怪盗レトン|第十八章 レトン、家庭を語る (一般版)

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「」 … 1マスあけ
「」 … 2マスあけ
点訳の際に必要となる区切りを、見える形で示しています。
読み進めるうちに、文章のリズムや切れ目を意識していただければ幸いです。

・固有名詞はフランスの実際の発音を標準にしますが、日本語で馴染みのあるカタカナ表記を優先しています。
・固有名詞は、原則として最初に登場した時に限って、その固有部分を「第2カギ符」で囲んでいます。
・固有名詞の複合語は、「マス空け」「中点」ではなく、一つの意味のまとまりとして一体性を保つために「第2つなぎ符」で表記しています。

・フランスの「通り名」は、「Avenue」並木道なみきみち、「boulevard」大通りおおどおり、「Qai」河岸かがん通りどおり、「Rue」通りとおり
・当時の1フラン=現在の日本円で200円程度
・建物の階数は、rez-de-chaussée=1階、premier étage=2階と表記しています。

『Brille Editor System ver.8』用の『BESファイル』を、ZIPファイルに圧縮して公開しています。(2026年2月18日現在未完成)

Pietr le Letton
Chapter XVII
La bouteille de rhum

怪盗レトン
第十八章
レトン、家庭を語る

— Il faut croire que je ne suis capable d’inspirer aux femmes que de la pitié. Quand je me suis réveillé, il y avait une juive qui me soignait…
» Et elle s’est mise en tête de m’empêcher de boire, elle aussi !… Elle m’a traité en enfant, comme l’autre !…

「女たちが私に抱くのは哀れみだけだと思わざるをえない。目が覚めると、ユダヤ人の女が看病してくれていた。
そしてその女も私に酒をやめさせようと思い込んだ!前の女と同じように、子供扱いしてくれた!」

Il rit. Il avait les yeux embués. C’était fatigant de suivre tous ses déplacements, ses jeux de physionomie.

彼は笑った。目が潤んでいた。絶え間ない動き回りと表情の変化を追うのは疲れることだった。

— Seulement, celle-ci a tenu bon. Quant à Pietr.. Sans doute, n’est-ce pas pour rien que nous sommes des jumeaux et y a-t-il quand même en nous des choses communes…

「ただ、今度の女は粘り強かった。ピエトルのことだが、双子であることはやはり無関係ではないのだろう。どこかに共通するものがあるのかもしれない。

» Je vous ai dit qu’il aurait pu épouser une Allemande de la haute société… Eh bien ! Non… Il a épousé Berthe, un peu plus tard, alors qu’elle avait changé de place et qu’elle travaillait à Fécamp… Il ne lui a pas dit la vérité…
» Je comprends cela !. Le besoin, voyez-vous, d’un petit coin propre, tranquille.
» Il a eu des enfants !.…

ドイツの上流社会の女と結婚できたとも話しました。でもそうはしなかった。兄はベルトと結婚したんです。少し後に、彼女が職場を変えてフェカンで働いていたときに。本当のことは話さなかった。

わかります!落ち着いた清潔な小さな隅っこが必要だったんでしょう。

子供までできた!」

On eût dit que ça, c’était de trop ! La voix se cassa. Il y eut de vraies larmes dans les yeux, mais qui séchèrent aussitôt, comme si les paupières eussent été trop brûlantes.

それは言い過ぎだとでもいうように!声が詰まった。目に本物の涙が浮かんだが、まぶたが焼けるように熱いのか、すぐに乾いた。

— Elle croyait, ce matin encore, qu’elle avait épousé un vrai capitaine au long cours…

「今朝まで彼女は、本物の遠洋航海の船長と結婚したと思っていた。

» Il venait de temps en temps passer deux jours ou un mois près d’elle, près des gosses.
» Moi, pendant ce temps-là, je ne pouvais pas me débarrasser de l’autre… Anna…
» Bien malin qui dira pourquoi elle m’aimait… Mais elle m’aimait, c’est certain.
» Et je la traitais comme j’avais été traité toute ma vie par mon frère… Je l’injuriais.. Je la rabaissais sans cesse…
» Quand je m’enivrais, elle pleurait… Et je buvais exprès !.…
» J’ai même pris de l’opium et des tas de saletés.. Exprès !..
» Puis j’étais malade et elle me soignait pendant des semaines… Car ça finissait par casser.

兄はときどきやってきて、彼女や子供たちのそばで二日か一ヶ月を過ごしていた。

私はその間も、もうひとりの女、アンナから離れられなかった。

なぜ彼女が私を愛していたのか誰にもわからない。でも愛していたのは確かです。

そして私は彼女を、兄が生涯私を扱ったように扱っていた。罵倒した。絶えず見下した。

酔うと彼女は泣いた。だからわざと飲んだ!

アヘンやあらゆる汚いものにも手を出した。わざと!

そして飲みすぎと薬物で体が壊れると、彼女は何週間も看病してくれた。だって結局は体がもたなくなるのだから。」

Il montrait son corps avec dégoût. Il supplia :

― Vous ne voulez pas faire monter à boire ?

Maigret n’’hésita qu’un instant, cria du palier :

― Du rhum !

Le Letton ne le remercia pas.

彼は自分の体を嫌悪とともにさし示した。そして頼むように言った:

「酒を持ってこさせてもらえませんか?」

メグレは一瞬ためらってから、踊り場から叫んだ:

「ラム酒を!」

レトンは礼を言わなかった。

― De temps en temps, je m’enfuyais, j’allais à Fécamp, je rôdais autour de la villa où Berthe était installée. Je la revois poussant la voiture de son premier bébé…

» Pietr avait bien été forcé de lui dire que j’étais son frère, à cause de notre ressemblance.

» Une fois, il m’est venu une autre idée… Déjà, quand nous étions des gamins, je m’ingéniais à imiter les allures de Pietr, à force de l’admirer…

» Bref, j’étais rongé par tant de pensées troubles qu’un jour je me suis habillé comme lui, je suis allé là-bas.

» La bonne n’y a vu que du feu… Maïs, au moment où j’allais entrer, le gosse est arrivé, a crié :

» ― Papa…

» Je ne suis qu’un imbécile ! Je me suis sauvé ! N’empêche que cela m’est resté dans la tête…

» De loin en loin, Pietr me donnait un rendez-vous… Il lui fallait des faux…

» Je les faisais ! Pourquoi ?

» Je le haïssais, et pourtant je subissais son autorité…

» Il remuait des millions, fréquentait les palaces, les salons.

» Deux fois, il a été pris, et les deux fois il s’en est tiré…

» Jamais je ne me suis occupé de son organisation, mais vous devez la deviner comme moi. Tant qu’il avait été seul, ou avec une poignée de complices, il n’avait tenté que des affaires d’envergure moyenne…

» Mais Mortimer, que je n’ai connu que tout récemment, l’a remarqué… Mon frère avait l’habileté, le culot, on peut dire le génie. L’autre possédait la surface et une réputation solide dans le monde entier.

「ときどき逃げ出して、フェカンへ行き、ベルトが住んでいるヴィラの周りをうろついた。最初の赤ん坊の乳母車を押している彼女の姿が目に浮かぶ。

ピエトルは私たちの顔がそっくりなので、仕方なく彼女に私が兄弟だと話していた。

ある日、別の考えが浮かんだ。子供のころから兄を崇拝するあまり、兄の身ぶりをまねることに夢中になっていた。

つまり暗い考えにさいなまれたある日、兄と同じ格好をしてそこへ行った。

女中はすっかりだまされた。ところが中に入ろうとしたとき、子供がやってきて叫んだ:

『パパ!』

私はただの馬鹿だ!逃げ出してしまった!それでもずっと頭から離れなかった。

ときどきピエトルが呼び出した。偽造が必要なときに。

私は作った!なぜか?

兄を憎んでいた。それでも兄の支配に従ってしまった。

兄は何百万もの金を動かし、高級ホテルや社交界に出入りしていた。

二度捕まったが、二度とも逃げ切った。

私は兄の組織には一切関わらなかったが、あなたも私と同様に見当がつくはずです。ひとりで、あるいは少数の仲間と動いていたころは、中規模の仕事しか手がけていなかった。

ところがごく最近知ったモーティマーが兄に目をつけた。兄には腕と度胸、いや天才と言ってもいいものがあった。モーティマーのほうは資金力と世界中に通じる確固たる信用があった。

» Pietr travaillait à réunir les grands escrocs sous son autorité, organisait les coups.

» Mortimer était le banquier de l’affaire.

» Tout cela m’était égal. Comme mon frère me l’annonçaït quand je n’étais qu’étudiant à Tartu, j’étais un raté… Et, comme tous les ratés, je buvais, passant d’une période d’abattement à une période d’exaltation.…

» Une seule bouée qui surnageât, j’en suis encore à me demander pourquoi, parmi tous ces remous, sans doute parce que c’est la seule fois que j’aie entrevu un bonheur possible : Berthe…

» J’ai eu le malheur d’aller là-bas le mois dernier… Berthe m’a donné des conseils… Et elle a ajouté :

» — Pourquoi ne pas suivre l’exemple de votre frère ?.….

» Alors, une idée m’est venue brusquement. Je n’ai pas compris pourquoi je n’y avais pas pensé plus tôt…

» Je pouvais être Pietr lui-même quand cela me plairait !

» Quelques jours après, il m’écrivait qu’il arrivait en France et qu’il aurait besoin de moi.
» Je suis allé l’attendre à Bruxelles. Je suis monté dans le train à contre-voie et je me suis caché derrière des valises jusqu’au moment où je l’ai vu se lever pour se rendre au lavabo. J’y étais avant lui.

» Je l’ai tué ! Je venais d’avaler un litre de genièvre belge. Le plus dur a été de le déshabiller, de lui passer mes vêtements…

ピエトルは大物詐欺師たちを自分の支配下にまとめ、仕事を仕切っていた。

モーティマーはその組織の資金係だった。

そんなことはどうでもよかった。タルトゥで学生だったころに兄が言った通り、私は落ちこぼれだった。落ちこぼれはみんなそうするように、私は酒を飲み、沈んだり浮かれたりを繰り返していた。

この荒波の中で唯一浮かんでいた浮き輪があった。なぜかは今でもわからない。おそらく幸せになれると感じた唯一の瞬間だったから:ベルトだ。

「先月、そこへ行ったのが運の尽きだった。ベルトがいろいろと忠告してくれた。そしてこう付け加えたんだ:」

『お兄さんを見習ったらどうですか?』

そのとき、突然ある考えが浮かんだ。なぜもっと早く思いつかなかったのか不思議なほどだった。

私は好きなときにピエトル本人になれる!

数日後、兄からフランスへ向かうので私が必要だと手紙がきた。

ブリュッセルへ迎えに行った。逆側のホームから汽車に乗り込み、トランクの陰に隠れて、兄が洗面所へ行くために立ち上がるのを待った。私は兄より先にそこへ入った。

兄を殺した!ベルギーのジュニエーブルを一リットル飲んでいた。一番大変だったのは兄の服を脱がせて、自分の服を着せることだった。」

Il but goulûment, avec une avidité que Maigret n’avait jamais imaginée.

彼はメグレが想像したこともないほどの貪欲さでがぶがぶと飲んだ。

― Lors de votre première entrevue, au Majestic, Mortimer s’est-il douté de quelque chose ?

「マジェスティックでの最初の面会で、モーティマーは何か気づいていたか?」

― Je crois que oui. Mais c’était un soupçon vague. À ce moment, je n’avais qu’une seule idée : revoir Berthe…

「気づいていたと思います。でも漠然とした疑いだった。そのとき私にはひとつの考えしかなかった。ベルトにもう一度会いたい。

» Je voulais lui avouer la vérité… Je n’avais pas de remords à proprement parler, et pourtant j’étais incapable de profiter de mon crime… Dans la malle de Pietr, il y avait des vêtements de toute sorte. Je me suis habillé en vagabond, comme j’en ai l’habitude… Je suis sorti de l’hôtel par-derrière… J’ai senti que Mortimer me suivait et, deux heures durant, j’ai travaillé à le dépister.

» Puis j’ai pris une auto et je me suis fait conduire à Fécamp…

» Berthe n’a rien compris à mon arrivée. Et moi, une fois devant elle, qui me questionnaïit, je n’avais plus le courage de m’accuser !

» Vous êtes survenu. Je vous ai vu par la fenêtre… J’ai raconté à Berthe que j’étais poursuivi pour vol et je lui ai demandé de me sauver.

» Vous parti, elle m’a dit :

» ― Allez, maintenant ! Vous déshonorez la maison de votre frère.

» Parfaitement ! Elle a dit cela ! Et je me suis éloigné ! Et nous sommes revenus à Paris, vous et moi…

» J’ai retrouvé Anna. Une scène, bien entendu! Des larmes !. A minuit, Mortimer arrivait, ayant, cette fois, tout compris, me menaçant de mort si je ne prenais pas définitivement la place de Pietr…

» C’était pour lui une question capitale. Pietr était son seul point de contact avec les bandes… Sans lui, il était sans pouvoir sur elles.

» Majestic, à nouveau… Et vous derrière moi !.. J’entendais parler d’un inspecteur mort. Je vous voyais tout raide sous votre veston.…

» Vous n’imaginerez jamais quel dégoût j’avais de la vie…

» À l’idée que j’étais condamné à jouer éternellement le rôle de mon frère…

» Vous vous souvenez du petit bar ? Et de la photo que vous avez laissé tomber ?..

» Lors de la visite de Mortimer au Roi-de-Sicile, Anna avait protesté.. Elle se sentait lésée dans la combinaison. Elle comprenait que mon nouveau rôle m’éloignerait d’elle..

» Dans ma chambre du Majestic, le soir, j’ai trouvé un paquet et une lettre.

真実を打ち明けたかった。厳密な意味での後悔はなかった。それでも自分の犯罪から利益を得ることができなかった。ピエトルのトランクにはあらゆる種類の服が入っていた。いつものように浮浪者の格好をした。ホテルの裏口から出た。モーティマーが跡をつけているのを感じて、二時間かけてまいた。

それから車を拾ってフェカンへ向かった。

ベルトは私が突然現れたわけがわからなかった。そしていざ彼女に問い詰められると、私は本当のことを打ち明ける勇気がなかった!

あなたが現れた。窓から見えた。ベルトには窃盗で追われていると話して、助けてくれと頼んだ。

あなたが去ると、彼女は言った:

『さあ、行って!あなたはお兄さんの家の名誉を傷つけている。』

まさにそう言ったんです!そして私は立ち去った!そしてあなたと私はパリへ戻った。

アンナのもとへ戻った。もちろんひともめあった!涙!真夜中にモーティマーがやってきた。今度はすべてをわかっていて、ピエトルの座を永久に引き受けなければ殺す、と脅した。

彼にとっては死活問題だった。ピエトルは組織との唯一の接点だった。ピエトルがいなければ組織を動かす力がなくなる。

またマジェスティックへ。そしてあなたが後ろに!刑事が死んだという話が聞こえた。あなたが上着の下で体を硬直させているのが見えた。

あなたには想像もできないでしょう、私がどれほど人生に嫌気がさしていたか。

兄の役を永遠に演じ続けなければならないと思うと。

小さなバーを覚えていますか?あなたが落とした写真も?

モーティマーがロワ・ド・シシル通りを訪ねたとき、アンナが抗議した。取引で自分が損をさせられると感じていた。私の新しい役目が自分から遠ざけるとわかっていた。

マジェスティックの部屋に戻ると、夜、小包と手紙が届いていた。」

― Un complet de confection gris et un billet d’Anna annonçant qu’elle allait tuer Mortimer et vous donnant rendez- vous quelque part…

「仕立て屋のグレーのスーツとアンナのメモが入っていた。メモにはモーティマーを殺しに行くと書いてあり、どこかで待ち合わせるよう書いてあった」

La fumée avait épaissi l’atmosphère, qui était plus chaude. Les contours des objets s’estompaient.

煙草の煙が部屋に立ち込め、空気が重くなっていた。物の輪郭がぼやけてきた。

― Vous êtes venu ici pour tuer Berthe… articula Maigret.

「お前はここにベルトを殺しに来たんだな」とメグレは静かに言った。

Son compagnon buvait. Il vida son verre avant de répondre, en se retenant à la cheminée :

連れの男は飲んでいた。暖炉にしがみつきながら、グラスを飲み干してから答えた:

― Pour en finir avec tout le monde ! Et avec moi! J’en avait assez, de tout !.. Et il me restait une idée dans le genre de celles que mon frère appelait des idées de Russe… Mourir avec Berthe, dans les bras l’un de l’autre…

「すべてにけりをつけるために!自分にも!もううんざりだった!兄がロシア人の考えと呼んでいたような考えが浮かんだ……ベルトと一緒に、ふたりで抱き合って死ぬ……」

Il interrompit d’une voix changée :

― C’est idiot ! Il faut un litre d’alcool pour vous donner ces idées-là.… Il y avait un policier à la porte… J’étais dégrisé.. J’ai rôdé… Ce matin, j’ai remis à la bonne un billet donnant à ma belle-sœur un rendez-vous sur la jetée d’aval et spécifiant que, si elle ne m’apportait pas elle-même un peu d’argent, je serais pris.

» Ignoble, n’est-ce pas ?.….

» Elle est venue…

Alors, soudain, les deux coudes sur le marbre de la cheminée, il éclata en sanglots, non comme un homme, mais comme un enfant. Il raconta, d’une voix entrecoupée de hoquets :

― Je n’ai pas eu le courage !.. Nous étions dans l’ombre… La mer qui grondait… Et son visage où naïssaït l’inquiétude… J’ai tout dit. Tout! Et le crime !… Oui, avec le changement de vêtements dans l’étroit espace du lavabo. Puis, comme elle avait l’air d’une folle, j’ai juré que ce n’était pas vrai… Attendez !.… Pas le crime !.. Mais que Pietr fût une canaille… Je lui ai crié que j’avais inventé cela pour me venger. Elle a dû le croire. On croit toujours ces choses-là… Elle a laissé tomber par terre le sac à main avec l’argent qu’elle avait apporté. Et elle m’a dit. Non ! Elle n’a rien pu dire…

Il redressa la tête, tourna vers Maiïigret un visage convulsé, essaya de marcher, mais chancela et dut se cramponner à la cheminée.

声が変わって続けた:

「馬鹿げてる!一リットルも飲まないとそんな考えにはならない。屋敷のドアの前に警官がいた……酔いが覚めた……うろついた……今朝、女中にメモを渡した。下流の突堤で待つと義理の姉に伝え、自分で少し金を持って来なければ捕まると書いた。

実に卑劣だろう?

彼女は来た……」

そして突然、両肘を暖炉の大理石について、男のようにではなく、子供のように泣き崩れた。しゃくりあげながら語った:

「勇気がなかった!ふたりは闇の中にいた……海がうなっていた……彼女の顔に不安が芽生えていた……すべてを話した。すべてを!犯罪のことも!洗面所の狭い空間で服を着替えたことまで。すると彼女が気が狂ったようになったので、嘘だと誓った……待って!犯罪のことは嘘じゃない!ただピエトルが悪党だということを……仕返しのためにでたらめを言ったと叫んだ。彼女は信じたに違いない。こういうことはいつでも信じてしまうものだ……持ってきた金の入ったハンドバッグを地面に落とした。そして言いかけた。いや!何も言えなかった……」

彼は頭を上げ、ひきつった顔をメグレに向け、歩こうとしたがよろめいて暖炉にしがみつかなければならなかった。

― Passez-moi la bouteille, vous !.…

「瓶を渡してくれ!」

Et dans ce « vous », il y avait une affection bourrue.

その「くれ」という言葉には、ぶっきらぼうな親しみがこもっていた。

― Dites !…. Donnez-moi un instant cette photo Vous savez…

「写真を見せてくれないか……わかるだろう……」

Maigret tira le portrait de Berthe de sa poche. Ce fut la seule erreur qu’il commît dans cette affaire : celle de croire que la jeune femme, à cet instant, dominait les pensées de Hans.

― Non… L’autre.

Celle des deux gamins en col marin brodé !.…

Le Letton la regarda comme un halluciné. Le commissaire la voyait à l’envers, maïs il percevait l’admiration du plus blond des gamins pour son frère.

― Ils ont emporté mon revolver avec mon costume! dit soudain Hans d’une voix neutre, sans accent, en regardant autour de lui.

Maigret était pourpre. Il désigna gauchement le lit, où le sien était posé.

Alors le Letton lâcha la cheminée. Il ne chancela plus. Il devait faire appel à toute son énergie.

Il passa à moins d’un mèêtre du commissaire. Ils étaient en robe de chambre, tous les deux. Ils avaient partagé les bouteilles de rhum.

On voyait encore les deux chaises face à face, chacune d’un côté du réchaud à charbon de bois.

Leurs regards se croisèrent. Maigret n’avait pas le courage de détourner la tête. Il s’attendait à un temps d’arrêt.

Mais Hans passa tout raide, s’assit au bord du lit dont les ressorts grincèrent.

Il restait un peu d’alcool dans la seconde bouteille. Le commissaire la saisit. Le goulot cliqueta sur le verre.

Il but lentement. Ne faisait-il pas plutôt semblant de boire ? Sa respiration était suspendue.

Enfin une détonation. Il avala d’un trait le contenu du verre.

Cela se traduisit, en langage administratif, par :

Le … novembre 19.., à dix heures de relevée, le nommé Flans Johannson, né à Pskov, Russie, sujet estonien, sans profession, domicilié à Paris, rue du Roiï-de-Sicile, après s’être reconnu coupable du meurtre de son frère Pietr Johannson, commis dans le train dit « Etoile-du-Nord », le … novembre de la même année, s’est suicidé d’une balle dans la bouche peu après son arrestation, à Fécamp, par le commissaire Maigret, de la première Brigade mobile.

Le projectile, de calibre 6 mm, traversant la voûte palatine, s’est logé dans le cerveau. La mort a été instantanée.

Le corps a été dirigé à toutes fins utiles sur l’Institut médico- légal qui en a délivré décharge.

メグレはポケットからベルトの肖像写真を取り出した。これがこの事件で彼が犯した唯一の過ちだった。その瞬間、若い女がハンスの頭を占めていると思い込んだことが。

「違う……もう一枚。」

水兵服の刺繍のあるえり飾りをしたふたりの少年の写真!

レトンは幻を見るような目でそれを見つめた。メグレには裏側からしか見えなかったが、金髪の少年が兄を憧れの目で見つめているのが伝わってきた。

「あいつらがスーツと一緒に俺の拳銃を持っていった!」とハンスが突然、抑揚のない平坦な声であたりを見回しながら言った。

メグレは顔を真っ赤にした。ぎこちなくベッドを指さした。そこには自分の拳銃が置いてあった。

レトンは暖炉から手を離した。もうよろめかなかった。全力を振り絞っているのがわかった。

警部のそばを一メートルもない距離で通り過ぎた。ふたりとも部屋着姿だった。一緒にラム酒の瓶を空けた。

木炭のコンロを挟んで向かい合わせに置かれたふたつの椅子がまだそのままだった。

ふたりの目が合った。メグレには目をそらす勇気がなかった。一瞬足を止めると思った。

しかしハンスはまっすぐ通り過ぎ、ベッドの端に腰かけた。スプリングがきしんだ。

二本目の瓶にまだ少し酒が残っていた。警部はそれをつかんだ。瓶の口がグラスに当たって音を立てた。

ゆっくりと飲んだ。いや、飲むふりをしていたのかもしれない。息が止まっていた。

そして銃声。メグレはグラスの中身を一気に飲み干した。

これを行政用語に訳すと:

某年十一月……日午後十時、ロシアプスコフ生まれのエストニア国籍、無職、パリロワドシシル通り在住のハンス・ヨハンソンは、同年十一月……日に「北極星号」と呼ばれる列車内で兄ピエトル・ヨハンソンを殺害したことを自ら認め、第一機動旅団のメグレ警部によるフェカンでの逮捕の直後に口内に銃弾を撃ち込んで自殺した。

口径6ミリの弾丸は口蓋を貫通し、脳に達した。死は即死だった。

遺体は所定の手続きに従い法医学研究所に移送され、受領書が発行された。