Il m’a presque supplié d’accepter cette chambre et les repas fins qu’il m’y fait servir.

「支配人が|頼んだんです」と|彼は|説明した。
「下の階より|ここで|見張っていてもらう方が|ありがたいと。|この部屋と|食事を|受け入れてほしいと|ほとんど|懇願するように|言われました。」

Il parlait bas. Il désigna une porte.

彼は|声を|潜めて|話した。||それから|ひとつの|扉を|指差した。

— Les Mortimer sont à côté…

「モーティマー|夫妻は|隣の部屋に…」

— Mortimer est revenu ?

「モーティマーが|戻ったのか?」

— Vers six heures du matin, mouillé, crotté, furieux, avec de la craie ou de la chaux plein les vêtements…

「朝の|六時ごろ。|ずぶ濡れで、|泥だらけで、|ひどく|不機嫌そうでした。||服には|チョークか|石灰が|べっとり|ついていて…」

— Qu’est-ce qu’il a dit ?

「何か|言ったか?」

— Rien. Il a essayé de regagner sa chambre en passant inaperçu. Mais on lui a annoncé que sa femme l’attendait au bar. Et c’était vrai! Elle avait fini par inviter un couple de Brésiliens.. Le bar a dû rester ouvert rien que pour eux… Elle était affreusement ivre.

「いいえ。||こっそり|自分の部屋に|戻ろうと|したんですが、|奥さんが|バーで|待っていると|告げられて。||本当に|そうでした!||奥さんは|ブラジル人の|夫婦を|誘っていたんです。||バーは|その人たちの|ために|開けたままに|されていたようで。||奥さんは|ひどく|酔っていました。」

— Alors ?

「それで?」

— Il est devenu pâle. Ses lèvres se sont tordues. Il a lancé aux deux Brésiliens un salut sec, puis il a saisi sa femme sous les bras et il l’a entraînée, sans un mot. Je crois bien qu’elle a dormi jusqu’à quatre heures de l’après-midi… Il y a pas eu un bruit dans leur appartement jusque-là… Puis j’ai entendu des chuchotements… Mortimer a téléphoné pour se faire monter les journaux…

「モーティーマーは|顔が|青ざめて。||唇が|ゆがみました。||ブラジル人のふ|たりに|ぶっきらぼうに|挨拶すると、|奥さんの|腕を|つかんで|一言も|言わずに|連れて行きました。||奥さんは|午後四時まで|眠っていたようです。||それまで|部屋から|物音ひとつ|しませんでした。||その後、|ひそひそ声が|聞こえてきて。||モーティマーは|新聞を|持ってくるよう|電話していました」

— Ils ne parlent pas de l’affaire, au moins ?

「事件のことは|出ていないだろうな?」

— Rien! On a observé la consigne. Juste un entrefilet annonçant qu’un cadavre a été découvert dans l’Etoile-du-Nord et que la police croit à un suicide.

「何も!||箝口令が|守られています。||エトワール・デュ・ノール号で|遺体が|発見されたこと、|警察は|自殺と|見ているという|小さな|記事が|あるだけです。」

— Ensuite ?

「それから?」

Le garçon leur a monté des citrons pressés. A six heures, Mortimer a fait un petit tour dans le hall, est passé deux ou trois fois près de moi, l’air préoccupé. Il a expédié des câblogrammes chiffrés à sa banque de New York et à son secrétaire, qui est à Londres depuis quelques jours…

「ボーイが|レモン水を|運んできました。||六時に|モーティマーは|ロビーを|少し|歩き回り、|二、三度|私のそばを|通りました。||思い詰めた|様子で。||ニューヨークの|銀行と、|ここ数日|ロンドンにいる|秘書あてに|暗号電報を|打っていました」

— C’est tout ?

「それだけか?」

— Pour l’instant, ils achèvent de dîner. Huîtres, poulet rôti, salade. On me tient au courant de tout. Le gérant est tellement ravi de m’avoir enfermé ici qu’il se coupe en quatre pour m’être agréable. C’est ainsi qu’il est venu m’annoncer tout à l’heure que les Mortimer ont des places pour le Gymnase. L’Epopée. Quatre actes de je ne sais plus qui…

「今は|夕食の|最中です。||牡蠣に|ローストチキン、|サラダ。||すべて|報告が|入っています。||支配人は|私を|ここに|閉じ込めておけて|大喜びで、|何でも|してくれます。||さっきも|モーティマー夫妻が|<ジムナーズ劇場>1の|チケットを|持っていると|教えに|来ました。||『叙事詩』とかいう|四幕の|芝居で、|誰の作品|だったか」

— L’appartement de Pietr ?

「ピエトルの|部屋は?」

— Rien ! Personne n’y est entré. J’ai fermé la porte à clé et poussé une petite boule de cire dans la serrure, si bien qu’on ne peut entrer sans que je le sache…

「異常なし!||誰も|入っていません。||鍵を|かけて|鍵穴に|蝋の|小さな|玉を|押し込んで|おきました。||私に|気づかれずに|入ることは|できません」

Maigret avait saisi une cuisse de poulet qu’il dévorait sans vergogne, tout en cherchant en vain un poêle absent. Il finit par s’asseoir sur le radiateur, questionna :

メグレは|鶏の|もも肉を|つかんで|遠慮なく|かぶりついていた。||ストーブを|探したが|なかった。||結局|暖房器の上に|腰を|下ろして|尋ねた。

— Rien à boire ?

「何か|飲み物は?」

Torrence lui servit un verre d’excellent mâcon blanc qu’il but avidement. Au même instant, on grattait à la porte; un domestique entra avec des airs de conspirateur.

トランスは|上等な|マコン白ワイン2を|一杯|注いでくれた。||メグレは|それを|一気に|飲んだ。||ちょうど|そのとき|扉を|引っかく音が|して、|使用人が|こそこそと|秘密めかした|様子で|入ってきた。

— Le gérant me prie de vous dire que M. et Mme Mortimer ont fait avancer leur voiture.

「支配人が|申しております。|モーティマー夫妻が|車を|回すよう|言いつけたと。」

Maigret eut un regard à la table encore chargée de victuailles comme, dans son bureau, il avait eu un regard navré à son poêle.

メグレは|まだ|食べ物が|山と|積まれた|テーブルを|眺めた。|かつて|自分の|部屋で|ストーブを|後ろ髪を|引かれる思いで|見たように。

— J’y vais, dit-il à regret. Restez ici.

「行ってくる」と|彼は|未練げに|言った。
「ここに|いてくれ。」

Il s’arrangea un peu devant la glace, essuya ses lèvres et son menton. L’instant d’après, dans un taxi, il attendait que les Mortimer-Levingston prissent place dans leur limousine. Ils ne tardèrent pas à apparaître, lui en pardessus noir qui cachait son habit, elle emmitouflée de fourrures comme la veille.
Elle devait être lasse, car son mari la soutenait discrètement.

彼は|鏡の前で|少し|身なりを|整え、|口元と|顎を|拭った。||少しして|タクシーの中で、|モーティマー夫妻が|リムジンに|乗り込むのを|待った。||ふたりは|程なく|姿を|現した。||夫は|礼服を|隠すように|黒い|オーバーコートを|着て、|妻は|昨夜と|同じように|毛皮に|くるまっていた。||妻は|疲れているようで、|夫が|さりげなく|支えていた。

Maigret, qui ignorait qu’il y avait une première au Gymnase, faillit ne pas pouvoir entrer. Des gardes municipaux étaient de piquet devant la marquise. Les badauds, malgré la pluie, regardaient les invités descendre de voiture.
Le commissaire dut demander le directeur, piétiner dans les couloirs où il faisait tache, car il était seul à y circuler en veston. Le directeur était fiévreux. Il gesticulait.

メグレは|ジムナーズで|初日の|公演が|あることを|知らなかったので、|危うく|入れない|ところだった。||警備隊員3|が|正面玄関の|前に|立っていた。||野次馬たちは|雨にも|かかわらず、|招待客が|車から|降りるのを|眺めていた。4||警部は|支配人を|呼んでもらわなければ|ならなかった。||廊下を|うろうろしたが、|上着姿で|歩き回って|いるのは|彼だけで、|場違いな|存在だった。||支配人は|いらいらした|様子で|しきりに|手を|振り回していた。

— Je ne demande pas mieux, moi! Mais vous êtes le vingtième à me demander une « petite place » ! Il n’y en a plus, des places !.. Et vous n’êtes même pas en tenue de soirée !.….

「こちらとしては|喜んで|お世話|したいのですが!||でも|あなたで|二十人目ですよ、|『一席』を|求めてくる方が!||もう|席は|ありません!||それに|あなたは|夜会服でも|ありませんし!」

On l’appelait de tous côtés.

四方八方から|呼ばれていた。

— Vous voyez ! Mettez-vous dans ma peau !.….

「わかるでしょう!|私の|立場に|なってみてください!」

Maigret finit par rester debout contre une porte, parmi les ouvreuses et les marchands de programmes.
Les Mortimer-Levingston avaient une loge. Il y avait là- dedans six personnes, dont une princesse et un ministre. Des gens entraient et sortaient. On baisaït des mains. On échangeaïit des sourires.

メグレは|結局|もぎり係や|プログラム売りに|まじって、|扉のそばに|立ったまま|いることになった。||モーティマー夫妻には|ボックス席が|あった。||そこには|六人が|いて、|王女と|大臣も|含まれていた。||人々が|出入りし、|手に|キスをして、|微笑みを|交わしていた。

Le rideau se leva sur un jardin ensoleillé. Des « chut ». Des murmures. Des piétinements. Enfin la voix de l’acteur, encore mal assurée, qui allait s’affermissant, créant l’atmosphère. Mais des retardataires arrivaient toujours. Et les « chut. » renaissaient. Un petit rire de femme fusa quelque part.

幕が|上がると|陽の光に|満ちた|庭園の|場面だった。||「シーッ」という|声。||ざわめき。||足音。||やがて|俳優の|声が|聞こえてきた。||まだ|少し|頼りなかったが、|次第に|しっかりとして、|場内の|雰囲気を|作り出していった。||しかし|遅れてくる客が|後を|絶たず、|「シーッ」が|何度も|繰り返された。||どこかから|女の|小さな|笑い声が|洩れた。

Mortimer était plus grand seigneur que jamais. Il portait l’habit à merveille. Le plastron blanc faisait ressortir le ton ivoire de sa peau. Vit-il Maigret ? Ne le vit-il pas ? Une ouvreuse apporta un tabouret au commissaire, qui dut le partager avec une grosse dame en soie noire qui était la mère d’une actrice.

モーティマーは|いつにも増して|貴族のような|振る舞いだった。||燕尾服が|よく|似合っていた。||白い|胸当てが|象牙色の|肌を|引き立てていた。||メグレに|気づいたのだろうか。||それとも|気づかなかったのか。||もぎり係が|警部に|丸椅子を|持ってきた。||警部は|それを|黒い|絹のドレスを|着た|太った|婦人と|分け合わなければ|ならなかった。||その婦人は|ある女優の|母親だった。||

Premier, deuxième entracte. Des allées et venues dans les loges. Une exaltation artificielle. Des saluts échangés des fauteuils à la corbeille. Dans les couloirs, au foyer, et jusque sur le péristyle une rumeur de ruche en effervescence. Des noms chuchotés, noms de maharadjahs, de financiers, d’hommes d’Etat, d’artistes.

一幕と|二幕の|幕間。||ボックス席を|行き来する人々。||作り物めいた|興奮。||平土間5(1階席)から|桟敷性(ボックス席)6へと|交わされる|会釈。||廊下や|ホワイエ7、|さらには|玄関の|柱廊8まで、|蜂の巣を|突いたような|喧騒が|広がっていた。||ささやかれる|名前たち——|マハラジャ9、|投資家、|政治家、|芸術家。

Mortimer sortit trois fois de sa loge, parut dans une avant- scène, puis au parterre, s’entretint avec un ancien président du Conseil dont on entendait le rire sonore vingt rangs plus loin. Fin du troisième acte. Des fleurs sur la scène. Une ovation à une actrice maigriote. Le vacarme des strapontins levés, la houle des pieds sur le parquet. Quand Maiïigret se retourna vers la loge des Américains, Mortimer-Levingston avait disparu.

モーティマーは|三度|ボックス席を|出て、|舞台袖の|桟敷席に|現れ、|次いで|平土間に|降りて、|元首相と|話し込んだ。||その笑い声は|二十列|離れたところまで|聞こえた。||三幕が|終わった。||舞台に|花束。||痩せた|女優への|大喝采。||跳ね上げ椅子の|騒々しい音、|フロアを|鳴らす|足音の|波。||メグレが|アメリカ人|夫妻の|ボックス席を|振り返ると、|モーティマは|姿を|消していた。||

Quatrième et dernier acte. C’était le moment où ceux qui le pouvaient à un titre quelconque gagnaient les coulisses et les loges d’acteurs et d’actrices. D’autres assaillaient les vestiaires. On s’inquiétait des voitures et des taxis.
Maigret perdit dix bonnes minutes à chercher à l’intérieur du théâtre. Puis, nu-tête, sans pardessus, il dut s’informer dehors, questionner les sergents de ville, le chasseur et les gardes municipaux.

四幕目、|最終幕。||何らかの|伝手を|持つ|人々が|舞台裏や|俳優たちの|楽屋へ|向かう|時間だった。||クロークに|押し寄せる者も|いた。||車や|タクシーを|気にする声も|上がっていた。||メグレは|十分以上も|劇場内を|探し回った。||それから|帽子も|コートも|ないまま|外に出て、|街の警官や|ボーイ、|警備員に|尋ねて|回った。||

Il apprit enfin que la voiture olive de Mortimer venait de partir. On lui montra la place où elle avait stationné, en face d’un bistrot fréquenté par des vendeurs de contremarques. L’auto s’était dirigée vers la porte Saint-Martin. L’Américain n’avait pas réclamé son vestiaire. Il y avait des groupes de spectateurs, dehors, prenant l’air partout où l’on pouvait être à l’abri de la pluie. Le commissaire fuma une pipe, les mains dans les poches, le masque hargneux. La sonnerie retentit. Les gens s’engouffrèrent à l’intérieur. Les gardes municipaux eux-mêmes disparurent pour assister au dernier acte.

ようやく|わかったのは、|モーティマーの|オリーブ色の|車が|出発したばかり|ということだった。||車が|停まっていた|場所を|教えてもらった。||空席券を|売る|ダフ屋が|よく|来る|ビストロの|向かいだった。||車は|サン=マルタン門の|方へ|向かっていた。||このアメリカ人は|クロークにも|寄らなかったのだ。||外では|観客の|グループが|雨を|しのげる|場所を|探しながら|あちこちで|夜風に|当たっていた。||警部は|ポケットに|手を|突っ込んで|パイプを|くゆらせながら、|不機嫌な|顔を|していた。||開演の|ベルが|鳴った。||人々が|どっと|中に|なだれ込んだ。||警備員たちまでも|最終幕を|見ようと|姿を|消した。||

Les boulevards avaient leur aspect débraillé d’onze heures du soir. Les stries de pluie, devant les lumières, devenaient moins serrées. Un cinéma dégorgea son monde, éteignit ses lampes, ferma ses portes après avoir rentré les panneaux-réclame. Des gens attendaient un autobus sous un réverbère à bande verte. Quand il arriva, il y eut des discussions parce qu’il n’y avait plus de numéros d’appel. Un sergent de ville intervint, fut aux prises, longtemps encore après que le véhicule fut parti, avec un gros homme indigné.

大通りは|夜の|十一時の|だらけた|雰囲気に|包まれていた。||灯りの前の|雨筋が|だんだん|まばらに|なっていた。||映画館が|客を|吐き出し、|看板を|しまって|灯りを|消し、|扉を|閉めた。||緑の帯の|街灯の下で|人々が|バスを|待っていた。||バスが|来ると|整理券が|なくなっている|という|もめ事が|起きた。||警官が|割って入り、|バスが|行った後も|しばらく|怒り狂った|太った男と|やり合っていた。

Enfin une limousine glissa sur l’asphalte. La portière s’ouvrit au moment où elle ralentissait. Mortimer-Levingston, en habit, nu-tête, gravit lestement les marches du perron, pénétra dans la lumière chaude des couloirs. Maigret regarda le chauffeur, un Américain cent pour cent, au masque dur, aux mâchoires proéminentes, immobile sur son siège, comme raidi par sa livrée.

やがて|リムジンが|アスファルトの|上を|滑るように|やってきた。||速度を|落とした|瞬間に|扉が|開いた。||モーティマー=レヴィングストンが|礼服姿で|帽子も|かぶらず、|軽やかに|階段を|上り、|廊下の|温かな|明かりの中に|入って行った。||メグレは|運転手を|見た。||生粋の|アメリカ人で、|険しい|顔つきに|張り出した|顎を|していた。||制服に|固められたように|身動きひとつせず|座っていた。||

Le commissaire ne fit qu’entrouvrir une des portes matelassées. Mortimer restait debout au fond de sa loge. Un acteur sarcastique lançait des phrases hachées. Le rideau tombait. Des fleurs. Des applaudissements qui crépitaient. Mortimer baisait des mains, en serrait d’autres, laissait cent francs de pourboire à l’ouvreuse qui lui apportait ses vêtements.

警部は|クッション張りの|扉を|少し|押し開けた|だけだった。||モーティマーは|ボックス席の|奥に|立っていた。||皮肉な|俳優が|短い|台詞を|投げかけていた。||幕が|降りた。||花束。||まばらな|拍手。||出口への|殺到。||「シーッ!」||俳優が|作者の|名を|告げ、|舞台袖から|連れ出して|舞台の中央に|立たせた。||モーティマーは|手に|キスを|して、|別の手を|握り、|衣類を|持ってきた|もぎり係に|百フランの|チップを|渡した。||

Sa femme était pâle, avec un Cerne violet sous les yeux. Quand ils furent tous deux dans la voiture, il y eut un moment d’indécision. Le couple discutait. Mrs Levingston protestait, nerveuse. Son mari allumait une cigarette, éteignait son briquet d’un petit geste rageur. Enfin, il parlait dans le cornet acoustique et l’auto démarraït, suivie par le taxi de Maigret.

妻は|顔が|青ざめ、|目の下に|紫の|隈が|できていた。||ふたりが|車に|乗り込むと|しばらく|迷いの|ひとときが|あった。||夫妻は|議論していた。||レヴィングストン夫人は|神経質に|抗議していた。||夫は|煙草に|火を|つけ、|小さな|怒りの|しぐさで|ライターを|消した。||やがて|彼は|伝声管に|向かって|話しかけ、|車が|走り出した。||メグレの|タクシーが|後を追った。||

Il était minuit et demi. La rue La Fayette. Les colonnes blanchâtres de la Trinité cernées d’échafaudages. La rue de Clichy. La limousine s’arrêta, rue Fontaine, en face du Pickwick’s- Bar. Portier en bleu et or. Vestiaire. Tenture rouge soulevée et bouffée de tango. Maigret entra à son tour, resta près de la porte à une table qui devait toujours être inoccupée, car on y recevait tous les courants d’air.

夜中の|十二時半。||ラ・ファイエット通り。||足場に|囲まれた|トリニテ教会の|白っぽい|円柱。||クリシー通り。||リムジンは|フォンテーヌ通りで|止まった。||ピックウィックス・バーの|向かいだった。||青と金の|制服の|ドアマン。||クローク。||赤い|幕が|持ち上がり、|タンゴの|熱気が|溢れてきた。||メグレも|続いて|入り、|扉の近くの|テーブルに|腰を|落ち着けた。||いつも|空いているらしい|テーブルで、|隙間風が|入り込む|場所だった。||

Les Mortimer s’étaient installés près du jazz. L’Américain consultait la carte, dressait le menu du souper. Un danseur professionnel s’inclinait devant sa femme. Elle dansa. Levingston la suivit des yeux avec une insistance frappante. Elle échangea quelques phrases avec son partenaire, mais ne se tourna pas une seule fois vers le coin où se trouvait Maigret. Ici, parmi les vêtements de soirée, il y avait quelques étrangers en costume de ville.

モーティマー夫妻は|ジャズの|演奏の|近くに|席を|取った。||夫は|メニューを|眺め、|夜食の|料理を|選んでいた。||プロの|ダンサーが|妻の前で|お辞儀を|した。||夫人が|踊った。||レヴィングストンは|目立つほど|じっと|妻を|目で|追っていた。||夫人は|パートナーと|二、三言|言葉を|交わしたが、|メグレが|いる|隅の方には|一度も|目を|向けなかった。||ここでは|夜会服の|人々の中に|ふつうの|服を|着た|外国人が|何人か|いた。||

Le commissaire renvoya du geste une professionnelle qui voulait prendre place à sa table. On posa devant lui, d’autorité, une bouteille de champagne. Des serpentins pendaient partout. Des balles de coton voltigeaient. Il en reçut une sur le nez et regarda férocement la vieille dame qui l’avait visé. Mrs Mortimer avait repris sa place. Le danseur, après avoir erré sur la piste, se dirigeait vers la sortie, allumaït une cigarette.

警部は|テーブルに|座ろうと|した|ホステスを|身振りで|断った。||シャンパンの|瓶が|有無を|言わさず|目の前に|置かれた。||紙テープが|あちこちに|垂れ下がっていた。||紙吹雪が|舞っていた。||一つが|鼻に|当たり、|メグレは|狙った|老婦人を|険しい目で|にらみつけた。||モーティマー夫人が|席に|戻った。||ダンサーは|フロアを|うろついた後、|出口に|向かい、|煙草に|火を|つけた。||

Soudain, il souleva la tenture de velours rouge, disparut. Trois minutes environ s’écoulèrent avant que Maigret eût l’idée d’aller jeter un coup d’œil dehors.Le danseur n’était plus là. Le reste fut long et morne. Les Mortimer soupèrent copieusement : caviar, truffes au champagne, homard à l’américaine et fromage. Mrs Mortimer ne dansait plus.

突然|彼は|赤い|ビロードの|幕を|持ち上げ、|姿を|消した。||メグレが|外を|見てみようと|思いついたのは|三分ほど|経ってからだった。||ダンサーは|もう|いなかった。||後は|長く|退屈な|時間だった。||モーティマー夫妻は|たっぷりと|夜食を|取った。||キャビアに|シャンパンで|蒸した|トリュフ、|アメリカ風|ロブスター、|そして|チーズ。||モーティマー夫人は|もう|踊らなかった。||

Maigret, qui avait horreur du champagne, buvait à petites gorgées, pour se désaltérer. Il y avait sur sa table des amandes grillées qu’il eut le malheur de croquer et qui lui donnèrent une soif inextinguible.
Il regarda l’heure à sa montre : deux heures. Le cabaret se vidait. Une danseuse exécutait son numéro dans l’indifférence la plus complète. Un étranger ivre, ayant trois femmes à sa table, faisait à lui seul plus de bruit que tous les autres consommateurs réunis.

シャンパンが|大嫌いな|メグレは|喉を|潤すために|少しずつ|口に|含んでいた。||テーブルには|炒り|アーモンドが|あって、|うっかり|食べてしまったのが|運の尽きで、|抑えようの|ない|渇きに|おそわれた。||時計を|見ると|二時だった。||キャバレーは|空いてきていた。||女性ダンサーが|誰も|見向きもしない中で|演技を|続けていた。||テーブルに|三人の|女を|連れた|酔った|外国人が|ひとりで|他の|客全員を|合わせた|より|大きな|騒ぎを|立てていた。||

Le danseur, qui n’était resté qu’un quart d’heure dehors, avait encore invité quelques dames. Mais maintenant c’était fini. Cela sentait la lassitude. Mrs Mortimer avait le teint plombé, les paupières bleutées. Son mari fit signe au chasseur. On apporta fourrure, manteau et chapeau claque. Maigret eut l’impression que le danseur, debout près du saxophoniste, le regardait, tout en parlant, d’une façon anxieuse.Il appela le maître d’hôtel, qui le fit attendre. Il y eut quelques instants de perdus.

外に|出ていた|時間は|十五分ほどで、|ダンサーは|また|何人かの|女性を|誘っていた。||しかし|今は|もう|終わりだった。||倦怠感が|漂っていた。||モーティマー夫人の|顔色は|鉛色で、|瞼は|青みがかっていた。||夫が|ボーイに|合図した。||毛皮と|コートと|オペラハットが|運ばれてきた。||メグレは|サックス奏者の|そばに|立っている|ダンサーが|話しながら|不安げな|目で|自分を|見ているような|気が|した。||ホールマネージャーを|呼んだが|待たされた。||少しの|時間が|無駄に|過ぎた。||

Quand le commissaire put enfin sortir, la voiture des Américains tournait l’angle de la rue Notre-Dame-de-Lorette. Il y avait au bord du trottoir une demi-douzaine de taxis libres. Il se dirigea vers l’un d’eux. Un coup de feu claqua sec et Maigre porta la main à sa poitrine, regarda autour de lui, ne vit rien, mais entendit des pas qui s’éloignaient dans la rue Pigalle. Il parcourut encore quelques mètres, comme entraîné par la force acquise. Le portier accourut et le soutint. Des gens sortaient du Pickwick’s pour voir ce qui se passait. Parmi eux, Maigret distingua la figure crispée du danseur.

警部が|ようやく|外に|出ることが|できた|ときには、|アメリカ人|夫妻の|車は|ノートルダム=ド=ロレット通りの|角を|曲がるところだった。||歩道の端に|六台ほどの|空きタクシーが|並んでいた。||その|一台に|向かって|歩いた。||乾いた|銃声が|響き、|メグレは|胸に|手を|当て、|あたりを|見回したが|何も|見えなかった。||ただ|ピガール通りに|遠ざかる|足音が|聞こえた。||惰性に|引きずられるように|数歩|進んだ。||ドアマンが|駆け寄り|支えた。||ピックウィックスから|何が|起きたのか|見ようと|人々が|出てきた。||その中に|メグレは|ダンサーの|こわばった|顔を|見分けた。||

  1. Gymnase(ジムナーズ)は、正式名称は Théâtre du Gymnase-Dramatique(テアトル・デュ・ジムナーズ=ドラマティック)で、パリ10区のボンヌ=ヌーヴェル大通り38番地に実在する、800席の本格的な由緒ある劇場です。1820年にわずか3か月足らずで建設され、建築家ルジュヴァンとゲルシーによって設計されました。
    本文では、モルティマー夫妻が「ギムナーズ劇場」の席を持っており、そこで『エポペー(叙事詩)』という四幕物の芝居を観に行きます。メグレもあとを追って劇場に向かいますが、初日(プルミエール)のため人が殺到しており、礼服なしで来た彼は入場にひと苦労します。結局、案内係や番組パンフレット売りに混じって立ち見することになりました。 ↩︎
  2. マコン白ワイン(Mâcon blanc)とは、フランス・ブルゴーニュ地方南部のマコン(Mâcon)地区で造られる白ワインです。
    ワインの特徴としては、ぶどう品種はシャルドネ100%で、辛口の白ワインです。同じブルゴーニュの高級白ワイン(ムルソーやピュリニー=モンラッシェなど)と比べると格はやや下ですが、日常的に飲まれる品質の良い食卓ワインとして広く親しまれています。|果実味があってすっきりした味わいで、価格も手頃なため、庶民派のワインとも言えます。
    シムノンがこのワインを選んだのは、メグレというキャラクターにぴったりです。高級すぎず、しかし「上等な(excellent)」とわざわざ形容されるあたりに、メグレの堅実でブルジョワ的な好みがにじみ出ています。 ↩︎
  3. gardes municipaux(ガルド・ミュニシポー)とは、市警備員あるいは市の警備隊員のことです。||
    パリにおいては、国家警察(警視庁系統)とは別に、パリ市が管轄する制服の警備要員が存在しました。華やかな軍服風の制服を着用していたため、特にオペラや劇場の初日(プルミエール)などの華やかな社交行事の際に、馬車や自動車が横付けする正面玄関(marquise=幌のある車寄せ)のそばに立って、往来の整理や警備にあたりました。
    本文では二か所に登場します。ジムナーズ劇場の初日に「marquiseの前に歩哨として立っていた(de piquet)」場面と、幕が終わってから彼らも最後の幕を観に引っ込んでしまった(disparurent pour assister au dernier acte)場面です。
    後者は、メグレにとって皮肉な場面です。モルティマーを見失ったメグレが情報を求めて問い回る相手がいなくなってしまうほど、ジムナーズの最終幕が観客を引きつけていた様子が、ユーモラスに描かれています。
    ↩︎
  4. 初日(プルミエール)は、当時のパリでは、劇場の初日は単なる演劇の初演ではなく、社交界の一大イベントでした。
    招待客のリストを見ると、モルティマーの桟敷席には王女と大臣が同席しており、元首相も観客の中にいました。|さらに本文には「マハラジャ、金融家、政治家、芸術家」の名前がさざ波のように囁かれていたとあります。
    つまり初日の劇場前は、今で言えば映画祭のレッドカーペットのような雰囲気です。毛皮に包まれた貴婦人たちや、燕尾服姿の紳士たちが次々と高級リムジンから降り立つ光景は、庶民にとって格好の見世物でした。
    雨の中でも野次馬が集まるのは、そうした上流社会の華やかさを垣間見たいという野次馬心理で、当時のパリでは日常的な光景だったわけです。
    メグレにとっては皮肉な場面でもあります。礼服もなく背広姿のまま人混みをかき分け、劇場支配人に「正装もしていないじゃないか!」と嫌味を言われるメグレは、その華やかな群衆の中で完全に場違いな存在でした。
    ↩︎
  5. 平土間(parterre)とは、劇場の1階の客席のことです。
    もともとフランス語の「parterre(パルテール)」は「地面の上」という意味で、舞台と同じ平らな床面に設けられた客席を指します。
    ただし当時の劇場における平土間と現代の1階席では、性格がかなり異なります。
    かつての平土間は椅子のない立ち見席で、庶民が雑然と立って観劇する場所でした。||野次を飛ばしたり、騒いだりすることも珍しくない、活気ある庶民的なエリアでした。
    19世紀後半以降になると椅子が設置されるようになり、本文の時代(1930年代)にはすでに現代的な1階指定席に近い形になっていました。
    本文では、モルティマーが幕間に桟敷席(loge)を出て平土間に姿を現し、元首相と談笑する場面で登場します。上流階級の人物がわざわざ平土間に降りてきて社交をするあたりに、初日ならではの華やかな雰囲気が出ています。
    日本語の「平土間」はこのフランス語「parterre」の訳語として演劇界で定着した言葉です。
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  6. 桟敷席は、平土間とは高さが違います
    平土間(parterre)は1階の床面と同じ高さにある客席で、舞台に最も近い場所です。横に広く広がっており、大勢が座れます。
    桟敷席(loge)は劇場の壁に沿って設けられた個室型のボックス席で、1階より上の階に張り出すように作られています。||仕切りで区切られた半個室になっており、プライバシーが保たれます。
    当時の社会的な意味合いとしては、桟敷席のほうが格上でした。理由はいくつかあります。まず個室なので貴族や上流階級が家族や客人とプライベートな空間を持てること、次に劇場全体からよく見える位置にあるため「見る」より「見られる」場所として機能していたこと、そして桟敷席を持つこと自体がステータスの証でした。
    本文でもモルティマーの桟敷席には王女と大臣が同席しており、そこに人々が出入りして手に接吻したり微笑みを交わしたりしています。一方メグレは立錐の余地もない場内で案内係や番組売りに混じって立ちっぱなしという対比が、いかにも皮肉です。
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  7. ホワイエ(foyer)とは、劇場のロビー・休憩室のことです。|
    語源はフランス語で「暖炉・炉辺」を意味し、そこから「人が集まる場所」という意味に転じました。
    劇場のホワイエは単なる待合室ではなく、幕間(entracte)に観客が席を立って社交を楽しむための空間です。|挨拶を交わしたり、知人と談笑したり、見たり見られたりする場所で、当時の上流社会にとっては舞台と同じくらい重要な「社交の舞台」でした。
    本文でも、幕間に「廊下、ホワイエ、そして車寄せの柱廊まで、興奮した蜂の巣のようなざわめきが広がっていた」と描写されており、マハラジャや金融家や政治家の名前が囁かれていた場所がまさにこのホワイエです。
    日本語では「ロビー」と訳すのが最も自然ですが、「ホワイエ」のまま使われることも多く、現代でも演劇・オペラの世界では「ホワイエ」という言葉が通用しています。
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  8. 柱廊(péristyle)とは、柱が並んだ屋根付きの玄関ポーチのことです。
    ギリシャ・ローマ建築に由来する言葉で、建物の入口に柱を並べて屋根を支えた構造を指します。
    劇場の文脈では、正面玄関の外側に張り出した柱付きの屋根のある空間で、雨をしのぎながら人々が集まれる場所です。車寄せ(marquise)と組み合わさって、到着した客を迎える華やかな入口空間を形成しています。
    本文では幕間のざわめきが「廊下、ホワイエ、そして柱廊まで」広がっていたと描写されており、観客が屋外の柱廊にまで溢れ出して社交を楽しんでいる様子が伝わります。||
    日本語では「柱廊」のほかに「ポーチ」「列柱廊」などとも訳せますが、19世紀風の格調ある劇場建築のイメージとしては柱廊が最もふさわしい訳語です。
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  9. マハラジャ(maharadjah)とは、インドの藩王・大君主のことです。
    サンスクリット語で「mahā(大いなる)」+「rāja(王)」を合わせた言葉です。
    当時のイギリス植民地下のインドには数百の藩王国があり、各地の王侯たちは「マハラジャ」と呼ばれていました。
    イギリス領インドは大きく二種類に分かれていました。ひとつはイギリスが直接統治する地域、もうひとつは藩王国(Princely States)と呼ばれる間接統治の地域です。
    マハラジャたちは後者の藩王国の君主で、イギリスの宗主権を認めつつも、自国内では一定の自治権と富を保持していました。外交と軍事はイギリスに握られていましたが、国内統治や財産については相当な権限を持っていたのです。
    そのため莫大な富を持つマハラジャたちは、ロンドンやパリに豪遊に来ることができました。むしろイギリスとの関係を良好に保つため、積極的に西洋の上流社会と交流するマハラジャも多かったのです。
    インドが独立するのは1947年のことで、本文の時代(1930年代初頭)にはまだイギリス支配下にありました。
    1920〜30年代のパリでは、マハラジャたちは超富裕層の象徴として社交界に頻繁に登場しました。||豪奢な生活ぶりや、カルティエなどの宝飾店での爆買い、カジノでの豪遊などが話題になり、パリの上流社会の華やかな場には必ずといっていいほど顔を出していました。
    シムノンがマハラジャの名を出したのは、当時のパリ社交界における異国情緒と超富裕層の象徴としてごく自然な選択だったわけです。本文でマハラジャの名前が囁かれているのは、ジムナーズの初日がいかにパリ社交界の最上層が集まる場であったかを示しています。メグレが背広姿でその中に紛れ込んでいる場違いさが、いっそう際立つ描写です。
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