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Pietr le Letton
Chapter X
Le retour d’Oswald Oppenheim
||||||||怪盗|レトン
||||||第十章
||||オズワルド=オッペンハイム、|戻る
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Maigret était resté deux heures immobile. Quand il voulut se lever, il put à peine remuer les bras et il dut sonner Jean pour l’aider à passer son manteau.
― Fais-moi avancer un taxi…
Quelques minutes plus tard, il pénétrait chez le Dr Lecourbe, rue Monsieur-le-Prince. Six clients attendaient dans l’antichambre, mais on lui fit faire un détour à travers l’appartement et, dès que le cabinet de consultation fut libre, il y fut recu.
Il n’en sortit qu’une heure après. Son torse était devenu plus raide. Le cerne de ses yeux était si profond que le regard en était changé, comme si Maigret eût été maquillé.
― Rue du Roiïi-de-Sicile ! Je vous arrêterai.….
De loin, il vit ses deux inspecteurs qui faisaient les cent pas en face de l’hôtel. Il descendit de voiture, les rejoignit.
― Pas sorti ?
― Non… Un de nous deux est toujours resté en faction.
― Qui a quitté l’hôtel ?
― Un petit vieux tout cassé, puis deux jeunes gens, puis une femme d’une trentaine d’années…
Maigret haussa les épaules, soupira :
― Le vieillard avait de la barbe ?
― Oui…
Il les quitta sans mot dire, gravit l’escalier étroit et passa devant la loge. Un peu plus tard, il secouait la porte de la chambre 32 : Une voix de femme lui répondit en une langue inconnue. La porte céda et il vit Anna Gorskine, demi-nue, qui sortait du lit.
― Ton amant ? Questionna-t-il.

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メグレは|二時間|動かずに|いた。||立ち上がろうとすると、|腕が|ほとんど|動かなかった。||ジャンを|呼んで|コートを|着るのを|手伝ってもらわなければ|ならなかった。 「タクシーを|呼んでくれ……」
数分後、|ムッシュー・ル・プランス通りの|ルクルブ医師の|もとを|訪ねた。||待合室に|六人の|患者が|いたが、|部屋を|通り抜けて|案内され、|診察室が|空くと|すぐに|通してもらった。
一時間後に|出てきた。||胸には|しっかりした|包帯が|巻かれていた。||目の下の|くまが|あまりに|深く、|まるで|化粧を|しているかのように|目つきが|変わって|見えた。

「ロワ・ド・シシル通りへ!|途中で|止める」
遠くから|ホテルの|前を|行ったり来たりしている|二人の|部下が|見えた。||車を|降りて|合流した。

「出てきていないか?」

「はい。||常に|どちらかが|見張って|いました」

「ホテルを|出たのは?」

「腰の|曲がった|老人、|それから|若い男が|二人、|それから|三十歳ぐらいの|女です……」
メグレは|肩を|すくめ、|ため息を|ついた。

「老人に|ひげは|あったか?」

「はい|・・・」
一言も|言わずに|その場を|離れ、|狭い|階段を|上り、|管理人室の|前を|通った。||少し|すると、|32号室の|ドアを|叩いた。||女の声が|知らない言葉で|答えた。||ドアが開き、|半裸で|ベッドから|出てきた|アンナ・ゴルスキーヌが|いた。

「お前の|愛人は?」|と|聞いた。
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Il parlait du bout des dents, en homme pressé, sans se donner la peine d’inspecter les lieux.
Anna Gorskine cria :
― Sortez !.. vous n’avez pas le droit…
Mais, flegmatique, il ramassa sur le plancher le trench-coat qu’il connaissait. Il semblait chercher autre chose. Il avisa au pied du lit le pantalon grisâtre de Fédor Yourovitch.
Par contre, il n’y avait pas de chaussures d’homme dans la chambre.
La juive, qui était en train de passer son peignoir, braquait sur lui son regard rageur.
― Vous croyez que, parce que nous sommes étrangers.
Il ne lui donna pas le temps de laisser éclater sa colère. Il sortit, tranquillement, referma la porte qu’elle rouvrit alors qu’il n’avait pas encore descendu un étage. Sur le palier, elle se contenta de haleter, sans prononcer une parole. Penchée sur la rampe, elle le suivit des yeux et soudain, n’y tenant plus, éprouvant le besoin lancinant de faire quand même quelque chose, elle cracha.
La salive tomba avec un bruit mat à quelques centimètres du commissaire.
L’inspecteur Dufour le questionna.
― Eh bien ?.…
― Tu surveilleras la femme… Celle-là ne pourra pas se déguiser en vieillard…
― Voulez-vous dire que… ?
Mais non ! Il ne voulait rien dire ! Il n’avait pas l’esprit à entreprendre une discussion. Il remonta dans son taxi.

— Au Majestic…
L’inspecteur, navré, humilié, le regardait partir.
— Fais ton possible ! lui cria Maigret.
Il n’avait pas envie non plus de peiner son collègue. Si celui- ci s’était laissé rouler, ce n’était pas par sa faute. Est-ce que Maigret, lui, n’avait pas laissé tuer Torrence ?
Le gérant l’attendait sur le seuil, ce qui était une attitude toute nouvelle.
— Enfin !.. Vous comprenez… Je ne sais plus ce que je dois faire. On est venu chercher votre… votre ami… On m’a affirmé que les journaux ne diront rien…Mais l’autre est là… Il est là !.…

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急いでいる|人間らしく、|部屋を|調べる|手間も|かけずに|ぼそぼそと|話した。
アンナ・ゴルスキーヌが|叫んだ。

「出て行って!||そんな権利は|ないはずよ」
しかし|メグレは|平然と|見覚えのある|トレンチコートを|床から|拾い上げた。||他にも何か|探しているようだった。||ベッドの|足元に|フェドール・ユロヴィッチの|灰色の|ズボンが|あるのに|気づいた。||しかし|男物の|靴は|部屋に|なかった。
ユダヤ人の|女は|ガウンを|羽織りながら、|怒りの|目を|メグレに|向けた。

「私たちが|外国人だからって|・・・」
怒りを|爆発させる|暇を|与えなかった。||静かに|部屋を出て|ドアを閉めた。||一階も|降りないうちに|彼女が|ドアを|開けた。||踊り場で|一言も|言わず、|荒い|息だけが|聞こえた。||手すりに|身を|乗り出して|目で|追い、|ついに|こらえきれなくなって|何かしなければという|衝動に駆られ、|唾を吐いた。
唾は|鈍い音を立てて|警部の|数センチ|そばに|落ちた。
デュフォールが|聞いた。

「それでは?」

「女を|見張れ。||あいつは|老人に|化けられないからな」

「つまり?」
違う!||何も|言うつもりは|なかった!||議論する|気分では|なかった。||タクシーに|乗り込んだ。

「マジェスティックへ」
デュフォールは|がっかりした|様子で|見送った。

「やれるだけやれ!」|と|メグレは|叫んだ。
同僚を|傷つけたくは|なかった。||してやられたのは|デュフォールの|せいでは|ない。||メグレ自身、|トランスを|殺されて|しまったではないか?
支配人が|珍しく|入り口で|待っていた。

「やっと!||おわかりください。||どうすれば|いいか|わからなくて。||あなたの|お仲間を|引き取りに|来られました。|||新聞には|出ないと|言われました。||しかし|もう一人が|いるんです|・・・、|いるんですよ!」
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― Personne ne l’a vu rentrer ?
― Personne !… C’est justement ce qui… Ecoutez !.. Comme je vous l’ai dit au téléphone, il a sonné… Quand le garçon s’est présenté, il lui a commandé son café… Il était au lit.
― Mortimer ?.…
― Vous croyez qu’il y a un rapport? Ce n’est pas possible !.. C’est un homme connu. Des ministres, des banquiers lui ont rendu visite ici même…
― Que fait Oppenheim ?.…
― Il vient de prendre un bain… Je crois qu’il s’habille…
― Et Mortimer ?
― Les Mortimer n’ont pas encore sonné… Ils dorment…
― Donnez-moi le signalement de Pepito Moretto…
― Oui… On m’a raconté… Personnellement, je ne l’ai jamais vu… Je veux dire remarqué… Nous avons tant de personnel !.… Mais je me suis informé… Un petit homme, brun de peau, noir de poil, râblé, qui passait des journées sans rien dire…
Maigret transcrivit sur une feuille volante, la glissa dans une enveloppe et mit l’adresse de son chef. Avec les empreintes digitales, qui avaient été relevées sans aucun doute dans la chambre où Torrence était mort, cela devait suffire.
― Faites porter ceci à la Préfecture…
― Oui, monsieur le commissaire.
Le gérant devenait suave, car il sentait que les événements menaçaient de prendre des proportions désastreuses.
― Qu’est-ce que vous allez faire ?
Mais le commissaire s’éloignait déjà, gauche et maladroit, se campait au milieu du hall, comme les visiteurs dans les églises historiques où ils essaient de deviner, sans l’aide du sacristain, ce qu’il y a de curieux.
Il y avait un rayon de soleil, et le hall du Majestic en était tout doré.
A neuf heures du matin, ce hall était presque désert. De rares voyageurs prenaient leur petit déjeuner à des tables isolées, tout en lisant les journaux.
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「誰も|戻るところを|見なかったのか?」

「誰も!||それが|まさに……|聞いてください!||お電話で|申し上げた通り、|呼び出しが|あって、|ボーイが|行くと|コーヒーを|注文して、|ベッドに|いたんです」

「モーティマーは?」

「関係が|あると|思うんですか?||そんなはずは|ない!||あの方は|有名人ですよ。||大臣や|銀行家が|ここを|訪ねてきたんですから」

「オッペンハイムは|何をしている?」

「今|お風呂に|入ったところです。||着替えていると|思います」

「それで|モーティマーは?」

「モーティマー夫妻は|まだ|呼び出しが|ありません。||寝ています。」

「ペピート・モレットの|人相を|教えろ」

「はい、|聞きました。||私自身は|見たことが|なくて。||つまり|気に|留めなかったんです。||従業員が|多くて!||でも|調べました。||色黒で|黒髪の|小柄な|がっちりした|男で、|一日中|ほとんど|何も|しゃべらなかったそうです」
メグレは|メモ用紙に|書き取り、|封筒に|入れて|上司の|住所を|書いた。||トランスが|死んだ|部屋で|採取されたはずの|指紋と|合わせれば|十分なはずだ。

「これを|警視庁に|届けてくれ」

「はい、|警部さん」
支配人は|愛想よく|なってきた。||事態が|とんでもない|方向に|発展しそうだと|感じていたからだ。

「これから|どうされますか?」
しかし|警部は|もう|離れていた。||ぎこちない|足取りで|ホールの|真ん中に|どっしりと|立った。||歴史的な|教会の中で、|案内係|なしに|見どころを|探そうとする|観光客のようだった。
日差しが|差し込み、|マジェスティックの|ホールが|黄金色に|輝いていた。
朝の|九時、|ホールは|ほぼ|がらんとしていた。||まばらな|宿泊客が|新聞を|読みながら|離れた|テーブルで|朝食を|とっていた。
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Maigret finit par se laisser tomber dans un fauteuil de rotin, près du jet d’eau qui, pour une raison ou pour une autre, ne fonctionnait pas ce jour-là. Les poissons rouges, dans la vasque de céramique, restaient obstinément immobiles, et leur bouche seule s’ouvrait et se refermaïit à vide.
Cela rappela au commissaire la bouche ouverte de Torrence. Il dut en être fort impressionné, car il s’agita longtemps avant de trouver une pose qui le satisfit.
Des domestiques clairsemés circulaient. Maigret les suivait des yeux, sachant qu’une balle pouvait partir à tout instant.
La partie engagée en arrivait à ce degré d’urgence.
Que Maigret eût découvert l’identité d’’Oppenheim, alias Pietr-le-Letton, cela ne tirait pas à conséquence et le policier ne risquait pas grand-chose.
Le Letton se cachaït à peine, bravait la Sûreté, sûr qu’elle n’avait aucune charge contre lui.
La preuve en était fournie par ce chapelet de télégrammes qui suivait étroitement sa piste, de Cracovie à Brême, de Brême à Amsterdam, d’Amsterdam à Bruxelles et à Paris.
Mais, il y avait alors le mort de l’Etoile-du-Nord ! Il y avait surtout une sdkjl de Maigret : celle de relations d’une nature inattendue entre le Letton et Mortimer-Levingston. Et cette découverte-là était capitale !
Pietr était un bandit qui s’avouait bandit et qui se contentait de dire à la police internationale :
― Essayez de me prendre sur le fait !
Mortimer était, pour le monde entier, un honnête homme ! Deux êtres étaient susceptibles d’avoir deviné les liens Pietr- Mortimer.
Et le même soir Torrence était exécuté ! Maigret essuyait le feu d’un revolver, rue Fontaine !
Un troisième personnage, désemparé, et qui ne savait sans doute presque rien, mais pouvait servir de base à une nouvelle enquête, était supprimé : José Latourie, danseur mondain.
Or, Mortimer et le Letton, confiants sans doute dans cette triple exécution, avaient repris leur place. Ils étaient là-haut, dans leurs appartements de grand luxe, commandaient par téléphone à toute la domesticité d’un palace, prenaient leur bain, déjeunaient, s’habillaient.
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メグレは|やっと|籐椅子に|腰を下ろした。||その日は|何らかの理由で|噴水が|止まっていた。||陶器の|水盤の中で|金魚が|頑固に|動かず、|口だけが|虚ろに|開いたり|閉じたりしていた。
それが|トランスの|開いた|口を|思い出させた。||よほど|こたえたのだろう。||しっくりする|姿勢を|見つけるまで|長い間|落ち着かなかった。
まばらに|従業員が|行き来していた。||メグレは|目で|追いながら、|いつ|銃弾が|飛んでくるか|わからないと|感じていた。
勝負は|そこまで|切迫した|段階に|来ていた。
メグレが|オッペンハイム、|すなわち|ピエトル・ル・レトンの|正体を|突き止めたことは|大した|問題では|なかった。||警部も|さほど|危険に|さらされては|いなかった。
レトンは|ほとんど|身を隠そうとも|せず、|司法警察を|あざ笑い、|証拠が|何もないことを|確信していた。
その|証拠に、|クラコフから|ブレーメン、|ブレーメンから|アムステルダム、|アムステルダムから|ブリュッセル、|パリへと|彼の|足跡を|ぴったりと|追う|電報の|連鎖が|あった。
しかし|エトワール・デュ・ノールの|死体が|あった!||さらに|重要だったのは|メグレの|発見、|つまり|レトンと|モーティマー・レヴィングストンの|間の|予想外の|つながりだ。||そして|この|発見こそが|致命的だった!
ピエトルは|自分が|犯罪者である|ことを|認め、|国際警察に|こう|言うだけで|満足していた。
『現行犯で|捕まえてみろ!』
しかし|モーティマーは|世間から|見れば|誠実な|紳士だった!||ピエトルと|モーティマーの|つながりに|気づきうる|人物が|二人|いた。
そして|同じ夜に|トランスが|殺された!||メグレは|フォンテーヌ通りで|銃撃を|受けた!
三人目の|人物、|ほとんど|何も|知らないが|新たな|捜査の|糸口に|なりうる|男も|消された。||社交ダンサーの|ホセ・ラトゥリーだ。
一方、|モーティマーと|レトンは、|三件の|殺しを|信頼の|よりどころにして、|元の|場所に|戻っていた。||上の|豪華な|部屋で、|電話一本で|ホテルの|従業員を|動かし、|風呂に入り、|食事をし、|着替えを|していた。
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Maigret, tout seul, les attendait, mal d’aplomb dans un fauteuil de rotin, un côté de la poitrine raide et lancinant, le bras droit presque immobilisé par une douleur sourde.
Il avait le pouvoir de les arrêter. Mais il savait que cela ne servirait de rien. À la rigueur trouverait-on des témoignages contre Pietr-le-Letton, dit Fédor Yourovitch, dit Oswald Oppenheim, et qui devait avoir porté bien d’autres noms encore, y compris peut-être celui d’Olaf Swaan.
Mais contre Mortimer-Levingston, milliardaire américain ? Une heure après son arrestation, l’ambassade des Etats-Unis protesterait ! Les banques françaises, les sociétés financières et industrielles dont il était l’administrateur mettraient des hommes politiques en mouvement.
Quelle preuve ? Quel indice ? Qu’il avait disparu pendant quelques heures à la suite du Letton ?
Qu’il avait soupé au PickwickKs et que sa femme avait dansé avec José Latourie ?
Qu’un inspecteur de police l’avait vu pénétrer dans un sordide hôtel à l’enseigne du Roïi-de-Sicile ?
Tout cela serait réduit en miettes ! Il faudrait présenter des excuses, voire, pour donner satisfaction aux Etats-Unis, prendre des mesures, limoger Maigret, tout au moins en apparence.
Torrence était mort !
Il avait dû traverser ce même hall, sur une civière, aux premières lueurs de l’aube. À moins que, soucieux de ne pas imposer un spectacle pénible à quelque client matinal, le gérant eût obtenu que le transport se fit par les dégagements de service !
C’était probable ! Les corridors étroits, les escaliers en colimaçon, où la civière s’était cognée aux barreaux…
Téléphone, derrière le comptoir d’acajou. Allées et venues. Ordres précipités.
Le gérant s’approcha.
— Mrs Mortimer-Levingston s’en va… On sonne à l’instant, de là-haut, pour faire chercher sa malle. La voiture est arrivée…
Maigret eut un pâle sourire.
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メグレは|一人で|彼らを|待っていた。||籐椅子に|ぐらつきながら、|胸の|片側が|ずきずきと|痛み、|右腕が|鈍い|痛みで|ほとんど|動かせなかった。
逮捕する|権限は|あった。||しかし|それが|何の|役にも立たないことを|知っていた。||ピエトル・ル・レトン、|別名|フェドール・ユロヴィッチ、|別名|オズワルド・オッペンハイム。||おそらく|オラフ・スワーンという|名も|使っていたであろう|この|男に対しては|証言を|集めることも|できるかもしれない。
しかし|アメリカ人|億万長者の|モーティマー・レヴィングストンに|対しては?||逮捕から|一時間も|しないうちに|アメリカ大使館が|抗議するだろう!||彼が|理事を|務める|フランスの|銀行、|金融会社、|産業会社が|政治家を|動かすだろう。
何の|証拠が|ある?||何の|手がかりが?||レトンの|後を|追って|数時間|姿を|消したこと?
ピックウィックスで|夜食を|とり、|妻が|ホセ・ラトゥリーと|踊ったこと?
警察の|刑事が|ロワ・ド・シシルという|みすぼらしい|ホテルに|入るのを|見たこと?
そんなものは|すべて|粉々に|くずされてしまうだろう!||謝罪しなければ|ならなくなり、|アメリカの|機嫌を|取るために|何らかの|措置が|取られ、|少なくとも|表向きは|メグレが|更迭される|ことに|なるだろう。
トランスは|死んだ!
夜明けの|頃、|担架に|乗せられて|この|ホールを|通ったはずだ。||もっとも|支配人が|朝早い|客に|辛い|光景を|見せまいと、|通用口を|通るよう|手配したかも|しれないが。
おそらく|そうだったろう!||狭い|廊下、|らせん階段、|担架が|手すりに|ぶつかりながら……
マホガニーの|カウンターの|後ろで|電話が|鳴る。||人が|行き来する。||慌ただしい|指示。
支配人が|近づいてきた。

「ミセス=モーティマーが|出発されます。||今|上から|トランクを|持ってくるよう|呼び出しが|ありました。||車も|来ています」
メグレは|かすかに|微笑んだ。
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― Quel train ? demanda-t-il.
― Elle prend l’avion de Berlin, au Bourget…
Il n’avait pas fini qu’elle apparaissait, vêtue d’un manteau de voyage grisâtre, un sac en crocodile à la main. Elle marchait vite. Arrivée devant la porte tournante, pourtant, elle ne put s’empêcher de se retourner.

Pour qu’elle le vît bien, Maigret se leva avec effort. Il fut certain qu’elle se mordait les lèvres, sortait avec plus de précipitation, gesticulait en donnant ses ordres au chauffeur.
On appelait le gérant ailleurs. Le commissaire se trouva seul, debout devant la fontaine qui se mit soudain à fonctionner. On devait déclencher le jet d’eau à heure fixe.
Il était dix heures.
Il eut encore un sourire, pour lui-même, se rassit lourdement, mais avec précaution, car au moindre mouvement sa blessure, qui devenait de plus en plus sensible, le faisait souffrir.
― On éloigne les faibles.
Car c’était bien cela ! Après José Latourie, qu’on jugeaït trop peu solide et qu’on avait écarté du combat avec trois coups de couteau dans la poitrine, on éloignait Mrs Mortimer, impressionnable, elle aussi. On l’envoyait à Berlin ! C’était un traitement de faveur !
Restaient les forts : Pietr-le-Letton, qui n’en finissait pas de s’habiller, Mortimer-Levingston, qui ne devait rien avoir perdu de son air aristocratique, et Pepito Moretto, le « tueur » de la bande.
L’un et l’autre, reliés par des fils invisibles, se préparaient.
L’ennemi était là, au milieu d’eux, au centre du hall qui commençait à s’animer, immobile dans un fauteuil d’osier, les jambes allongées, recevant au visage la poussière d’eau de la fontaine qui émettait un petit bruit flûté.
La cage d’un ascenseur s’immobilisa.
Pietr-le-Letton, le premier, parut, vêtu d’un prestigieux complet cannelle, un « Henry Clay » aux lèvres.
Il était chez lui. Il payait pour cela. Désinvolte, sûr de lui, il erra dans le hall, s’arrêta de-ci, de-là, en face des vitrines que les grandes maisons de commerce installent dans les hôtels de luxe, se fit donner du feu par un chasseur, examina un tableau annonçant le dernier cours des monnaies étrangères, se campa, à moins de trois mêtres de Maigret, devant la fontaine, l’œil rivé aux poissons rouges qui semblaient artificiels, lança enfin d’un coup d’ongle la cendre de son cigare dans la vasque et s’en fut vers le salon de lecture.

76ー77

「どの列車だ?」|と|聞いた。

「ベルリン行きの|飛行機で、|ブルジェ1から」
言い終わらないうちに|彼女が|現れた。||グレーの|旅行用|コートを|着て、|クロコダイルの|バッグを|手に|していた。||足早に|歩いていたが、|回転ドアの|前で|思わず|振り返った。
よく|見えるように、|メグレは|苦労して|立ち上がった。||彼女が|唇を|噛み、|さらに|急いで|外に出て、|運転手に|身振りで|指示を|出しているのが|わかった。
支配人が|別の用事で|呼ばれた。||警部は|一人で|噴水の|前に|立っていると、|突然|噴水が|動き出した。||決まった|時間に|スイッチが|入るのだろう。
十時だった。
もう一度、|自分だけに|向けた|微笑みを|浮かべ、|どっしりと、|しかし|慎重に|腰を|降ろした。||少しでも|動くと|傷が|ますます|痛むからだ。
『弱い者を|遠ざけているんだ』
まさに|そういうことだ!||胸を|三か所|刺されて|戦列から|外された|ホセ・ラトゥリーに|続いて、|やはり|気の|弱い|ミセスモーティマーを|遠ざけた。||ベルリンへ|送り出したのだ!||これは|まだ|温情のある|扱いだ!
残ったのは|強い者たちだ。||まだ|着替えている|ピエトル・ル・レトン、|貴族然とした|態度を|崩して|いないはずの|モーティマー・レヴィングストン、|そして|一味の|「殺し屋」|ペピート・モレット。
二人は|見えない|糸で|結ばれながら、|準備を|整えていた。
敵は|そこに|いた。||彼らの|真ん中に、|にぎわい始めた|ホールの|中心に、|籐の|椅子に|動かずに|座り、|足を|伸ばして、|笛のような|音を|立てる|噴水の|水しぶきを|顔に|受けていた。
エレベーターが|止まった。
ピエトル・ル・レトンが|最初に|現れた。||見事な|シナモン色の|スーツを|着て、|唇に|ヘンリー・クレイの|葉巻を|くわえていた。
ここは|彼の|家だった。||金を|払っている。||悠然と|自信たっぷりに|ホールを|うろつき、|あちこちで|立ち止まり、|高級ホテルに|入っている|有名店の|ショーウィンドウの|前で|足を|止め、|ボーイに|火を|もらい、|外国為替の|最新レートを|示す|掲示板を|眺め、|メグレから|三メートルも|離れていない|噴水の|前に|立って|作り物のような|金魚を|見つめ、|やがて|爪で|葉巻の|灰を|水盤に|弾き飛ばして|読書室の|方へ|去った。
- ブルジェとは、パリ郊外にある空港のことです。現在の「シャルル・ド・ゴール空港」ができる前は、パリの主要な空港でした。当時(1930年代)はヨーロッパの主要な国際空港の一つでした。
現在も「ル・ブルジェ空港」として存在し、航空ショーで有名です。 ↩︎




