怪盗レトン|第五章 酔ったロシア人(一般版)

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注記(区切り記号について)
この翻訳文には、点字に対応させるための区切り記号(マス空け)を入れています。
「」 … 1マスあけ
「」 … 2マスあけ
点訳の際に必要となる区切りを、見える形で示しています。
読み進めるうちに、文章のリズムや切れ目を意識していただければ幸いです。

・固有名詞はフランスの実際の発音を標準にしますが、日本語で馴染みのあるカタカナ表記を優先しています。
・固有名詞は、原則として最初に登場した時に限って、その固有部分を「第2カギ符」で囲んでいます。
・固有名詞の複合語は、「マス空け」「中点」ではなく、一つの意味のまとまりとして一体性を保つために「第2つなぎ符」で表記しています。

・フランスの「通り名」は、「Avenue」並木道なみきみち、「boulevard」大通りおおどおり、「Qai」河岸かがん通りどおり、「Rue」通りとおり
・当時の1フラン=現在の日本円で200円程度

『Brille Editor System ver.8』用の『BESファイル』を、ZIPファイルに圧縮して公開しています。(2026年2月18日現在未完成)

Pietr le Letton
Chapter V
Le Russe ivre

怪盗レトン
第五章
酔ったロシア人

Ce sont des choses dont on ne se vante pas, qui feraient sourire si on en parlait et qui, pourtant, demandent une certaine qualité d’héroïsme.
Maigret n’avait pas dormi. De cinq heures et demie à huit heures, il avait été secoué dans des compartiments pleins de courants d’air.
Dès La Bréauté, il était détrempé. Maintenant, ses chaussures crachotaient de l’eau sale à chaque pas, son chapeau melon était informe, son pardessus et son veston transpercés.
Le vent lui plaquaiït la pluie sur le corps comme des gifles. La ruelle était déserte. Un simple sentier en pente, entre des murs de jardins. Au milieu dévalait un torrent.
Il resta un bon moment immobile. Sa pipe elle-même, dans sa poche, était mouillée. Aucun moyen de se cacher à proximité de la villa. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était se blottir tant bien que mal contre un mur et attendre.

こういうことは自慢できるものではない。話せば笑われるだろう。それでもある種の英雄的な資質を必要とする。メグレは眠っていなかった。五時半から八時まで、すきま風の入る車両の中で揺られつづけていた。ラ・ブレオテに着いたときからすでにずぶ濡れだった。今や靴は一歩ごとに汚れた水を吐き出し、山高帽は形を失い、外套も上着も雨に貫かれていた。
風は雨をまるでビンタのように体に叩きつけた。路地は人気がなかった。庭の塀に挟まれたただの坂道で、真ん中を急流が流れ落ちていた。彼はしばらくの間動かずに立っていた。ポケットの中のパイプまでも濡れていた。邸宅の近くに身を隠す手段はなかった。できることといえば、壁になんとか身を寄せて待つことだけだった。

Si des gens passaient, ils le verraient, se retourneraient. Il devrait peut-être rester là des heures et des heures. Il n’y avait aucune preuve formelle qu’il y eût un homme dans la maison. Et, s’il y en avait un, éprouverait-il le besoin de sortir ?
Maigret, néanmoins, maussade, bourrant de tabac sa pipe mouillée, se poussa autant qu’il put dans un vague renfoncement..
Ce n’était pas la place d’un officier de la Police judiciaire.
Besogne de débutant, tout au plus. Il avait monté de pareilles gardes cent fois entre vingt-deux et trente ans.
Il eut toutes les peines du monde à frotter une allumette. L’émeri de sa boîte s’effilochait. Et peut-être, si un des bouts de bois n’eût flambé enfin, par miracle, fût-il parti ?

もし、人が通れば見られるだろう、振り返られるだろう。何時間もそこにいなければならないかもしれない。家の中に男がいるという確たる証拠はなかった。そしてもしいたとしても、外に出たいと思うだろうか?
それでもメグレは不機嫌な顔で、濡れたパイプに煙草を詰めながら、はっきりしないくぼみの中にできるだけ身を押し込んだ。
司法警察の警部がいる場所ではなかった。せいぜい新米の仕事だ。二十二歳から三十歳の間に、こんな見張りを百回もやってきた。
マッチを擦るのにひどく苦労した。箱のやすり面がほつれていた。もし奇跡的に一本が燃えなかったら、立ち去っていたかもしれない。

D’où il était, il ne voyait rien, qu’un mur bas et la grille peinte en vert de la villa. Il avait les pieds dans des ronces. Un courant d’air glissait le long de sa nuque.
Fécamp était en dessous de lui, mais il ne pouvait pas apercevoir la ville. Il entendait seulement le vacarme de la mer et, de temps en temps, le cri d’une sirène, le roulement d’une auto.

そこからは何も見えなかった。低い塀と邸宅の緑色に塗られた門扉だけが見えた。足は茨の中にあった。首筋をすきま風が流れていた。
フェカンは眼下にあったが、町を見ることはできなかった。聞こえるのは海の轟音だけで、時折サイレンの叫びや自動車の走る音が聞こえた。

Il y avait une demi-heure qu’il montait la garde quand une femme qui avait l’air d’une cuisinière gravit le raidillon, en portant un panier à provisions. Elle ne vit Maigret qu’au moment où elle passait près de lui. Cette silhouette énorme, immobile contre un mur, dans la ruelle balayée par le vent, l’effraya au point qu’elle se mit à courir.
Sans doute travaillait-elle dans une des villas du haut de la côte ? Quelques minutes plus tard, un homme se montra au tournant, observa Maigret de loin, fut rejoint par une femme, puis tous deux rentrèrent chez eux.

見張りを始めて半時間ほどたった頃、コックらしい女が買い物籠を提げて急な坂道を上ってきた。彼女がメグレに気づいたのは、すぐそばを通り過ぎる瞬間だった。風に吹きさらされた路地の中で壁にもたれて動かないその巨大な人影にびっくりして、走り出してしまった。おそらく坂の上の邸宅の一つで働いているのだろう。数分後、一人の男が角に現れ、遠くからメグレを観察し、女に追いつかれると、二人とも家に戻っていった。

La situation était ridicule. Le commissaire savait qu’il n’y avait pas dix chances sur cent que sa faction servit à quelque chose. Et pourtant il tint bon, à cause d’une impression vague, qu’il n’eût même pas pu appeler un pressentiment.
C’était plutôt une théorie à lui, qu’il n’avait d’ailleurs jamais développée et qui restait imprécise dans son esprit, ce qu’il nommait à part lui la théorie de la fissure.

状況は滑稽だった。警部はこの見張りが何かの役に立つ可能性が百に一つもないとわかっていた。それでも踏みとどまった。虫の知らせとも呼べない漠然とした感覚のせいだ。
それはむしろ彼自身の理論だった。これまで一度も展開したことがなく、心の中でまだぼんやりとしたままの理論、彼がひそかに「裂け目の理論」と呼んでいるものだった。

Dans tout malfaiteur, dans tout bandit, il y a un homme. Mais il y a aussi et surtout un joueur, un adversaire, et c’est lui que la police est tentée de voir, c’est à lui, généralement, qu’elle s’attaque.
Un crime est-il commis, ou un délit quelconque ? La lutte s’engage sur des données plus ou moins objectives. Problème à une ou à plusieurs inconnues, que la raison essaie de résoudre.

どんな犯罪者にも、どんな悪党にも、一人の人間がいる。しかし同時に、そして何よりまず、一人の賭博師がいる、一人の敵がいる。警察が見ようとするのはその人物であり、一般に攻撃を向けるのもその人物だ。
犯罪や何らかの違法行為が起きると、闘いは多かれ少なかれ客観的なデータをもとに始まる。一つまたは複数の未知数を持つ問題として、合理的に解こうと試みる。

Maigret agissait comme les autres. Comme les autres aussi il usait des outils extraordinaires que les Bertillon, les Reiss, les Locard ont mis entre les mains de la police et qui constituent une véritable science.
Mais il cherchait, attendait, guettait surtout la fissure. Le moment, autrement dit, où, derrière le joueur, apparaît l’homme.

メグレも他の者と同じように行動した。同じくベルティヨン、ライス、ロカールらが警察の手に渡した卓越した道具を使った。それらは真の科学を構成している。
しかし彼が探し、待ち、何より狙っていたのは『裂け目』だった。言い換えれば、賭博師の背後に人間が現れる瞬間だ。

Au Majestic, c’était le joueur qu’il avait eu devant lui.
Ici, il pressentait autre chose. La villa paisible et ordonnée ne faisait pas partie des accessoires de la lutte engagée par Pietr-le- Letton. Cette femme surtout, ces enfants aperçus ou entendus, appartenaient à un autre ordre matériel et moral.
Et c’est pourquoi il attendait, de mauvaise humeur, d’ailleurs, car il aimait trop son gros poêle de fonte, son bureau avec des demis mousseux sur la table, pour n’être pas malheureux dans cette tempête poisseuse.

マジェスティック・ホテルでは、目の前にいたのは賭博師だった。ここでは、何か別のものを感じとっていた。この穏やかで整然とした邸宅は、ピエトル・ル・レトンが仕掛けた闘いの小道具ではなかった。とりわけあの女性、垣間見たり声を聞いたりした子供たちは、別の物質的、道徳的な秩序に属していた。
だから彼は待っていた。もっとも不機嫌ではあったが。というのも彼は鋳鉄の大きなストーブや、泡立つビールジョッキが並ぶ自分の机をあまりにも愛していたから、このじめじめした嵐の中でみじめにならずにはいられなかったのだ。

Lorsqu’il avait pris sa faction, il était un peu plus de dix heures. Il était midi et demie quand des pas firent crisser le gravier d’une allée, quand la grille fut ouverte avec des mouvements précis, rapides, et quand une silhouette se profila à dix mètres du commissaire.
Le terrain ne permettait pas à celui-ci de reculer. Aussi resta- t-il là, immobile, inerte plutôt, planté sur ses jambes que les pantalons détrempés sculptaient en larges plans. L’homme qui sortait de la villa portait un mauvais trench-coat à ceinture, dont il avait relevé le col usé. Il avait une casquette grise sur la tête.
Cette tenue le faisait paraître très jeune. Les mains dans les poches, les épaules serrées et frissonnantes à cause du changement brusque de température, il descendit la côte.

見張りに就いたのは十時少し過ぎだった。十二時半になった頃、小道の砂利を踏む足音が聞こえ、門扉がきびきびとした素早い動作で開かれ、一つの人影が警部から十メートルのところに浮かび上がった。
地形が後ろへ下がること許さなかった。そのままそこに立っていた。動かず、むしろぼんやりと、雨にぐっしょり濡れたズボンが大きな面を描いてくっきりと浮き出た両足でどっしりと立っていた。
邸宅から出てきた男はベルトつきのくたびれたトレンチコートを着て、擦り切れた襟を立てていた。頭には灰色のキャップをかぶっていた。その格好がひどく若く見せていた。両手をポケットに突っ込み、急激な温度変化に肩をすぼめて震わせながら、坂を下りていった。

Il dut passer à moins d’un mètre du commissaire. Ce fut le moment qu’il choisit pour ralentir sa marche, tirer de sa poche un paquet de cigarettes et en allumer une. A croire qu’il avait le souci de placer son visage en pleine lumière, de permettre au policier de le détailler !

彼は警部のすぐ一メートル足らずのところを通らなければならなかった。その瞬間を選んで歩みを緩め、ポケットから煙草の箱を取り出し、一本火をつけた。まるで顔を十分な明かりの中にさらし、刑事にじっくり見させようと気を配っているかのようだった。

Maigret lui laissa faire quelques pas encore, puis se mit en route derrière lui, les sourcils froncés. Sa pipe était éteinte. Toute sa personne respirait le mécontentement, en même temps qu’une volonté impatiente de comprendre.
Car l’homme en trench-coat ressemblait au Letton et n’y ressemblait pas ! Même taille : un mèêtre soixante-huit environ. A la rigueur, on pouvait lui donner le même âge, bien que, vêtu comme il l’était, il parût plutôt vingt-six ans que trente-deux.
Rien n’empêchait qu’il fût l’original du portrait parlé que Maigret savait par cœur et dont il avait le texte en poche.
Et pourtant c’était un autre homme ! Les yeux, par exemple, avaient une expression plus floue, nostalgique. Le gris en était plus clair, comme si les prunelles eussent été délayées par la pluie.
Il ne portait pas les petites moustaches blondes en brosse à dents. Mais ce n’était pas seulement cela qui le changeaïit.

メグレは男にもう数歩歩かせてから、眉をしかめながら後をつけ始めた。パイプは消えていた。その全身から不満がにじみ出ていた。同時に理解しようとする焦れた意志も。というのもトレンチコートの男はレトンに似ていて似ていなかったからだ。身長は同じ、およそ百六十八センチ。無理をすれば同じ年齢とも言えたが、あの格好では三十二歳よりむしろ二十六歳に見えた。
メグレがそらんじていて、文書をポケットに持っている人相書きの本人でないとは言い切れなかった。それでも別の人間だった。
たとえば目の表情がもっと曖昧で物憂げだった。灰色も薄く、まるで瞳が雨に溶かされたかのようだった。歯ブラシ型の小さな金髪の口ひげはなかった。しかし変えていたのはそれだけではなかった。

D’autres détails frappaient Maigret. Sa tenue ne rappelait en rien celle d’un officier de la marine marchande. Elle ne cadrait même pas avec la villa, avec la vie bourgeoise, aisée, que celle-ci respiraïit.
Les chaussures étaient usées, les talons tournés. Comme l’homme, à cause de la boue, relevait les bords de son pantalon, le commissaire vit des chaussettes de coton gris, décolorées, grossièrement remaillées.

他にも、メグレの目を引く細部があった。その身なりは、商船士官のそれをまったく思わせなかった。むしろ、この邸宅――そこに漂うゆとりあるブルジョワ的な生活とも、まるで調和していなかった。
靴はすり減り、踵は外側に歪んでいた。泥のために、ズボンの裾を持ち上げたとき、警部は、色あせて、粗く繕われた灰色の綿の靴下を目にした。

Le trench-coat était couvert de taches multiples. L’ensemble répondait à un type que Maigret connaissait bien, type de vagabond européen, venu de l’Est presque toujours, qui gîte dans les plus mauvais meublés de Paris, couche parfois dans les gares, se risque rarement en province, voyage en troisième classe ou, en fraude, sur les marchepieds et dans les trains de marchandises.

トレンチコートはいくつもの染みで覆われていた。その全体的な風貌はメグレがよく知っているタイプに当てはまった。ほとんど常に東からやってくるヨーロッパの放浪者のタイプで、パリの最も安い下宿に泊まり、時には駅で夜を明かし、地方にはめったに足を踏み入れず、三等車で旅するか、無賃で踏み台や貨物列車に乗り込む者たちだ。

Il en eut la preuve quelques minutes plus tard.
Fécamp ne possède pas de bouges à proprement parler. Il y a néanmoins, derrière le port, deux ou trois bistrots sordides où fréquentent plus volontiers les soutiers que les pêcheurs.
A dix mèêtres de ces établissements, un café correct, propre et clair.
Or, l’homme en trench-coat passa devant ce dernier sans s’arrêter, pénétra tout naturellement dans le plus louche des bistrots, s’accouda au zinc d’un geste qui ne pouvait tromper Maigret.
C’était un geste familier, simple et canaiïlle. Le commissaire eût voulu l’imiter qu’il n’y fût pas parvenu.

それから数分後、彼はそのことを確信した。 フェカンには本当の意味でのねぐらはない。それでも港の裏に二、三軒の薄汚い酒場があり、漁師より炭鉱夫たちが好んで集まる。その店から十メートルのところにこざっぱりした明るいまともなカフェがあった。
ところがトレンチコートの男はそこの前を立ち止まりもせずに通り過ぎ、最も怪しげな酒場にごく自然に入り、メグレを欺けない仕草でカウンターに肘をついた。それは慣れ親しんだ、素朴で下町風の仕草だった。警部が真似しようと思ってもできなかっただろう。

Il entra à son tour. L’homme avait commandé une imitation d’absinthe et restait là, sans rien dire, les yeux vides, indifférent à Maigret, debout à côté de lui.
Par l’entrebâillement du vêtement, le policier aperçut du linge douteux. Et cela ne s’imite pas non plus ! La chemise, le faux col réduit à l’état de cordon, avaient été portés des jours et des jours, plutôt des semaines. On avait dormi avec, Dieu sait où ! On avait eu chaud là-dedans ! La pluie était tombée.
Le complet n’était pas sans élégance, mais il portait les mêmes stigmates, proclamait le même vagabondage crapuleux.

メグレもまた中に入った。男はアブサンのまがい物を注文し、何も言わずにそこに立ったまま、目はうつろで、すぐ横に立っているメグレにも無関心だった。 
上着の合わせ目から、刑事はくすんだ下着を見てとった。これも真似のできるものではなかった。シャツも、紐のようになり果てた付け襟も、何日も何日も、いやむしろ何週間も着つづけていた。神様だけが知るどこかでそれを着たまま眠り、汗をかき、雨に打たれたのだ。スーツはそれなりに洒落ていたが、同じ痕跡を帯びていた。同じみじめな流れ者の生活を語っていた。

— Encore !

「もう1杯!」

Le verre était vide. Le tenancier le remplit, servit un fil-en- six à Maigret.

グラスは空になった。店主がそれを満たし、メグレには強いブランデーを出した。

— Alors, comme ça, vous voilà à nouveau par ici ?.…

「おや、またいらっしゃいましたね?1

L’homme ne répondit pas, avala son apéritif d’un trait, comme il avait avalé le premier et, en repoussant le verre sur le Zinc, fit signe de le remplir à nouveau.

男は返事をしなかった。最初の一杯と同じように、アペリティフ(食前酒)を一気に飲み干し、グラスをカウンターに押し返して、もう一杯注ぐよう合図した。

— Vous mangez quelque chose ?.… J’ai des harengs au vinaigre.

「何か食べますか?酢づけのニシンがありますが」

Maigret avait louvoyé vers un petit poêle auquel il tendaït son dos luisant comme un parapluie. Le patron ne se décourageait pas. Avec une œillade au commissaire, il reprit en s’adressant au client en trench-coat :

メグレは小さなストーブのそばへとじりじり近づき、濡れた傘のように光る背中を向けていた。店主は話しかけるのをやめなかった。警部に目配せしながら、トレンチコートの客に向かって続けた:

— À propos ! J’ai eu la semaine dernière un compatriote à vous. Un Russe d’Arkhangelsk… Il était à bord d’un trois-mâts suédois qui a dû relâcher au port à cause de la tempête… Il n’a guère eu le temps de se soûler, je vous le jure !.… Ils avaient un boulot de tous les diables.. Les voiles déchirées, deux vergues brisées et tout le tremblement…

「そういえば!先週、あなたの同郷の方が来ましたよ。<アルハンゲリスク2>出身のロシア人で……嵐で寄港を余儀なくされたスウェーデンの三本マスト船に乗っていた。酔っぱらう暇もなかったと思いますよ!大変な仕事だったから……帆は裂け、横桁が二本折れて、もう散々だったようです」

L’autre, qui en était à sa quatrième absinthe, buvait avec application. Le tenancier remplissait le verre à mesure qu’il était vide et, chaque fois, lançait un coup d’œil complice à Maigret.

相手は四杯目のアブサンを飲んでいた。ひたすら飲み続けていた。店主はグラスが空くたびに注ぎ足し、そのたびにメグレに目配せを送った。

— Quant au capitaine Swaan, il n’est pas revenu depuis la dernière fois que je vous ai vu…

「スワーン船長と言えば、前回あなたにお会いして以来、戻っていませんよ」


Le commissaire tressaillit L’homme en trench-coat, qui venait d’avaler sans eau le contenu d’un cinquième verre, s’approcha du poêle d’une démarche imprécise, heurta Maigret, tendit ses mains à la chaleur.

警部はぎくりとした。3トレンチコートの男は五杯目を水も飲まずに飲み干したばかりで、おぼつかない足取りでストーブに近づき、メグレにぶつかり、手を暖にかざした。

— Donnez-moi quand même un hareng… dit-il.

「とにかくニシンをひとつくれ……」と彼は言った。

Il avait un accent assez prononcé, l’accent russe, autant que le policier en put juger. Ils étaient là, l’un près de l’autre, l’un contre l’autre, pour ainsi dire. A plusieurs reprises, l’homme se passa la main sur le visage et ses yeux devenaient de plus en plus troubles.

彼はかなり強いなまりがあった。警部が判断できる限りではロシア語のなまりだった。ふたりはそうやって、ほとんど肩を寄せ合うように並んでいた。男は何度か顔に手をやり、その目はますますうつろになっていった。

— Mon verre ?.. s’impatienta-t-il.

「俺のグラスは?……」と彼はいらだって言った。

Il fallut le lui mettre dans la main. Tout en buvant, il fixa Maigret et esquissa une moue de dégoût.
Aucune erreur possible sur cette expression-là ! D’ailleurs, comme pour affirmer davantage encore son sentiment, il lança le verre sur le sol, se retint au dossier d’une chaise et grommela quelque chose dans une langue étrangère.
Le patron, un peu inquiet, s’arrangea pour passer près de Maigret et lui souffla, croyant parler bas, mais de telle façon que le Russe ne pouvait rien perdre de ses paroles :

グラスを手に持たせてやらなければならなかった。飲みながら、男はメグレをじっと見つめ、嫌悪の表情を浮かべた。その表情には見間違いの余地がなかった!さらに自分の気持ちを強調するように、グラスを床に投げつけ、椅子の背もたれにしがみつき、外国語で何かぶつぶつとつぶやいた。店主は少し不安そうに、メグレのそばを通り過ぎながら、小声で話しているつもりでささやいた。しかしそのロシア人には筒抜けだった。

— Faites pas attention ! Il est toujours comme ça…

「気にしないでください!いつもあんな調子なんです……。」

L’homme eut un rire inarticulé d’ivrogne. Il se laissa tomber sur la chaise, se prit la tête à deux mains et resta immobile jusqu’au moment où on poussa entre ses coudes, sur la table, une assiette contenant un hareng mariné. Le cafetier lui secoua l’épaule.

男は酔っぱらいのしまりのない笑い声を上げた。椅子にどさりと倒れ込み、両手で頭を抱えてじっと動かなかった。やがて両肘の間のテーブルに酢漬けニシンの皿が押し込まれた。店主が男の肩を揺すった。

— Mangez !.. Cela vous fera du bien…

「食べなさい!それで少しは楽になりますよ」

L’autre rit encore. C’était plutôt un amer toussotement. Il se retourna pour chercher Maigret des yeux, le détailler avec effronterie et poussa bas de la table l’assiette au hareng.

男はまた笑った。どちらかといえば苦しい咳払いだった。振り返ってメグレを目で探し、図々しくじろじろと眺め、ニシンの皿をテーブルの端に押しやった。

― À boire !.…

「酒だ!……」

Le patron leva les bras au ciel, grogna comme une excuse :

店主は両手を天に向けて上げ、言い訳のようにぼやいた。

― Ces Russes, quand même !

「まったくロシア人ときたら!」4

Et il fit tourner son index sur son front. Maigret avait repoussé son chapeau melon en arrière. Ses vêtements dégageaient une buée grise. Il n’en était qu’à son second fil-en-six.

そしてこめかみのあたりで人差し指をくるくると回した。メグレは山高帽を後ろにずらしていた。服から灰色の湯気が立ち上っていた。まだ二杯目の<フィル・アン・シス>5(安物のブランデー)しか飲んでいなかった。

― Vous me donnerez un hareng ! dit-il.

「ニシンをひとつもらおう」と彼は言った。

Il était en train de le manger avec un morceau de pain quand le Russe se leva, les jambes molles, regarda autour de lui comme s’il ne sût que faire, ricana une troisième fois, en contemplant Maigret.
Puis il échoua devant le comptoir, prit un verre sur l’étagère, tira une bouteille du bac d’étain où elle trempait dans l’eau froide.
Il se servit lui-même, sans regarder ce qu’il prenait, et but en faisant claquer sa langue.
Enfin il tira de sa poche un billet de cent francs.

メグレがパンと一緒にニシンを食べていると、ロシア人が立ち上がった。足がふらついていた。どうすればいいかわからないようにあたりを見回し、三度目の嘲笑を浮かべながらメグレをじっと眺めた。それからカウンターの前にたどり着き、棚からグラスを取り、冷水に浸かっている錫の容器から瓶を引き抜いた。何を取るかも見ずに自分で注いで、舌を鳴らしながら飲んだ。それからポケットから百フラン紙幣を取り出した。

― C’est assez, canaiïlle ?.. demanda-t-il au bistrot.

「これで足りるか、この野郎?……」と彼はビストロの主人に言った。

Il jeta le billet en l’air. Le patron dut le repêcher dans l’évier.

彼は紙幣を空中に放り投げた。店主は流し台から拾い上げなければならなかった。

Le Russe tiraillait le bec-de-cane de la porte, qui ne s’ouvrait pas. Il faillit y avoir une dispute, parce que le tenancier voulait aider son client et que celui-ci le repoussait à coups de coude. Le trench-coat s’estompa enfin dans la brume et la pluie, le long du quai, dans la direction de la gare.

ロシア人はドアのレバーを引っ張っていたが、開かなかった。一悶着起きそうになった。店主が客を助けようとしたが、客は肘で押しのけたのだ。トレンチコートの姿はやがて霧と雨の中に消えていった。波止場に沿って、駅の方向へ。

― Un numéro ! Soupira le patron à l’intention de Maigret, qui payait ses consommations.

「まったくとんでもないやつだ!」と店主はため息をついた。メグレは勘定を払っていた。

― Il vient souvent ?

「よく来るのか?」

― De temps en temps… Une fois, il a passé la nuit ici, sur le banc où vous étiez assis. C’est un Russe !… Des matelots russes, qui étaient à Fécamp un jour en même temps que lui, me l’ont dit… Il paraît qu’il a reçu une bonne Instruction. Vous avez regardé ses mains ?.…

「ときどき来ますよ……一度はあなたが座っていたベンチで一晩明かしていった。ロシア人ですよ!……ある日同じ時期にフェカンにいたロシア人の船乗りたちが教えてくれました……ちゃんとした教育を受けた人らしい。手をご覧になりましたか?」

― Vous ne trouvez pas qu’il ressemble au capitaine Swaan.….

「スワーン船長に似ていると思わないかね」

― Ah ! Vous le connaissez… Bien sûr !.… Pas au point qu’on les prenne l’un pour l’autre. Mais enfin !.. J’ai cru longtemps que c’était son frère…

「おや!ご存じなんですか……。そりゃまあ!……。とはいえ見まちがえるほどじゃありませんが。それでもね……。長いあいだ兄弟じゃないかと思っていましたよ」

La silhouette beige disparaissait à un tournant. Maigret se mit à marcher vite. Il rattrapa le Russe au moment où il pénétrait dans la salle d’attente de troisième classe de la gare et où il se laissait tomber sur un banc, se prenant à nouveau la tête à deux mains. Une heure plus tard, ils étaient installés dans le même compartiment, en compagnie d’un marchand de bestiaux d’Yvetot qui entreprit de raconter à Maigret de bonnes histoires en patois normand, et qui lui donnait de temps en temps des coups de coude pour attirer son attention sur leur voisin. Le Russe glissait insensiblement, finissait par être tassé sur la banquette, la tête blême, repliée sur la poitrine, la bouche entrouverte, empestant l’alcool.

ベージュの人影が曲がり角に消えた。メグレは速足で歩き出した。ロシア人に追いついたのは、駅の三等待合室に入ってベンチにどさりと倒れ込み、また両手で頭を抱えたときだった。一時間後、ふたりは同じコンパートメントに座っていた。イヴトー6出身の家畜商人も一緒で、ノルマンディーの方言でメグレに面白い話を聞かせようと、ときどき肘で突いては隣の客に注意を向けさせようとした。ロシア人はじわじわとずり落ちていき、やがて座席にうずくまっていた。青白い顔が胸の上に折れ、口が半開きで、酒の臭いをぷんぷんと漂わせながら。

  1. 酒場の主人は、この男をスワン船長とは別人として認識しています。
    その根拠として、直後に:
    「スワン船長は、前回あなたにお会いして以来、戻っていませんよ」
    と言っています。つまり主人は、トレンチコートの男と、スワン船長を別々の人物として話しています。これは彼が、フェカンにたびたび来ていたことを示しています。主人はふたりがよく似た別人だと思っています。 ↩︎
  2. ロシア北部の港町です。白海に面しており、古くからの重要な貿易港として知られています。北極圏に近い寒冷な地域で、ロシア人船乗りの出身地として自然な設定です。 ↩︎
  3. メグレがぎくりとしたのは、店主が:
    「スワン船長は|前回|あなたに|お会いして|以来、|戻っていませんよ」
    と|言ったからです。
    つまり|メグレは|この|トレンチコートの|男が|スワン船長と|顔見知りだったことを|初めて|知った場面です。||スワン夫人の|夫、|つまり|ピエトルと|この|うらぶれた|男が|つながっていると|気づいた|瞬間だったのです。 ↩︎
  4. 当時(1930年代)のフランスにおけるロシア人のイメージは:
    ロシア革命(1917年)後、大勢の|ロシア人亡命者が|フランスに|流れ込んでいました。||その多くが|没落した|貴族や|知識人でしたが、|パリの|庶民の|目には|酔っぱらい、怠け者、気まぐれな夢想家として|映っていました。「これだから|ロシア人は!」という|言葉は、|そういった|当時の|ステレオタイプを|そのまま|表しています。 ↩︎
  5. フランスの|安酒です。||「fil-en-six」は|直訳すると|「六番糸」ですが、|労働者や|船乗りが|飲む|安価な|ブランデーや|蒸留酒の|俗称です。||うらぶれた|酒場で|出てくるような|質の|低い|酒で、|メグレが|場に|溶け込むために|飲んでいたものです。 ↩︎
  6. ノルマンディー地方の|小さな|町です。||フェカンから|内陸に|入った|セーヌ=マリティーム県に|あり、|農業地帯の|中心地として|知られています。||家畜商人の|出身地として|自然な|設定です。 ↩︎