注記(区切り記号について)
この翻訳文には、点字に対応させるための区切り記号(マス空け)を入れています。
「」 … 1マスあけ
「」 … 2マスあけ
点訳の際に必要となる区切りを、見える形で示しています。
読み進めるうちに、文章のリズムや切れ目を意識していただければ幸いです。
・固有名詞はフランスの実際の発音を標準にしますが、日本語で馴染みのあるカタカナ表記を優先しています。
・固有名詞は、原則として最初に登場した時に限って、その固有部分を「第2カギ符」で囲んでいます。
・固有名詞の複合語は、「マス空け」「中点」ではなく、一つの意味のまとまりとして一体性を保つために「第2つなぎ符」で表記しています。
・フランスの「通り名」は、「Avenue」並木道、「boulevard」大通り、「Qai」河岸通り、「Rue」通り
・当時の1フラン=現在の日本円で200円程度
・建物の階数は、rez-de-chaussée=1階、premier étage=2階と表記しています。
『Brille Editor System ver.8』用の『BESファイル』を、ZIPファイルに圧縮して公開しています。(2026年2月18日現在未完成)
Pietr le Letton
Chapter XIX
Le blessé
怪盗レトン
第十九章
負傷者
XIX Le blessé
Les infirmiers partirent, non sans que Mme Maigret les eût régalés d’un verre de prunelle qu’elle préparait elle-même lorsque, l’été, elle passait les vacances dans le village d’Alsace dont elle était originaire.
La porte refermée et tandis que les pas s’éteignaient dans l’escalier, elle pénétra dans la chambre à coucher, tapissée de papier à bouquets de roses.
Maigret, un peu las, un cerne mince autour des yeux, était étendu dans le grand lit que dominait un édredon de soie rouge.
― Ils t’ont fait mal ? Questionna sa femme, tout en mettant de l’ordre dans la pièce.
― Pas trop…
― Tu peux manger ?
― Un peu…
― Dire que tu as été opéré par le même chirurgien que les rois, que des gens comme Clemenceau, comme Courteline.…
Elle ouvrit la fenêtre pour secouer une carpette où un infirmier avait laissé des traces de pas. Puis elle passa dans la cuisine, changea une casserole de place, retira le couvercle pour le poser en travers.
― Dis donc, Maigret… fit-elle en revenant.
― Quoi ? Questionna-t-il.
― Tu crois à cette histoire de crime passionnel, toi ?
― De qui parles-tu ?
― De la juive, Anna Gorskine, qui passe ce matin aux Assises. Une femme de la rue du Roi-de-Sicile, qui prétend qu’elle aimait Mortimer et qu’elle l’a tué par jalousie…
― Ah ! C’est aujourd’hui ?
― Cela ne tient pas debout…
― Bah! La vie est si compliquée, vois-tu.. Tu devrais remonter mon oreiller…
― Elle ne sera pas acquittée ?
― On en acquitte bien d’autres !
― C’est justement ce que je dis. Est-ce qu’elle n’était pas mêlée à ton affaire ?
― Vaguement… soupira-t-il.
Mme Maigret haussa les épaules.
― C’est vraiment la peine d’être la femme d’un officier de la police judiciaire !
Mais elle disait cela en souriant.
― Quand il se passe quelque chose, ajouta-t-elle, c’est par la concierge que je suis au courant… Elle a un neveu journaliste, elle !.…
Maigret sourit aussi.
Avant son opération, il était allé voir deux fois Anna à Saint- Lazare.
La première fois, elle l’avait griffé au visage.
La seconde, elle lui avait donné des indications permettant d’arrêter, le lendemain, Pepito Moretto, l’assassin de Torrence et de José Latourie, dans un meublé de Bagnolet.
Des jours et des jours sans nouvelles ! De temps en temps, un coup de téléphone à peine rassurant, du diable vauvert, puis un beau matin, Maigret s’amenant comme un homme qui n’en peut plus, se laissant tomber dans le fauteuil et bégayant :
― Va me chercher le docteur…
Elle trottait à travers l’appartement, contente, feignant de bougonner pour la forme, remuait le frichti crépitant dans sa casserole, agitait des seaux d’eau, ouvrait et refermait les fenêtres, s’informait de temps en temps :
― Une pipe ?.….
La dernière fois, il n’y eut pas de réponse.
Maigret dormait, la moitié du corps écrasée par l’édredon rouge, la tête enfoncée dans le gros oreiller de plumes, tandis que voletaient autour de son visage au repos tous ces bruits familiers.
Au Palais de justice, Anna Gorskine défendait sa tête.
A la Santé, dans une cellule de la grande surveillance, Pepito Moretto savait quel sort était réservé à la sienne, et tournait en rond dans sa cellule, sous le regard morne du gardien, dont le visage était quadrillé par la grille du guichet.
A Pskov, une vieille femme au bonnet national rabattu sur les joues devait se diriger vers l’église, dans son traîneau qui glissait sur la neige et dont le cocher ivre fouettait le poney articulé comme un jouet.
Delfzil (Hollande), à bord de l’Ostrogoth, septembre 1929.
第十九章 負傷者
担架係たちが帰っていった。メグレ夫人がプルネル酒を一杯ふるまって見送った。夏に彼女の故郷のアルザスの村で休暇を過ごすとき、自分で作る酒だった。
ドアが閉まり、階段を降りる足音が消えると、彼女は寝室に入った。壁にはバラの花束模様の壁紙が貼ってあった。
メグレは少し疲れた様子で、目の周りに薄い隈を作り、赤い絹の羽毛布団がのしかかる大きなベッドに横たわっていた。
「痛かった?」と妻は部屋を片づけながら聞いた。
「それほどでも……」
「食べられる?」
「少し……」
「クレマンソーやクールトリーヌと同じ外科医に手術してもらったのよ、あなたは」
彼女は窓を開けて、担架係が足跡を残した小さな敷物を振った。それから台所へ行き、鍋の位置を変え、蓋を取って鍋の縁に斜めにかけた。
「ねえ、メグレ……」と戻ってきて言った。
「何だ?」
「あの情熱犯罪の話、本当だと思う?」
「誰のことだ?」
「ロワドシシル通りのユダヤ人女、アンナ・ゴルスキーヌ。今朝重罪院で裁判がある。モーティマーを愛していて、嫉妬から殺したと言っているそうよ」
「ああ!今日か?」
「つじつまが合わないわ……」
「まあね!人生は複雑だよ……枕を直してくれないか……」
「無罪にはならない?」
「もっとたちの悪い連中でも無罪になるよ!」
「だからそう言っているの。あなたの事件と関係があったんじゃない?」
「多少は……」と彼はため息をついた。
メグレ夫人は肩をすくめた。
「司法警察の警察官の妻っていうのは本当に損な役回りね!」
でも彼女は笑いながらそう言った。
「何か起きても、管理人から聞いて初めてわかるんだから……あちらにはジャーナリストの甥がいるのよ!」
メグレも笑った。
手術の前に、彼はサンラザール刑務所に二度アンナを訪ねていた。一度目は顔を引っかかれた。二度目は翌日バニョレのアパートでトランスとホセ・ラトゥリーの殺害者ペピト・モレットを逮捕するための情報をもらった。
何日も何日も便りがなかった!ときどき遠くからかかってくる電話はろくに安心させてくれない。そしてある朝、もう限界だという様子でメグレが現れ、椅子に倒れ込んで口ごもる:
「医者を呼んでくれ……」
彼女はアパートを小走りに駆け回り、うれしい気持ちで、形式的にぶつぶつ言いながら、鍋の中でぱちぱちはねる料理をかき回し、バケツの水を動かし、窓を開けたり閉めたりし、ときどき聞いた:
「パイプは?」
最後は返事がなかった。
メグレは眠っていた。体の半分が赤い羽毛布団に埋まり、頭は大きな羽根枕に沈み、休んでいる顔の周りになじみの音が舞い飛んでいた。
重罪院ではアンナ・ゴルスキーヌが自分の命をかけて戦っていた。
サンテ刑務所の厳重監視の独房ではペピト・モレットが自分にどんな運命が待っているかを知りながら、独房をぐるぐると歩き回り、看守の無表情な目に見張られていた。看守の顔はのぞき窓の格子で碁盤の目に刻まれていた。
プスコフでは、頬まで民族衣装の帽子をかぶった老女が教会へ向かっていた。雪の上を滑るそりに乗り、酔った馭者がおもちゃのようにぎこちないポニーを鞭打っていた。
デルフゼイル(オランダ)、オストロゴット号船上にて、一九二九年九月




