怪盗レトン|第十八章 レトン、家庭を語る 

怪盗レトン

注記(区切り記号について)
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「|」 … 1マスあけ
「||」 … 2マスあけ
点訳の際に必要となる区切りを、見える形で示しています。
読み進めるうちに、文章のリズムや切れ目を意識していただければ幸いです。

・固有名詞はフランスの実際の発音を標準にしますが、日本語で馴染みのあるカタカナ表記を優先しています。
・固有名詞は、原則として最初に登場した時に限って、その固有部分を「第2カギ符」で囲んでいます。
・固有名詞の複合語は、「マス空け」「中点」ではなく、一つの意味のまとまりとして一体性を保つために「第2つなぎ符」で表記しています。

・フランスの「通り名」は、「Avenue」並木道なみきみち、「boulevard」大通りおおどおり、「Qai」河岸かがん通りどおり、「Rue」通りとおり
・当時の1フラン=現在の日本円で200円程度
・建物の階数は、rez-de-chaussée=1階、premier étage=2階と表記しています。

『Brille Editor System ver.8』用の『BESファイル』を、ZIPファイルに圧縮して公開しています。(2026年2月18日現在未完成)

Pietr le Letton
Chapter XVII
La bouteille de rhum

||||||||怪盗|レトン
||||||第十八章
||||レトン、|家庭を|語る

— Il faut croire que je ne suis capable d’inspirer aux femmes que de la pitié. Quand je me suis réveillé, il y avait une juive qui me soignait…
» Et elle s’est mise en tête de m’empêcher de boire, elle aussi !… Elle m’a traité en enfant, comme l’autre !…

「女たちが|私に|抱くのは|哀れみだけだと|思わざるを|えない。||目が|覚めると、|ユダヤ人の|女が|看病して|くれていた。
そして|その女も|私に|酒を|やめさせようと|思い込んだ!||前の女と|同じように、|子供扱いして|くれた!」

Il rit. Il avait les yeux embués. C’était fatigant de suivre tous ses déplacements, ses jeux de physionomie.

彼は|笑った。||目が|潤んでいた。||絶え間ない|動き回りと|表情の|変化を|追うのは|疲れることだった。

— Seulement, celle-ci a tenu bon. Quant à Pietr.. Sans doute, n’est-ce pas pour rien que nous sommes des jumeaux et y a-t-il quand même en nous des choses communes…

「ただ、|今度の|女は|粘り強かった。||ピエトルの|ことだが、|双子であることは|やはり|無関係では|ないのだろう。||どこかに|共通するものが|あるのかもしれない。

» Je vous ai dit qu’il aurait pu épouser une Allemande de la haute société… Eh bien ! Non… Il a épousé Berthe, un peu plus tard, alors qu’elle avait changé de place et qu’elle travaillait à Fécamp… Il ne lui a pas dit la vérité…
» Je comprends cela !. Le besoin, voyez-vous, d’un petit coin propre, tranquille.
» Il a eu des enfants !.…

ドイツの|上流社会の|女と|結婚できたとも|話しました。||でも|そうは|しなかった。||兄は|ベルトと|結婚したんです。||少し後に、|彼女が|職場を|変えて|フェカンで|働いていたときに。||本当のことは|話さなかった。

わかります!||落ち着いた|清潔な|小さな|隅っこが|必要だったんでしょう。

子供まで|できた!」

On eût dit que ça, c’était de trop ! La voix se cassa. Il y eut de vraies larmes dans les yeux, mais qui séchèrent aussitôt, comme si les paupières eussent été trop brûlantes.

それは|言い過ぎだとでも|いうように!||声が|詰まった。||目に|本物の|涙が|浮かんだが、|まぶたが|焼けるように|熱いのか、|すぐに|乾いた。

— Elle croyait, ce matin encore, qu’elle avait épousé un vrai capitaine au long cours…

「今朝まで|彼女は、|本物の|遠洋航海の|船長と|結婚したと|思っていた。

» Il venait de temps en temps passer deux jours ou un mois près d’elle, près des gosses.
» Moi, pendant ce temps-là, je ne pouvais pas me débarrasser de l’autre… Anna…
» Bien malin qui dira pourquoi elle m’aimait… Mais elle m’aimait, c’est certain.
» Et je la traitais comme j’avais été traité toute ma vie par mon frère… Je l’injuriais.. Je la rabaissais sans cesse…
» Quand je m’enivrais, elle pleurait… Et je buvais exprès !.…
» J’ai même pris de l’opium et des tas de saletés.. Exprès !..
» Puis j’étais malade et elle me soignait pendant des semaines… Car ça finissait par casser.

兄は|ときどき|やってきて、|彼女や|子供たちの|そばで|二日か|一ヶ月を|過ごしていた。

私は|その|間も、|もう|ひとりの女、|アンナから|離れられなかった。

なぜ|彼女が|私を|愛していたのか|誰にも|わからない。||でも|愛していたのは|確かです。

そして|私は|彼女を、|兄が|生涯|私を|扱ったように|扱っていた。||罵倒した。||絶えず|見下した。

酔うと|彼女は|泣いた。||だから|わざと|飲んだ!

アヘンや|あらゆる|汚いものにも|手を|出した。||わざと!

そして|飲みすぎと|薬物で|体が|壊れると、|彼女は|何週間も|看病して|くれた。||だって|結局は|体が|もたなく|なるのだから。」

Il montrait son corps avec dégoût. Il supplia :

― Vous ne voulez pas faire monter à boire ?

Maigret n’’hésita qu’un instant, cria du palier :

― Du rhum !

Le Letton ne le remercia pas.

彼は|自分の|体を|嫌悪とともに|さし示した。||そして|頼むように|言った:

「酒を|持って|こさせて|もらえませんか?」

メグレは|一瞬|ためらってから、|踊り場から|叫んだ:

「ラム酒を!」

レトンは|礼を|言わなかった。

― De temps en temps, je m’enfuyais, j’allais à Fécamp, je rôdais autour de la villa où Berthe était installée. Je la revois poussant la voiture de son premier bébé…

» Pietr avait bien été forcé de lui dire que j’étais son frère, à cause de notre ressemblance.

» Une fois, il m’est venu une autre idée… Déjà, quand nous étions des gamins, je m’ingéniais à imiter les allures de Pietr, à force de l’admirer…

» Bref, j’étais rongé par tant de pensées troubles qu’un jour je me suis habillé comme lui, je suis allé là-bas.

» La bonne n’y a vu que du feu… Maïs, au moment où j’allais entrer, le gosse est arrivé, a crié :

» ― Papa…

» Je ne suis qu’un imbécile ! Je me suis sauvé ! N’empêche que cela m’est resté dans la tête…

» De loin en loin, Pietr me donnait un rendez-vous… Il lui fallait des faux…

» Je les faisais ! Pourquoi ?

» Je le haïssais, et pourtant je subissais son autorité…

» Il remuait des millions, fréquentait les palaces, les salons.

» Deux fois, il a été pris, et les deux fois il s’en est tiré…

» Jamais je ne me suis occupé de son organisation, mais vous devez la deviner comme moi. Tant qu’il avait été seul, ou avec une poignée de complices, il n’avait tenté que des affaires d’envergure moyenne…

» Mais Mortimer, que je n’ai connu que tout récemment, l’a remarqué… Mon frère avait l’habileté, le culot, on peut dire le génie. L’autre possédait la surface et une réputation solide dans le monde entier.

「ときどき|逃げ出して、|フェカンへ|行き、|ベルトが|住んでいる|ヴィラの|周りを|うろついた。||最初の|赤ん坊の|乳母車を|押している|彼女の|姿が|目に|浮かぶ。

ピエトルは|私たちの|顔が|そっくりなので、|仕方なく|彼女に|私が|兄弟だと|話していた。

ある日、|別の|考えが|浮かんだ。||子供の|ころから|兄を|崇拝するあまり、|兄の|身ぶりを|まねる|ことに|夢中に|なっていた。

つまり|暗い|考えに|さいなまれた|ある日、|兄と|同じ|格好を|して|そこへ|行った。

女中は|すっかり|だまされた。||ところが|中に|入ろうとした|とき、|子供が|やってきて|叫んだ:

『パパ!』

私は|ただの|馬鹿だ!||逃げ出してしまった!||それでも|ずっと|頭から|離れなかった。

ときどき|ピエトルが|呼び出した。||偽造が|必要なときに。

私は|作った!||なぜか?

兄を|憎んでいた。||それでも|兄の|支配に|従って|しまった。

兄は|何百万もの|金を|動かし、|高級ホテルや|社交界に|出入りして|いた。

二度|捕まったが、|二度とも|逃げ切った。

私は|兄の|組織には|一切|関わらなかったが、|あなたも|私と|同様に|見当が|つくはずです。||ひとりで、|あるいは|少数の|仲間と|動いていたころは、|中規模の|仕事しか|手がけて|いなかった。

ところが|ごく|最近|知った|モーティマーが|兄に|目を|つけた。||兄には|腕と|度胸、|いや|天才と|言っても|いい|ものが|あった。||モーティマーの|ほうは|資金力と|世界中に|通じる|確固たる|信用が|あった。

» Pietr travaillait à réunir les grands escrocs sous son autorité, organisait les coups.

» Mortimer était le banquier de l’affaire.

» Tout cela m’était égal. Comme mon frère me l’annonçaït quand je n’étais qu’étudiant à Tartu, j’étais un raté… Et, comme tous les ratés, je buvais, passant d’une période d’abattement à une période d’exaltation.…

» Une seule bouée qui surnageât, j’en suis encore à me demander pourquoi, parmi tous ces remous, sans doute parce que c’est la seule fois que j’aie entrevu un bonheur possible : Berthe…

» J’ai eu le malheur d’aller là-bas le mois dernier… Berthe m’a donné des conseils… Et elle a ajouté :

» — Pourquoi ne pas suivre l’exemple de votre frère ?.….

» Alors, une idée m’est venue brusquement. Je n’ai pas compris pourquoi je n’y avais pas pensé plus tôt…

» Je pouvais être Pietr lui-même quand cela me plairait !

» Quelques jours après, il m’écrivait qu’il arrivait en France et qu’il aurait besoin de moi.
» Je suis allé l’attendre à Bruxelles. Je suis monté dans le train à contre-voie et je me suis caché derrière des valises jusqu’au moment où je l’ai vu se lever pour se rendre au lavabo. J’y étais avant lui.

» Je l’ai tué ! Je venais d’avaler un litre de genièvre belge. Le plus dur a été de le déshabiller, de lui passer mes vêtements…

ピエトルは|大物詐欺師たちを|自分の|支配下に|まとめ、|仕事を|仕切って|いた。

モーティマーは|その|組織の|資金係だった。

そんなことは|どうでも|よかった。||タルトゥで|学生だったころに|兄が|言った通り、|私は|落ちこぼれだった。||落ちこぼれは|みんな|そうするように、|私は|酒を|飲み、|沈んだり|浮かれたりを|繰り返して|いた。

この|荒波の中で|唯一|浮かんで|いた|浮き輪が|あった。||なぜかは|今でも|わからない。||おそらく|幸せに|なれると|感じた|唯一の|瞬間だったから:|ベルトだ。

「先月、|そこへ|行ったのが|運の|尽きだった。||ベルトが|いろいろと|忠告して|くれた。||そして|こう|付け加えたんだ:」

『お兄さんを|見習ったら|どうですか?』

そのとき、|突然|ある|考えが|浮かんだ。||なぜ|もっと|早く|思いつかなかったのか|不思議なほどだった。

私は|好きなときに|ピエトル|本人に|なれる!

数日後、|兄から|フランスへ|向かうので|私が|必要だと|手紙が|きた。

ブリュッセルへ|迎えに|行った。||逆側の|ホームから|汽車に|乗り込み、|トランクの|陰に|隠れて、|兄が|洗面所へ|行くために|立ち上がるのを|待った。||私は|兄より|先に|そこへ|入った。

兄を|殺した!||ベルギーの|ジュニエーブルを|一リットル|飲んで|いた。||一番|大変だったのは|兄の|服を|脱がせて、|自分の|服を|着せることだった。」

Il but goulûment, avec une avidité que Maigret n’avait jamais imaginée.

彼は|メグレが|想像したことも|ないほどの|貪欲さで|がぶがぶと|飲んだ。

― Lors de votre première entrevue, au Majestic, Mortimer s’est-il douté de quelque chose ?

「マジェスティックでの|最初の|面会で、|モーティマーは|何か|気づいていたか?」

― Je crois que oui. Mais c’était un soupçon vague. À ce moment, je n’avais qu’une seule idée : revoir Berthe…

「気づいていたと|思います。||でも|漠然とした|疑いだった。||そのとき|私には|ひとつの|考えしか|なかった。||ベルトに|もう一度|会いたい。

» Je voulais lui avouer la vérité… Je n’avais pas de remords à proprement parler, et pourtant j’étais incapable de profiter de mon crime… Dans la malle de Pietr, il y avait des vêtements de toute sorte. Je me suis habillé en vagabond, comme j’en ai l’habitude… Je suis sorti de l’hôtel par-derrière… J’ai senti que Mortimer me suivait et, deux heures durant, j’ai travaillé à le dépister.

» Puis j’ai pris une auto et je me suis fait conduire à Fécamp…

» Berthe n’a rien compris à mon arrivée. Et moi, une fois devant elle, qui me questionnaïit, je n’avais plus le courage de m’accuser !

» Vous êtes survenu. Je vous ai vu par la fenêtre… J’ai raconté à Berthe que j’étais poursuivi pour vol et je lui ai demandé de me sauver.

» Vous parti, elle m’a dit :

» ― Allez, maintenant ! Vous déshonorez la maison de votre frère.

» Parfaitement ! Elle a dit cela ! Et je me suis éloigné ! Et nous sommes revenus à Paris, vous et moi…

» J’ai retrouvé Anna. Une scène, bien entendu! Des larmes !. A minuit, Mortimer arrivait, ayant, cette fois, tout compris, me menaçant de mort si je ne prenais pas définitivement la place de Pietr…

» C’était pour lui une question capitale. Pietr était son seul point de contact avec les bandes… Sans lui, il était sans pouvoir sur elles.

» Majestic, à nouveau… Et vous derrière moi !.. J’entendais parler d’un inspecteur mort. Je vous voyais tout raide sous votre veston.…

» Vous n’imaginerez jamais quel dégoût j’avais de la vie…

» À l’idée que j’étais condamné à jouer éternellement le rôle de mon frère…

» Vous vous souvenez du petit bar ? Et de la photo que vous avez laissé tomber ?..

» Lors de la visite de Mortimer au Roi-de-Sicile, Anna avait protesté.. Elle se sentait lésée dans la combinaison. Elle comprenait que mon nouveau rôle m’éloignerait d’elle..

» Dans ma chambre du Majestic, le soir, j’ai trouvé un paquet et une lettre.

真実を|打ち明けたかった。||厳密な|意味での|後悔は|なかった。||それでも|自分の|犯罪から|利益を|得ることが|できなかった。||ピエトルの|トランクには|あらゆる|種類の|服が|入って|いた。||いつものように|浮浪者の|格好をした。||ホテルの|裏口から|出た。||モーティマーが|跡を|つけているのを|感じて、|二時間|かけて|まいた。

それから|車を|拾って|フェカンへ|向かった。

ベルトは|私が|突然|現れた|わけが|わからなかった。||そして|いざ|彼女に|問い詰められると、|私は|本当のことを|打ち明ける|勇気が|なかった!

あなたが|現れた。||窓から|見えた。||ベルトには|窃盗で|追われていると|話して、|助けて|くれと|頼んだ。

あなたが|去ると、|彼女は|言った:

『さあ、|行って!||あなたは|お兄さんの|家の|名誉を|傷つけて|いる。』

まさに|そう|言ったんです!||そして|私は|立ち去った!||そして|あなたと|私は|パリへ|戻った。

アンナの|もとへ|戻った。||もちろん|ひともめあった!||涙!||真夜中に|モーティマーが|やってきた。||今度は|すべてを|わかっていて、|ピエトルの|座を|永久に|引き受けなければ|殺す、|と|脅した。

彼にとっては|死活問題だった。||ピエトルは|組織との|唯一の|接点だった。||ピエトルが|いなければ|組織を|動かす|力が|なくなる。

また|マジェスティックへ。||そして|あなたが|後ろに!||刑事が|死んだという|話が|聞こえた。||あなたが|上着の|下で|体を|硬直させているのが|見えた。

あなたには|想像も|できないでしょう、|私が|どれほど|人生に|嫌気が|さして|いたか。

兄の|役を|永遠に|演じ続けなければ|ならないと|思うと。

小さな|バーを|覚えて|いますか?||あなたが|落とした|写真も?

モーティマーが|ロワ・ド・シシル通りを|訪ねたとき、|アンナが|抗議した。||取引で|自分が|損を|させられると|感じていた。||私の|新しい|役目が|自分から|遠ざけると|わかっていた。

マジェスティックの|部屋に|戻ると、|夜、|小包と|手紙が|届いて|いた。」

― Un complet de confection gris et un billet d’Anna annonçant qu’elle allait tuer Mortimer et vous donnant rendez- vous quelque part…

「仕立て屋の|グレーの|スーツと|アンナの|メモが|入っていた。||メモには|モーティマーを|殺しに|行くと|書いてあり、|どこかで|待ち合わせるよう|書いて|あった」

La fumée avait épaissi l’atmosphère, qui était plus chaude. Les contours des objets s’estompaient.

煙草の|煙が|部屋に|立ち込め、|空気が|重く|なっていた。||物の|輪郭が|ぼやけて|きた。

― Vous êtes venu ici pour tuer Berthe… articula Maigret.

「お前は|ここに|ベルトを|殺しに|来たんだな」|と|メグレは|静かに|言った。

Son compagnon buvait. Il vida son verre avant de répondre, en se retenant à la cheminée :

連れの男は|飲んでいた。||暖炉に|しがみつきながら、|グラスを|飲み干してから|答えた:

― Pour en finir avec tout le monde ! Et avec moi! J’en avait assez, de tout !.. Et il me restait une idée dans le genre de celles que mon frère appelait des idées de Russe… Mourir avec Berthe, dans les bras l’un de l’autre…

「すべてに|けりを|つけるために!||自分にも!||もう|うんざりだった!||兄が|ロシア人の|考えと|呼んでいた|ような|考えが|浮かんだ……|ベルトと|一緒に、|ふたりで|抱き合って|死ぬ……」

Il interrompit d’une voix changée :

― C’est idiot ! Il faut un litre d’alcool pour vous donner ces idées-là.… Il y avait un policier à la porte… J’étais dégrisé.. J’ai rôdé… Ce matin, j’ai remis à la bonne un billet donnant à ma belle-sœur un rendez-vous sur la jetée d’aval et spécifiant que, si elle ne m’apportait pas elle-même un peu d’argent, je serais pris.

» Ignoble, n’est-ce pas ?.….

» Elle est venue…

Alors, soudain, les deux coudes sur le marbre de la cheminée, il éclata en sanglots, non comme un homme, mais comme un enfant. Il raconta, d’une voix entrecoupée de hoquets :

― Je n’ai pas eu le courage !.. Nous étions dans l’ombre… La mer qui grondait… Et son visage où naïssaït l’inquiétude… J’ai tout dit. Tout! Et le crime !… Oui, avec le changement de vêtements dans l’étroit espace du lavabo. Puis, comme elle avait l’air d’une folle, j’ai juré que ce n’était pas vrai… Attendez !.… Pas le crime !.. Mais que Pietr fût une canaille… Je lui ai crié que j’avais inventé cela pour me venger. Elle a dû le croire. On croit toujours ces choses-là… Elle a laissé tomber par terre le sac à main avec l’argent qu’elle avait apporté. Et elle m’a dit. Non ! Elle n’a rien pu dire…

Il redressa la tête, tourna vers Maiïigret un visage convulsé, essaya de marcher, mais chancela et dut se cramponner à la cheminée.

声が|変わって|続けた:

「馬鹿げてる!||一リットルも|飲まないと|そんな|考えには|ならない。||屋敷の|ドアの前に|警官が|いた……||酔いが|覚めた……||うろついた……||今朝、|女中に|メモを|渡した。||下流の|突堤で|待つと|義理の|姉に|伝え、|自分で|少し|金を|持って|来なければ|捕まると|書いた。

実に|卑劣だろう?

彼女は|来た……」

そして|突然、|両肘を|暖炉の|大理石に|ついて、|男のようにではなく、|子供のように|泣き崩れた。||しゃくりあげながら|語った:

「勇気が|なかった!||ふたりは|闇の中に|いた……|海が|うなっていた……|彼女の|顔に|不安が|芽生えて|いた……|すべてを|話した。||すべてを!||犯罪のことも!||洗面所の|狭い|空間で|服を|着替えた|ことまで。||すると|彼女が|気が|狂ったように|なったので、|嘘だと|誓った……|待って!||犯罪のことは|嘘じゃない!||ただ|ピエトルが|悪党だという|ことを……|仕返しのために|でたらめを|言ったと|叫んだ。||彼女は|信じたに|違いない。||こういうことは|いつでも|信じてしまうものだ……|持って|きた|金の|入った|ハンドバッグを|地面に|落とした。||そして|言いかけた。||いや!||何も|言えなかった……」

彼は|頭を|上げ、|ひきつった|顔を|メグレに|向け、|歩こうと|したが|よろめいて|暖炉に|しがみつかなければ|ならなかった。

― Passez-moi la bouteille, vous !.…

「瓶を|渡してくれ!」

Et dans ce « vous », il y avait une affection bourrue.

その|「くれ」という|言葉には、|ぶっきらぼうな|親しみが|こもっていた。

― Dites !…. Donnez-moi un instant cette photo Vous savez…

「写真を|見せて|くれないか……|わかるだろう……」

Maigret tira le portrait de Berthe de sa poche. Ce fut la seule erreur qu’il commît dans cette affaire : celle de croire que la jeune femme, à cet instant, dominait les pensées de Hans.

― Non… L’autre.

Celle des deux gamins en col marin brodé !.…

Le Letton la regarda comme un halluciné. Le commissaire la voyait à l’envers, maïs il percevait l’admiration du plus blond des gamins pour son frère.

― Ils ont emporté mon revolver avec mon costume! dit soudain Hans d’une voix neutre, sans accent, en regardant autour de lui.

Maigret était pourpre. Il désigna gauchement le lit, où le sien était posé.

Alors le Letton lâcha la cheminée. Il ne chancela plus. Il devait faire appel à toute son énergie.

Il passa à moins d’un mèêtre du commissaire. Ils étaient en robe de chambre, tous les deux. Ils avaient partagé les bouteilles de rhum.

On voyait encore les deux chaises face à face, chacune d’un côté du réchaud à charbon de bois.

Leurs regards se croisèrent. Maigret n’avait pas le courage de détourner la tête. Il s’attendait à un temps d’arrêt.

Mais Hans passa tout raide, s’assit au bord du lit dont les ressorts grincèrent.

Il restait un peu d’alcool dans la seconde bouteille. Le commissaire la saisit. Le goulot cliqueta sur le verre.

Il but lentement. Ne faisait-il pas plutôt semblant de boire ? Sa respiration était suspendue.

Enfin une détonation. Il avala d’un trait le contenu du verre.

Cela se traduisit, en langage administratif, par :

Le … novembre 19.., à dix heures de relevée, le nommé Flans Johannson, né à Pskov, Russie, sujet estonien, sans profession, domicilié à Paris, rue du Roiï-de-Sicile, après s’être reconnu coupable du meurtre de son frère Pietr Johannson, commis dans le train dit « Etoile-du-Nord », le … novembre de la même année, s’est suicidé d’une balle dans la bouche peu après son arrestation, à Fécamp, par le commissaire Maigret, de la première Brigade mobile.

Le projectile, de calibre 6 mm, traversant la voûte palatine, s’est logé dans le cerveau. La mort a été instantanée.

Le corps a été dirigé à toutes fins utiles sur l’Institut médico- légal qui en a délivré décharge.

メグレは|ポケットから|ベルトの|肖像写真を|取り出した。||これが|この|事件で|彼が|犯した|唯一の|過ちだった。||その|瞬間、|若い女が|ハンスの|頭を|占めていると|思い込んだことが。

「違う……|もう|一枚。」

水兵服の|刺繍の|ある|えり飾りをした|ふたりの|少年の|写真!

レトンは|幻を|見るような|目で|それを|見つめた。||メグレには|裏側から|しか|見えなかったが、|金髪の|少年が|兄を|憧れの|目で|見つめているのが|伝わってきた。

「あいつらが|スーツと|一緒に|俺の|拳銃を|持って|いった!」|と|ハンスが|突然、|抑揚のない|平坦な|声で|あたりを|見回しながら|言った。

メグレは|顔を|真っ赤に|した。||ぎこちなく|ベッドを|指さした。||そこには|自分の|拳銃が|置いて|あった。

レトンは|暖炉から|手を|離した。||もう|よろめかなかった。||全力を|振り絞って|いるのが|わかった。

警部の|そばを|一メートルも|ない|距離で|通り過ぎた。||ふたりとも|部屋着姿だった。||一緒に|ラム酒の|瓶を|空けた。

木炭の|コンロを|挟んで|向かい合わせに|置かれた|ふたつの|椅子が|まだ|そのままだった。

ふたりの|目が|合った。||メグレには|目を|そらす|勇気が|なかった。||一瞬|足を|止めると|思った。

しかし|ハンスは|まっすぐ|通り過ぎ、|ベッドの|端に|腰かけた。||スプリングが|きしんだ。

二本目の|瓶に|まだ|少し|酒が|残って|いた。||警部は|それを|つかんだ。||瓶の口が|グラスに|当たって|音を|立てた。

ゆっくりと|飲んだ。||いや、|飲むふりを|して|いたのかも|しれない。||息が|止まって|いた。

そして|銃声。||メグレは|グラスの|中身を|一気に|飲み干した。

これを|行政用語に|訳すと:

某年|十一月……日|午後十時、|ロシア|プスコフ生まれの|エストニア国籍、|無職、|パリ|ロワドシシル通り|在住の|ハンス・ヨハンソンは、|同年|十一月……日に|「北極星号」と|呼ばれる|列車内で|兄|ピエトル・ヨハンソンを|殺害したことを|自ら|認め、|第一機動旅団の|メグレ警部による|フェカンでの|逮捕の|直後に|口内に|銃弾を|撃ち込んで|自殺した。

口径6ミリの|弾丸は|口蓋を|貫通し、|脳に|達した。||死は|即死だった。

遺体は|所定の|手続きに|従い|法医学研究所に|移送され、|受領書が|発行された。