怪盗レトン|第四章 ゼーテウフェル号の二等航海士

怪盗レトン

注記(区切り記号について)
この翻訳文には、点字に対応させるための区切り記号(マス空け)を入れています。
「|」 … 1マスあけ
「||」 … 2マスあけ
点訳の際に必要となる区切りを、見える形で示しています。
読み進めるうちに、文章のリズムや切れ目を意識していただければ幸いです。

・固有名詞はフランスの実際の発音を標準にしますが、日本語で馴染みのあるカタカナ表記を優先しています。
・固有名詞は、原則として最初に登場した時に限って、その固有部分を「第2カギ符」で囲んでいます。
・固有名詞の複合語は、「マス空け」「中点」ではなく、一つの意味のまとまりとして一体性を保つために「第2つなぎ符」で表記しています。

・フランスの「通り名」は、「Avenue」並木道なみきみち、「boulevard」大通りおおどおり、「Qai」河岸かがん通りどおり、「Rue」通りとおり
・当時の1フラン=現在の日本円で200円程度

『Brille Editor System ver.8』用の『BESファイル』を、ZIPファイルに圧縮して公開しています。(2026年2月18日現在未完成)

Pietr le Letton
Chapter Ⅳ
Le second officier du Seeteufel

||||||||怪盗|レトン
||||||第四章
||||ゼーテウフェル号の|二等航海士

La gare de La Bréauté où, à sept heures et demie du matin, le commissaire Maigret quitta la grande ligne Paris-Le Havre, lui donna un avant-goût de Fécamp.
Un buffet mal éclairé, aux murs sales, avec un comptoir où moisissaient quelques gâteaux secs et où trois bananes et cinq oranges essayaient de faire une pyramide.
Ici, on sentait plus violemment la tempête. La pluie tombait à seaux. Pour aller d’une voie à l’autre, il fallait patauger dans la boue jusqu’aux genoux. Un vilain petit train, fait de wagons de rebut. Des fermes mal dessinées dans le petit jour blême, à demi effacées par les hachures de pluie.
Fécamp ! Une odeur compacte de morue et de hareng. Des monceaux de barils. Des mâts derrière les locomotives. Une sirène qui mugissait quelque part.

朝の|七時半、|メグレ警部が|パリ=ル・アーヴル間の|幹線を|離れた|ラ・ブレオテ駅は、|フェカンの|雰囲気を|先取りするような|場所だった。||薄暗い|駅の|食堂。|汚れた|壁。|カウンターには|カビの|生えかけた|乾いた|菓子が|並び、|バナナが|三本と|オレンジが|五個、|ピラミッドを|作ろうと|しているかのように|置かれていた。||ここでは|嵐が|より|激しく|感じられた。||雨は|土砂降りだった。||ホームから|ホームへ|移るには|膝まで|泥に|はまりながら|歩かなければ|ならなかった。||お粗末な|小さな|列車は|廃棄寸前の|車両で|できていた。||薄暗い|夜明けの|中に|農家の|影が|ぼんやりと|浮かび、|雨の|筋に|半ば|かき消されていた。||フェカン!||鱈と|ニシンの|濃い|匂い。||山と|積まれた|樽。||機関車の|向こうに|突き出た|マスト。||どこかで|唸りを|上げる|霧笛。||

— Le quai des Belges ?

「ベルジュ埠頭は?」

C’était tout droit. Il suffisait de marcher dans les flaques visqueuses où scintillaient des écailles de poisson et, où pourrissaient leurs viscères.
Le photographe d’art était en même temps boutiquier et dépositaire de journaux. Il vendait des suroîts, des vareuses rouges en toile à voile, des cordages de chanvre et des cartes postales de Nouvel-An.
Un homme chétif et décoloré, qui appela sa femme à la rescousse dès que fût prononcé le mot police. Et elle, une belle Normande, regardait Maigret dans les yeux, semblait le provoquer.

そこへは|まっすぐ|行けばよかった。||魚の|鱗が|きらめき、|内臓が|腐りかけている|ぬかるんだ|水たまりを|歩いていけば|よかった。||その|写真師は|同時に|雑貨屋と|新聞の|販売所も|兼ねていた。||船乗り用の|防水帽や|帆布製の|赤い|ジャケット、|麻の|ロープ、|それに|年賀状なども|売っていた。||やせた|色の|薄い|男で、|警察という|言葉が|出るや|いなや|妻を|呼びに|行った。||妻は|美しい|ノルマンディーの|女で、|メグレの|目を|まっすぐ|見つめ、|挑むような|態度だった。||

— Pourriez-vous me dire quelle photo a été contenue dans cette enveloppe ?

「この|封筒には|どんな|写真が|入っていたか|教えてくれないか?」

Ce fut long. Il fallut arracher les mots au photographe les uns après les autres, penser à sa place.
D’abord le portrait datait d’au moins huit ans, car depuis huit ans l’opérateur ne faisait plus de photos de ce modèle. Il avait acheté un nouvel appareil format carte postale.
Qui avait pu se faire photographier huit ans auparavant ? Un quart d’heure fut nécessaire à M. Moutet pour se rappeler qu’il gardait dans un album un exemplaire de tous les portraits exécutés chez lui.
Sa femme alla chercher l’album. Des marins entraient et sortaient. Des gosses venaient demander pour un sou de bonbons. Les palans des bateaux grinçaient, dehors. On entendait la mer qui culbutaït les galets le long de la digue.
Maigret feuilleta l’album, précisa :

それは|長い|作業だった。||写真師から|言葉を|一つひとつ|引き出さなければ|ならず、|代わりに|考えてやらなければ|ならなかった。||まず|その写真は|少なくとも|八年前のもので、|というのも|この写真師は|八年前から|そのサイズの|写真を|撮らなくなっていたからだ。||ポストカード判の|新しい|カメラを|買ったのだ。||八年前に|誰が|写真を|撮りに|来たのか。||ムッシュー=ムーテが|思い出すまでに|十五分|かかった。||自分の|店で|撮った|すべての|肖像写真を|一枚ずつ|アルバムに|保存していたのだ。||妻が|アルバムを|取りに|行った。||船乗りたちが|出入りしていた。||子どもたちが|一スーで|飴を|買いに|やってきた。||外では|船の|滑車が|きしんでいた。||防波堤に|沿って|波が|砂利を|転がす|音が|聞こえた。||メグレは|アルバムを|めくりながら|言った。||




— Une jeune femme aux cheveux bruns, très fins Cela suffit.

「髪の|細い、|黒髪の|若い女性。|それだけで|十分だ」


— Mme Swaan ! s’écria le photographe.

「マダム=スワーンだ!」と|写真屋は|叫んだ。

Et il trouva le portrait tout de suite. C’était la seule fois qu’il eût possédé un modèle présentable.
La femme était jolie. Elle paraissait vingt ans. La photo s’encartait exactement dans l’enveloppe.

そして|すぐに|その|写真が|見つかった。||まともな|被写体を|撮った|唯一の|機会だったのだ。||その女性は|美しかった。||二十歳ほどに|見えた。||写真は|封筒に|ぴったりと|収まった。||

— Qui est-ce ?

「誰だ?」

— Elle habite toujours Fécamp. Mais maintenant, elle possède une villa au flanc de la falaise, à cinq minutes du Casino.

「今でも|フェカンに|住んでいます。||今は|カジノから|五分ほどの|崖の|中腹に|邸宅を|持っています。」

— Mariée ?

「結婚|してるのか?」

— Elle ne l’était pas à cette époque. Elle travaillait comme caissière à l’Hôtel du Chemin-de-Fer.

「その頃は|まだ|結婚|していませんでした。||駅前ホテルで|レジ係として|働いていたんです。」

— En face de la gare, bien entendu !

「駅の|向かいの、|あのホテルだな!」

— Oui, vous avez dû le voir en passant. C’est une orpheline, d’un petit pays des environs… Les Loges. Vous connaissez ?.…. C’est ainsi qu’elle a fait connaissance d’un voyageur descendu à l’hôtel, un étranger. Ils se sont mariés…A l’heure qu’il est, elle vit dans la villa avec ses deux enfants et une bonne…

「ええ、|通りがかりに|ご覧に|なったはずです。||近くの|小さな村の|出身で|孤児なんです…|レ・ロージュという|村です。||ご存知ですか?||そこで|ホテルに|泊まった|旅行者と|知り合ったんです。|外国人でした。||そして|ふたりは|結婚しました…||今は|邸宅で|ふたりの|子どもと|女中と|一緒に|暮らしています…」

— M. Swaan n’habite pas Fécamp ?

「だんなの|ムッシュ=スワーンは|フェカンに|住んでないのか?」

Il y eut un silence, un échange de regards entre le photographe et sa femme. Ce fut la femme qui parla.

しばらく|沈黙が|あった。|写真屋と|その妻が|互いに|目を|見交わした。|口を開いたのは|妻のほうだった。

— Puisque c’est la police, il vaut mieux tout dire, n’est-ce pas ? D’ailleurs, vous l’apprendriez quand même… Ce ne sont que des bruits. M. Swaan n’est presque jamais à Fécamp. Quand il y vient, c’est pour quelques jours… Quelquefois même il ne fait que passer.

「警察の方なら|全部|話した方が|いいですよね?||それに|どうせ|おわかりに|なるでしょうから…||噂に|過ぎませんが。||スワーン氏は|ほとんど|フェカンには|いません。||来るときでも|数日だけで…||通り過ぎるだけの|こともあります。」

» Lorsqu’il est arrivé, c’était peu de temps après la guerre… On était en train de réorganiser la pêche à Terre-Neuve, qu’on avait dû délaisser pendant cinq ans…
» Il voulait soi-disant étudier la question et mettre des fonds dans les affaires qui se montaient.
» Il se prétendait Norvégien. Son prénom est Olaf.. Les pêcheurs qui font le hareng et qui vont parfois jusqu’en Norvège disent qu’il y a là-bas beaucoup de gens qui s’appellent ainsi…
» N’empêche que le bruit a couru que c’était en réalité un Allemand qui se livrait à l’espionnage.
» C’est pour cela que, quand il s’est marié, on a tenu sa femme à l’écart…
» Puis on a su qu’il était marin, qu’il naviguait comme second officier à bord d’un bateau de commerce allemand, que c’était à cause de cela qu’il venait si rarement…
» On a fini par ne plus s’en occuper, mais les gens comme nous se méfient quand même…

「彼が|やって来たのは|戦争が|終わって|間もない頃でした…||ニューファンドランドの|漁業を|再建しようと|していた頃で、|五年間|中断を|余儀なく|されていたんです…||その問題を|研究して|新しく|立ち上がる|事業に|資金を|出したいと|言っていました。||自分は|ノルウェー人だと|言っていました。||名前は|オラフ…||ニシン漁で|ノルウェーまで|行くことも|ある|漁師たちが|言うには、|あちらには|そういう|名前の人が|たくさん|いるそうで…||それでも|実は|スパイをしている|ドイツ人だ|という|噂が|流れました。||だから|結婚したとき、|奥さんは|村の人たちから|遠ざけられて|しまいました…||その後|彼が|船乗りで、|ドイツの|商船の|二等航海士として|乗り組んでいることが|わかりました。||それで|めったに|来られないのだと。||そのうち|誰も|気に|しなくなりましたが、|私たちのような|者は|やっぱり|用心して|しまいますよ…」

— Vous m’avez dit qu’ils ont des enfants ?

「子どもが|いると|言ったね?」


— Deux… Une fillette de trois ans et un bébé de quelques mois…

「ふたりです。||三歳の女の子と|まだ|数か月の赤ん坊です……」

Maigret détacha le portrait de l’album, se fit ésigner la villa. Il était un peu tôt pour s’y présenter.
Deux heures durant, il attendit dans un café du port, à écouter les marins discuter de la pêche au hareng qui battait son plein. Cinq chalutiers noirs étaient rangés le long du quai. On déchargeait le poisson à pleins tonneaux, et l’air en était empuanti en dépit de la tempête.
Pour gagner la villa, il longea la digue déserte, contourna le Casino fermé, aux murs ornés encore d’affiches de l’été précédent.

メグレは|アルバムから|写真を|外し、|邸宅の|場所を|教えてもらった。||訪ねるには|まだ|少し|早かった。||二時間ほど|港の|カフェで|待ちながら、|最盛期を|迎えている|ニシン漁について|議論する|船乗りたちの|話に|耳を|傾けた。||黒い|トロール船が|五隻|埠頭に|並んでいた。||嵐にも|かかわらず、|魚は|樽いっぱいに|水揚げされ、|あたりに|強い|匂いが|立ち込めていた。||邸宅へ|向かうために、|彼は|人気のない|防波堤を|歩き、|閉まった|カジノを|迂回した。||カジノの|壁には|前の夏の|ポスターが|まだ|貼られていた。||


Enfin, il gravit un raidillon qui s’amorçait au pied de la falaise. De-ci, de-là, il apercevait la grille d’une villa.
Celle qu’il cherchait était en brique rouge, de grandeur moyenne, confortable. On sentait qu’à la belle saison le jardin aux allées de gravier blanc était entretenu avec soin. Des fenêtres, la vue devait s’étendre au loin.
Il sonna. Un dogue danois, sans aboyer, mais l’air d’autant plus féroce, vint le renifler à travers la barrière. Une bonne parut au second coup de sonnette, enferma d’abord le chien dans le chenil et questionna :

やがて|彼は|崖の|ふもとから|始まる|急な|坂道を|登った。||あちこちに|邸宅の|門扉が|見えた。||探していた|邸宅は|赤煉瓦造りで、|中くらいの|大きさの|こじんまりとした|建物だった。||良い|季節には|白い|砂利道の|庭が|丁寧に|手入れされているのが|わかった。||窓からは|遠くまで|見渡せるはずだった。
ベルを|鳴らすと、|グレート・デーンが|吠えもせず、|しかし|いっそう|恐ろしげな|様子で|柵越しに|匂いを|嗅いで|きた。||二度目の|ベルで|女中が|現れ、|まず|犬を|犬小屋に|閉じ込めてから|尋ねた。||

— Qu’est-ce que c’est ?

「ご用件は?」

Elle avait l’accent du pays.

土地の訛りがあった。

— Je voudrais voir M. Swaan, s’il vous plaît.

「スワーン氏に|お目にかかりたいのですが。」

Elle parut hésiter.

彼女は|ためらった。

— Je ne sais pas si Monsieur est là… Je vais demander…

「ご在宅かどうか|わかりません……聞いてまいります……」

Elle n’avait pas ouvert la grille. Il pleuvait toujours à torrents. Maigret était trempé.
Il vit la domestique monter les marches, disparaître dans la maison. Puis un rideau bougea à une fenêtre. Un peu plus tard, la fille revenait.

彼女は|門を|開けなかった。||雨は|相変わらず|土砂降りだった。||メグレは|びしょ濡れだった。||彼は|女中が|階段を|上り、|家の中に|消えるのを|見た。||それから|窓の|カーテンが|動いた。||少しして|女中が|戻ってきた。||

— Monsieur ne reviendra pas avant plusieurs semaines. Il est à Brême…

「旦那様は|数週間は|お戻りに|なりません。||ブレーメンに|いらっしゃいます…」

— Dans ce cas, je désirerais parler à Mme Swaan.…

「それでは|マダム=スワーンに|お目にかかりたい。」

Elle hésita à nouveau, finit par ouvrir la grille.

彼女は|また|躊躇したが、|結局|門を|開けた。||

— Madame n’est pas habillée. Il faudra que vous attendiez…

「奥様は|まだ|お召し替えが|済んでいません。||少々|お待ちいただかなければ|なりません…」

Tout dégouttant d’eau, il fut introduit dans un salon propret, aux fenêtres tendues de rideaux blancs, au parquet encaustiqué.
Les meubles, qui étaient neufs, étaient ceux-là même que l’on rencontre dans tout intérieur de petit-bourgeois. Ils étaient de bonne qualité, d’un style qu’en 1900 on appelait moderne.
Du chêne clair. Des fleurs dans un vase de grès « artistique » au milieu de la table. Les napperons de broderie anglaise.
Sur un guéridon, par contre, un magnifique samovar d’argent ciselé qui valait à lui seul davantage que tout le reste de l’ameublement.
Il y avait du bruit quelque part, au premier étage. Aïlleurs, derrière un des murs du rez-de-chaussée, un bébé pleurait et une autre voix murmurait quelque chose sur un mode assourdi et monotone, comme pour le consoler.

水を|滴らせながら、|彼は|こざっぱりした|応接間に|通された。||窓には|白い|カーテンが|かかり、|床には|ワックスが|塗られていた。||家具は|新しく、|どこの|中流の|家にも|ありそうな|ものだった。||品質は|良く、|一九〇〇年頃に|モダンと|呼ばれていた|様式だった。||明るい色の|オーク材。||テーブルの|中央には|「芸術的な」|陶器の|花瓶に|花が|活けてあった。||イギリス刺繍の|テーブルセンター。||しかし|小さな|テーブルの上には、|彫刻を|施した|見事な|銀製の|サモワールが|置かれていた。||それ一つで|他の|家具を|全部|合わせた|値段より|高そうだった。||
二階では|どこかで|物音が|していた。||一方、|一階の|壁の|向こうでは|赤ん坊が|泣いていて、|別の|声が|あやすように|単調な|低い|声で|何か|つぶやいていた。

Enfin des pas feutrés, un glissement dans le corridor. La porte s’ouvrit. Et le commissaire Maigret se trouva en présence d’une jeune femme qui s’était habillée en hâte pour le recevoir.
Elle était de taille moyenne, plutôt boulotte que maigre, et elle avait un joli visage grave où se lisait à cet instant une vague inquiétude.
Elle sourit néanmoins, prononça :

やがて|しのび足の|足音がして、|廊下を|滑るような|気配がした。||扉が|開いた。||メグレ警部は|急いで|身支度を|整えた|若い女性と|向き合った。||彼女は|中背で、|痩せているより|むしろ|ふっくらとしていて、|愛らしく|真剣な|顔立ちには|その瞬間、|ぼんやりとした|不安の|色が|浮かんでいた。||それでも|彼女は|微笑んで|言った。||

— Vous ne vous êtes donc pas assis ?

「あら、|お座りに|ならなかったんですか?」

Du pardessus de Maiïigret, de son pantalon, de ses chaussures, des filets d’eau coulaient sur le plancher ciré, formaient de petites mares.
Il ne pouvait s’asseoir ainsi dans les fauteuils de velours vert tendre du salon.

メグレの|オーバーコートから、|ズボンから、|靴から、|細い|水の筋が|ワックスがけの|床に|流れ落ち、|小さな|水たまりを|作っていた。||応接間の|淡い|緑色の|ビロードの|肘掛け椅子に|そのまま|座るわけには|いかなかった。||

— Mme Swaan, n’est-ce pas ?

「スワーン夫人ですね?」

— Oui, monsieur…

「はい……」

Elle le regarda d’un air interrogateur.

彼女は|問いかけるような|目で|彼を|見た。

— Excusez-moi de vous déranger… Il s’agit d’une simple formalité… Je fais partie de la police de contrôle des étrangers… Nous nous livrons en ce moment à un recensement…

「お邪魔して|申し訳ありません…||簡単な|手続きの|ためです…||私は|外国人|管理警察の|者で…||ただいま|調査を|行っております…」

Elle ne dit rien. Elle ne paraissait ni plus inquiète, ni rassurée.

彼女は|何も|言わなかった。||不安が|増した|様子でも|なく、|かといって|安心した|様子でも|なかった。||

— Je crois que M. Swaan est Suédois, n’est-il pas vrai ?

「スワーン氏は|スウェーデン人でしたね?」

— Pardon. Norvégien. Mais, pour un Français, c’est la même chose. Moi-même, au début…

「いいえ。||ノルウェー人です。||でも|フランス人には|同じことですよね。||私自身も|最初は…」

— Il est officier de marine ?

「ご主人は|海軍の|士官ですか?」

— I] navigue en qualité de second officier à bord du Seeteufel, de Brême…

「ブレーメンの|商船|<ゼーテューフェル>に|二等航海士として|乗り組んでいます…」

— C’est cela. Il travaille donc pour une société allemande.

「なるほど。||では|ドイツの|会社に|勤めているわけですね」

Elle devint plus rose.

彼女は|少し|頬を|赤らめた。

— L’armateur est Allemand, oui… Du moins sur le papier.

「船主は|ドイツ人です、|ええ…||少なくとも|書類の上では。」

— C’est-à-dire ?..

「と|おっしゃいますと?…」

— Je ne crois pas qu’il soit nécessaire de vous le cacher… Vous savez sans doute que, depuis la guerre, il y a une crise de la marine marchande… Ici même on vous citera des capitaines au long cours qui sont obligés, faute d’engagement, de s’embarquer comme second ou comme troisième officier. D’autres font la pêche à Terre-Neuve et dans la mer du Nord.

「隠す|必要は|ないと|思います…||戦後、|商船業が|不況に|陥っていることは|ご存知でしょう…||ここでも|仕事が|なくて|やむなく|二等や|三等航海士として|乗り組んでいる|遠洋航海の|船長の|話を|聞くことが|できます。||ニューファンドランドや|北海で|漁業に|従事している|人たちも|います。」

Elle parlait avec une certaine précipitation, mais d’une voix douce, égale.

彼女は|少し|早口で|話したが、|声は|穏やかで|落ち着いていた。||

— Mon mari n’a pas voulu signer un contrat pour le Pacifique, où il y a davantage à faire, car il n’auraïit pu revenir en Europe que tous les deux ans… Des Américains, peu après notre mariage, armaient le Seeteufel sous le nom d’un armateur allemand… Et, précisément, si Olaf est venu à Fécamp, c’était pour s’assurer qu’il n’y avait pas ici d’autres goélettes à vendre…

「夫は|太平洋の|航路の|契約には|応じませんでした。||仕事は|多いのですが、|二年に|一度しか|ヨーロッパに|戻れないからです…||私たちが|結婚して|間もない頃、|アメリカ人たちが|ドイツ人の|船主名義で|ゼーテューフェル号を|艤装しました…||オラフが|フェカンに|来たのも、|ここに|売りに|出ている|スクーナーがないか|確かめるため|だったんです…」

» Vous comprenez, maintenant. Il s’agissait de faire la contrebande de l’alcool aux Etats-Unis…
» De grosses sociétés se sont fondées, avec des capitaux américains. Elles ont leur siège en France, en Hollande ou en Allemagne…
» C’est pour une de ces sociétés que mon mari travaille en réalité. Le Seeteufel fait ce qu’ils appellent l’« Avenue du Rhum ».
» Il n’a donc rien à voir avec l’Allemagne…

「おわかりでしょう。||アメリカへの|密輸酒の|話です…|||アメリカ資本で|大きな|会社が|いくつも|設立されました。||フランスや|オランダや|ドイツに|本社を|置いています…|||夫が|実際に|働いているのは|そういった|会社の|ひとつです。||ゼーテューフェル号は|いわゆる|「ラム酒街道」を|走っているんです。|||ですから|ドイツとは|何の|関係も|ありません…」

作品背景👉

— Il est en mer en ce moment ?

「今は|航海中ですか?」
メグレは|その率直で|時に胸を打つもののある顔から|目を離さずに尋ねた。

Questionna Maigret, sans quitter des yeux le joli visage qui avait quelque chose de franc, et même parfois d’’émouvant.

メグレは、|率直で|時に|胸を|打つような|ものさえ|感じさせる|その|愛らしい|顔から、|目を|離さずに|尋ねた。||

— Je ne pense pas. Vous devez comprendre que les voyages ne sont pas aussi réguliers que ceux des paquebots. Mais j’essaie toujours de calculer à peu près la position du Seeteufel. A l’heure qu’il est, il doit être à Brême, ou bien près d’y arriver.

「そうは|思いません。||定期船のように|規則正しくは|航行しないことは|おわかりでしょう。||でも|私は|いつも|ゼーテューフェル号の|おおよその|位置を|計算するように|しています。||今頃は|ブレーメンに|いるか、|あるいは|もうすぐ|着くところだと|思います。」

— Vous êtes déjà allée en Norvège ?

「ノルウェーには|行ったことが|ありますか?」

— Jamais ! Je n’ai pour ainsi dire pas quitté la Normandie. A peine deux ou trois fois, pour de courts séjours à Paris.

「一度も!||ノルマンディーを|ほとんど|離れたことが|ありません。||パリに|二、三度|短い|滞在を|したくらいです。」

— Avec votre mari ?

「ご主人と?」

— Oui… Entre autres notre voyage de noces.

「ええ…||新婚旅行も|含めて。」

— Il est blond, n’est-ce pas ?

「ご主人は|金髪ですね?」

— Oui… Pourquoi me demandez-vous cela ?

「ええ…||どうして|そんなことを|お聞きに|なるんですか?」

— Avec une petite moustache claire, coupée au ras des lèvres ?

「薄い色の|口ひげを|唇の際まで|短く|刈り込んだ|方ですね?」

— Oui… Je puis d’ailleurs vous montrer son portrait.

「ええ…||でしたら|夫の|写真を|お見せすることも|できます」

Elle ouvrit une porte et sortit. Maigret l’entendit circuler dans la chambre voisine. 
Elle fut plus longtemps absente qu’il n’était logique. Et, dans la villa, il y eut des bruits de portes ouvertes et fermées, d’allées et venues peu explicables. 
Enfin elle reparut, un peu troublée, hésitante. 

彼女は|扉を|開けて|出て行った。||メグレは|彼女が|隣の部屋を|歩き回る|音を|聞いていた。||戻るまでの|時間が|不自然に|長かった。||そして|邸宅の中では|扉が|開いたり|閉まったりする|音や、|説明のつかない|行き来の|気配が|した。||やがて|彼女が|戻ってきた。||少し|動揺した|様子で、|ためらいがちだった。||

— Excusez-moi.. dit-elle. Je ne parviens pas à mettre la main sur ce portrait. Avec des enfants, une maison est toujours en désordre… 

「申し訳ありません…」と|彼女は|言った。||「その|写真が|どこにも|見当たらなくて。||子どもが|いると|家の中が|いつも|散らかってしまって…」

— Une question encore… À combien de personnes avez-vous donné cette photographie de vous ? 

「もう|一つ|だけ…||あなたの|この|写真を|何人の方に|差し上げましたか?」

Il montra l’épreuve que le photographe lui avait remise. Mme Swaan, cramoisie, bégaya : 

彼は|写真師から|受け取った|写真を|見せた。||スワーン夫人は|真っ赤になり、|口ごもりながら|言った。||

— Je ne comprends pas… 

「わかりません……」

— Votre mari en a sans doute un exemplaire ?.… 

「ご主人が|一枚|お持ちでしょう?」

— Oui… Nous étions fiancés quand… 

「ええ……|婚約していた|頃に……」

— Aucun autre homme ne possède cette photo ? 

「ほかに|この写真を|お持ちの|男性は|いませんか?」

Elle était sur le point de pleurer. Ses lèvres avaient un frémissement qui trahissait son désarroi. 

彼女は|今にも|泣きだしそうだった。||唇が|かすかに|震え、|その|動揺を|あらわにしていた。||

— Aucun… 

「いません……」

— Je vous remercie, madame… 

「ありがとうございます|マダム……」

Comme ïl sortait, une petite fille se glissa dans l’antichambre. Maigret n’eut pas besoin de détailler ses traits. C’était le vivant portrait de Pietr-le-Letton !

彼が|出ようとしたとき、|小さな|女の子が|玄関ホールに|すべり込んできた。||メグレは|その子の|顔を|じっくり|見るまでもなかった。||ピエトル・ル・レトンの|生き写しだったのだ!

— Olga !.… gronda la maman, en poussant l’enfant vers une porte entrouverte.

「オルガ!……」||母親は|半開きの|扉のほうへ|子供を|押しやりながら|叱った。||

Le commissaire était à nouveau dehors, dans la pluie, dans la bourrasque.

警部は|ふたたび|外に出た。||雨の中、|突風の中に。

— Au revoir, madame…

「さようなら|マダム……」

Il la vit un instant encore dans l’entrebâillement de l’huis, et il eut la sensation de laisser désemparée cette femme qu’il avait surprise chez elle, dans la tiédeur de la villa.
Et il y avait d’autres traces, subtiles, indéfinissables, maïs à base d’angoisse, dans les yeux de la jeune maman qui refermait la porte.

彼は|扉の|隙間から|もう一瞬|彼女を|見た。||自宅で|不意を|つかれた|この女性を、|邸宅の|ぬくもりの|中に|途方に|暮れたまま|置き去りに|していくような|気がした。||そして|扉を|閉めようとしている|若い|母親の|目には、|ほかにも|微妙で|言いようのない|何かが|あった。||しかし|それは|不安を|根底に|したものだった。