怪盗レトン|第十六章 岩の上の男(一般版)

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注記(区切り記号について)
この翻訳文には、点字に対応させるための区切り記号(マス空け)を入れています。
「」 … 1マスあけ
「」 … 2マスあけ
点訳の際に必要となる区切りを、見える形で示しています。
読み進めるうちに、文章のリズムや切れ目を意識していただければ幸いです。

・固有名詞はフランスの実際の発音を標準にしますが、日本語で馴染みのあるカタカナ表記を優先しています。
・固有名詞は、原則として最初に登場した時に限って、その固有部分を「第2カギ符」で囲んでいます。
・固有名詞の複合語は、「マス空け」「中点」ではなく、一つの意味のまとまりとして一体性を保つために「第2つなぎ符」で表記しています。

・フランスの「通り名」は、「Avenue」並木道なみきみち、「boulevard」大通りおおどおり、「Qai」河岸かがん通りどおり、「Rue」通りとおり
・当時の1フラン=現在の日本円で200円程度
・建物の階数は、rez-de-chaussée=1階、premier étage=2階と表記しています。

『Brille Editor System ver.8』用の『BESファイル』を、ZIPファイルに圧縮して公開しています。(2026年2月18日現在未完成)

Pietr le Letton
Chapter XVI
L’homme sur le rocher

怪盗レトン
第十六章
岩の上の男

XVI
L’homme sur le rocher

L’agent Bornier, frais émoulu dans le service, fut très ému en voyant son chef passer devant lui en courant, le frôler sans rien lui dire, tandis que la porte de la villa restait ouverte.

A deux reprises, il appela :

― Commissaire !.. Commissaire !.…

Maigret ne se retourna pas. Quelques instants plus tard, seulement, il ralentit le pas en arrivant dans la rue d’Etretat, où circulaient quelques passants, tourna à droite, pataugea dans la boue des quais et fonça en reprenant le pas de course vers la jetée d’aval.

Il n’avait pas fait cent mèêtres dans cette direction qu’il apercevait une silhouette féminine. Il obliqua pour passer plus près d’elle. Un chalutier était en déchargement, une lampe à carbure accrochée dans les haubans.

第十六章 岩の上の男

着任したばかりのボルニエ巡査は、上司が自分の前を走り抜けていくのを見て、ひどく動揺した。上司はちらりと体をかすめただけで、何も言わずに通り過ぎ、屋敷の玄関扉は開けっ放しのままだった。

巡査は二度、呼びかけた。

「警部!……警部!……」

メグレは振り返らなかった。しばらくしてようやく足を緩めたのは、エトルタ通りに差しかかったときで、通りには数人の通行人が行き交っていた。彼は右に折れ、波止場の泥の中をばしゃばしゃと歩き、また走り出して下流側の突堤めがけて突き進んだ。

その方向へ百メートルも行かないうちに、女の人影が目に入った。もう少し近くを通れるよう斜めに進路を変えた。トロール漁船が荷揚げ作業の最中で、カーバイドランプ1が張り綱にぶら下がっていた。

Il s’arrêta, afin de permettre à la femme d’atteindre le cercle lumineux, vit le visage convulsé de Mme Swaan. Elle avait les yeux égarés et sa démarche était rapide, maladroïte, comme si elle eût erré à travers des fondrières, et ne les évitant que par miracle.

Le commissaire fut sur le point de l’accoster, fit même quelques pas dans ce but. Mais il apercevait devant lui la jetée déserte, longue ligne noire dans l’ombre, avec, des deux côtés, l’écume des vagues.

C’est dans cette direction qu’il se précipita. Passé le chalutier, il n’y avait plus une âme. La nuit était trouée par le feu vert et le feu rouge de la passe. Le phare, planté sur les rochers, éclairait de quinze en quinze secondes un grand pan de mer, jetait ses rayons, l’espace d’un éclair, sur la falaise d’aval qui naissait et mouraïit, fantomatique.

Maigret heurta des bittes d’amarrage, s’engagea sur la passerelle montée sur pilotis où il fut enveloppé par le vacarme des flots.

メグレは足を止め、女が明かりの輪の中に入るのを待った。そこに現れたのは、ひきつった顔のスワーン夫人だった。その目はうつろで、足どりは速く、しかも乱れていた。まるでぬかるみの中をさまよいながら、奇跡的に避けているかのようだった。

警部は声をかけようとしかけて、その目的で数歩さえ踏み出した。しかし目の前に人気のない突堤が見えた。闇の中に長く伸びる黒い一線、その両脇には砕ける波の白い泡。

彼はその方向へと駆け出した。トロール漁船を過ぎると、もう人っ子ひとりいなかった。夜の闇に航路を示す緑の灯台と赤の灯台が穴を開けるように光っていた。岩の上に建てられた灯台が、十五秒ごとに広大な海面を照らし出し、一瞬の閃光を放って、その光の束を下流側の断崖に投げかけた。断崖は幽霊のように浮かび上がり、そしてまた闇に消えた。

メグレは係船柱にぶつかりながら、杭の上に渡された桟橋に踏み込んだ。波の轟音が四方から彼を包み込んだ。

Ses yeux scrutaient l’obscurité. Il entendait la sirène d’un bateau qui demandait à sortir du sas.

En face de lui, la mer, indistincte et bruyante. Derrière, la ville, ses boutiques, son pavé gras.

Il marchait vite, s’arrêtait de temps en temps, regardait autour de lui avec une angoisse croissante.

Il ne connaissait pas le terrain, fit un détour en voulant couper au court. La passerelle sur pilotis le conduisit jusqu’au pied d’un sémaphore, où il y avait trois boules noires qu’il compta sans s’en rendre compte.

Plus loin, il se pencha sur le parapet, au-dessus de larges flaques d’écume blanche qui s’étiraient entre des têtes de roches.

Son chapeau s’envola. Il le poursuivit, mais ne put l’empêcher de tomber à la mer.

Des mouettes poussaient des cris perçants, et parfois une aile blanche se profilait sur le ciel.

Est-ce que Mme Swaan n’avait trouvé personne au rendez- vous ? Est-ce que son compagnon avait eu le temps de s’éloigner. Est-ce qu’il était mort ?

Maigret ne tenait pas en place, persuadé que c’était une affaire de secondes.

彼の目は闇をじっと見つめていた。閘門から出ようとする船の汽笛が聞こえた。

目の前には海、暗く騒がしい海。背後には町、その商店、油で光る石畳。

彼は速足で歩き、ときどき立ち止まっては、高まる不安とともにあたりを見回した。

土地勘がなかったので、近道しようとして遠回りをしてしまった。杭の上の桟橋を進むと、腕木信号所の足元に出た。そこには三つの黒い球2があり、彼は気づかないままそれを数えていた。

さらに先へ進み、彼は欄干から身を乗り出した。岩の頭が突き出す間に広がる、白い泡の大きな水たまりを見下ろした。

帽子が風に飛ばされた。追いかけたが、海に落ちるのを防ぐことができなかった。

カモメが甲高い鳴き声を上げ、時おり白い翼が空に浮かび上がった。

スワーン夫人は待ち合わせ場所に誰もいなかったのだろうか?連れの男は逃げる時間があったのだろうか?それとも男は死んでいるのか?

メグレはじっとしていられなかった。これは一秒一秒を争う問題だと確信していた。

Il atteignit le feu vert, fit le tour des poutrelles de fer qui le supportaient.

Personne ! Et les vagues, une à une, s’attaquaient à la digue, debout, trébuchant, fuyant en un large creux blanchâtre pour revenir avec un nouvel élan.

Un bruit intermittent de galets broyés les uns contre les autres. L’édifice indistinct du Casino vide.

Maigret cherchait un homme !

Il fit demi-tour, déambula sur la plage, parmi les pierres pareilles, dans le noir, à de monstrueuses pommes de terre.

Il était à la même hauteur que les vagues. Il recevait des embruns au visage.

緑の灯台にたどり着き、それを支える鉄の骨組みをぐるりと回った。

誰もいない!波が一つまた一つと防波堤に打ち寄せ、立ち上がってはよろめき、白っぽい大きな窪みに引いてはまた新たな勢いで戻ってきた。

砂利が互いに砕け合う断続的な音。人気のないカジノの建物が闇にぼんやりと浮かんでいた。

メグレは男を探していた!

彼は引き返し、浜辺を歩き回った。暗闇の中ではまるで巨大なじゃがいものような石の間を。

波と同じ高さにいた。飛沫が顔に降りかかった。

C’est alors qu’il remarqua que la marée était basse et que la jetée était entourée d’une ceinture de roches noires entre lesquelles l’eau venait bouillonner.

Ce fut un miracle s’il aperçut l’homme. Au premier abord, il lui apparut comme une chose inanimée, comme une ombre indistincte parmi les ombres.

Il regarda avec attention. C’était sur la dernière roche, là où la lame dressait sa crête la plus orgueilleuse avant de retomber en poussière d’eau.

Il y avait quelque chose de vivant…

Maigret, pour y arriver, dut se glisser entre les pilotis soutenant la passerelle qu’il parcourait quelques minutes plus tôt.

Des algues recouvraient la pierre. Les semelles glissaient. On entendait un bruissement multiple, comme la fuite de centaines de crabes, l’éclatement de bulles d’air ou de baies marines et le frémissement imperceptible des moules incrustées jusqu’à mi- hauteur des madriers.

Une fois, Maigret manqua le pied et sa jambe s’engagea jusqu’au genou dans une flaque d’eau.

Il ne voyait plus l’homme, mais il était dans la bonne direction.

L’autre avait dû gagner cet endroit alors que la marée était plus basse, car le commissaire fut soudain arrêté par une mare large de deux mètres. Il en tâta le fond de son pied droit, faillit vaciller en avant.

En fin de compte, il se suspendit aux arc-boutants des pilotis.

Ce sont de ces moments où il vaut mieux ne pas être vu.

On esquisse des gestes auxquels on n’est pas préparé. On rate à tout coup, comme un mauvais acrobate. Mais on avance pour ainsi dire de par la force acquise. On tombe et on se ramasse. On barbote, sans prestige, sans beauté.

Maigret s’entailla la joue et, par la suite, il n’eût jamais pu dire si c’était en tombant à plat ventre sur les roches ou en se frottant à un clou planté dans les madriers.

Il revit l’homme, douta de ses sens tant il était immobile, tant il avait l’air d’une de ces pierres qui, de loin, prennent forme humaine.

その時彼は潮が引いていることに気づいた。突堤の周りには黒い岩が帯のように取り巻き、その間を水が泡立ちながら流れていた。

男に気づいたのは奇跡だった。最初は生気のないもののように見えた。影の中に溶け込むぼんやりとした影として。

じっと目を凝らした。それは一番端の岩の上、波が最も高く誇らしげに頂を持ち上げ、水しぶきとなって砕け散るその場所だった。

何か生きているものがいる……

メグレはそこへたどり着くため、数分前に渡った桟橋を支える杭の間をくぐり抜けなければならなかった。

岩には海藻が覆い、靴底が滑った。無数のさざめきが聞こえた。何百ものカニが逃げる音、気泡や海の木の実がはじける音、角材の中ほどまでびっしりと張りついたムール貝のかすかな震えの音。

一度、メグレは足を踏み外し、膝まで水たまりにはまり込んだ。

男の姿は見えなくなったが、方向は合っているはずだった。男がこの場所に来たのはもっと潮が引いていたときに違いなかった。というのも警部は突然幅二メートルの水たまりに行く手を阻まれたからだ。右足で底を探ったが、危うく前に倒れそうになった。

結局、桟橋の控え柱にぶら下がって渡った。

こんな瞬間は、誰にも見られないほうがいい。

心の準備もできていないまま、無様な身ぶりをするものだ。下手な曲芸師のように何度もしくじる。それでも勢いで前へ進んでいく。転んでは起き上がる。格好もなく、美しさもなく、ただばしゃばしゃともがく。

メグレは頬を切った。後になっても岩の上にうつぶせに倒れたときか、角材に打ちつけた釘にこすったときか、どちらだったか思い出せなかった。

男の姿がまた見えた。あまりにもじっとしていたので、自分の目を疑った。遠くから見ると人の形に見える岩の一つかと思うほどだった。

Arrivé à une certaine distance, l’eau lui clapota entre les jambes. Il n’était pas marin.
Il s’avança avec une précipitation involontaire.
Et il atteignit enfin les roches mêmes où l’homme était installé. Il le dominait d’un mètre. Il se trouvait à dix ou quinze pas de lui.
Sans songer à sortir son revolver, il marcha sur la pointe des pieds, autant que le terrain le permettait, fit dégringoler des pierres dont le bruit se confondit avec celui du jusant.
Puis, soudain, sans transition, il bondit sur la silhouette figée, lui saisit le cou dans son bras replié et la renversa en arrière.
Les deux hommes faillirent glisser, être happés par la vague plus forte que les autres qui déferlait à cet endroit. Si cela n’arriva pas, ce fut simple hasard.
Dix fois on eût tenté le même exercice et dix fois il eût tourné mal.
L’homme qui n’avait pas vu son agresseur, se débattait comme une anguille. La tête coincée, il agitait tout son corps avec une souplesse qui, dans cette ambiance, prenait des proportions inhumaines.
Maigret ne voulait pas l’étouffer. Il essayait de l’immobiliser, sans plus, et la pointe d’un de ses pieds se raccrochaït au dernier pilotis. Ce pied-là les maintenait tous les deux.
La résistance de l’adversaire fut de courte durée. Ce ne fut qu’une réaction spontanée, animale.
Dès qu’il eut pris le temps de réfléchir, dès qu’il vit Maigret, en tout cas, dont la tête frôlait son visage, il s’immobilisa.
Par des battements de paupières, il fit comprendre qu’il se rendait et, quand sa gorge fut libérée, il montra vaguement la masse mouvante de la mer, balbutia d’une voix qui n’était pas encore ferme :

ある距離まで来ると、水が足の間にはねた。メグレは船乗りではなかった。

思わず急ぎ足になった。

やっと男が座っている岩にたどり着いた。メグレは一メートル高い位置にいた。男まで十歩か十五歩の距離だった。

拳銃を出すことも考えずに、地形が許す限りつま先で歩き、石を転がしたがその音は引き波の音に紛れた。

そして突然、前触れもなく、動かない人影に飛びかかり、折り曲げた腕で首をつかんで後ろに倒した。

二人は滑ってそこに押し寄せた特に強い波に飲み込まれそうになった。そうならなかったのは純粋な偶然だった。

同じことを十回試みれば十回ともうまくいかなかっただろう。

攻撃者を見ていなかった男はウナギのようにもがいた。頭を押さえられながら体全体を動かした。その柔軟さはこの状況では人間離れしていた。

メグレは絞め殺すつもりはなかった。ただ動きを封じようとしていた。片方の足のつま先が最後の杭に引っかかって二人を支えていた。

相手の抵抗は長く続かなかった。本能的な反応にすぎなかった。

考える余裕ができると、メグレの顔がすぐそばにあるのを見て動かなくなった。

まばたきで降参すると伝え、喉が解放されると動く海の塊を漠然と指して、まだ定まらない声でつぶやいた。

— Attention.

「危ないだろ」

— Vous voulez que nous causions, Hans Johannson ? Dit Maigret, dont les ongles étaient enfoncés dans les algues visqueuses.

「話したいか、ハンス・ヨハンソン?」とぬるぬるした海藻に爪を食い込ませながらメグレは言った。

Il devait avouer par la suite qu’à cet instant précis son compagnon eût pu, d’un simple coup de pied, l’envoyer rouler dans les eaux.

Ce ne fut qu’une seconde, mais dont Johannson, accroupie près du premier pilotis, ne profita pas.
Plus tard, Maigret avoua aussi, très franchement, qu’il dut tenir un moment le pied de son prisonnier pour remonter la pente.
Puis, tous deux, sans mot dire, firent le chemin en sens Inverse. La marée avait encore monté. A deux pas du rivage, ils furent bloqués par la même mare qui avait arrêté le commissaire et qui était devenue plus profonde.
Le Letton s’engagea dans l’eau le premier, perdit pied après avoir parcouru trois mêtres, barbota, cracha et émergea enfin jusqu’à la ceinture.
Maigret se jeta en avant. Il y eut un moment où il ferma les yeux, parce qu’il avait l’impression qu’il était impuissant à maintenir à la surface un corps trop lourd.
Les deux hommes se retrouvèrent, détrempés, ruisselants, sur les galets de la plage.

後にメグレは認めた。その瞬間、相手がひと蹴りで自分を海に転落させることができたと。

ほんの一瞬だったが、最初の杭のそばにしゃがんでいたヨハンソンはその機会を利用しなかった。

後にメグレは率直に認めた。坂を上るためにしばらく囚人の足をつかまなければならなかったと。

それから二人は一言も言わずに来た道を引き返した。潮はさらに満ちていた。岸のすぐ手前で、警部を止めたあの水たまりにまた行く手を阻まれた。さらに深くなっていた。

レトンが先に水に入り、三メートル進んだところで足が届かなくなり、もがいて水を飲んでやっと腰まで顔を出した。

メグレは飛び込んだ。重すぎる体を浮かせておけないと感じて目を閉じた瞬間があった。

二人はびしょ濡れで水を滴らせながら浜の小石の上にたどり着いた。

— Elle a parlé ? Questionna le Letton d’une voix morte, où il n’y avait plus rien, rien en tout cas de ce qui peut retenir un homme à la vie.

「彼女はしゃべったか?」とレトンが死んだような声で聞いた。生きることへの執着が何も残っていない声だった。

Maigret avait le droit de mentir. Il préféra déclarer :

メグレは嘘をついてもよかった。しかしこう言うことにした。

— Elle n’a rien dit… Mais je sais.

「何も言わなかった……だが、私はわかっている」

Il leur était impossible de rester là. À cause du vent, leurs vêtements mouillés devenaient comme une compresse de glace. Le Letton, le premier, claqua des dents. A la vague lueur de la lune, Maigret constata que ses lèvres étaient bleues.
Il n’avait pas de moustaches. C’était la tête inquiète de Fédor Yourovitch, la tête du petit garçon de Pskov qui dévorait son frère des yeux. Mais les prunelles, encore que du même gris trouble, avaient une fixité cruelle.
En se tournant de trois quarts vers la droite, les deux hommes voyaient la falaise piquetée de deux ou trois points lumineux : les villas, dont celle de Mme Swaan.
Et quand le pinceau du phare passait, on devinait le toit qui l’abritait, avec les deux enfants, la bonne effrayée.

そこにいることはできなかった。風で濡れた服が氷の湿布のようになっていた。先にレトンが歯を鳴らした。月のかすかな光の中で、メグレはレトンの唇が青くなっているのに気づいた。

口ひげはなかった。それはフェドール・ユロヴィッチの不安げな顔、兄を目で追いかけていたプスコフの少年の顔だった。しかし同じ濁った灰色の瞳には残酷な冷たさがあった。

右の方に体を向けると、二人には二、三つの光の点が散らばる崖が見えた。別荘があり、その中にスワーン夫人の家もあった。

灯台の光が通り過ぎると、二人の子供とおびえた女中をかかえたその屋根が浮かび上がった。

― Venez… dit Maigret.

― Au commissariat ?

La voix était résignée, ou plutôt indifférente.

― Non…

Il connaissait un des hôtels du port, Chez Léon, et il avait remarqué une entrée qui ne servait que l’été, aux quelques baigneurs qui passent la saison à Fécamp. Cette porte s’ouvrait sur une pièce transformée pendant la belle saison en salle à manger de demi-luxe.

L’hiver, les pêcheurs se contentaient de boire, de manger des huîtres et des harengs dans la salle du café.

Ce fut cette porte que Maïigret poussa. Il traversa la salle obscure avec son compagnon, échoua dans la cuisine où une petite bonne poussa un cri de stupeur.

― Appelle ton patron…

Elle cria, sans bouger :

― M. Léon !.. M. Léon !.….

― Une chambre… dit le policier quand M. Léon parut.

― M. Maigret !. Mais vous êtes mouillé. Est-ce que vous… ?

― Une chambre, vite !…

― Il n’y a pas de feu dans les chambres !.. Et une bouillotte ne suffira jamais à…

― Vous avez bien deux robes de chambre ?

― Naturellement… Les miennes… mais…

Il avait, lui, trois têtes de moins que le commissaire !

― Apportez-les !

Ils grimpèrent un escalier raide, aux coudes fantaisistes. La chambre était propre. M. Léon en ferma lui-même les volets, proposa :

― Un grog, hein ?.. Et tassé !.…

― C’est cela. Avant tout, les robes de chambre.

Car Maigret se sentait redevenir malade, de froid. Le côté blessé de sa poitrine était comme gelé.

Entre son compagnon et lui régna pendant quelques minutes une familiarité de chambrée. Ils se dévêtirent l’un devant l’autre. M. Léon passa son bras muni de deux robes de chambre par la porte entrebâillée.

「来い……」とメグレは言った。

「警察署か?」

諦めた、というよりどうでもいいような声だった。

「違う……」

港のホテルの一つ、レオンの宿を知っていた。夏だけフェカンで過ごす海水浴客のために使われる入り口があるのに気づいていた。そのドアは夏の間ちょっとした食堂になる部屋に通じていた。

冬は漁師たちがカフェのホールで酒を飲み、牡蠣とニシンを食べるだけだった。

メグレが押したのはそのドアだった。暗いホールを連れと通り抜け、台所にたどり着くと小さな女中が驚いて叫んだ。

「主人を呼んでこい……」

女中は動かずに叫んだ。

「レオンさん!……レオンさん!……」

「部屋を一つ……」とレオンが現れると警部は言った。

「メグレさん!でも濡れていますよ。あなたは……?」

「早く部屋を!……」

「部屋には暖炉がありません!……湯たんぽ一つではとても……」

「ガウンが二着ありますか?」

「もちろん……私のですが……」 彼は警部より頭三つ分背が低かった!

「持ってきてください!」

急で曲がりくねった階段を上った。部屋は清潔だった。レオンは自分で鎧戸を閉めて提案した。

「グロックを一杯どうですか?……濃いめに!……」

「それでいい。まずガウンを」

メグレは寒さでまた具合が悪くなってきていた。傷のある胸の片側が凍りついたようだった。

しばらくの間、二人の間に兵舎仲間のような親密さが漂った。互いの前で服を脱いだ。レオンが少し開いたドアから二着のガウンを差し入れた。

— Donnez-moi la plus grande ! dit le policier.
Et le Letton les compara.
Au moment où il tendait le vêtement à son compagnon, Il apercut le pansement détrempé et son visage fut agité d’un tic nerveux.
— C’est grave ?
— Deux ou trois côtes à enlever un de ces jours. Ces mots furent suivis d’un silence. M. Léon, derrière la porte, le rompit en criant :
— Ça va ?..
— Entrez !
La robe de chambre de Maigret ne descendait que jusqu’aux genoux, découvrait de forts mollets velus.
Le Letton, lui, mince et pâle, avec ses cheveux blonds, ses chevilles de femme, avait, dans ce costume, une élégance de clown.
— Les grogs arrivent tout de suite! Je fais sécher vos vêtements, pas vrai ?
Et M. Léon, ramassant les deux tas mous et suintants, cria, du haut de l’escalier :
— Alors ?.. Et ces grogs, Henriette ?.…
Puis il revint sur ses pas pour recommander :
— Ne parlez pas trop haut… Il y a un voyageur de commerce du Havre dans la chambre d’à-côté… Il doit prendre le train à cinq heures du matin…

「大きい方をくれ!」と警部は言った。

レトンは二着を見比べた。連れに差し出した時、濡れた包帯が目に入り、顔が神経質な痙攣を起こした。

「重いのですか?」

「そのうち肋骨を二、三本取らなければならない」

しばらく沈黙が続いた。ドアの向こうのレオンが叫んで沈黙を破った。

「大丈夫ですか?……」

「入ってください!」

メグレのガウンは膝までしか届かず、毛深いたくましいふくらはぎがむき出しになっていた。

レトンは細くて青白く、金髪で女性のような細い足首で、このいでたちでは道化師のような洒落た雰囲気だった。

「グロックはすぐに来ます!服は乾かしますね?」

レオンはぐっしょりと濡れた二つの服の山を抱えて階段の上から叫んだ。

「おい!……グロックはどうした、アンリエット?……」

それから引き返して念を押した。

「あまり大きな声で話さないでください……隣の部屋にル・アーブルのセールスマンがいて……朝の五時の列車に乗らなければならないので……」

  1. 炭化カルシウムに水を加えて発生する|アセチレンガスを|燃やして光を得る|ランプです。||ガスが出る際に独特の臭いがあリます。||1900年代前半まで|漁船や炭鉱などで|広く使われていました。 ↩︎
  2. 信号球(シグナルボール)です。港の信号所(セマフォー)に掲げる球形の形象物で、船に向けて気象や航行に関する情報を伝えるものです。球の数や組み合わせで意味が変わります。当時のフランスの港では標準的な設備でした。
    メグレは極度の緊張状態にありながら、無意識に職業的な観察癖で数えてしまった、という細かい描写です。 ↩︎