注記(区切り記号について)
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「|」 … 1マスあけ
「||」 … 2マスあけ
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ver.0.1(2025/11/20)
・固有名詞はフランスの実際の発音を標準にしますが、日本語で馴染みのあるカタカナ表記を優先しています。
・固有名詞は、原則として最初に登場した時に限って、その固有部分を「第2カギ符」で囲んでいます。
・固有名詞の複合語は、「マス空け」「中点」ではなく、一つの意味のまとまりとして一体性を保つために「第2つなぎ符」で表記しています。
・建物の階数は日本式で、ground floor=一階、first floor=二階と表記しています。
・フランスの「通り名」は、「Avenue」並木道、「boulevard」大通り、「Qai」河岸通り、「Rue」通り
・当時の1フラン=現在の日本円で200円程度
Le charretier de La Providence
Chapter 1
L’écluse 14
||||||||<ラ=プロヴィダンス>の|馬曳き
||||||第一章
||||水門|14番

ディジー村
「ディジー(Dizy)」は、フランスの地名です。具体的には、シャンパーニュ地方(マルヌ県)にある村で、正式には Dizy(ディジー) といいます。
エペルネー(Épernay)という町のすぐ北隣にあり、シャンパンのブドウ畑が広がる地域です。
Des faits le plus minutieusement reconstitués, il ne se dégageait rien, sinon que la découverte des deux charretiers de Dizy était pour ainsi dire impossible.
事実を|いくら|綿密に|組み立て|直しても、|浮かび上がって|くることは|何もなかった。
せいぜい|言えるのは、|<ディジー=村>の|二人の|馬曳きを|見つけ出す|ことは、|ほとんど|不可能だ|ということ|だけだった。
Le dimanche ― c’était le 4 avril – la pluie s’était mise à tomber à verse dès trois heures de l’après-midi.
A ce moment, il y avait dans le port, au-dessus de l’écluse 14, qui fait la jonction entre la Marne et le canal latéral, deux péniches à moteur avalantes, un bateau en déchargement et une vidange.
四月四日、|日曜日|だった。||その日の|午後|三時には|もう|土砂降りの|雨が|降り始めていた。
その時、|港には、|<マルヌ=川>と|運河を|つなぐ|第14番|水門の|上流に|下りの|モーターバージが|二隻、|荷降ろしを|している|船が|一隻、|それに|汚水船が|一隻、|停泊|していた。

マルヌ川(la Marne)とは、フランスのセーヌ川の最大の支流のひとつです
🔹基本情報
- 長さ:およそ 525 km
- 源流:ラン(Langres)高原(シャンパーニュ地方の南東部)
- 流域:シャンパーニュ地方 → ムーズ県 → マルヌ県 → セーヌ=エ=マルヌ県
- 合流点:パリの東側(シャラントン=ル=ポン付近)でセーヌ川に注ぐ
🔹地理と歴史
- マルヌ川は、シャンパン産地を貫く川として知られています。
とくに エペルネー(Épernay) や ディジー(Dizy) などの町は、川沿いに広がるブドウ畑と運河輸送で栄えました。 - 古くから水運の大動脈でもあり、船でパリへ貨物(穀物、ワイン、建材など)を運ぶための
「マルヌ運河(canal de la Marne)」や「運河ラテラル(canal latéral à la Marne)」などが整備されています。 - また、第一次世界大戦では「マルヌの戦い(Bataille de la Marne)」の舞台にもなり、フランス史上きわめて重要な地域です。
Un peu avant sept heures, alors que commençait le crépuscule, un bateau-citerne, l’Eco III, s’était annoncé et avait pénétré dans le sas.
7時|少し|前、|夕暮れどき|だった。
タンク船|<レコ=トロワ>が|入港を|告げると|水門の|中へ|入っていった。
L’éclusier avait manifesté de la mauvaise humeur, parce qu’il avait chez lui des parents en visite.
Il avait adressé un signe négatif à un bateau-écurie qui arrivait l’instant d’après au pas lent de ses deux chevaux.
水門番は、|不機嫌な|様子だった。
自宅に|親戚が|来ていたからだ。
その|すぐあと、|2頭の|馬を|乗せた|馬小屋船が|静かに|やって来た。
彼は|通るなと|合図を|送った。

Rentré chez lui, il n’avait pas tardé à voir entrer le charretier, qu’il connaissait.
水門に|隣接した|自宅に|戻ると|まもなく、|顔みしりの|馬曳きが|入ってきた。

― Je peux passer ? Le patron voudrait coucher demain à Juvigny.…
「通して|いただけませんか?||旦那が|明日は|<ジュヴィニー>で|泊まりたいと|言ってるんで」

La pluie tombait de plus en plus dru.
De sa fenêtre, l’éclusier vit la silhouette trapue du charretier qui allait lourdement d’une porte à l’autre, faisait avancer ses bêtes, accrochaït les amarres aux bittes.
La péniche s’éleva peu à peu au-dessus des murs. Ce n’était pas le patron qui tenait la barre, mais sa femme, une grosse Bruxelloise aux cheveux d’un blond criard, à la voix aiguë.
雨は|ますます|激しく|降っていた。
水門番は|窓ごしに、|ずんぐりした|馬曳きが|水門の|一方から|もう|一方へと|馬を|前へ|進ませながら|重い|足取りで|歩き、|船の|ロープを|杭に|引っ掛けている|姿が|見えた。
船は|ゆっくりと|水門の|壁よりも|高く|浮き上がった。
舵を|取っていたのは|旦那ではなく、|その|妻で、|大柄な|<ブリュッセル>|出身の|女だった。
けばけばしい|金髪に、|甲高い|声を|していた。
A sept heures vingt, La Providence était arrêtée en face du Café de la Marine, derrière l’Eco III. Les chevaux rentrèrent à bord. Le charretier et le patron se dirigèrent vers le café, où se trouvaient d’autres mariniers et deux pilotes de Dizy.
七時|二十分、|<ラ=プロヴィダンス>は|<カフェ=ド=ラ=マリーヌ>の|前で、|<レコ=トロワ>の|うしろに|停まった。
馬たちは|船へ|戻り、|馬曳きと|船主は|カフェへ|向かった。
そこには、|ほかの|船乗りたちと|<ディジー>の|水先案内人が|二人いた。

A huit heures, alors que la nuit était tout à fait tombée, un remorqueur amena en dessous des portes les quatre bateaux qu’il traînait.
Cela augmenta le contingent du Café de la Marine. Il y eut six tables occupées. On s’interpellait de l’une à l’autre.
Ceux qui entraient laissaient derrière eux des rigoles d’eau, secouaient leurs bottes gluantes.
Dans la pièce voisine, éclairée par une lampe à pétrole, les femmes venaient aux provisions.
八時、|夜が|すっかり|暮れたころ、|一隻の|タグボートが、|その後ろに|四隻の|船を|水門の|すぐ|下まで|曳いていった。
それで、|カフェ=ド=ラ=マリーヌの|客は|一段と|増えていた。
六つの|テーブルが|埋まり、|客たちは|テーブルごしに|声を|かけ合っていた。
入ってくる|者は、|うしろに|水の|跡を|のこし、|泥のついた|長靴を|振っていた。
隣の|部屋では、|石油|ランプの|光のもとで、|女たちが|食料を|買いに|来ていた。
L’air était lourd. On discuta d’un accident qui s’était produit à l’écluse 8 et du retard que pourraient subir les bateaux montants.
A neuf heures, la marinière de La Providence vint chercher son mari et le charretier, qui s’en allèrent après un salut à la ronde.
空気は|重く、|人びとは|第八|水門で|起きた|事故のことや、|上りの|船が|遅れる|かもしれない|ことを|話し合っていた。
九時になると、|ラ=プロヴィダンスの|女船員、|船主の|妻が、|夫と|馬曳きを|迎えに|やって来た。
二人は|まわりの|客たちに|軽く|あいさつして、|店を|あとにした。
A dix heures, les lampes étaient éteintes à bord de la plupart des bateaux. L’éclusier accompagna ses parents jusqu’à la grand-route d’Epernay, qui franchit le canal à deux kilomètres de l’écluse.
Il ne vit rien d’anormal. En passant, au retour, devant la Marine, il y jeta un coup d’œil, fut hélé par un pilote.
— Viens boire la goutte ! T’es tout mouillé…
十時には、|ほとんどの|船で|灯りが|消えていた。
水門番は、|両親を|<エペルネー=街道>まで|送り、|その|道が|水門から|二キロ|先で|運河を|渡るところまで|見送った。
彼は、|何も|変わったものは|見なかった。
両親を|送って|帰る|途中、|カフェ=ド=ラ=マリーヌの|前を|通りかかると、|そこに|目をやり、|水先案内人の|ひとりに|呼び止められた。
「おい、|一杯|やっていけよ!||ずぶ濡れじゃ|ないか」
Il prit un rhum, debout.
Deux charretiers se levaient, lourds de vin rouge, les yeux luisants, et se dirigeaient vers l’écurie attenante au café, où ils couchaïent sur la paille, près de leurs chevaux.
Ils n’étaient pas tout à fait ivres.
Mais ils avaient assez bu pour dormir d’un sommeil pesant.
Il y avait cinq chevaux à l’écurie, qui n’était éclairée que par une lanterne-tempête mise en veilleuse.
彼は|立ったまま、|ラムを|一杯|ひっかけた。
二人の|馬曳きが、|赤ワインに|酔いしれて|重たげに|立ち上がり、|ぎらつく|目をして、|カフェに|隣接する|馬小屋へ|向かった。
彼らは、|馬の|そばの|藁の|上で|眠るのだ。
彼らは、|完全に|酔っていた|わけでは|なかった。
だが、|深い|眠りに|落ちるには、|じゅうぶん|飲んでいた。
馬小屋には|五頭の|馬がいた。
灯りは、|弱く|絞られた|嵐用の|ランプ、|ひとつきり|だった。
A quatre heures, un des charretiers réveilla son compagnon et tous deux commencèrent à soigner leurs bêtes. Ils entendirent les chevaux de La Providence qu’on sortait de la péniche et qu’on attelait.
A la même heure, le patron du café se levait et allumaiït la lampe dans sa chambre, au premier étage. Il entendit, lui aussi, La Providence qui se mettait en marche.
午前|四時、|馬曳きの|ひとりが|仲間を|起こし、|ふたりは|馬の|世話を|はじめた。
そのとき、|ラ=プロヴィダンスの|馬たちが、|船から|降ろされ、|くびきを|つけられる|音が|聞こえてきた。
同じころ、|カフェの|主人は|二階の|部屋で|起き上がり、|ランプに|火を|ともしていた。
彼も|また、|外で|ラ=プロヴィダンスが|動き出すのを|聞いていた。
A quatre heures et demie, le moteur Diesel du bateau citerne se mettait à tousser, mais il ne partit qu’un quart d’heure plus tard, après que le patron eut avalé un grog au café dont on ouvrait les portes.
Il était à peine sorti et son bateau n’était pas encore au pont que les deux charretiers faisaient leur découverte.
四時半|ごろ、|燃料|運搬船の|ディーゼルエンジンが、|ぶつぶつと|咳|するように|鳴りはじめた。
だが|出発|したのは、|その|十五分|あと、|カフェの|扉が|開いて、|店主が|グロッグを|一気に|飲み干した|あとだった。
彼が|外へ|出たばかりで、|船が|まだ|橋の|あたりにも|達していない|ころ、|二人の|馬曳きは、|発見|したのだ。
L’un des deux tirait ses chevaux vers le chemin de halage. L’autre fouillait la paille pour y retrouver son fouet quand sa main rencontra un corps froid.
Impressionné d’avoir cru reconnaître un visage humain, il se munit de sa lanterne, éclaira le cadavre qui allait bouleverser Dizy et troubler la vie du canal.
二人の|うちの|一人は、|馬を|曳いて|曳船道(馬が|船を|曳いて|進むために|運河の|岸に|沿って|走る|細い|道)の|方へ|向かっていた。
もう|一人は、|藁の|中に|落とした|鞭を|探していた。
そのとき、|手が|冷たい|身体に|触れた。
人間の|顔を|見たような|気がした|彼は、|思わず|息を|のんで、|ランタンを|手に|取り、|遺体を|照らした。||それは|やがて、|ディジーの|町を|揺るがし、|運河での|暮らしを|動揺させる|ことになる。|

Le commissaire Maigret, de la Première Brigade Mobile, était en train de récapituler ces faits en les plaçant dans leur cadre.
C’était le lundi soir. Le matin même, le Parquet d’Epernay avait fait, sur les lieux, la descente légale et, après la visite de l’Identité Judiciaire et des médecins légistes, le corps avait été transporté à la morgue.
第一=機動=捜査隊の|メグレ警部は、|これらの|事実を|頭の|中で|整理し、|全体の|状況の|中に|当てはめながら、|ひとつずつ|組み立て|直していた。
月曜の|晩|だった。
その朝には|すでに、|<エペルネー>の|検察が|現場検証を|行い、|鑑識班と|検視医の|立ち会いの|あと、|遺体は|死体安置所へ|運ばれていた。
Il pleuvait toujours, une pluie fine, serrée et froide qui n’avait pas cessé de tomber de la nuit et de toute la journée.
Des silhouettes allaient et venaient sur les portes de l’écluse où un bateau s’élevait insensiblement.
雨は|まだ|降りつづいていた。
夜の|あいだも、|そして|一日じゅう、|途切れることの|ない、|細く|冷たい|雨、|身にしみる|ような、|その雨が|降りつづいていた。
水門の|扉の|上では、|ぼんやりとした|人影が|行き来していた。
その下で、|一隻の|船が、|ほとんど|気づかぬほど|ゆっくりと|水位に|あわせて|昇っていった。
Depuis une heure qu’il était là, le commissaire n’avait songé qu’à se familiariser avec un monde qu’il découvrait soudain et sur lequel il n’avait en arrivant que des notions fausses ou confuses.
そこに|来てから、|すでに|一時間が|たっていたが、|メグレ警部は、|ただ|この|世界に|慣れること|だけを|考えていた。
彼が|突然|目の当たりに|した|その|世界。||そこに|来たときの|彼は、|それについて、|間違った、|あるいは、|ぼんやりとした|知識しか|持っていなかった。
L’éclusier lui avait dit :
― Il n’y avait presque rien dans le bief: deux moteurs avalants, un moteur montant, qui a éclusé l’après-midi, une vidange et deux panamas. Puis le chaudron est arrivé avec ses quatre bateaux…
水門番は、|彼に|言った。
「ビエフ(運河の|2つの|水門の|間の|区間)には、|ほとんど|船は|いませんでした。||下流へ|向かう|モーター船が|二隻、|上流へ|向かう|モーター船が|一隻。||午後に|水門を|通過しました。
それから|排水が|一度|あって、|そして|<パナマ>が|二隻。||それから|<ショドロン>が|四隻の|船を|連れて|やって来ました」
Et Maigret apprenait qu’un chaudron est un remorqueur, qu’un panama est un bateau qui n’a ni moteur ni chevaux à bord et qui loue un charretier avec ses bêtes pour un parcours déterminé, ce qui constitue de la navigation au long jour.
メグレは|そのとき|理解した。
<ショドロン>とは、|タグボート|のことであり、|
<パナマ>とは|エンジンも|馬も|持っていない|運河を|移動|するだけの|船|なのだ。||その|船主は|一定の|区間を|動くために、|馬と|一緒に|馬曳きを|雇う。||それで|日中しか|動くことは|できないのだ。
En arrivant à Dizy, il n’avait vu qu’un canal étroit, à trois kilomètres d’’Epernay, et un village peu important près d’un pont de pierre.
I] lui avait fallu patauger dans la boue, le long du chemin de halage, jusqu’à l’écluse, qui était elle-même distante de deux kilomètres de Dizy.
ディジーに|着いたとき、|彼が|目にしたのは、|<エペルネ>から|三キロ|ほどの|ところに|ある|狭い|運河と、|石の|橋の|近くに|ある|小さな|村|だけだった。
メグレは、|曳舟道の|泥の|中を|歩いて|門まで|行かなければ|ならなかった。
その水門は|ディジーから|さらに|二キロ|離れていた。


14号水門
Dizy はシャンパーニュ地方の Épernay の北西にあります。
そこを流れるのは Canal latéral à la Marne(マルヌ川沿いの運河)。
ディジー村の外縁に実際にÉcluse de Dizy(水門)が存在します。
Et là il avait trouvé la maison de l’éclusier, en pierres grises, avec son écriteau : Bureau de Déclaration.
Et il avait pénétré au Café de la Marine, qui était la seule autre construction de l’endroit.
そして|そこで|彼は|灰色の|石で|できた|水門番の|家を|見つけた。||そこには|<申告事務所>と|書かれた|看板が|掲げられていた。
そして|彼は|その|場所にある|もう一つの、|ただ一つの|建物である|カフェ=ド=マリーヌの|中へ|足を|踏み入れた。

A gauche, une salle de café pauvre, avec de la toile cirée brune sur les tables, des murs peints moitié en brun, moitié en jaune sale.
Mais il y régnait une odeur caractéristique qui suffisait à marquer la différence avec un café de campagne.
Cela sentait l’écurie, le harnais, le goudron et l’épicerie, le pétrole et le gasoil.
左手には、|みすぼらしい|カフェの|部屋が|あった。
テーブルには|茶色に|ワックスで|防水された|布が|かけられ、|壁は|下半分が|茶色、|上半分が|くすんだ|黄色に|塗り分けられていた。
だが|そこには、|ひと目で|田舎の|カフェと|違うとわかる、|独特の|匂いが|漂っていた。
それは、|馬小屋と|馬具の|革の|匂い、|船の|補修用|タールと|加工食品の|匂い、|そして|灯油や|軽油の|匂いが|入り混じっていた。

La porte de droite était munie d’une petite sonnette et des réclames transparentes étaient collées aux vitres.
Là, c’était bourré de marchandises : des cirés, des sabots, des vêtements de toile, des sacs de pommes de terre, des barils d’huile alimentaire et des caisses de sucre, de pois, de haricots, pêle-mêle avec des légumes et de la faïence.
右側の|扉には、|小さな|呼び鈴が|ついていて、
|透明の|ガラスには||広告が|いくつも|貼られていた。
その中は|商品で|いっぱいだった。
防水|外套、|木製の|靴、|布製の|作業着、|ジャガイモの|袋に|食用油の|樽、|それに|砂糖や|豆類の|箱が、|野菜や|陶器の|壺や|皿までが|入り混じって、|ごちゃごちゃに|積み上げられていた。

On ne voyait pas un client. A l’écurie, il n’y avait plus que le cheval que le propriétaire attelait pour aller au marché, une grande bête grise aussi familière qu’un chien, qui n’était pas attachée et qui se promenait de temps en temps dans la cour, parmi les poules.
客の|姿は|ひとりも|なかった。
裏の|馬小屋には、|店主が|市場へ|行くときに|使う|灰色の|大きな|馬が|一頭|だけ|残っていた。
犬の|ように|人に|なついた|その|馬は、|つながれもせず、|ときおり|中庭を|歩き周り、|ニワトリたちの|あいだを|のそのそと|通っていった。

Tout ruisselait de l’eau du ciel. C’était la note dominante. Et les gens qui passaient étaient noirs et luisants, penchés en avant.
あたり|一面が|雨に|打たれ、|空からの|水に|浸されていた。
それが、|このあたりを|支配している|風景の|色だった。
通りを|行く|人々は、|黒く|濡れて、|鈍く|光りながら、|背を|丸めて|前のめりに|歩いていた。

A cent mètres, un petit train Decauville allait et venait dans un chantier, et son conducteur, à l’arrière de la locomotive en miniature, avait fixé un parapluie sous lequel il se tenait, frileux, les épaules rentrées.
Une péniche se détachait du bord, s’en allait à la gaffe jusqu’à l’écluse d’où une autre sortait.
百メートル|ほど|先の|工事現場|では、|小さな|<デコヴィル|列車>(工事に|使われる|簡易軌道)が、|行った来たり|していた。
その|運転手は、|ミニチュアの|ような|機関車の|後ろに|傘を|取り付け、|その|下で|寒そうに|肩を|すくめていた。
一隻の|はしけ船が、|静かに|岸を|離れ、|長い|竿で|底を|押しながら、|水門の|方へと|ゆっくり|進んでいく。
その|水門からは、|ちょうど|もう|一隻の|船が|出てこようと|していた。

Comment la femme était-elle venue là ?
Pourquoi ?
C’était la question que la police d’Epernay, le Parquet, les médecins, les techniciens de l’Identité Judiciaire s’étaient posée avec ahurissement et que Maigret tournait et retournait dans sa lourde tête.
あの|女は|どうして|ここに|来たのか?
なぜ、|こんな|場所に?
その疑問を、|エペルネの|警察も、|検察も、|医者も、|鑑識の|技師たちも、|みな|呆然と|自ら|繰り返していた。
そして|メグレも|また、|その疑問を|重たい|頭の|中で|何度も|思い返した。
Elle avait été étranglée, c’était une première certitude.
La mort remontait au dimanche soir, vraisemblablement vers dix heures et demie.
Et le cadavre avait été découvert, dans l’écurie, un peu après quatre heures du matin.
Aucune route ne passe près de l’écluse.
Rien n’y peut attirer quelqu’un qui ne s’occupe pas de navigation. Le chemin de halage est trop étroit pour permettre le passage à une auto. Et, cette nuit-là, il eût fallu patauger jusqu’à mi-jambe dans les flaques d’eau et dans la boue.
女は、|絞め殺されていた。
それが、|疑いのない|最初の|事実だった。
死亡したのは、|おそらく|日曜の|夜|十時半|ごろと|見られた。
そして|その死体は、|午前|四時を|少し|過ぎたころ、|馬小屋の|中で|発見|されたのだった。
水門の|そばには、|道らしい|道が|一本も|なかった。
船に|関わりのない|人間を|呼び寄せる|理由など|そこには|何ひとつない。
曳舟道は|あまりに|狭く、|車など|通れる|はずもない。
その夜は、|ぬかるみと|水たまりの|中を、|ひざまで|泥に|浸かって|歩くしか|なかったのだ。

Elle ne portait qu’une robe de soie crème et des chaussures en daim blanc qui étaient plutôt des chaussures de plage que des souliers de ville.
彼女が|身につけて|いたのは、|クリーム色の|絹の|ドレスと、|白い|スエードの|靴|だけだった。
その靴は、|街を|歩く|靴|というより、|むしろ|浜辺で|履くような|ものだった。

― Trente-huit à quarante ans ! avait dit le médecin après l’avoir examinée.
「三十八|から|四十歳|くらいだな」
検視を|終えた|医師が、|そう言った。

Ses boucles d’oreilles étaient deux perles véritables, valant environ quinze mille francs.
Son bracelet, en or et platine, travaillé dans le goût ultramoderne, était plus esthétique que coûteux mais portait la signature d’un joaillier de la place Vendôme.
彼女の|耳には、|本物の|真珠の|イヤリングが|光っていた。
それは|一万五千フラン|ほどもする、|高価な|ものだった。
腕には、|金と|プラチナを|組み合わせた|ブレスレット。
最先端の|デザインで、|値段よりも|洗練さを|感じさせた。
その|内側には、|<ヴァンドーム=広場>の|宝石商の|名前が|刻まれていた。
Les cheveux étaient bruns, ondulés, coupés très court sur la nuque et aux tempes.
Quant au visage, défiguré par la strangulation, il avait dû être d’une joliesse assez remarquable.
Une femme, sans doute, du genre pétillant.
Ses ongles, manucurés, vernis, étaient sales.
髪は|茶色で、|やや|波打っており、|首筋と|こめかみの|あたりは、|非常に|短く|切りそろえられた|モダンな|髪型だった。
顔は、|絞め殺された|ために|変わり果てて|いたが、|元々は、|かなり|人目を|惹く|美しさ|だったに|違いない。
おそらく|生前は、|はじけるように|明るい|女|だったのだろう。
彼女の|爪は|手入れされて、|赤い|マニキュアが|塗られていた。||だが、|その爪は|泥で|汚れていた。

On n’avait pas retrouvé de sac à main près d’elle. Les polices d’’Epernay, de Reims et de Paris, munies d’une photographie du cadavre, essayaient en vain, depuis le matin, d’établir son identité.
彼女の|近くで、|ハンドバッグは|見つからなかった。
<エペルネ>、|<ランス>、|そして|<パリ>の|警察が、|死体の|写真を|手に、|朝から|身元を|確認|していたが、|手がかりは|得られて|いなかった。

Et la pluie tombait sans trêve sur un vilain paysage. A gauche et à droite, l’horizon était borné par des collines crayeuses, aux traînées blanches et noires, où les vignes, à cette saison, n’apparaissaient que comme des croix de boïs dans un cimetière du front.
雨は|やむことなく、|暗く|沈んだ|風景に|降りしきっていた。
地平線は、|右も|左も、|白と|黒の|筋を|引いたような|<シャンパーニュ=地方>の|石灰の|丘に|とざされていた。
この季節は、|葡萄の|木々は|葉を|落とし、|まるで|戦場の|墓地に|並ぶ|木の|十字架の|ように|見えた。
L’éclusier, qu’une casquette galonnée d’argent permettait seule de reconnaître, tournait d’un air accablé autour de son bassin où l’eau se mettait à bouillonner chaque fois qu’il ouvrait les vannes.
Et à chaque marinier, tandis qu’un bateau s’élevait ou descendaïit, il racontait l’histoire.
Parfois les deux hommes, les feuilles réglementaires une fois signées, gagnaient à grands pas le Café de la Marine, vidaient des verres de rhum ou une chopine de vin blanc.
水門番は、|銀の|縁取りの|帽子を|かぶって|いなかったら|見分けが|つかないような|姿だった。
彼は|うなだれた|様子で、|自分の|水門の|まわりを|歩き回り、|水門の|弁を|開けるたびに、|水は|泡を|立てて|うなり声を|あげた。
そして、|船が|水門を|通って|昇ったり|降りたり|している|あいだ、|水門番は、|船乗りたちに、|事件の|話を|語って|聞かせた。
水門番と|船乗りは、|所定の|書類に|署名を|終えると、|ときおり|二人は|急ぎ足で|<カフェ=ド=ラ=マリーヌ>へ|向かい、|ラムの|グラスか|白ワインの|小瓶を|あけた。

C’était un fait.
L’affaire se présentait d’une façon tout à fait anormale. Il n’y avait même pas un témoin à questionner.
Car le Parquet, après avoir interrogé l’éclusier, puis s’être entendu avec l’ingénieur des Ponts et Chaussées, avait décidé de laisser tous les bateaux poursuivre leur route.
それは|まぎれもない|事実だった。
この事件は、|まるで|常識を|外れた|形で|起きていた。
尋ねて|話を|聞ける|目撃者は、|ひとりとして|いなかった。
というのも、|検察当局は、|水門番の|取り調べを|済ませ、|公共事業局の|技師と|協議した|のちに、|すべての|船を|そのまま|航行|させるよう|決定|していたのだ。||それが|最初の|見落しだった。
Les deux charretiers étaient partis les derniers vers midi, convoyant chacun un panama.
二人の|馬曳きは、|正午ごろに|なって|最後に|出発した。||それぞれが、|一隻の|『パナマ』を|牽いていた。
1 il y a une écluse tous les trois ou quatre kilomètres et que ces écluses sont reliées téléphoniquement entre elles, on pouvait savoir, à n’importe quel moment, l’endroit où n’importe quel bateau se trouvait et lui barrer la route.
Au surplus, un commissaire de police d’Epernay avait questionné tout le monde et Maigret avait à sa disposition le procès-verbal de ces interrogatoires d’où rien ne ressortait, sinon que la réalité était invraisemblable.
水門は|およそ|三、四キロ|ごとに|設けられており、|しかも|それぞれが|電話で|つながっていた。
だから、|どの船が|どこに|いるのか、|いつでも|把握する|ことが|でき、|必要なら|その|進路を|止めることも|できた。
そのうえ、|<エペルネー=警察>の|警部が|すでに|関係者|全員を|取り調べており、|メグレの|手元には、|その|調書も|届いていた。
だが、|そこから|浮かび上がったのは、|ただ|現実|そのものが|信じがたい、|という|事実|だけだった。
Tous ceux qui se trouvaient la veille au Café de la Marine étaient connus, soit du patron, soit de l’éclusier, le plus souvent des deux.
Les charretiers couchaïient au moins une fois par semaine dans la même écurie, et toujours dans le même état assez proche de l’ivresse.
前の日、|カフェ=ド=ラ=マリーヌに|いた|者は、|みんな|顔見知り|だった。
店主か|水門番の|どちらかに、|いや、|たいていは|その|両方に|知られていた。
馬曳きたちは、|少なくとも|週に|一度は|同じ|馬小屋に|寝泊りした。||そのときは|いつも、|たいてい|酔っぱらいに|近い|状態だった。

― Vous comprenez ! A chaque écluse, on boit le coup… Presque tous les éclusiers vendent à boire…
「そりゃわかるだろ?||水門を|通るたびに、|一杯|やるんだよ。||どこの|水門番も、|たいてい|酒を|売ってるからな」
Le bateau-citerne arrivé le dimanche après-midi et reparti le lundi matin transportait de l’essence et appartenait à une grosse compagnie du Havre.
Quant à La Providence, dont le patron était propriétaire, elle passait vingt fois par an, avec ses deux chevaux et son vieux charretier. Et il en était de même des autres !
日曜の|午後に|到着し、|月曜の|朝に|出発した|その|タンク船は、|ガソリンを|積んでおり、|<ル=アーヴル>の|大会社の|所有する|船だった。
<ラ=プロヴィダンス>について|言えば、|船主|自身の|持ち船で、|年に|二十回も|この水門を|通っていた。||いつも|二頭の|馬と、|年老いた|馬曳きを|連れていた。
ほかの|船も|みんな、|だいたい|同じような|ものだった。



Maigret était maussade. Cent fois il entra dans l’écurie, puis dans le café ou dans la boutique.
On le vit marcher jusqu’au pont de pierre avec l’air de compter ses pas ou de chercher quelque chose dans la boue.
Il assista, renfrogné, dégouttant d’eau, à dix éclusées.
メグレは、|不機嫌|だった。
何度となく|馬小屋へ|入り、|それから|カフェや|商店にも|何度も|出入りした。
彼が|石橋まで|歩いて|いくのも|見られた。||まるで|歩数を|数えているか、|泥の|中で|何かを|探している|かの|ようだった。||そして|彼は、|雨で|ずぶぬれのまま|しかめっつらで、|十回の|水門操作を|見届けていた。
On se demandait quelle était son idée et en réalité il n’en avait pas. Il n’essayait même pas de découvrir un indice à proprement parler, mais plutôt de s’imprégner de l’ambiance, de saisir cette vie du canal si différente de ce qu’il connaissait.
人々は、|彼が|いったい|何を|考えて|いるのかと|不思議に|思った。
実際の|ところ、|彼には|特別な|考えなど|なかった。
彼は、|いわゆる|手がかりを|探そうと|していた|わけではなく、|むしろ、|この場所の|空気に|身を|浸し、|自分の|知っている|世界とは|まるで|ちがう|運河の|人々の|暮らしを|感じ取ろうと|していたのだ。
Il s’était assuré qu’on pourrait lui prêter une bicyclette s’il désirait rejoindre l’un ou l’autre des bateaux.
L’éclusier lui avait remis le Guide officiel de la Navigation intérieure où des localités inconnues, comme Dizy, prennent, pour des raisons topographiques, ou à cause d’une jonction, d’un croisement, de la présence d’un port, d’une grue, voire d’un bureau de déclaration, une importance insoupçonnée.
彼は、|いずれかの|船に|行きたくなった|ときには、|自転車を|貸して|もらえるよう|手配を|済ませていた。
水門番は、|メグレに|『内陸|水路|公式|ガイド』を|手渡していた。
その本の|中では、|<ディジー>の|ような|知られていない|土地でも、|地形の|関係や、|運河の|分岐や|交差、|港や|クレーン、|さらには|通関所が|あるために、|思いがけない|重要地点|として|扱われているのだ。


Il essayait de suivre, en esprit, péniches et charretiers :
« Ay – Port – Écluse n°13.
Mareuil-sur-Ay – Chantier de construction de bateaux – Port – Bassin de virement – Écluse n°12 – Côte 74,36… »
Puis Bisseuil, Tours-sur-Marne, Condé, Aigny…
彼は、|心の|中で、|運河を|行き交う|船や|荷馬車の|馬曳きの|動きを|思い描いて|いた。
『<アイ>の|港から|<第13号=水門>。||<マルイユ=シュル=アイ>の|造船所の|港から|方向転換用の|水域へ。||<第12号=水門>は|標高|74.36メートル。』
それから、<ビスイユ>、|<トゥール=シュル=マルヌ>、|<コンデ>、|<エニー>。||(いずれも|<マルヌ=川>|並行|運河の|町の|名前)
Tout à l’autre bout du canal, par-delà le plateau de Langres, que les bateaux escaladaient écluse par écluse et qu’ils redescendaient sur l’autre versant, la Saône, Chalon, Mâcon, Lyon
運河の|もう一方の|端では、|<ラングル=高原>を|越えた|向こう側、|船は|水門を|ひとつずつ|上り詰め、|高原を|越えると、|今度は|反対の|斜面を|下っていく。
そこには|<ソーヌ=川>、|<シャロン>、|<マコン>、|そして|<リヨン>が|ある。
— Qu’est-ce que cette femme est venue faire ici ?
Dans une écurie, avec ses perles aux oreilles, son bracelet de style, ses souliers de daim blanc !
Elle avait dû arriver vivante, puisque le crime s’était commis après dix heures du soir.
この女が、|いったい|何を|しに|こんな|所へ|来たんだ?||馬小屋|なんかで、|真珠の|耳飾りに、|お洒落な|ブレスレット、|白い|スエードの|靴|なんて|履いて!||彼女は|生きたまま|到着したに|ちがいない。||というのも、|犯行は|夜|10時|以降に|行われたからだ。
Mais comment ?
Mais pourquoi ?
Et personne n’avait rien entendu !
Elle n’avait pas crié !
Les deux charretiers ne s’étaient pas réveillés !
Sans le fouet perdu, on n’aurait sans doute découvert le cadavre que quinze jours ou un mois plus tard, par hasard, en remuant la paille !
Et d’autres charretiers seraient venus ronfler à côté de ce corps de femme !
でも、|どうやって?||なぜ?||誰も|何も|聞いていないのだ!||彼女は|叫びも|しなかった!||二人の|馬曳きも|眠った|ままだった!
彼の|鞭が|無くなって|いなければ、|死体は|きっと|十五日か|一か月も|あとになって、|藁を|かき回して|いるときに|偶然|発見|されることに|なっただろう。
そして、|別の|馬曳きたちが、|この女の|死体の|すぐ|横で|いびきを|かいて|寝ていたに|ちがいないのだ!
Malgré la pluie froide, il y avait toujours dans l’atmosphère quelque chose de pesant, d’implacable.
Et le rythme de vie était lent.
Des pieds chaussés de bottes ou de sabots se traînaient sur les murs de l’écluse ou le long du chemin de halage. Des chevaux tout mouillés attendaient la fin de la bassinée pour repartir en s’étirant dans un effort progressif, arc boutés sur leurs pattes de derrière.
冷たい|雨が|降り続く|なかで、|この|土地には|いつまでも|どこか|重苦しく|厳しい|空気が|漂っていた。
そして、|人々の|生活の|リズムは|ゆっくり|していた。
長靴や|木靴を|履いた|足が、|水門の|壁の|上や|曳舟道に|沿って、||重たげに|動いていた。
雨で|びしょ濡れに|なった|馬たちは、|水門の|注水が|終わるのを|待ちながら、|やがて|再び|出発の|ときが|くると、|後脚を|ぐっと|踏ん張り、|体を|弓のように|反らせ、|ゆっくりと|力を|こめて|船を|曳き始めた。
Et le soir allait tomber, comme la veille.
Déjà les péniches montantes ne poursuivaient plus leur route, mais s’amarraient pour la nuit, tandis que les mariniers engourdis s’avançaient par groupes vers le café.
そして|前の日と|同じように、|ゆっくりと|日が|暮れ始めた。
上りの|船は|もう|航行を|やめ、|夜を|過ごすために|係留|している。
寒さと|疲れで|体の|こわばった|船員たちは、|いくつかの|グループに|なって|カフェへと|歩いていった。
Maigret alla jeter un coup d’œil à la chambre qu’on venait de lui préparer, à côté de celle du patron.
Il y resta une dizaine de minutes, changea de chaussures et nettoya sa pipe.
Au moment où il redescendait, un yacht que conduisait un matelot en ciré longeait la rive au ralenti, battait en arrière et s’arrêtait sans heurt entre deux bittes.
Le matelot effectua seul toutes ces manœuvres.
Deux hommes sortirent un peu plus tard de la cabine, regardèrent autour d’eux avec ennui et finirent par se diriger vers le Café de la Marine.
メグレは、|主人の|部屋の|隣に|あてがわれた|自分の|部屋を|ひと目|見に行った。
そこに|およそ|十分ほど|とどまって、|靴を|履き替え、|パイプを|掃除した。
彼が|階段を|降りてきた|そのとき、|防水|ジャケットを|着た|水夫が|操る|ヨットが、|岸に|沿って|ゆっくりと|進み、|エンジンを|逆回転|させ、|二本の|ボラード(河岸に|設置された|係留用の|杭)の|あいだで|音も|立てずに|停まった。
水夫は、|係留の|一連の|操作を|すべて|一人で|やってのけた。
その|少し|あとで、|二人の|男が|船室から|出てきて、|気だるそうに|あたりを|見回し、|それから|カフェ=ド=ラ=マリーヌの|方へ|歩いていった。



Ils avaient endossé des cirés, eux aussi. Mais, quand ils les retirèrent, ils se trouvèrent en chemise de flanelle ouverte sur la poitrine et un pantalon blanc.
Les mariniers les regardaient sans que les nouveaux venus manifestassent la moindre gêne. Au contraire ! Ce genre de décor semblait leur être familier.
彼らも|また、|防水|ジャケットを|着ていた。
だが、|それを|脱ぐと、|胸を|開けた|フランネルの|シャツに|白い|ズボンという、|まるで|避暑地の|船客の|ような|格好だった。
船乗りたちは、|彼らを|じっと|見ていたが、|新しく|来た|男たちは、|少しも|気おくれする|様子が|なかった。
それどころか、|こうした|光景には|すっかり|馴れているように|見えた。
L’un d’eux était grand, gros, grisonnant, avec un teint brique et des yeux saillants, au regard glauque qui glissait sur les gens et les choses comme sans les voir.
Il se renversa sur sa chaise de paille, attira une seconde chaise sous ses pieds, fit claquer ses doigts pour appeler le patron.
そのうちの|一人は、|背が|高く|太った|白髪まじりの|男で、|顔は|赤茶けた|色を|しており、|飛び出た|目を|していた。
その|目は|灰色に|濁っていて、|人や|物の|上を、|まるで|何も|見ていないのか、|滑るように|動いていた。
彼は|藁で|編んだ|椅子に|もたれかかり、|足もとに|もう|一脚の|椅子を|引き寄せて|足を|のせると、|指を|鳴らして|店主を|呼んだ。
Son compagnon, qui devait avoir vingt-cinq ans, lui parlait anglais avec une nonchalance qui sentait le snobisme.
その|連れの|男は、|二十五歳|くらいに|見え、|英語で|彼に|話しかけて|いたが、|その|物言いには、|どこか|無気力さと|気取った|感じが|漂っていた。

Ce fut lui qui demanda sans accent :
― Vous avez du champagne naturel ?.. Non mousseux ?…
そのとき|注文したのは|彼の|ほうだった。
「<シャンパン=ナチュレル>は|あるか?||発泡していない|やつだ」

― J’en ai…
「ありますよ」

― Apportez-en une bouteille.
「じゃあ、|それを|一本」



Ils fumaient des cigarettes à bout de carton importées de Turquie.
La conversation des mariniers, un instant suspendue, reprenait progressivement.
Un peu après que le patron eut servi le vin, le matelot entra, en pantalon blanc, lui aussi, et en jersey de marin à rayures bleues.
彼らは、|トルコから|輸入された|端に|厚紙が|巻かれた|煙草を|吸っていた。
一瞬|途切れていた|船乗りたちの|会話が、|しだいにまた|元の|調子を|取り戻して|いった。
店主が|ワインを|出してから|少しして、|水夫が|入ってきた。
彼も|また|白い|ズボンに、|青い|縞模様の|マリンシャツを|着ていた。

― Ici, Vladimir…
「ここだ、ウラジミール……」
Le plus gros bâillait, exprimait un ennui compact.
Il vida son verre avec une moue qui n’était qu’à demi satisfaite.
いちばん|太った|男は、|大きな|あくびを|して、|
重苦しい|ような|退屈さを|あらわにした。
彼は|グラスの|中身を|飲み干し、|満足とも|不満とも|つかぬ|半端な|表情を|浮かべた。

― Une bouteille !
souffla-t-il à l’adresse du plus jeune.
「ボトルを|一本!」と、|若い方の|男に|向かって|喘ぐように|言った。

Et celui-ci répéta plus haut, comme s’il eût été habitué à transmettre ainsi les ordres :
― Une bouteille !.. Du même !…
若い|ほうは、|それを|聞いて|大声で|繰り返した。
まるで、|こうして|命令を|伝えることに|慣れているかの|ようだった。
「ボトルを|一本!||同じのを!」

Maigret sortit de son coin, où il était attablé devant une canette de bière.
― Pardon, messieurs. Puis-je me permettre de vous poser une question ?.…
隅の|席で、|ビールの|小瓶を|前に|腰を|落ち着けていた|メグレが|立ち上がった。
「失礼、皆さん。少々、|伺って|よろしいかな?」
L’aîné désigna son compagnon d’un geste qui signifiait : « Adressez-vous à lui ! »
Il ne montrait ni surprise, ni intérêt. Le matelot se versait à boire, coupait le bout d’un cigare.
年上の|男は|『彼に|聞きなさい』とでも|言いたげに、|相棒の|ほうを|指さした。
彼の|顔には、|驚きの|色も|興味を|持った|様子も|なかった。
水夫は、|平然と|自分の|グラスに|酒を|注ぎ、|葉巻の|先を|切っていた。

― Vous arrivez par la Marne ?
「マルヌ_川の|ほうから|来たのか?」

― Par la Marne, bien entendu…
「もちろん|マルヌ_川|からさ」

― Vous étiez amarré loin d’ici la nuit dernière ?
「昨夜は、|この辺|じゃなく、|もっと|遠くに|船を|つないで|いたのか?」

Le plus gros tourna la tête, dit en anglais :
― Réponds-lui que ça ne le regarde pas !
太った|男が|頭を|振り向け|英語で|命じた。
「そんなの|関係ないと|言ってやれ」


Maigret feignit de n’avoir pas compris et, sans rien ajouter, tira de son portefeuille la photographie du cadavre, la posa sur la toile cirée brune de la table.
メグレは、|わざと|聞き取れ|なかった|ふりをし、|何も|言わずに、|財布から|遺体の|写真を|取り出した。
それを、|茶色の|防水|クロスを|かけた|テーブルの|上に|静かに|置いた。
Les mariniers, assis ou debout devant le comptoir, suivaient la scène des yeux.
カウンターの|前で|腰を|下ろしている|者も、|立っている|者も、|船乗りたちは|皆、|じっと|その|やりとりを|見つめていた。

Le yachtman bougea à peine la tête pour regarder le portrait. Puis il examina Maigret, soupira :
― Police ?
Il avait un fort accent anglais, une voix fatiguée.
ヨットで|来た|男は、|写真を|見ようとして、|わずかに|頭を|動かした|だけだった。
それから|メグレを|じっと|見つめ、|ため息を|ついた。
「警察か?」
彼は、|強い|イギリス|なまりの、|疲れた|声を|していた。

― Police Judiciaire ! Un crime a été commis ici la nuit dernière. La victime n’a pas encore pu être identifiée.
「司法警察だ。||昨夜、|ここで|殺人|事件が|起きた。||被害者の|身元は|まだ|わかっていない」

― Où elle est? questionna l’autre en se levant et en désignant le portrait.
「彼女は|どこにいる?」
もう一人の|男が|立ち上がって、|その|写真を|指さしながら|尋ねた。

― À la morgue d’’Epernay. Vous la connaissez ?
「エペルネーの|死体|安置所に|いるよ。||知っているのか?」
La face de l’Anglais était impénétrable. Maigret remarqua pourtant que son cou énorme, apoplectique, était devenu violacé.
イギリス_人の|表情には、|何の|感情も|現れ|なかった。
だが|メグレは、|その|大きく|血の気の|多い|首が|紫色に|変わって|いるのに|気づいた。
Il prit sa casquette blanche qu’il posa sur son crâne dégarni, grommela d’abord en anglais en se tournant vers son compagnon :
彼は|白い|帽子を|取り、|薄くなった|頭に|かぶり直すと、|仲間の|ほうを|向いて、|英語で|ぶつぶつ|言った。

― Encore des complications !
「また|面倒な|ことに|なったじゃないか!」
Puis enfin, indifférent à l’attention des mariniers, il déclara en tirant une bouffée de sa cigarette :
そして|ついに、|周囲の|船乗りたちの|視線など|気にも|留めず、|たばこの|煙を|一口|吸いながら|言い放った。

― C’est mon femme !
「それは、|オレの|妻だ!」
On entendit plus nettement le crépitement de la pluie sur les vitres et même le grincement des manivelles de l’écluse. Le silence dura quelques secondes, absolu, comme si toute vie eût été suspendue.
窓ガラスを|たたく|雨の|音が、|いっそう|はっきり聞こえた。
水門の|ハンドルが|きしむ|音まで、|静かな|中に|ひびいた。
ほんの|数秒の|あいだ、|だれも|声を|出さなかった。
まるで|世界の|動きが|止まって|しまった|ような、|完全な|静けさだった。

― Vous paierez, Willy…
「<ウィリー>、|お前が|払うんだ……」
L’Anglais jeta son ciré sur ses épaules, sans passer les manches, grogna à l’adresse de Maigret :
イギリス_人は、|袖を|通さずに|防水|ジャケットを|肩に|かけ、|メグレの|ほうを|にらみながら、|ぶっきらぼうに|言った。

― Venez dans le bateau.
「船に|来い」
Le matelot qu’il avait appelé Vladimir acheva d’abord la bouteille de champagne, puis s’en fut comme il était venu, en compagnie de Willy.
La première chose que vit le commissaire en arrivant à bord fut une femme en peignoir, pieds nus, cheveux défaits, qui sommeillait sur une couchette de velours grenat.
L’Anglais lui toucha l’épaule et, avec le même flegme que précédemment, sur un ton exempt de galanterie, commanda :
ウラジミールと|呼ばれた|水夫が、|まず|シャンパンの|瓶を|飲み干すと、|やって来た|ときと|同じように、|ウィリーと|いっしょに|立ち去った。
メグレが|船に|乗り込んで|最初に|目にしたのは、|
一人の|女|だった。
バスローブ|姿で|裸足のまま|髪は乱れ、|えんじ色の|ビロード張りの|寝台の|上で、|うたた寝|していた。
イギリス_人は、|その|女の|肩に|手を|置いた。
そして、|さっきと|同じように|落ち着き|はらった|様子で、|少しの|優しさもなく、|冷たい|声で|言った。

― Va dehors…
「外に|出てろ」
Puis il attendit, le regard errant sur la table pliante où il y avait un flacon de whisky et une demi-douzaine de verres sales, ainsi qu’un cendrier débordant de bouts de cigarette.
Il finit, machinalement, par se verser à boire, poussa la bouteille vers Maigret d’un geste qui signifiait :― Si vous en voulez…
Une péniche passait à ras des hublots et le charretier, à cinquante mètres de là, arrêtait ses chevaux dont on entendait tinter les grelots.
それから|メグレは|しばらく|待った。||彼の|視線は|折りたたみ|テーブルの|上を、|彷徨っていた。||そこには|ウイスキーの|瓶と、|汚れた|グラスが|六つほど、|そして|吸い殻で|あふれた|灰皿が|置かれていた。
ウィリーは|無意識に、|自分の|グラスに|酒をつぎ、|そして|瓶を|メグレの|ほうへ|押しやった。
それは、「どうです、|少し?」と|言いたげな|しぐさだった。
一隻の|はしけ船が、|窓の|すぐ|そばを|ゆっくり|通っていった。||五十メートル|ほど|先では、|馬曳きが|馬を|止めていて、|その|馬の|首に|ついた|鈴が、|チリンチリンと|鳴っているのが|聞こえた。

