怪盗レトン|第十七章 

怪盗レトン

注記(区切り記号について)
この翻訳文には、点字に対応させるための区切り記号(マス空け)を入れています。
「|」 … 1マスあけ
「||」 … 2マスあけ
点訳の際に必要となる区切りを、見える形で示しています。
読み進めるうちに、文章のリズムや切れ目を意識していただければ幸いです。

・固有名詞はフランスの実際の発音を標準にしますが、日本語で馴染みのあるカタカナ表記を優先しています。
・固有名詞は、原則として最初に登場した時に限って、その固有部分を「第2カギ符」で囲んでいます。
・固有名詞の複合語は、「マス空け」「中点」ではなく、一つの意味のまとまりとして一体性を保つために「第2つなぎ符」で表記しています。

・フランスの「通り名」は、「Avenue」並木道なみきみち、「boulevard」大通りおおどおり、「Qai」河岸かがん通りどおり、「Rue」通りとおり
・当時の1フラン=現在の日本円で200円程度
・建物の階数は、rez-de-chaussée=1階、premier étage=2階と表記しています。

『Brille Editor System ver.8』用の『BESファイル』を、ZIPファイルに圧縮して公開しています。(2026年2月18日現在未完成)

Pietr le Letton
Chapter XVII
La bouteille de rhum

||||||||怪盗|レトン
||||||第十七章
||||ラムの|瓶

XVII
La bouteille de rhum
Il serait peut-être exagéré de prétendre que, dans beaucoup d’enquêtes, des relations cordiales naissent entre la police et celui qu’elle est chargée d’acculer aux aveux.
Presque toujours, pourtant, à moins qu’il s’agisse d’une sombre brute, une sorte d’intimité s’établit. Cela tient sans doute à ce que, pendant des semaines, parfois des mois, policier et malfaiteur ne sont préoccupés que l’un de l’autre.
L’enquêteur s’acharne à pénétrer plus avant dans la vie passée du coupable, tente de reconstituer ses pensées, de prévoir ses moindres réflexes.
L’un et l’autre jouent leur peau dans cette partie. Et lorsqu’ils se rencontrent, c’est dans des circonstances assez dramatiques pour faire fondre l’indifférence polie qui, dans la vie de tous les jours, préside aux relations entre hommes.
On a vu des inspecteurs, après avoir arrêté à grand-peine un malfaiteur, se prendre pour lui d’affection, lui rendre visite en prison, le soutenir moralement jusqu’à l’échafaud.
Cela explique en partie lattitude des deux hommes, lorsqu’ils furent seuls dans la chambre. L’hôtelier avait apporté un réchaud à charbon de bois et de l’eau chantait dans une bouilloire. À côté, entre deux verres et un sucrier, se dressait une haute bouteille de rhum.
Ils avaient froid l’un et l’autre. Serrés dans leurs robes de chambre d’emprunt, ils se penchaient sur ce réchaud trop petit qui n’arrivait pas à les réchauffer.
Il y avait dans leur pose un abandon de corps de garde, de caserne, ce laisser-aller qui n’existe guère qu’entre hommes pour qui les contingences sociales ne comptent momentanément plus.

XVII|ラムの|瓶

多くの|捜査で、|警察と|自白を|迫られる|容疑者の|間に|親密な|関係が|生まれると|言えば|言い過ぎかも|しれない。

しかし|ほとんどの|場合、|よほど|粗野な|人間でなければ、|ある種の|親しみが|生まれる。||それは|おそらく|何週間、|時には|何か月も|警官と|犯人が|互いのことだけを|考え続けるからだろう。

捜査員は|犯人の|過去の|生活に|深く|踏み込もうとし、|その|思考を|再現し、|ほんの|小さな|反応さえ|予測しようとする。

二人とも|この|勝負に|身を|賭けている。||そして|出会う|時は|日常の|礼儀正しい|無関心を|溶かすほど|劇的な|状況の|中だ。

苦労して|犯人を|逮捕した|後に|情が|移り、|刑務所を|訪ねて|断頭台まで|精神的に|支え続けた|刑事も|いた。

これが|二人が|部屋に|二人きりに|なった|時の|態度を|説明する。||ホテルの|主人が|炭の|コンロを|持ってきて、|やかんの|中で|水が|歌っていた。||その|そばに|グラスが|二つと|砂糖入れ、|そして|背の|高い|ラムの|瓶が|並んでいた。

二人とも|寒かった。||借り物の|ガウンに|身を|縮めて、|なかなか|温まらない|小さな|コンロに|かがみ込んでいた。

その|姿には|兵舎や|衛兵所での|だらりとした|くつろぎが|あった。||社会的な|しきたりが|一時的に|意味を|失った|男同士の|間にしか|ない|ゆるさだった。

Peut-être, tout simplement, parce qu’ils avaient froid ? Plus probablement par le fait de la lassitude qui les assaillait en même temps.

C’était fini! Ils n’avaient pas besoin d’en parler pour le sentir !

Alors, ils se laissaient tomber chacun sur une chaise, ils allongeaient leurs mains vers la bouilloire, regardaient vaguement ce réchaud d’émail bleu qui leur servait de trait d’union.

Ce fut le Letton qui saisit la bouteille de rhum et qui, avec des gestes précis, prépara les grogs.

Quand il eut bu quelques gorgées, Maiïigret questionna :

― Vous vouliez la tuer ?

La réponse vint aussitôt, prononcée avec la même simplicité :

― Je n’ai pas pu.

Mais tout le visage de l’homme grimaça, agité par des tics qui ne devaient pas lui laisser de répit.

Tantôt les paupières retombaient vivement à plusieurs reprises, tantôt c’étaient les lèvres qui s’étiraient dans un sens ou dans l’autre, tantôt les narines qui se pinçaient.

La physionomie volontaire et intelligente de Pietr s’estompait.

C’était le Russe qui l’emportait, le vagabond aux nerfs hypertendus dont Maigret négligea d’observer les gestes.

C’est ainsi qu’il ne remarqua pas que la main de son compagnon saisissait la bouteille de rhum. Le verre fut rempli, vidé d’un trait, tandis que les yeux commençaient à briller.

― Pietr était son mari ?.. Il ne faisait qu’un avec Olaf Swaan, n’est-ce pas ?…

Le Letton se leva, incapable de tenir en place, chercha des cigarettes autour de lui, n’en trouva pas et parut en souffrir. En passant près de la table qui supportait le réchaud, il se versa encore du rhum.

― Ce n’est pas par là qu’il faut commencer! dit-il. Puis, regardant en face son compagnon :

― En somme, vous savez tout, ou presque tout ?

ただ|寒かったからかも|しれない。||あるいは|同時に|押し寄せてきた|疲れのせいだろう。

終わった!||言葉に|しなくても|二人とも|感じていた。

それぞれ|椅子に|どっかりと|座り、|やかんに|向かって|手を|伸ばし、|二人を|つなぐ|青い|ホーローの|コンロを|ぼんやりと|見つめた。

レトンが|ラムの|瓶を|取り、|きびきびした|動作で|グロックを|作った。

数口|飲んだところで、|メグレが|聞いた。

「殺そうとしたのか?」

すぐに|同じ|淡々とした|口調で|答えが|返ってきた。

「できなかった」

しかし|顔全体が|歪み、|絶え間なく|痙攣が|走っていた。

まぶたが|素早く|何度も|落ちたかと|思えば、|唇が|左右に|引っ張られ、|鼻孔が|すぼまった。

ピエトルの|意志的で|知的な|表情が|薄れていった。

ロシア人が|勝ってきた。||神経が|張り詰めた|流れ者が。||メグレは|その|動作を|見逃した。

そのため|連れの|手が|ラムの|瓶を|つかむのに|気づかなかった。||グラスが|満たされ、|一気に|飲み干された。||目が|輝きはじめた。

「ピエトルは|彼女の|夫だったのか?……|オラフ・スワーンと|同一人物だな?……」

レトンは|じっとして|いられずに|立ち上がり、|煙草を|探したが|見つからず、|苦しそうだった。||コンロを|乗せた|テーブルの|そばを|通りながら|また|ラムを|注いだ。

「そこからでは|ない!」|と|言った。

それから|メグレを|正面から|見すえた。

「結局|あなたは|すべてを、|いや|ほとんど|すべてを|知っている|というわけか?」

― Les deux frères de Pskov.. Deux jumeaux, je suppose ? Vous êtes Hans, celui qui contemplait l’autre avec admiration et docilité.…

― Quand nous étions tout petits, déjà, il s’amusait à me traiter en domestique… Et pas seulement lorsque nous étions seuls, mais devant nos camarades… Il ne disait pas domestique : il disait esclave. Il avait remarqué que cela me faisait plaisir. Car cela me faisait plaisir, je ne sais pas encore aujourd’hui pourquoi… Je ne voyais que par lui… Je me serais fait tuer pour lui… Quand, plus tard…

― Quand plus tard… ?

Crispations. Battements de cils. Gorgée de rhum. Haussement d’épaules, comme pour dire :

― Après tout…

Et, d’une voix contenue :

― Quand plus tard j’ai aimé une femme, je crois que je n’ai pas été capable de plus de dévouement… Sans doute moins !.…. J’aimais Pietr comme je ne sais pas !.… Je me battais avec les camarades qui ne voulaient pas admettre sa supériorité et, comme j’étais le plus faible, je recevais des coups avec une sorte de jubilation.

― Cette domination est fréquente chez les jumeaux, remarqua Maigret en se préparant un second grog. Vous permettez un instant ?

Il alla jusqu’à la porte, cria à Léon de lui monter sa pipe restée dans ses vêtements, ainsi que du tabac. Le Letton intervint :

― Des cigarettes pour moi, voulez-vous ?

― Et des cigarettes, patron… Des « bleues » !

Il reprit sa place. Tous deux attendirent en silence que la bonne eût apporté ces objets et se fût retirée.

― Vous étiez ensemble à l’Université de Tartu.…. reprit Maigret.

L’autre ne pouvait ni s’asseoir, ni rester en place. Il fumaïit en mordillant sa cigarette, crachaït des brins de tabac, marchaït à pas heurtés, saisissait un vase sur la cheminée, le déplaçait, parlait avec une fièvre croissante.

― C’est là que ça a commencé, oui! Mon frère était le meilleur étudiant. Tous les professeurs s’en occupaient. Les élèves subissaient son prestige. Au point que, bien qu’un des plus jeunes, il a été élu président de l’Ugala.

「プスコフの|兄弟か……|双子だろう?||おまえが|ハンスだな、|憧れと|従順さで|兄を|見つめていた|ほうの……」

「まだ|幼いころから、|兄は|私を|召使い扱いして|面白がっていました……||ふたりきりの|ときだけでなく、|仲間の|前でも……||召使いとは|言わなかった。|奴隷と|言ったのです。||それが|私には|嬉しかったと|兄は|気づいていました。||実際|嬉しかった。|今でも|なぜか|わかりません……||兄の|目を|通してしか|世界が|見えなかった……||兄のためなら|死んでも|よかった……||そして|のちに……」

「のちに……?」

顔のひきつり。|まばたき。||ラム酒を|一口。||肩をすくめ、|こう|言わんばかりに:

「まあ|いいか……」

そして|押し殺した|声で:

「のちに|女を|愛した|とき、|あれほどの|献身は|できなかったと|思います……||おそらく|それ以下でした!……||ピエトルへの|愛は|なんと|言えばいいか!……||兄の|優位を|認めない|仲間とは|喧嘩を|しました。||私は|いちばん|弱かったので|殴られてばかりでしたが、|それが|ある種の|歓喜でした。」

「双子には|よくある|支配関係だ」|と|メグレは|言い、|二杯目の|グロッグを|作りながら|続けた。||「ちょっと|待て」

彼は|ドアまで|行き、|レオンに|向かって、|自分の|衣服の|中に|ある|パイプと|タバコを|持ってくるよう|叫んだ。||ラトビア人が|口を|挟んだ:

「私には|煙草を|お願いできますか?」

「煙草も|頼む……|ブルーパックを!」

彼は|席に|戻った。||女中が|それらを|持ってきて|引き下がるまで、|ふたりは|無言で|待った。

「タルトゥ大学で|一緒だったな……」|と|メグレは|続けた。

相手は|座ることも|じっとして|いることも|できなかった。||煙草を|噛みながら|吸い、|タバコの|葉を|吐き出し、|せかせかと|歩き回り、|暖炉の上の|花瓶を|つかんでは|場所を|変え、|高まる|熱気で|しゃべり続けた。

「そこで|始まったんです、|そうです!||兄は|最優秀の|学生でした。||教授たちは|みな|兄に|目をかけていた。||学生たちも|その|存在感に|圧倒されていた。||それほどで、|最年少の|ひとりでありながら、|ウガラの|会長に|選ばれたほどです。」

» On buvait beaucoup de bière, dans les tavernes. Moi surtout ! Je ne sais pas pourquoi je me suis mis si tôt à boire. Je n’avais pas de raison. En somme, j’ai toujours bu.

» Je crois que c’est surtout parce que, après quelques verres, jimaginais un monde à mon idée, où je jouais un rôle magnifique.

» Pietr était très dur envers moi. Il me traitait de « sale Russe ». Vous ne pouvez pas comprendre. Notre grand-mère maternelle était Russe. Et, chez nous, les Russes, surtout après la guerre, passaient pour des paresseux, des ivrognes, des rêveurs.

» Il y eut à cette époque des émeutes fomentées par les communistes. Mon frère s’est mis à la tête de la corporation Ugala. Ils sont allés chercher des armes dans une caserne et ils ont engagé le combat en pleine ville.

» Moi, j’ai eu peur… Ce n’était pas ma faute… J’avais peur… Je ne pouvais pas marcher… Je suis resté dans une taverne dont on avait baissé les volets et j’ai bu tout le temps que cela a duré…

» Je croyais que ma destinée était de devenir un grand dramaturge, comme Tchékhov, dont je connaissais les œuvres par cœur. Pietr riait.

» ― Toi… Tu ne seras jamais qu’un raté ! prétendait-il.

» Il y eut toute une année de troubles, d’émeutes, de vie désaxée. L’armée ne suffisant pas à maintenir l’ordre, les habitants formaient des espèces de légions pour défendre la ville.

» Mon frère, chef des Ugala, devenait un personnage que les gens les plus graves prenaient au sérieux. Il n’avait pas encore de moustaches qu’on parlait de lui comme d’un futur homme d’Etat de l’Estonie libérée.

» Mais l’ordre a été rétabli et on a découvert un scandale, qu’il fallut étouffer. En faisant des comptes, on s’aperçut que Pietr s’était surtout servi de l’Ugala pour sa fortune personnelle.

» Membre de plusieurs comités, il avait tripoté toutes les écritures.

» Il a dû quitter le pays. Il est allé à Berlin, d’où il m’a écrit de venir le rejoindre.

» C’est là que nous avons débuté tous les deux.

「酒場では|みんな|よく|ビールを|飲んでいました。||特に|私が!||なぜ|あんなに|早くから|飲みはじめたのか|わかりません。||理由なんか|なかった。||要するに、|ずっと|飲んで|きたんです。

何杯か|飲むと、|自分が|思い描く|世界が|浮かんできて、|その中で|自分が|輝かしい|役を|演じられる気が|したからだと|思います。

ピエトルは|私に|対して|とても|冷たかった。||『汚いロシア人め』と|呼んでいた。||あなたには|わからない|でしょう。||私たちの|母方の|祖母は|ロシア人だったんです。||そして|故郷では、|ロシア人は|とくに|戦後、|怠け者、|酔っぱらい、|夢想家と|思われていた。

あのころ|共産主義者が|扇動した|暴動が|ありました。||兄は|ウガラの|先頭に|立った。||兵舎から|武器を|持ち出して、|街の|ただ中で|戦いを|始めたんです。

私は|怖かった……||私の|せいじゃない……||怖かったんだ……||足が|動かなかった……||雨戸を|下ろした|酒場に|こもって、|騒ぎが|収まるまで|ずっと|飲んで|いました……

チェーホフのような|偉大な|劇作家に|なるのが|自分の|運命だと|思っていました。||チェーホフの|作品は|そらで|言えるほど|読み込んで|いました。||ピエトルは|笑っていました。

『おまえは……|どうせ|落ちこぼれにしか|なれない!』と|言っていました。

暴動と|混乱と|荒れた|生活が|続く|一年が|ありました。||軍隊だけでは|秩序を|保てず、|住民たちが|町を|守るために|義勇隊のような|ものを|作った。

ウガラの|長と|なった|兄は、|重鎮たちからも|一目おかれる|人物に|なっていました。||まだ|口ひげも|生えていないのに、|解放された|エストニアの|未来の|政治家として|名前が|挙がって|いたほどです。

ところが|秩序が|回復されると、|もみ消さなければ|ならない|スキャンダルが|発覚した。||帳簿を|調べると、|ピエトルが|ウガラを|私腹を|肥やすために|利用していたことが|わかったのです。

いくつもの|委員会の|委員として、|あらゆる|帳簿を|ごまかして|いたんです。

国を|出なければ|ならなくなりました。||ベルリンへ|行き、|そこから|合流するよう|私に|手紙を|よこしました。

そこで|ふたりは|一緒に|始めたんです」

Maigret observait le visage trop animé du Letton.

― Qui faisait les faux ?

― Pietr m’a appris à imiter n’importe quelle écriture, m’a fait suivre un cours de chimie… J’habitais une petite chambre et il me donnait deux cents marks par mois… Quelques semaines plus tard, il achetait, lui, une auto pour promener ses maîtresses.

» Nous lavions surtout des chèques… Avec un chèque de dix marks, je fabriquais un effet de dix mille marks que Pietr écoulait en Suisse, en Hollande et même, une fois, en Espagne…

» Je buvais beaucoup. Il me méprisait, me traitait avec méchanceté. Un jour, j’ai failli le faire prendre sans le vouloir, à cause d’un faux moins réussi que les autres.

» Il m’a frappé à coups de canne…

» Et je n’ai rien dit ! Je l’admirais toujours… Je ne sais pas pourquoi. D’ailleurs, il en imposait à tout le monde… Un moment, il eût pu, s’il l’eût voulu, épouser la fille d’un ministre du Reich…

» À la suite du chèque raté, il nous a fallu gagner la France, où jai d’abord habité rue de l’Ecole-de-Médecine.…

» Pietr ne travaillait plus seul. Il s’était affilié à plusieurs bandes internationales. Il voyageait beaucoup à l’étranger, et il se servait de moins en moins de moi… Quelquefois, seulement, pour des faux, car j’étais devenu très habile à ce travail…

» Il me donnait un peu d’argent.

» ―Tu ne seras jamais bon qu’à boire, sale Russe !.… répétait-il.

» Un jour, il m’a annoncé qu’il partait en Amérique, pour faire une affaire colossale, qui en ferait l’égal d’un milliardaire. Il m’a ordonné de m’installer en province parce que, à Paris, la police des étrangers m’avait déjà interpellé à plusieurs reprises.

» ― Tout ce que je te demande, c’est de rester tranquille !.… Ce n’est pas trop, hein !.…

» En même temps, il me commandait toute une série de faux passeports, que j’ai fournis.

» J’ai gagné le Havre…

メグレは|レトンの|異様に|高ぶった|顔を|観察していた。

「偽造したのは|誰だ?」

「ピエトルが|どんな|筆跡でも|まねる|方法を|教えてくれ、|化学の|講習も|受けさせてくれました……||私は|小さな|部屋に|住んで|いて、|月に|二百マルクを|もらって|いた……||数週間後、|兄は|愛人を|乗せて|走り回るための|自動車を|買って|いました。

私たちは|主に|小切手を|洗浄して|いました……||十マルクの|小切手から|一万マルクの|手形を|作り、|ピエトルが|スイスや|オランダ、|一度は|スペインでも|さばいて|いた……

私は|よく|飲んで|いました。||兄は|私を|蔑み、|意地悪く|扱った。||ある日、|出来の|悪い|偽造のせいで、|うっかり|兄を|捕まえさせそうになった。

兄は|ステッキで|私を|打ちすえた……

それでも|私は|何も|言わなかった!||やはり|兄を|崇拝して|いた……||なぜかは|わからない。||それに|兄は|誰にでも|威圧感を|与えていた……||あるとき|兄が|望めば、|ドイツ帝国の|大臣の|娘と|結婚できた|はずです……

失敗した|小切手の|件で、|ふたりは|フランスへ|逃げなければ|ならなく|なり、|私は|まず|エコール・ド・メドシーヌ通りに|住みました……1

ピエトルは|もう|ひとりでは|動いて|いなかった。||いくつかの|国際的な|組織に|加わっていた。||外国へ|よく|旅に|出て、|私を|使う|ことは|どんどん|少なくなった……|ときどき|偽造の|ためだけに|使われた。||その|仕事には|かなり|腕が|上がって|いたから……

少しばかり|金を|くれた。

『おまえは|飲む|ことしか|できない|やつだ、|この|汚いロシア人め!……』と|繰り返して|いた。

ある日、|アメリカへ|行くと|告げた。||大きな|仕事があって、|億万長者に|並ぶほどの|財を|築けると。||パリでは|外国人警察に|すでに|何度も|呼び止められて|いたので、|地方に|引っ越すよう|命じられた。

『頼むから|おとなしく|していろ!……||そのくらいは|できるだろう!……』

同時に、|偽造パスポートを|一式|作るよう|命じられ、|私は|それを|用意した。

ル・アーブル2へ|向かいました……」

― Vous y avez rencontré celle qui est devenue Mme Swaan.….

― Elle s’appelait Berthe…

Un silence. La pomme d’Adam du Letton se gonflait. Enfin, il éclata :

― Ce que j’ai pu avoir envie de devenir quelque chose, alors !… Elle était caissière de l’hôtel où j’habitais. Elle me voyait rentrer ivre chaque jour. Et elle me grondait…

» Elle était toute jeune, mais grave. Pour moi, elle évoquait une maison, des enfants…

» Un soir qu’elle me faisait de la morale et que je n’étais pas trop soûl, j’ai pleuré dans ses bras et j’ai juré, je crois, de devenir un autre homme.

» Je pense que j’aurais tenu parole. Tout me dégoûtait ! J’en avais assez de traîner !.…

» Cela a duré près d’un mois. Tenez! C’est bête! Le dimanche, nous assistions aux concerts publics, tous les deux… C’était l’automne.. Nous revenions par le port, où nous regardions les bateaux…

» Nous ne parlions pas d’amour… Elle disait qu’elle était mon amie… Mais je savais bien qu’un jour…

» Ah ! Oui… Un jour, mon frère est revenu… Il avait besoin de moi tout de suite… Il apportait une mallette pleine de chèques à truquer… A se demander où il les avait récoltés !.. Il y en avait sur toutes les grandes banques du monde…

» Pour la circonstance, il était devenu officier de marine et se faisait appeler Olaf Swaan.…

» Il descend à mon hôtel… Pendant que, des semaines durant ― car c’est un travail délicat ! ― je falsifie les chèques, il court les ports de la côte afin d’acheter des bateaux…

» Car sa nouvelle affaire marchaït. Il m’avait expliqué qu’il s’était entendu avec un des plus importants financiers américains qui ne devait évidemment jouer qu’un rôle occulte dans la combinaison.

» Il s’agissait de réunir toutes les grandes bandes internationales dans une seule main.

「ル・アーブルで|のちに|スワーン夫人と|なる|女に|会ったわけだ……」

「ベルトという|名前でした……」

沈黙。||レトンの|喉仏が|動いた。||やがて|激しく|言葉を|吐き出した:

「あのとき|どれほど|まともな|人間に|なりたいと|思ったか!……||彼女は|私が|泊まって|いた|ホテルの|会計係でした。||毎日|酔って|帰る|私を|見て|いた。||そして|私を|叱って|くれた。

彼女は|とても|若かったが、|落ち着いて|いた。||私には|家庭や|子供たちを|思わせる|存在でした。

ある晩、|彼女が|説教して|いるとき、|私は|それほど|酔って|いなかった。||彼女の|腕の中で|泣いて、|別の|人間に|なると|誓ったと|思います。

誓いを|守れたと|思う。||すべてに|嫌気が|さしていた!||ふらふらする|生活には|もう|うんざりだった!

一ヶ月近く|続きました。||馬鹿みたいでしょう!||日曜日には|ふたりで|公開コンサートに|行っていた……||秋でした……||帰りは|港を|通って、|船を|眺めながら|歩いた……

愛の|話なんか|しなかった……||彼女は|自分は|友達だと|言っていた……||でも|いつかは|きっと……

ああ!|そうだ……||ある日、|兄が|戻って|きた……|すぐに|私が|必要だと|言って……|ごまかすべき|小切手が|ぎっしり|詰まった|トランクを|持ってきた……||どこで|集めて|きたのか!……||世界中の|大銀行あての|小切手が|入っていた……

そのとき|兄は|海軍将校に|なりすまして、|オラフ・スワーンと|名乗っていた……

私の|ホテルに|乗り込んできた……|私が|何週間も|かけて|小切手を|偽造している|間―|繊細な|仕事だから!―|兄は|船を|買うために|沿岸の|港を|駆け回っていた……

新しい|仕事が|うまくいっていたのです。||兄の|説明では、|アメリカの|大物金融家の|ひとりと|手を|組んだ、|ということでした。||その男は|当然|裏方に|徹する|つもりだった。

兄の|狙いは|世界中の|大きな|犯罪組織を|ひとつの|手に|まとめることだった。」

» Déjà l’accord des bootleggers était réalisé… Il fallait des bateaux de petit tonnage pour la contrebande de l’alcool…
» Est-ce la peine de vous apprendre le reste ? Pietr m’avait coupé la boisson, pour m’obliger à travailler. Je vivais enfermé dans ma chambre, avec des loupes d’horloger, des acides, des plumes, des encres de toutes sortes et même une imprimerie portative….
» Un jour, j’entre brusquement chez mon frère.
» Berthe était dans ses bras…

「すでに|密造酒業者たちとの|合意は|できていた……|密輸のために|小型船が|必要だった……

残りを|話す|必要が|あるでしょうか?||ピエトルは|私に|仕事を|させるために|酒を|断たせた。||私は|部屋に|閉じこもって|暮らしていた。||時計職人の|拡大鏡、|酸、|ペン、|あらゆる|種類の|インク、|さらには|携帯式の|印刷機まで|そろえて……

ある日、|私は|突然|兄の|部屋に|入った。

ベルトが|兄の|腕の中に|いた……」

Il saisit nerveusement la bouteille, qui ne contenait plus qu’un fond de liquide, et l’avala d’une lampée.

彼は|神経質に|瓶を|つかんだ。||もう|わずかしか|残っていなかったが、|一気に|飲み干した。

— Je suis parti ! conclut-il d’une drôle de voix.
Je n’ai rien pu faire d’autre. Je suis parti… J’ai pris un train. J’ai traîné des jours et des jours dans tous les bistrots de Paris… J’ai échoué rue du Roïi-de-Sicile, ivre mort, malade à crever !

「私は|出ていった!」と、|彼は|奇妙な|声で|言った。
「ほかに|どうしようも|なかった。||出ていったんだ……|汽車に|乗った。||パリの|酒場を|何日も|何日も|ふらついた……||ロワ・ド・シシル通りに|行き倒れた。||べろべろに|酔っぱらった。||死にそうなほど|ぼろぼろになっていた!」

  1. なぜ、フランスなのか、|明確な|理由は|述べられて|いません。||ただし|文脈から|推測できることは:
    現実的な|理由
    ・ベルリンで|スキャンダルが|発覚したので、|ドイツには|いられなかった
    ・フランスは|当時|外国人に|比較的|寛容で、|身元を|隠しやすかった
    ・パリは|国際的な|犯罪者が|活動しやすい|都市だった
    ピエトルの|戦略的な|理由
    後の|文章で|ピエトルが|スイス、|オランダ、|スペインなどで|偽造小切手を|さばいて|いることから、|フランスを|拠点に|ヨーロッパ各国へ|動きやすかったと|思われます
    ただし|確認するには|前後の|章を|読む|必要が|あります。 ↩︎
  2. ル・アーブルは|フランス北西部、|ノルマンディー地方の|港町で、|パリから|約200キロ、|セーヌ川の|河口に|位置する|フランス最大級の|貿易港です。||イギリスや|アメリカへの|定期船が|発着する|重要な|国際港でも|あります。
    この|物語との|関係では、|ピエトルの|命令で|ハンスが|移り住んだ|場所であり、|ピエトルが|アメリカへ|渡るために|使った|港でも|あります。 ↩︎