怪盗レトン|第十五章 二通の電報(一般版)

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・固有名詞はフランスの実際の発音を標準にしますが、日本語で馴染みのあるカタカナ表記を優先しています。
・固有名詞は、原則として最初に登場した時に限って、その固有部分を「第2カギ符」で囲んでいます。
・固有名詞の複合語は、「マス空け」「中点」ではなく、一つの意味のまとまりとして一体性を保つために「第2つなぎ符」で表記しています。

・フランスの「通り名」は、「Avenue」並木道なみきみち、「boulevard」大通りおおどおり、「Qai」河岸かがん通りどおり、「Rue」通りとおり
・当時の1フラン=現在の日本円で200円程度
・建物の階数は、rez-de-chaussée=1階、premier étage=2階と表記しています。

『Brille Editor System ver.8』用の『BESファイル』を、ZIPファイルに圧縮して公開しています。(2026年2月18日現在未完成)

Pietr le Letton
Chapter XV
Deux télégrammes

怪盗レトン
第十五章
二通の電報

Maigret les lut à voix haute au juge d’instruction Coméliau, qui se montrait ennuyé.

Le premier était une réponse de Mrs Mortimer-Levingston à la dépêche qui lui annonçait l’assassinat de son mari.

Berlin. Hôtel Modern. Malade, forte fièvre, impossible voyager. Stones fera le nécessaire.

Maigret eut un sourire amer.

― Vous comprenez ? Voici, par contre, la dépêche de la Wilbelmstrasse. Elle est en Polcod. Je traduis :

Mrs Mortimer arrivée par avion, descendue Hôtel Modern, Berlin, où elle a trouvé dépêche Paris en rentrant du théâtre. S’est alitée et a fait appeler docteur américain Pelgrad. Docteur se retranche derrière secret professionnel. Faut-il imposer visite expert ? Domestique hôtel remarqué aucun symptôme.

― Comme vous le voyez, M. Coméliau, cette dame ne tient pas à être questionnée par la police française. Remarquez que je ne prétends pas qu’elle soit la complice de son mari. Au contraire. Je suis persuadé qu’il lui cachaït le quatre-vingt-dix- neuf pour cent de ses agissements. Mortimer n’était pas homme à se confier à une femme, surtout à la sienne. Mais tout au moins a-t-elle à son actif un message qu’elle a transmis, certain soir, au PickwickKs-Bar, à un danseur professionnel que l’Institut médico-légal conserve dans la glace… Peut-être la seule fois que, sous le coup de la nécessité, Mortimer s’est servi d’elle.

― Et Stones ? Questionna le magistrat.

― Principal secrétaire de Mortimer. Il assurait la liaison entre le patron et les différentes affaires qu’il entreprenait. Au moment du crime, il était à Londres depuis huit jours. Descendu à l’Hôtel Victoria. J’ai eu soin de ne pas l’avertir. Maïs j’ai téléphoné à Scotland Yard d’aller s’assurer de sa personne. A noter que, quand la police anglaise s’est présentée au Victoria, la mort de Mortimer n’était pas connue en Angleterre, sinon dans les rédactions de journaux. N’empêche que l’oiseau était envolé. Stones, quelques instants avant l’arrivée des inspecteurs, avait filé.

Le juge laissait errer un regard sombre sur le monceau de lettres, de télégrammes qui encombrait son bureau.

La mort d’un milliardaire est un événement qui bouleverse des milliers de personnes. Et le fait que Mortimer avait péri de mort violente alarmait tous ceux qui étaient en affaires avec lui.

― Vous croyez qu’il faille laisser courir le bruit d’un crime passionnel ? fit M. Coméliau sans conviction.

メグレは予審判事のコメリオーに声に出して読んだ。コメリオーは迷惑そうだった。

一通目は夫の暗殺を知らせた電報へのモーティマー夫人の返信だった。

ベルリン。モダン・ホテル。病気、高熱、移動不可能。ストーンズが手配する。

メグレは苦い微笑みを浮かべた。

「おわかりですか?一方、こちらがヴィルヘルム通りからの電報です。ポルコード暗号です。訳すと:

モーティマー夫人が飛行機で到着、モダン・ホテルに投宿。劇場から戻るとパリからの電報を受け取った。床に就いてアメリカ人医師ペルグラッドを呼んだ。医師は守秘義務を盾にしている。専門家による診察を強制すべきか?ホテルの従業員は症状を認めていない。

「ご覧の通り、コメリオー判事、この女性はフランス警察に事情を聞かれたくないのです。もっとも夫の共犯だと言うつもりはありません。むしろ逆です。夫は自分の行動の九十九パーセントを妻に隠していたと確信しています。モーティマーは女性に、ましてや自分の妻に打ち明けるような男ではありませんでした。しかし少なくともある夜、ピックウィックス・バーで今は司法解剖所に保管されているプロのダンサーに伝言を届けたという事実はあります……おそらく必要に迫られてモーティマーが妻を使った唯一の機会でしょう」

「ストーンズとは?」と判事が聞いた。

「モーティマーの主任秘書です。ボスと様々な事業の間の連絡役を務めていました。犯行の時点では八日前からロンドンにいました。ヴィクトリア・ホテルに泊まっていました。私はわざと知らせませんでした。しかしスコットランド・ヤードに電話して身柄を確保するよう頼みました。注目すべきは、英国警察がヴィクトリアに到着した時点ではモーティマーの死は新聞社以外に英国ではまだ知られていなかった。それでも鳥は逃げていました。ストーンズは刑事たちが来る少し前に姿を消していました」

判事は暗い目で机の上に積み重なった手紙や電報の山を眺めていた。

億万長者の死は何千人もの人を動揺させる出来事だ。そしてモーティマーが暴力的な死を遂げたという事実は彼と取引していたすべての人を不安にさせた。

「男女のもつれによる犯罪ということにしておくべきだろうか?」と、コメリオーは自信なさそうに言った。

― Je pense que c’est prudent. Sinon, vous créerez d’abord une panique en Bourse et vous ruinerez un certain nombre d’entreprises honorables, à commencer par des maisons françaises que Mortimer a récemment renflouées.

― Evidemment, mais…

― Attendez ! L’ambassade des Etats-Unis vous demandera des preuves… Et vous n’en avez pas !.. Moi non plus…

Le juge essuya les verres de ses lunettes.

― Si bien que… ?

― Rien! J’attends des nouvelles de Dufour, qui est à Fécamp depuis hier… Laissez faire à Mortimer un bel enterrement… Quelle importance cela peut-il avoir ?.. Il y aura des discours, des délégations officielles.

Depuis quelques instants le magistrat observait Maïigret avec curiosité.

― Vous avez un drôle d’air.
remarqua-t-il soudain. Le commissaire sourit, affecta un ton confidentiel :

― La morphine ! dit-il.
― Hein ?.….
― Ne craignez rien ! Ce n’est pas encore un vice chez moi ! Une simple piqûre à la poitrine Les médecins veulent m’enlever deux côtes, prétendent que c’est tout à fait nécessaire. Mais c’est un travail fou !.. Il faut que j’entre dans une clinique, que j’y reste je ne sais combien de semaines… Je leur ai demandé soixante heures de répit… Tout ce que je risque, paraît-il, c’est une troisième côte… Deux de plus qu’Adam Ça y est ! Voilà que vous prenez ça au tragique, vous aussi. On voit que vous n’avez pas discuté le coup avec le professeur Cochet, l’homme qui a farfouillé à l’intérieur de presque tous les rois et puissants de ce monde… Il vous dirait, comme à moi, que des milliers de gens vivent avec des tas de choses en moins dans le COTPS…
» Tenez, le premier ministre de Tchécoslovaquie… Cochet lui a enlevé un rein. Je l’ai vu Il m’a montré de tout, des poumons, des estomacs.. Et les propriétaires, un peu partout de par le monde, vaquent à leurs petites affaires.

Il regarda l’heure à sa montre, grommela pour lui-même :
― Sacré Dufour.

Et son visage redevint grave. Le cabinet du juge était bleu de la fumée de sa pipe. Maigret était là comme chez lui, assis sur un coin du bureau.

― Je crois que je ferais mieux de filer à Fécamp moi-même ! Soupira-t-il enfin. Il y a un train dans une heure…

― Vilaine affaire ! conclut M. Coméliau en repoussant le dossier.

Le commissaire était plongé dans la contemplation de la fumée qui le nimbaït. Le silence n’était troublé, scandé plutôt que par le grésillement de sa pipe.

― Regardez cette photo-là ! dit-il soudain.

C’était celle de Pskov qu’il tendait, avec le pignon blanc de la maison du tailleur, la poulie sous le toit, le perron de six marches, la mère assise, le père soignant sa pose, les deux gosses au col marin brodé.

― C’est en Russie ! Il a fallu que je consulte un atlas. Pas loin de la Baltique ! Il y a là plusieurs petits pays : l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie. Puis, les enserrant, la Pologne et la Russie. Les frontières ne parviennent pas à coïncider avec les races. De village à village, parfois, la langue change. Et il y a par- dessus le marché les juifs qui, disséminés partout, forment néanmoins un peuple à part. Ajoutez-y les communistes ! On se bat sur les frontières ! Il y a les armées supernationalistes.. Les gens vivent des pins des forêts. Les pauvres sont plus pauvres qu’ailleurs. Il en meurt de faim et de froid.

「それが賢明だと思います。そうしなければまず株式市場がパニックになり、モーティマーが最近立て直したフランスの会社をはじめ、多くのまともな企業が破綻します」

「確かに、しかし……」

「待ってください!アメリカ大使館は証拠を求めてくるでしょう……あなたにはない!……私にもない!……」

判事は眼鏡のレンズを拭いた。

「つまり……?」

「何もない!昨日からフェカンにいるデュフォールからの知らせを待っています……モーティマーに立派な葬儀をさせてあげてください……何の意味があるでしょう?……弔辞も出るでしょうし、公式の代表団も来るでしょう」

しばらく前から判事は好奇心を持ってメグレを観察していた。

「何かおかしな顔色ですね」と突然言った。

警部は微笑んで打ち明け話をするような口調で言った。

「モルヒネです!」

「え?……」

「心配しないでください!まだ癖になっていません!胸への簡単な注射です。医者たちは肋骨を二本取りたいと言って、どうしても必要だと主張しています。でも大変な手術です!……入院して、何週間かわからないがいなければならない……六十時間の猶予をもらいました……最悪の場合、三本目の肋骨がやられるらしい……アダムより二本多い!また深刻に受け止めている。コシェ教授と話してみてください。世界中の王様や権力者の体をいじり回してきた男です……私に言ったように、何かが足りなくても生きている人間が何千人もいると教えてくれますよ……たとえばチェコスロバキアの首相……コシェが腎臓を一つ取りました。会ったことがあります。肺や胃など、いろいろ見せてくれました……その持ち主たちは世界中のあちこちで自分の仕事を続けています」

時計を見て、ひとりごとを言った。

「まったくデュフォールめ」

顔がまた真剣になった。判事室はパイプの煙で青くなっていた。メグレは我が家のように机の端に腰掛けていた。

「自分でフェカンへ行った方がいいかもしれない!」とため息をついた。「一時間後に列車がある……」

「厄介な事件だ!」とコメリオーは書類を脇へ押しやって締めくくった。

警部は自分を包む煙を眺めて物思いにふけっていた。静寂はパイプのじりじりという音だけで刻まれていた。

「この写真を見てください!」と突然言った。

プスコフの写真を差し出した。仕立て屋の家の白い切妻、屋根の下の滑車、六段の石段、座った母親、ポーズを決める父親、刺繍のセーラーカラーをした二人の子供。

「ロシアです!地図を調べなければなりませんでした。バルト海に近い!小さな国がいくつかあります。エストニア、ラトビア、リトアニア。そしてそれらを囲むポーランドとロシア。国境は民族と一致しません。1村から村へと言葉が変わります。そのうえあちこちに散らばりながらも独自の民族を形成しているユダヤ人がいます。共産主義者も加わります!国境では戦いが続いています!超国家主義的な軍隊があります……人々は森の松で生きています。貧しい者はどこよりも貧しい。飢えと寒さで死ぬ者もいます。

» Des intellectuels défendent la culture allemande, d’autres la culture slave, d’autres enfin le terroir et les anciens dialectes.
» Il y a des paysans à face de Lapon ou de Kalmouk, puis de grands diables blonds et enfin tout un métissage de juifs qui mangent de l’ail et tuent les bêtes autrement que les autres…

Maigret reprit la photographie des mains du juge, qui l’avait regardée sans grand intérêt.

― Drôles de gamins ! remarqua-t-il seulement.

La rendant au magistrat, le commissaire questionna :
― Pourriez-vous dire lequel des deux je recherche ?

Il y avait encore trois quarts d’heure avant le départ du train. M. Coméliau examina tour à tour le gosse qui semblait défier l’objectif, et son frère qui se détournait comme pour lui demander conseil.

― C’est terriblement éloquent, des photos comme celle-là ! reprenait Maiïigret.

On se demande comment les parents, les professeurs qui les ont vus n’ont pas deviné d’un seul coup d’œil la destinée des personnages.
» Regardez bien le père. Il a été tué un soir d’émeute, alors qu’on se battait dans les rues, nationalistes contre communistes… Il n’était ni des uns, ni des autres… Il était sorti de chez lui pour aller chercher du pain. Je tiens le renseignement, par le plus grand des hasards, du tenancier du Roi-de-Sicile, qui est originaire de Pskov.….
» La mère vit toujours, continue à habiter la maison. Le dimanche, elle revêt le costume national, avec le haut bonnet qui retombe des deux côtés du visage.
» Les gosses.
Il s’interrompit.
― Mortimer, fit-il d’une autre voix, est né dans une ferme de l’Ohio et a débuté en vendant des lacets à San Francisco. Anna Gorskine, originaire d’Odessa, a passé sa jeunesse à Vilna. Mrs Mortimer, enfin, est une Ecossaise émigrée en Floride dès son enfance.
» Tout cela se retrouve à l’ombre de Notre-Dame de Paris, et mon père, à moi, était garde-chasse d’un des plus vieux domaines de la Loire.
Il regarda l’heure, une fois de plus, désigna sur le portrait celui des gamins qui fixait son frère avec admiration.

「知性派はドイツ文化を支持し、他はスラブ文化を、またある一派は郷土や古い方言を守ろうとしています、顔つきがラップ人やカルムイク人のような農民もいれば、背の高い金髪の男たちもいる。さらにはニンニクを食べ、他とは違う作法で家畜を屠殺するユダヤ人の混血層も……」

メグレは判事の手から写真を受け取った。判事はさほど興味もなさそうにそれを眺めていた。

「奇妙な子供たちだ」
彼は一言そうつぶやいた。

警視は判事に写真を返しながら尋ねた。

「私が追っているのは二人のうちどちらだと思われますか」

列車の出発まであと四十五分あった。コメリオー氏は、レンズをにらみつける少年と、助言を求めるように顔を背けたその弟を交互に見分した。

「こういう写真は雄弁に物語るものです」
メグレが言葉を継いだ。

「これを見た親や教師たちが、なぜ一目でこの子たちの運命を見抜けなかったのか不思議なくらいだ。父親をよく見てください。暴動の夜、国家主義者と共産主義者が街頭で争っている最中に殺されました。彼はどちらの味方でもなかった。ただパンを買いに外へ出ただけなのです。この情報は、たまたま知り合ったプスコフ出身のシシリー王の店主から聞き出しました。
母親は今も健在で、同じ家に住み続けています。日曜日には民族衣装をまとい、顔の両側に垂れ下がる高い帽子をかぶります。そして子供たちは」

彼は言葉を切った。

「モーティマーは」
彼は声を改めて言った。
「オハイオの農場で生まれ、サンフランシスコで靴紐を売ることから身を立てました。アンナ・ゴルスキーはオデッサ出身で、若い頃をヴィルナで過ごしました。そしてモーティマー夫人は、子供の頃にフロリダへ移住したスコットランド人です。こうしたすべてがパリのノートルダムの陰に集まってきます。そして私の父は、ロワール地方でも指折りの古い領地の猟区番をしていました」



― Il s’agit maintenant que j’aille mettre la main sur ce gosse- là !
Il secoua la pipe dans la charbonnière, faillit, d’un geste machinal, recharger le poêle.
Quelques instants plus tard, le juge Coméliau disait à son greffier, en essuyant ses lunettes cerclées d’or :
― Vous ne trouvez pas que Maigret change ? Il m’a paru… comment m’exprimer… un peu nerveux… un peu… Il chercha en vain le mot, trancha :
― Que diable tous ces étrangers viennent-ils faire chez nous ?
Après quoi, ayant repris d’un geste brusque le dossier Mortimer, il dicta :
― Prenez note : L’an mil neuf cent…



彼はもう一度時間を確認すると、兄を憧れのまなざしで見つめている写真の少年を指差した。

「今度は、この子供を捕まえに行く番だ」

彼は石炭入れの中でパイプを振り、無意識の仕草でストーブに薪をくべそうになった。

しばらくして、コメリオー判事は金縁の眼鏡を拭きながら書記官に言った。

「メグレが変わったと思いませんか。どう言えばいいのか……少し神経質で……少し……」

彼は言葉を探したが見つからず、吐き捨てるように言った。

「一体全体、こうした外国人たちはわが国に何をしに来るのか」

それから、荒々しい手つきでモーティマーの調書を手に取り、口述を始めた。

「記録しなさい。千九百……」

Si l’inspecteur Dufour était dans l’encoignure même où Maigret avait attendu la sortie de l’homme en trench-coat, un matin de tempête, c’est qu’il n’y avait que ce recoin dans la ruelle en pente qui, après avoir desservi les quelques villas plantées à flanc de falaise, devenait sentier et finissait par s’effacer dans l’herbe rase.

Dufour portait des guêtres noires, un petit pardessus à martingale et une casquette de marin, comme tout le monde en arbore à Fécamp, et qu’il devait avoir achetée dès son arrivée.

― Alors ?.. questionna Maigret en s’approchant de lui dans l’obscurité.

― Tout va bien, patron.

Cela effraya un peu le commissaire.

かつて嵐の朝に、メグレがトレンチコートの男を待ち伏せていたあの物陰にデュフール警部が立っていたのは、崖の斜面に建つ数軒の別荘へと続くその坂道には、そこ以外に身を隠せる場所がなかったからだ。その道はやがて小道に変わり、最後には短い草地の中に消えていた。

デュフールは黒いゲートルを履き、背中にベルトのついた短いオーバーを着て、フェカンでは誰もがかぶっているような水兵帽をかぶっていた。到着してすぐに買ったものに違いない。

「それで」
暗闇の中で近づきながら、メグレが尋ねた。

「順調です、ボス」

その言葉に、警視は少し不安を覚えた。

― Qu’est-ce qui va bien ?

「何が順調なんだ」

― L’homme n’est ni entré, ni sorti. S’il est arrivé avant moi à Fécamp et s’il a pénétré dans la villa, il y est toujours…

「男は入ってもいないし、出てもいません。もし奴が私より先にフェカンに着いて、あの別荘に入ったのだとしたら、まだ中にいるはずです」

― Raconte par le détail ce qui s’est passé.

「一部始終を詳しく話してくれ」

― Hier matin, rien ! La bonne est allée au marché. Le soir, je me suis fait relayer par l’agent Bornier. Entré ni sorti personne pendant la nuit. A dix heures, les lumières se sont éteintes.…

「昨日の朝は何もありません。女中が市場へ行っただけです。夜はボルニエ巡査と交代しました。一晩中、出入りは誰一人なかった。十時に明かりが消えました……」

― Ensuite ?

「それから」

― Ce matin, j’ai repris ma faction, pendant que Bornier allait se coucher… Il va venir me remplacer. Vers neuf heures, comme la veille, la bonne s’est rendue au marché… Il y a une demi-heure, la jeune dame est sortie… Elle ne tardera pas à rentrer. Je suppose qu’elle est en visite.

「今朝、ボルニエが寝に行く間、私がまた監視を引き継ぎました。彼がもうすぐ交代に来るはずです。九時頃、昨日と同じように女中が市場へ行き……。三十分ほど前、若い奥様が外出しました。すぐに戻るでしょう。どこかへ挨拶に行ったのだと思います」

Maigret ne dit rien. Il sentait ce que cette filature avait d’imparfait. Mais combien d’hommes seraient nécessaires à une surveillance vraiment rigoureuse ?

Rien que pour garder la villa, trois guetteurs ne seraient pas de trop. Et il faudrait un policier sur les pas de la bonne, un autre derrière la « jeune dame », comme disait Dufour !

― Il y a une demi-heure qu’elle est partie ?

― Oui. Tenez! Voici Bornier… C’est mon tour de manger. Depuis ce matin, je n’ai avalé qu’un sandwich et mes pieds sont gelés.…

― Va…

L’agent Bornier, qui était tout jeune, faisait ses débuts à la Brigade mobile.

― J’ai rencontré Mme Swaan… dit-il.

― Où ? Quand ?

― Sur le quai A l’instant. Elle se dirigeait vers la jetée d’aval…

― Toute seule ?

― Toute seule… J’ai failli la suivre. Puis j’ai pensé que Dufour m’’attendait. La jetée ne conduisant nulle part, elle ne peut aller bien loin…

― Comment était-elle habillée ?

― Un manteau sombre… Je n’y ai pas pris garde…

― Je file ?

Questionna Dufour.

メグレは何も言わなかった。この尾行の不完全さを感じ取っていた。だが厳重な監視には一体何人の人員が必要なのか。

この別荘を見張るだけで三人の監視員がいても多すぎることはない。その上、女中の後に一人、デュフールの言う「若い奥様」の後にもう一人の警官をつけなければならないのだ。

「彼女が出たのは三十分前か」

「ええ。おや、ボルニエが来ました。ようやく私の食事の番です。今朝からサンドイッチ一つ食べたきりで、足は凍えそうです……」

「行け……」

まだうら若いボルニエ巡査は、移動警察に配属されたばかりだった。

「スワーン夫人に会いました」

彼は言った。

「どこで、いつだ」

「埠頭です。たった今。下流の突堤の方へ向かっていました」

「一人でいたのか」

「一人です。後をつけようかと思いましたが、デュフールが待っていると思いまして。突堤はどこにも通じていないので、そう遠くへは行けないはずです」

「どんな服を着ていた」

「暗い色のコートでした。詳しくは見ていません……」

「行っていいですか」

デュフールが尋ねた。

― Je te l’ai déjà dit.

「さっき言った通りだ」

― S’il y a quelque chose, vous me préviendrez, hein ?… Il suffit de faire marcher trois fois coup sur coup la sonnerie de la porte de l’hôtel.

「何かあれば知らせてください。ホテルのドアベルを三回続けて鳴らしてくれればわかりますから」

C’était idiot! Maïgret entendit à peine. II commanda à Bornier :

― Reste là…

Et soudain, il se dirigea vers la villa Swaan, arracha presque la sonnette de la grille. Il vit de la lumière au rez-de-chaussée, dans la pièce qu’il savait être la salle à manger.

Après cinq minutes, personne n’avait paru et il franchit le mur, qui était bas, arriva à la porte, frappa du poing.

Une voix effrayée gémit à l’intérieur :

― Qui est là ?

Et en même temps arrivaient des cris d’enfants.

― Police !.. Ouvrez…

Une hésitation. Des piétinements.

― Ouvrez vite !.…

Le corridor était obscur. En entrant, Maigret distingua la tache que faisait, dans l’ombre, le tablier de la bonne.

― Mme Swaan ?

A ce moment, une porte s’ouvrit et il vit la fillette qu’il avait aperçue lors de sa première visite.

La domestique ne bougeaïit pas. Le dos collé au mur, on la sentait raidie par la peur.

― Qui as-tu rencontré ce matin ?

― Je vous jure, monsieur l’agent.….

Elle fondait en larmes.

― Je vous jure… je.

― M. Swaan ?

― Non !.. Je… C’était. le… beau-frère de Madame… Il m’a demandé de remettre une lettre à ma patronne…

― Où était-il ?

― En face de la boucherie… Il m’attendait…

― Il t’avait déjà chargé de commissions de ce genre ?

― Non… Jamais… Je ne le voyais pas en dehors d’ici.

― Et tu sais où il a donné rendez-vous à Mme Swaan ?.….

― Je ne sais rien !. Madame a été agitée toute la journée… Elle m’a posé des questions, elle aussi. Elle voulait savoir comment il était. J’ai dit la vérité, qu’il avait l’air d’un homme qui va faire un malheur… Même que, quand il s’est approché de moi, j’ai eu peur. Maigret sortit soudain, sans refermer la porte.

馬鹿げた話だ。メグレはほとんど聞き流していた。彼はボルニエに命じた。

「そこにいろ……」

そして不意に、彼はスワーンの別荘へと向かい、格子門の呼び鈴を引きちぎらんばかりに鳴らした。一階の、食堂だとわかっている部屋に明かりがついているのが見えた。

五分経っても誰も現れず、彼は低い塀を乗り越え、玄関まで来ると拳で扉を叩いた。

中から怯えた声が漏れた。

「どなた」

同時に子供たちの泣き声も聞こえてきた。

「警察だ。開けなさい」

ためらい。足音。

「早く開けるんだ」

廊下は暗かった。中へ入ると、メグレの目には暗闇に浮かぶ女中のエプロンの白さが見えた。

「スワーン夫人は」

その時、ドアが開き、最初の訪問の時に見かけた少女が姿を見せた。

女中は動かなかった。壁に背を押しつけ、恐怖で硬直しているのが伝わってきた。

「今朝、誰に会った」

「誓います、お巡りさん……」

彼女は泣き崩れた。

「本当なんです……私は」

「スワーン氏か」

「いいえ。私は……あれは……奥様の義理の弟さんです。奥様に手紙を渡してくれと頼まれました」

「どこにいた」

「肉屋の向かいです。あそこで私を待っていました」

「以前にもそんな使いを頼まれたことがあるのか」

「いいえ。一度も。ここで会う以外に姿を見ることはありませんでした」

「スワーン夫人をどこに呼び出したかわかっているのか」

「何も知りません。奥様は一日中落ち着かない様子で……私にあれこれ尋ねておいででした。彼がどんな様子だったか知りたがっていました。私はありのままを言いました。何か大それたことをしそうな顔をしていたと。彼が近づいてきた時は、怖かったくらいです」

メグレは戸を閉めることもせず、不意に外へ飛び出した。

  1. バルト三国(エストニア、ラトビア、リトアニア)は|民族的には|ロシア人では|ありません。
    それぞれ|独自の|民族と|言語を|持っています。
    エストニア人はフィン・ウゴル系で、フィンランド人に|近い民族です。
    ラトビア人とリトアニア人は|バルト系民族です。
    ただし|帝政ロシアに|長く|支配されていたため、|ロシア系の|住民も|多く|住んでいました。||ハンスが「汚いロシア人」と|ピエトルに|罵られたのは、|祖母が|ロシア人だったからです。||エストニア人にとって|ロシア人は|支配者民族であり、|差別的な|ニュアンスが|あったのです。 ↩︎