注記(区切り記号について)
この翻訳文には、点字に対応させるための区切り記号(マス空け)を入れています。
「|」 … 1マスあけ
「||」 … 2マスあけ
点訳の際に必要となる区切りを、見える形で示しています。
読み進めるうちに、文章のリズムや切れ目を意識していただければ幸いです。
・固有名詞はフランスの実際の発音を標準にしますが、日本語で馴染みのあるカタカナ表記を優先しています。
・固有名詞は、原則として最初に登場した時に限って、その固有部分を「第2カギ符」で囲んでいます。
・固有名詞の複合語は、「マス空け」「中点」ではなく、一つの意味のまとまりとして一体性を保つために「第2つなぎ符」で表記しています。
・フランスの「通り名」は、「Avenue」並木道、「boulevard」大通り、「Qai」河岸通り、「Rue」通り
・当時の1フラン=現在の日本円で200円程度
・建物の階数は、rez-de-chaussée=1階、premier étage=2階と表記しています。
『Brille Editor System ver.8』用の『BESファイル』を、ZIPファイルに圧縮して公開しています。(2026年2月18日現在未完成)
Pietr le Letton
Chapter IX
Le « tueur »
||||||||怪盗|レトン
||||||第九章
||||殺し屋
Les bandes internationales, spécialisées dans la haute escroquerie, tuent rarement.
En principe, on peut même poser qu’elles ne tuent pas, du moins ceux qu’elles ont décidé de délester de quelques millions. Elles emploient pour le vol des méthodes plus scientifiques, et la plupart de leurs affiliés sont des gentlemen dont les poches ne contiennent pas d’arme.
Mais il leur arrive de tuer pour leurs règlements de compte. Chaque année, un ou deux crimes impossibles à éclaircir sont commis quelque part. Le plus souvent, la victime n’est pas identifiée et on l’enterre sous un nom que l’on sait faux.
Il s’agit dans ce cas soit d’un traître, soit d’un homme que l’alcool rend loquace et qui a commis des imprudences, soit d’un comparse dont l’ambition menace les situations acquises.
En Amérique, pays de la standardisation, ces exécutions ne sont jamais l’œuvre d’un membre de la bande. On fait appel à des spécialistes, à des « tueurs », comme on les appelle, qui, à l’instar des bourreaux officiels, possèdent leurs aides et leur tarif.
En Europe, il en a parfois été de même et, entre autres, la fameuse bande des Polonais, dont les chefs ont fini sur l’échafaud, fut plusieurs fois mise à contribution par des malfaiteurs d’un autre rang désireux de ne pas se souiller les mains de sang.
Maigret savait cela lorsqu’il descendit l’escalier et se dirigea vers le bureau du Majestic.
― Quand un voyageur sonne pour un repas, où va sa communication ? Questionna-t-il.
高額詐欺を|専門とする|国際犯罪組織が|人を|殺すことは|めったに|ない。
原則として、|数百万を|巻き上げようと|決めた|相手は|殺さない、|と、|言っても|いいくらいだ。||盗みには|より|科学的な|方法を|使い、|メンバーの|ほとんどは|紳士で、|ポケットに|武器を|持たない。
しかし|内部の|決着を|つけるために|殺すことは|ある。||毎年、|どこかで|一件か|二件、|解決不可能な|犯罪が|起きる。||たいていの場合、|被害者は|身元が|わからず、|偽名で|埋葬される。
犯行の対象は|裏切り者か、|酒に|なると|口が|軽くなって|不用意な|ことを|してしまった|者か、|あるいは|野心が|組織の|安定を|脅かすように|なった|仲間だ。
何でも|標準化する|国、|アメリカでは、|こうした|処刑は|決して|組織の|メンバーが|行わない。||「殺し屋」と|呼ばれる|専門家に|依頼する。||公式の|死刑執行人と|同じように、|助手を|持ち、|料金が|決まっている。
ヨーロッパでも|同じようなことが|あった。||有名な|ポーランド人|ギャング団は|首領が|断頭台で|処刑されたが、|血を|汚したくない|別の|犯罪者から|何度も|依頼を|受けていた。
メグレは|このことを|知りながら|階段を|降り、|マジェスティックの|フロントへ|向かった。
「宿泊客が|食事を|注文する|電話は、|どこに|つながる?」と|聞いた。

― A un maître d’hôtel spécial, affecté au service des appartements.
― La nuit aussi ?
― Pardon ! Après neuf heures du soir, il y a un employé de nuit.
― Qui se trouve ?
― Au sous-sol.
― Faites-moi conduire !
Il pénétra à nouveau dans les dessous de cette ruche de luxe conçue pour un millier de voyageurs. Il trouva un employé installé devant un standard, dans un local attenant aux cuisines. Un registre était devant lui. C’était l’heure calme.
― Est-ce que le brigadier Torrence vous a sonné entre neuf heures et deux heures du matin ?
― Torrence ?
― L’agent installé dans le cabinet bleu, à côté du 3… expliqua en termes professionnels l’employé du bureau.
― Il n’a pas appelé.
― Et personne n’est monté là-haut ?
Le raisonnement était élémentaire. Torrence avait été attaqué dans la chambre même, par quelqu’un qui y était par conséquent entré. Pour lui poser le bâillon, l’assassin avait dû passer derrière sa victime. Et Torrence ne s’était pas méfié.
Un garçon de l’hôtel seul remplissait ces conditions, soit qu’il eût été appelé par l’inspecteur, soit qu’il se fût présenté de lui-même pour desservir.
Maigret, sans s’émouvoir, posa sa question autrement.
― Quel membre du personnel a quitté son service avant l’heure ?
Le standardiste s’étonna.
― Comment le savez-vous ? C’est un hasard… Pepito a reçu un coup de téléphone lui annonçant que son frère était malade…
― A quelle heure ?
― Dix heures environ…
― Où était-il à ce moment ? ― Là-haut.
― A quel appareil a-t-il reçu la communication ?
On téléphona au poste central. Le préposé affirma qu’il n’avait donné aucune communication à Pepito.
「部屋への|食事の|注文は、|どこに|つながる?」
「専任の|ルームサービス係に|つながります」
「夜も|そうか?」
「失礼ながら、|夜9時以降は|夜間専任の|係員が|おります」
「どこに|いる?」
「地下です」
「連れていけ!」
メグレは|再び、|千人の|宿泊客を|収容する|この|豪華な|巣の|地下へ|入っていった。||厨房に|隣接した|部屋で、|交換台の|前に|座っている|係員を|見つけた。||目の前に|台帳が|あった。||静かな|時間だった。
「トランス巡査部長は|夜9時から|午前2時の|間に|呼び出しを|したか?」
「トランス?」
「3号室の|隣の|青い|部屋に|いた|捜査員だ」|と|フロントの|係員が|業務用語で|説明した。
「呼び出しは|ありませんでした」
「誰も|上に|上がらなかったか?」
推理は|単純だった。||トランスは|部屋の中で|襲われた。||つまり|犯人は|部屋に|入っていた。||口を|塞ぐためには|背後に|回らなければ|ならない。||そして|トランスは|警戒して|いなかった。
これらの|条件を|満たすのは|ホテルの|ボーイだけだ。||トランスに|呼ばれたか、|あるいは|自分から|食器を|下げに|来たかの|どちらかだ。
メグレは|動じずに|質問を|変えた。
「定時より|早く|持ち場を|離れた|従業員は|いるか?」
交換手は|驚いた。
「なぜ|わかったんですか?|偶然なんですが……|ペピートが|兄が|病気だという|電話を|受けて……」
「何時だ?」
「十時ごろです……」
「そのとき|どこに|いた?」
「上に|いました」
「どの|電話で|受けた?」
交換台に|問い合わせると、|ペピートに|電話を|つないだことは|ないと|言った。
Cela allait vite ! Et pourtant, Maigret restait placide et morne.
― Sa fiche ?… Car vous devez avoir une fiche…
― Pas une fiche à proprement parler… Du moins pas pour ce que nous appelons le personnel de salle, qui change souvent.
Il fallut gagner le secrétariat, où il n’y avait personne à cette heure. Maigret fit néanmoins ouvrir les livres, trouva ce qu’il cherchait :
Pepito Moretto, Hôtel Beauséjour, 3, rue des Batignolles. Entré le…
― Demandez-moi l’Hôtel Beauséjour au téléphone.
Pendant ce temps, il questionnait un autre employé, apprenait que Pepito Moretto était entré au Majestic, recommandé par un maître d’hôtel italien, trois jours avant les Mortimer-Levingston. On n’avait rien à lui reprocher au sujet du service : Il avait d’abord été affecté à la « salle », puis, sur sa demande, il avait « fait les appartements ».
L’Hôtel Beauséjour était au bout du fil.
― Allô !… Voulez-vous m’appeler Pepito Moretto ?… Allô !… Vous dites ?… Avec ses bagages ?… Trois heures du matin ?… Merci ! Allô !… Un mot encore… Il recevait son courrier chez vous ?… Jamais de lettres ?… Merci !… C’est tout.
Et Maigret raccrocha avec son même calme anormal. ― Quelle heure ? demanda-t-il.
― Cinq heures dix…
― Faites avancer un taxi.
Il donna au chauffeur l’adresse du Pickwick’s-Bar. ― Vous savez que c’est fermé à quatre heures ? Peu importe !
La voiture s’arrêta en face du cabaret, dont les volets étaient baissés. Sous la porte filtrait de la lumière. Maigret n’Ignorait pas que, dans la plupart des établissements de nuit, le personnel, parfois composé de quarante hommes et plus, a l’habitude de souper avant de s’en aller.
Le repas a lieu dans la salle que les clients viennent de quitter, tandis qu’on balaie déjà les serpentins et que les femmes de ménage se mettent au travail.
事態は|急展開していた。||それでも|メグレは|無表情で|沈んだままだった。
「身元ファイルは?……|あるはずだが……」
「厳密な意味での|ファイルは|ありません……|少なくとも|よく|入れ替わる|ホールの|スタッフには|作っていません」
事務局へ|行かなければ|ならなかったが、|その時間は|誰も|いなかった。||それでも|メグレは|台帳を|開けさせ、|探していたものを|見つけた。
ペピート・モレット、|バティニョール通り3番、|ボーセジュール・ホテル。||入社日……
「ボーセジュール・ホテルに|つなげ」
その間に|別の|係員に|聞くと、|ペピート・モレットは|モーティマー夫妻が|来る|三日前に、|イタリア人の|給仕長の|紹介で|マジェスティックに|入ったと|わかった。||仕事ぶりに|問題は|なかった。||最初は|ホールに|配属されたが、|本人の|希望で|客室担当に|なっていた。
ボーセジュール・ホテルに|つながった。
「もしもし!……|ペピート・モレットを|呼んでくれ……|もしもし!……|何だって?……|荷物を|持って?……|午前三時に?……|よし!|もしもし……|もう一つ……|郵便物は|届いていたか?……|手紙は|一度も?……|よし!……|以上だ」
メグレは|同じ|異様な|落ち着きで|受話器を|置いた。
「何時だ?」
「五時十分です……」
「タクシーを|呼べ」
運転手に|ピックウィックス・バーの|住所を|告げた。 「四時に|閉まりますよ?」 「かまわん!」
車は|シャッターの|降りた|バーの|前に|止まった。||ドアの|下から|明かりが|漏れていた。||メグレは|知っていた。||ほとんどの|夜の|店では、|四十人以上にも|なる|従業員が|帰る前に|食事を|する|習慣が|あることを。
客が|去ったばかりの|ホールで|食事が|行われる。||その間、|紙テープが|掃き集められ、|清掃員が|仕事を|始める。

Néanmoins, il ne sonna pas au Pickwick’s. Il tourna le dos au cabaret, avisa un bureau de tabac, au coin de la rue Fontaine, où ceux qui travaillent dans les boîtes de nuit ont coutume de se retrouver, soit pendant la soirée, entre deux airs de jazz, soit après.
Le bistrot était encore ouvert. Quand Maigret entra, trois hommes, accoudés au comptoir, buvaient du café arrosé et s’entretenaient de leurs affaires.
― Pepito n’est pas ici ?
― Il y a longtemps qu’il est parti ! répliqua le patron. Le commissaire constata qu’un des clients qui, peut-être, le reconnaissait, faisait signe au cafetier de se taire.
― J’avais rendez-vous avec lui à deux heures… reprit-il. ― Il était là…
― Je sais !… Je lui ai fait dire quelque chose par un danseur d’en face.
― José ?…
― C’est cela. Il a dû annoncer à Pepito que je n’étais pas libre.
José est venu, en effet… Je crois qu’ils ont causé…
Le consommateur qui avait adressé des signes au patron tambourinait du bout des doigts sur le comptoir. Il était pâle de rage, car les quelques phrases échappées au bistrot suffisaient à expliquer les événements.
A dix heures du soir, ou un peu avant dix heures, Pepito assassinait Torrence au Majestic.
Il devait posséder des instructions minutieuses, car il quittait aussitôt son service, en prétextant un coup de téléphone de son frère, pour gagner le bar du coin de la rue Fontaine et là, il attendait.
A certain moment, le danseur qu’on venait d’appeler José traversait la rue et lui transmettait un message qu’il était enfantin de deviner : tirer sur Maigret dès qu’il sortirait du Pickwick’s.
Autrement dit, en quelques heures, deux crimes. Et les deux seuls personnages dangereux pour la bande du Letton étaient supprimés !
それでも|メグレは|ピックウィックスの|ベルを|鳴らさなかった。||バーに|背を|向け、|フォンテーヌ通りの|角に|ある|たばこ屋に|目をやった。||夜の|店で|働く|者たちが|仕事の|合間や|仕事終わりに|集まる|カフェでもある。
その|小さな|カフェは|まだ|開いていた。||メグレが|入ると、|三人の|男が|カウンターに|肘を|ついて|ブランデー入りの|コーヒーを|飲みながら|話していた。
「ペピートは|いないか?」
「もう|ずいぶん前に|帰りましたよ!」|と|店主が|答えた。||客の|一人が、|おそらく|メグレを|知っているのだろう、|店主に|黙るよう|目配せするのに|メグレは|気づいた。
「二時に|会う|約束が|あったんだ……」|と|メグレは|続けた。
「いましたよ……」
「わかってる!……|向かいの|ダンサーに|伝言を|頼んだんだ」
「ホセに?……」
「そうだ。|私が|都合が|つかないと|ペピートに|伝えたはずだ」
「ホセは|確かに|来ました……|二人で|話していたようです……」
店主に|目配せしていた|客が|苛立ちで|カウンターを|指先で|叩いていた。||顔が|青ざめていた。||店主が|うっかり|漏らした|言葉だけで、|事件の|経緯が|十分に|わかったからだ。
夜の|十時ごろ、|あるいは|十時少し前に、|ペピートは|マジェスティックで|トランスを|殺した。
細かい|指示を|受けていたに|違いなかった。||すぐに|兄の|病気を|口実に|持ち場を|離れ、|フォンテーヌ通りの|角の|カフェへ|行って|待っていた。
やがて|ホセと|呼ばれた|ダンサーが|通りを|渡って|伝言を|届けた。||内容は|容易に|想像できた。||メグレが|ピックウィックスから|出てきたら|撃て、|というものだ。
つまり|数時間の|うちに|二つの|犯行が|行われた。||レトン一味にとって|危険な|人物は|二人とも|消された!
epito tire, s’enfuit. Son rôle est terminé. Il n’a pas été vu. Il peut donc aller chercher sa valise à l’Hôtel Beauséjour…
Maigret paya sa consommation, sortit, se retourna et vit les trois consommateurs qui bombardaient le patron de reproches.
Il frappa à la porte du Pickwick’s-Bar, qu’une femme de ménage ouvrit.
Comme il l’avait pensé, le personnel soupait, installé le long des tables mises bout à bout, On voyait des restes de poulet, de perdreau, d’entremets, tout ce que la clientèle n’avait pas consommé Trente têtes se tournèrent vers le commissaire.
― Il y a longtemps que José est parti ?
― Bien sûr !.. Tout de suite après que…
Mais le chef du personnel reconnut le commissaire qu’il avait servi lui-même, donna un coup de coude à celui qui parlait.
Maigret ne joua pas la comédie.
― Son adresse ! Et exacte, hein ! Sinon, il vous en cuira..
― Je ne sais pas… Le patron seul…
― Où est-il ?
― Dans sa propriété, à La Varenne.
― Passez-moi le registre.
― Mais…
― Silence !
On feignit de chercher dans les tiroirs d’un petit bureau Installé derrière l’estrade de l’orchestre. Maigret bouscula ceux qui s’agitaient ainsi, trouva aussitôt le registre où il lut :
José Latourie, 71, rue Lepic.
Il sortit comme il était entré, lourdement, tandis que les garçons, peu rassurés, se remettaient à manger.
Il était à deux pas de la rue Lepic. Mais le 71 est assez haut dans la rue en pente. Il dut s’arrêter deux fois parce que le souffle lui manquait.
Il se trouva enfin à la porte d’un meublé dans le genre de l’Hôtel Beauséjour, mais en plus sordide, et sonna. L’huis s’ouvrit automatiquement. Il frappa à un œil-de-bœuf et un garçon de nuit finit par émerger de son lit.
― José Latourie ?
Le valet consulta le tableau installé à la tête de son lit de camp.
ペピートは|撃ち、|逃げた。||役割は|終わった。||目撃者は|いない。||だから|ボーセジュール・ホテルに|スーツケースを|取りに|行けた……
メグレは|勘定を|払い、|外に|出て|振り返ると、|三人の|客が|店主を|口々に|責めているのが|見えた。
ピックウィックス・バーの|ドアを|叩くと、|清掃員の|女が|開けた。
思った通り、|従業員たちが|テーブルを|つなげて|食事を|していた。||客が|食べ残した|鶏や|ヤマウズラ、|デザートなどが|並んでいた。||三十人の|顔が|一斉に|警部の方を|向いた。
「ホセが|帰ったのは|いつだ?」
「もちろん!……|すぐに、|あの後……」
しかし|従業員長が|警部に|気づいた。||自分で|給仕した|客だ。||話していた|者の|脇腹を|肘で|突いた。
メグレは|芝居を|しなかった。
「住所を|言え!|正確にな!|でないと|ただでは|済まんぞ」
「わかりません……|オーナーだけが……」
「どこにいる?」
「ラ・ヴァレンヌの|別荘に……」
「台帳を|出せ」
「でも……」
「黙れ!」
従業員たちは|オーケストラの|演台の|裏の|小さな|机の|引き出しを|探すふりを|していた。||メグレは|うろうろしている|者たちを|押しのけ、|すぐに|台帳を|見つけた。||そこに|あった。
ホセ・ラトゥリー、|レピック通り71番。
入ってきた時と|同じように|どっしりと|外に|出た。||ボーイたちは|不安そうに|また|食事を|再開した。
レピック通りは|すぐ|近くだった。||しかし|71番は|坂の|かなり|上の方だ。||息が|切れて|二度|立ち止まらなければ|ならなかった。
やっと|ボーセジュール・ホテルと|同じような、|しかし|もっと|みすぼらしい|安宿の|前に|たどり着いて|ベルを|押した。||ドアが|自動的に|開いた。||丸い|小窓を|叩くと、|夜番の|ボーイが|やっと|ベッドから|起きてきた。
「ホセ・ラトゥリーは?」
ボーイは|簡易ベッドの|頭の方に|ある|鍵かけ|確認した。

― Pas rentré ! Sa clé est ici…
― Donnez ! Police…
― Mais…
― Vite !.…
Le fait est que, cette nuit-là, personne ne lui résista. Et pourtant il n’avait pas sa sévérité ni sa raideur habituelles. Mais peut-être sentait-on confusément que c’était pis ?
― Quel étage ?
― Quatrième !
La chambre, longue, étroite, sentait le renfermé. Le lit était défait. José, comme la plupart de ses pareils, avait dû rester couché jusqu’à quatre heures de l’après-midi, heure après laquelle les hôteliers refusent de faire les chambres.
Un vieux pyjama, usé au col et aux coudes, était jeté sur les draps. Par terre, une paire d’escarpins qui, contrefort cassé, semelle trouée, servaient de pantoufles.
Dans un sac de voyage, en imitation cuir, il n’y avait que des vieux journaux et un pantalon noir rapiécé.
Au-dessus de la toilette, un pain de savon, un onguent en pot, des cachets d’aspirine et un tube de véronal.
Par terre, un bout de papier roulé en boule, que Maigret ramassa, déplia avec soin. Il n’eut besoin que de l’approcher de ses narines pour reconnaître qu’il avait contenu de l’héroïne.
Un quart d’heure plus tard, le commissaire, qui avait fouillé partout, avisait un trou dans le reps de l’unique fauteuil, y glissait le doigt et, l’un après l’autre, retirait onze paquets de la même drogue, d’un gramme chacun.
Il les mit dans son portefeuille, descendit l’escalier. Place Blanche, il accosta un agent, lui donna des instructions, et le sergent de ville alla se camper à proximité du 71.
Maigret se souvenait du jeune homme aux cheveux noirs : un gigolo mal portant, aux yeux sans assurance, qui, d’émotion, avait heurté sa table en passant près de lui lorsqu’il était revenu de son rendez-vous avec Moretto.
Il n’avait pas osé rentrer chez lui, le coup fait, préférant abandonner ses trois frusques et les onze petits sachets qui représentaient pourtant, au prix du détail, un bon millier de francs.
「帰っていません!||鍵が|ここに|あります……」
「よこせ!||警察だ……」
「でも……」
「早く!……」
その夜、|誰一人として|メグレに|逆らわなかった。||いつもの|厳しさや|堅さは|なかった。||しかし|それより|もっと|恐ろしいものを|漠然と|感じ取っていたのかも|しれない。
「何階だ?」
「四階です!」
部屋は|細長く、|よどんだ|空気が|漂っていた。||ベッドは|乱れたままだった。||ホセも|同じような|境遇の|者と|同様、|午後四時まで|寝ていたのだろう。||その時間を|過ぎると|ホテルは|部屋を|片付けない。
襟と|肘が|すり切れた|古い|パジャマが|シーツの上に|投げてあった。||床には|かかとが|壊れ、|靴底に|穴の|あいた|エナメルの|靴が|スリッパ代わりに|置いてあった。
合皮の|旅行鞄の中には|古い|新聞と|継ぎ当ての|ある|黒い|ズボンしか|なかった。
洗面台の|上には|石鹸、|軟膏の|瓶、|アスピリンの|錠剤、|それから|睡眠薬の|チューブが|あった。
床に|丸めた|紙切れが|落ちていた。||メグレは|拾い上げて|丁寧に|広げた。||鼻に|近づけただけで|ヘロインが|入っていたと|わかった。
十五分後、|あちこちを|捜索した|警部は|唯一の|肘掛け椅子の|布地に|穴を|見つけ、|指を|差し込んで|同じ|薬を|一グラムずつ|包んだ|十一袋を|一つずつ|取り出した。
それを|財布に|入れて|階段を|降りた。||ブランシュ広場で|警官に|声を|かけ、|指示を|与えた。||巡査は|71番の|近くに|陣取った。
メグレは|黒髪の|青年を|思い出していた。||自信のない|目をした|病弱な|ジゴロで、|モレットとの|密会から|戻った時に|メグレの|テーブルに|ぶつかっていった|男だ。
仕事を|終えても|自分の|部屋に|帰る|勇気が|なかったのだ。||わずかな|身の回り品と、|小売りで|売れば|千フランに|なる|十一袋を|捨てることを|選んだ。
Celui-là se ferait pincer un jour ou l’autre, car il manquait de cran et il devait être talonné par la peur.
Pepito possédait un autre sang-froid. Peut-être, lui, attendait-il dans une gare le départ du premier train. Peut-être s’était-il enfoncé dans la banlieue ou, plus simplement, avait-il changé de quartier et d’hôtel.
Maigret héla un taxi, faillit donner l’adresse du Majestic. Mais il calcula que là-bas cela ne devait pas être terminé Autrement dit, Torrence était encore dans la chambre.
— Quai des Orfèvres….
Il comprit, en passant près de Jean, que celui-ci était déjà au courant, et il détourna la tête comme un coupable.
Il ne s’occupa pas de son feu. Il ne retira ni son veston, ni son faux col.
Pendant deux heures, il resta immobile, les coudes sur le bureau, et il faisait jour quand il songea à lire un papier qui avait dû y être déposé au cours de la nuit.
Au commissaire Maigret. Urgence.
Un homme en habit a pénétré vers onze heures et demie à l’Hôtel du Roi-de-Sicile et y est resté dix minutes. Reparti en limousine. Le Russe n’est pas sorti.
Maigret ne broncha pas. Et les nouvelles arrivèrent toutes à la fois. Ce fut d’abord un coup de téléphone du commissariat du quartier Courcelles.
— Un nommé José Latourie, danseur mondain, a été trouvé mort près de la grille du parc Monceau. Il porte les traces de trois coups de couteau. Son portefeuille ne lui a pas été volé. On ignore quand et dans quelles circonstances le crime a été commis.
Maigret ne l’ignorait pas, lui! Il imagina aussitôt Pepito Moretto derrière le jeune homme, à sa sortie du Pickwick’s, le trouvant trop ému et capable de se trahir, l’assassinant sans même se donner la peine de lui enlever son portefeuille, et ses pièces d’identité, peut-être par défi ?
— Vous croyez, par lui, remonter jusqu’à nous ? Le voici !
Semblait-il dire.
Huit heures et demie. Au téléphone, la voix du gérant du Majestic.
— Allo! Le commissaire Maigret ?.… C’est incroyable, inouï !.… Il y a quelques minutes, le 17 a sonné… Le 17! Vous vous souvenez ?.… Celui qui…
— Oswald Oppenheim, oui… Eh bien ?
— J’ai envoyé un garçon… Oppenheim, couché comme si rien ne s’était passé, a réclamé son petit déjeuner.
そいつは|いつか|捕まるだろう。||度胸が|なく、|恐怖に|追い立てられているに|違いないから。
ペピートは|別の|冷静さを|持っていた。||最初の|列車を|待って|駅に|いるかも|しれない。||郊外に|逃げ込んだか、|あるいは|もっと|単純に|別の|場所に|ホテルを|変えたか。
メグレは|タクシーを|止め、|マジェスティックの|住所を|言いそうに|なった。||しかし|あそこは|まだ|片付いていないだろうと|計算した。||つまり|トランスが|まだ|部屋に|いる。
「オルフェーブル河岸通り」
ジャンの|そばを|通りながら、|すでに|知っていると|わかった。||メグレは|罪人のように|顔を|そむけた。
暖炉の|世話も|しなかった。||上着も|つけ襟も|脱がなかった。
二時間、|肘を|机に|ついたまま|動かなかった。||夜が|明けた頃、|夜の間に|置かれていたと|思われる|紙に|気づいた。
メグレ警部へ。|緊急。
燕尾服を|着た|男が|十一時半ごろ|ロワ・ド・シシル・ホテルに|入り、|十分間|滞在した。||リムジンで|去った。||ロシア人は|外出していない。
メグレは|顔色一つ|変えなかった。||そして|知らせが|一度に|届いた。||まず|クールセル地区の|警察署から|電話が|あった。
「ホセ・ラトゥリーという|社交ダンサーが|モンソー公園の|柵の|近くで|死んでいるのが|見つかりました。||三か所|刃物で|刺された|跡が|あります。||財布は|盗まれていません。||いつ、|どのような|状況で|犯行が|行われたかは|不明です」
メグレには|わかっていた!||すぐに|想像できた。||ペピート・モレットが|ピックウィックスを|出た|青年の|後を|つけ、|動揺していて|口を|割りかねないと|見て、|財布も|身分証も|奪わずに|殺した。||挑発のつもり|だったのかもしれない。
「俺たちまで|たどり着けると|思っているのか?|受け取れ!」
そう|言わんばかりだった。
八時半。||電話口に|マジェスティックの|支配人の|声。
「もしもし!|メグレ警部ですか?……||信じられない、|前代未聞です!……||たった今、|17号室から|呼び出しが……|17号室ですよ!||覚えていますか?……||あの……」
「オズワルド・オッペンハイム、|そうだ……|それで?」
「ボーイを|行かせると……|オッペンハイムが|何事も|なかったかのように|ベッドで|朝食を|注文したんです」







