注記(区切り記号について)
この翻訳文には、点字に対応させるための区切り記号(マス空け)を入れています。
「|」 … 1マスあけ
「||」 … 2マスあけ
点訳の際に必要となる区切りを、見える形で示しています。
読み進めるうちに、文章のリズムや切れ目を意識していただければ幸いです。
・固有名詞はフランスの実際の発音を標準にしますが、日本語で馴染みのあるカタカナ表記を優先しています。
・固有名詞は、原則として最初に登場した時に限って、その固有部分を「第2カギ符」で囲んでいます。
・固有名詞の複合語は、「マス空け」「中点」ではなく、一つの意味のまとまりとして一体性を保つために「第2つなぎ符」で表記しています。
・フランスの「通り名」は、「Avenue」並木道、「boulevard」大通り、「Qai」河岸通り、「Rue」通り
・当時の1フラン=現在の日本円で200円程度
・建物の階数は、rez-de-chaussée=1階、premier étage=2階と表記しています。
『Brille Editor System ver.8』用の『BESファイル』を、ZIPファイルに圧縮して公開しています。(2026年2月18日現在未完成)
Pietr le Letton
Chapter XVI
L’homme sur le rocher
||||||||怪盗|レトン
||||||第十六章
||||岩の上の男
XVI
L’homme sur le rocher
L’agent Bornier, frais émoulu dans le service, fut très ému en voyant son chef passer devant lui en courant, le frôler sans rien lui dire, tandis que la porte de la villa restait ouverte.
A deux reprises, il appela :
― Commissaire !.. Commissaire !.…
Maigret ne se retourna pas. Quelques instants plus tard, seulement, il ralentit le pas en arrivant dans la rue d’Etretat, où circulaient quelques passants, tourna à droite, pataugea dans la boue des quais et fonça en reprenant le pas de course vers la jetée d’aval.
Il n’avait pas fait cent mèêtres dans cette direction qu’il apercevait une silhouette féminine. Il obliqua pour passer plus près d’elle. Un chalutier était en déchargement, une lampe à carbure accrochée dans les haubans.
第十六章 岩の上の男
着任したばかりの|ボルニエ巡査は、|上司が|自分の前を|走り抜けて|いくのを|見て、|ひどく|動揺した。|上司は|ちらりと|体を|かすめただけで、|何も|言わずに|通り過ぎ、|屋敷の|玄関扉は|開けっ放しのままだった。
巡査は|二度、|呼びかけた。||
「警部!……|警部!……」
メグレは|振り返らなかった。||しばらくして|ようやく|足を|緩めたのは、|エトルタ通りに|差しかかった|ときで、|通りには|数人の|通行人が|行き交っていた。|彼は|右に|折れ、|波止場の|泥の中を|ばしゃばしゃと|歩き、|また|走り出して|下流側の|突堤めがけて|突き進んだ。
その方向へ|百メートルも|行かないうちに、|女の|人影が|目に|入った。||もう少し|近くを|通れるよう|斜めに|進路を|変えた。||トロール漁船が|荷揚げ作業の|最中で、|カーバイドランプ1が|張り綱に|ぶら下がっていた。

Il s’arrêta, afin de permettre à la femme d’atteindre le cercle lumineux, vit le visage convulsé de Mme Swaan. Elle avait les yeux égarés et sa démarche était rapide, maladroïte, comme si elle eût erré à travers des fondrières, et ne les évitant que par miracle.
Le commissaire fut sur le point de l’accoster, fit même quelques pas dans ce but. Mais il apercevait devant lui la jetée déserte, longue ligne noire dans l’ombre, avec, des deux côtés, l’écume des vagues.
C’est dans cette direction qu’il se précipita. Passé le chalutier, il n’y avait plus une âme. La nuit était trouée par le feu vert et le feu rouge de la passe. Le phare, planté sur les rochers, éclairait de quinze en quinze secondes un grand pan de mer, jetait ses rayons, l’espace d’un éclair, sur la falaise d’aval qui naissait et mouraïit, fantomatique.
Maigret heurta des bittes d’amarrage, s’engagea sur la passerelle montée sur pilotis où il fut enveloppé par le vacarme des flots.
メグレは|足を|止め、|女が|明かりの|輪の中に|入るのを|待った。||そこに|現れたのは、|ひきつった|顔の|スワーン夫人だった。||その|目は|うつろで、|足どりは|速く、|しかも|乱れていた。||まるで|ぬかるみの中を|さまよいながら、|奇跡的に|避けているかのようだった。
警部は|声を|かけようと|しかけて、|その目的で|数歩さえ|踏み出した。||しかし|目の前に|人気のない|突堤が|見えた。||闇の中に|長く|伸びる|黒い|一線、|その両脇には|砕ける|波の|白い|泡。
彼は|その方向へと|駆け出した。||トロール漁船を|過ぎると、|もう|人っ子ひとり|いなかった。||夜の|闇に|航路を|示す|緑の|灯台と|赤の|灯台が|穴を|開けるように|光っていた。||岩の上に|建てられた|灯台が、|十五秒ごとに|広大な|海面を|照らし出し、|一瞬の|閃光を|放って、|その光の束を|下流側の|断崖に|投げかけた。||断崖は|幽霊のように|浮かび上がり、|そして|また|闇に|消えた。
メグレは|係船柱に|ぶつかりながら、|杭の上に|渡された|桟橋に|踏み込んだ。||波の|轟音が|四方から|彼を|包み込んだ。

Ses yeux scrutaient l’obscurité. Il entendait la sirène d’un bateau qui demandait à sortir du sas.
En face de lui, la mer, indistincte et bruyante. Derrière, la ville, ses boutiques, son pavé gras.
Il marchait vite, s’arrêtait de temps en temps, regardait autour de lui avec une angoisse croissante.
Il ne connaissait pas le terrain, fit un détour en voulant couper au court. La passerelle sur pilotis le conduisit jusqu’au pied d’un sémaphore, où il y avait trois boules noires qu’il compta sans s’en rendre compte.
Plus loin, il se pencha sur le parapet, au-dessus de larges flaques d’écume blanche qui s’étiraient entre des têtes de roches.
Son chapeau s’envola. Il le poursuivit, mais ne put l’empêcher de tomber à la mer.
Des mouettes poussaient des cris perçants, et parfois une aile blanche se profilait sur le ciel.
Est-ce que Mme Swaan n’avait trouvé personne au rendez- vous ? Est-ce que son compagnon avait eu le temps de s’éloigner. Est-ce qu’il était mort ?
Maigret ne tenait pas en place, persuadé que c’était une affaire de secondes.
彼の目は|闇を|じっと|見つめていた。||閘門から|出ようとする|船の|汽笛が|聞こえた。
目の前には|海、|暗く|騒がしい|海。||背後には|町、|その|商店、|油で|光る|石畳。
彼は|速足で|歩き、|ときどき|立ち止まっては、|高まる|不安とともに|あたりを|見回した。
土地勘が|なかったので、|近道しようとして|遠回りを|してしまった。||杭の上の|桟橋を|進むと、|腕木信号所の|足元に|出た。||そこには|三つの|黒い球2が|あり、|彼は|気づかないまま|それを|数えていた。
さらに|先へ|進み、|彼は|欄干から|身を|乗り出した。||岩の|頭が|突き出す|間に|広がる、|白い|泡の|大きな|水たまりを|見下ろした。
帽子が|風に|飛ばされた。||追いかけたが、|海に|落ちるのを|防ぐことが|できなかった。
カモメが|甲高い|鳴き声を|上げ、|時おり|白い|翼が|空に|浮かび上がった。
スワーン夫人は|待ち合わせ場所に|誰も|いなかったのだろうか?||連れの男は|逃げる|時間が|あったのだろうか?||それとも|男は|死んでいるのか?
メグレは|じっとして|いられなかった。||これは|一秒一秒を|争う|問題だと|確信していた。

Il atteignit le feu vert, fit le tour des poutrelles de fer qui le supportaient.
Personne ! Et les vagues, une à une, s’attaquaient à la digue, debout, trébuchant, fuyant en un large creux blanchâtre pour revenir avec un nouvel élan.
Un bruit intermittent de galets broyés les uns contre les autres. L’édifice indistinct du Casino vide.
Maigret cherchait un homme !
Il fit demi-tour, déambula sur la plage, parmi les pierres pareilles, dans le noir, à de monstrueuses pommes de terre.
Il était à la même hauteur que les vagues. Il recevait des embruns au visage.
緑の|灯台に|たどり着き、|それを|支える|鉄の|骨組みを|ぐるりと|回った。
誰も|いない!||波が|一つ|また|一つと|防波堤に|打ち寄せ、|立ち上がっては|よろめき、|白っぽい|大きな|窪みに|引いては|また|新たな|勢いで|戻ってきた。
砂利が|互いに|砕け合う|断続的な|音。||人気のない|カジノの|建物が|闇に|ぼんやりと|浮かんでいた。
メグレは|男を|探していた!
彼は|引き返し、|浜辺を|歩き回った。||暗闇の中では|まるで|巨大な|じゃがいものような|石の間を。
波と|同じ|高さに|いた。||飛沫が|顔に|降りかかった。

C’est alors qu’il remarqua que la marée était basse et que la jetée était entourée d’une ceinture de roches noires entre lesquelles l’eau venait bouillonner.
Ce fut un miracle s’il aperçut l’homme. Au premier abord, il lui apparut comme une chose inanimée, comme une ombre indistincte parmi les ombres.
Il regarda avec attention. C’était sur la dernière roche, là où la lame dressait sa crête la plus orgueilleuse avant de retomber en poussière d’eau.
Il y avait quelque chose de vivant…
Maigret, pour y arriver, dut se glisser entre les pilotis soutenant la passerelle qu’il parcourait quelques minutes plus tôt.
Des algues recouvraient la pierre. Les semelles glissaient. On entendait un bruissement multiple, comme la fuite de centaines de crabes, l’éclatement de bulles d’air ou de baies marines et le frémissement imperceptible des moules incrustées jusqu’à mi- hauteur des madriers.
Une fois, Maigret manqua le pied et sa jambe s’engagea jusqu’au genou dans une flaque d’eau.
Il ne voyait plus l’homme, mais il était dans la bonne direction.
L’autre avait dû gagner cet endroit alors que la marée était plus basse, car le commissaire fut soudain arrêté par une mare large de deux mètres. Il en tâta le fond de son pied droit, faillit vaciller en avant.
En fin de compte, il se suspendit aux arc-boutants des pilotis.
Ce sont de ces moments où il vaut mieux ne pas être vu.
On esquisse des gestes auxquels on n’est pas préparé. On rate à tout coup, comme un mauvais acrobate. Mais on avance pour ainsi dire de par la force acquise. On tombe et on se ramasse. On barbote, sans prestige, sans beauté.
Maigret s’entailla la joue et, par la suite, il n’eût jamais pu dire si c’était en tombant à plat ventre sur les roches ou en se frottant à un clou planté dans les madriers.
Il revit l’homme, douta de ses sens tant il était immobile, tant il avait l’air d’une de ces pierres qui, de loin, prennent forme humaine.
その時|彼は|潮が|引いていることに|気づいた。||突堤の|周りには|黒い岩が|帯のように|取り巻き、|その間を|水が|泡立ちながら|流れていた。
男に|気づいたのは|奇跡だった。||最初は|生気のない|もののように|見えた。||影の中に|溶け込む|ぼんやりとした|影として。
じっと|目を|凝らした。||それは|一番|端の岩の上、|波が|最も|高く|誇らしげに|頂を|持ち上げ、|水しぶきと|なって|砕け散る|その場所だった。
何か|生きている|ものが|いる……
メグレは|そこへ|たどり着くため、|数分前に|渡った|桟橋を|支える|杭の間を|くぐり抜けなければ|ならなかった。
岩には|海藻が|覆い、|靴底が|滑った。||無数の|さざめきが|聞こえた。||何百もの|カニが|逃げる音、|気泡や|海の|木の実が|はじける音、|角材の|中ほどまで|びっしりと|張りついた|ムール貝の|かすかな|震えの音。
一度、|メグレは|足を|踏み外し、|膝まで|水たまりに|はまり込んだ。
男の姿は|見えなく|なったが、|方向は|合っている|はずだった。||男が|この場所に|来たのは|もっと|潮が|引いていた|ときに|違いなかった。||というのも|警部は|突然|幅二メートルの|水たまりに|行く手を|阻まれたからだ。||右足で|底を|探ったが、|危うく|前に|倒れそうに|なった。
結局、|桟橋の|控え柱に|ぶら下がって|渡った。
こんな|瞬間は、|誰にも|見られない|ほうが|いい。
心の|準備も|できていない|まま、|無様な|身ぶりを|するものだ。||下手な|曲芸師のように|何度も|しくじる。||それでも|勢いで|前へ|進んでいく。||転んでは|起き上がる。||格好も|なく、|美しさも|なく、|ただ|ばしゃばしゃと|もがく。
メグレは|頬を|切った。||後になっても|岩の上に|うつぶせに|倒れた|ときか、|角材に|打ちつけた|釘に|こすった|ときか、|どちらだったか|思い出せなかった。
男の姿が|また|見えた。||あまりにも|じっとして|いたので、|自分の|目を|疑った。||遠くから|見ると|人の形に|見える|岩の一つかと|思うほどだった。

Arrivé à une certaine distance, l’eau lui clapota entre les jambes. Il n’était pas marin.
Il s’avança avec une précipitation involontaire.
Et il atteignit enfin les roches mêmes où l’homme était installé. Il le dominait d’un mètre. Il se trouvait à dix ou quinze pas de lui.
Sans songer à sortir son revolver, il marcha sur la pointe des pieds, autant que le terrain le permettait, fit dégringoler des pierres dont le bruit se confondit avec celui du jusant.
Puis, soudain, sans transition, il bondit sur la silhouette figée, lui saisit le cou dans son bras replié et la renversa en arrière.
Les deux hommes faillirent glisser, être happés par la vague plus forte que les autres qui déferlait à cet endroit. Si cela n’arriva pas, ce fut simple hasard.
Dix fois on eût tenté le même exercice et dix fois il eût tourné mal.
L’homme qui n’avait pas vu son agresseur, se débattait comme une anguille. La tête coincée, il agitait tout son corps avec une souplesse qui, dans cette ambiance, prenait des proportions inhumaines.
Maigret ne voulait pas l’étouffer. Il essayait de l’immobiliser, sans plus, et la pointe d’un de ses pieds se raccrochaït au dernier pilotis. Ce pied-là les maintenait tous les deux.
La résistance de l’adversaire fut de courte durée. Ce ne fut qu’une réaction spontanée, animale.
Dès qu’il eut pris le temps de réfléchir, dès qu’il vit Maigret, en tout cas, dont la tête frôlait son visage, il s’immobilisa.
Par des battements de paupières, il fit comprendre qu’il se rendait et, quand sa gorge fut libérée, il montra vaguement la masse mouvante de la mer, balbutia d’une voix qui n’était pas encore ferme :
ある|距離まで|来ると、|水が|足の間に|はねた。||メグレは|船乗りでは|なかった。
思わず|急ぎ足に|なった。
やっと|男が|座っている|岩に|たどり着いた。||メグレは|一メートル|高い|位置に|いた。||男まで|十歩か|十五歩の|距離だった。
拳銃を|出すことも|考えずに、|地形が|許す|限り|つま先で|歩き、|石を|転がしたが|その|音は|引き波の|音に|紛れた。
そして|突然、|前触れも|なく、|動かない|人影に|飛びかかり、|折り曲げた|腕で|首を|つかんで|後ろに|倒した。
二人は|滑って|そこに|押し寄せた|特に|強い|波に|飲み込まれそうに|なった。||そうならなかったのは|純粋な|偶然だった。
同じことを|十回|試みれば|十回とも|うまく|いかなかっただろう。
攻撃者を|見ていなかった|男は|ウナギのように|もがいた。||頭を|押さえられながら|体全体を|動かした。||その|柔軟さは|この|状況では|人間離れして|いた。
メグレは|絞め殺す|つもりは|なかった。||ただ|動きを|封じようとしていた。||片方の|足の|つま先が|最後の|杭に|引っかかって|二人を|支えていた。
相手の|抵抗は|長く|続かなかった。||本能的な|反応に|すぎなかった。
考える|余裕が|できると、|メグレの|顔が|すぐ|そばに|あるのを|見て|動かなくなった。
まばたきで|降参すると|伝え、|喉が|解放されると|動く|海の|塊を|漠然と|指して、|まだ|定まらない|声で|つぶやいた。


— Attention.
「危ないだろ」

— Vous voulez que nous causions, Hans Johannson ? Dit Maigret, dont les ongles étaient enfoncés dans les algues visqueuses.
「話したいか、|ハンス・ヨハンソン?」|と|ぬるぬるした|海藻に|爪を|食い込ませながら|メグレは|言った。
Il devait avouer par la suite qu’à cet instant précis son compagnon eût pu, d’un simple coup de pied, l’envoyer rouler dans les eaux.
Ce ne fut qu’une seconde, mais dont Johannson, accroupie près du premier pilotis, ne profita pas.
Plus tard, Maigret avoua aussi, très franchement, qu’il dut tenir un moment le pied de son prisonnier pour remonter la pente.
Puis, tous deux, sans mot dire, firent le chemin en sens Inverse. La marée avait encore monté. A deux pas du rivage, ils furent bloqués par la même mare qui avait arrêté le commissaire et qui était devenue plus profonde.
Le Letton s’engagea dans l’eau le premier, perdit pied après avoir parcouru trois mêtres, barbota, cracha et émergea enfin jusqu’à la ceinture.
Maigret se jeta en avant. Il y eut un moment où il ferma les yeux, parce qu’il avait l’impression qu’il était impuissant à maintenir à la surface un corps trop lourd.
Les deux hommes se retrouvèrent, détrempés, ruisselants, sur les galets de la plage.
後に|メグレは|認めた。||その|瞬間、|相手が|ひと蹴りで|自分を|海に|転落させることが|できたと。
ほんの|一瞬だったが、|最初の|杭の|そばに|しゃがんでいた|ヨハンソンは|その|機会を|利用しなかった。
後に|メグレは|率直に|認めた。||坂を|上るために|しばらく|囚人の|足を|つかまなければ|ならなかったと。
それから|二人は|一言も|言わずに|来た道を|引き返した。||潮は|さらに|満ちていた。||岸の|すぐ|手前で、|警部を|止めた|あの|水たまりに|また|行く手を|阻まれた。||さらに|深くなっていた。
レトンが|先に|水に|入り、|三メートル|進んだところで|足が|届かなくなり、|もがいて|水を|飲んで|やっと|腰まで|顔を|出した。
メグレは|飛び込んだ。||重すぎる|体を|浮かせておけないと|感じて|目を|閉じた|瞬間が|あった。
二人は|びしょ濡れで|水を|滴らせながら|浜の|小石の上に|たどり着いた。


— Elle a parlé ? Questionna le Letton d’une voix morte, où il n’y avait plus rien, rien en tout cas de ce qui peut retenir un homme à la vie.
「彼女は|しゃべったか?」|と|レトンが|死んだような|声で|聞いた。||生きることへの|執着が|何も|残っていない|声だった。
Maigret avait le droit de mentir. Il préféra déclarer :
メグレは|嘘を|ついても|よかった。||しかし|こう|言うことに|した。

— Elle n’a rien dit… Mais je sais.
「何も|言わなかった……|だが、|私は|わかっている」
Il leur était impossible de rester là. À cause du vent, leurs vêtements mouillés devenaient comme une compresse de glace. Le Letton, le premier, claqua des dents. A la vague lueur de la lune, Maigret constata que ses lèvres étaient bleues.
Il n’avait pas de moustaches. C’était la tête inquiète de Fédor Yourovitch, la tête du petit garçon de Pskov qui dévorait son frère des yeux. Mais les prunelles, encore que du même gris trouble, avaient une fixité cruelle.
En se tournant de trois quarts vers la droite, les deux hommes voyaient la falaise piquetée de deux ou trois points lumineux : les villas, dont celle de Mme Swaan.
Et quand le pinceau du phare passait, on devinait le toit qui l’abritait, avec les deux enfants, la bonne effrayée.
そこに|いることは|できなかった。||風で|濡れた|服が|氷の|湿布のように|なっていた。||先に|レトンが|歯を|鳴らした。||月の|かすかな|光の中で、|メグレは|レトンの|唇が|青く|なっているのに|気づいた。
口ひげは|なかった。||それは|フェドール・ユロヴィッチの|不安げな|顔、|兄を|目で|追いかけていた|プスコフの|少年の|顔だった。||しかし|同じ|濁った|灰色の|瞳には|残酷な|冷たさが|あった。
右の方に|体を|向けると、|二人には|二、三つの|光の|点が|散らばる|崖が|見えた。||別荘が|あり、|その|中に|スワーン夫人の|家も|あった。
灯台の|光が|通り過ぎると、|二人の|子供と|おびえた|女中を|かかえた|その|屋根が|浮かび上がった。
― Venez… dit Maigret.
― Au commissariat ?
La voix était résignée, ou plutôt indifférente.
― Non…
Il connaissait un des hôtels du port, Chez Léon, et il avait remarqué une entrée qui ne servait que l’été, aux quelques baigneurs qui passent la saison à Fécamp. Cette porte s’ouvrait sur une pièce transformée pendant la belle saison en salle à manger de demi-luxe.
L’hiver, les pêcheurs se contentaient de boire, de manger des huîtres et des harengs dans la salle du café.
Ce fut cette porte que Maïigret poussa. Il traversa la salle obscure avec son compagnon, échoua dans la cuisine où une petite bonne poussa un cri de stupeur.
― Appelle ton patron…
Elle cria, sans bouger :
― M. Léon !.. M. Léon !.….
― Une chambre… dit le policier quand M. Léon parut.
― M. Maigret !. Mais vous êtes mouillé. Est-ce que vous… ?
― Une chambre, vite !…
― Il n’y a pas de feu dans les chambres !.. Et une bouillotte ne suffira jamais à…
― Vous avez bien deux robes de chambre ?
― Naturellement… Les miennes… mais…
Il avait, lui, trois têtes de moins que le commissaire !
― Apportez-les !
Ils grimpèrent un escalier raide, aux coudes fantaisistes. La chambre était propre. M. Léon en ferma lui-même les volets, proposa :
― Un grog, hein ?.. Et tassé !.…
― C’est cela. Avant tout, les robes de chambre.
Car Maigret se sentait redevenir malade, de froid. Le côté blessé de sa poitrine était comme gelé.
Entre son compagnon et lui régna pendant quelques minutes une familiarité de chambrée. Ils se dévêtirent l’un devant l’autre. M. Léon passa son bras muni de deux robes de chambre par la porte entrebâillée.
「来い……」|と|メグレは|言った。
「警察署か?」
諦めた、|というより|どうでもいいような|声だった。
「違う……」
港の|ホテルの|一つ、|レオンの宿を|知っていた。||夏だけ|フェカンで|過ごす|海水浴客の|ために|使われる|入り口が|あるのに|気づいていた。||そのドアは|夏の間|ちょっとした|食堂に|なる|部屋に|通じていた。
冬は|漁師たちが|カフェの|ホールで|酒を|飲み、|牡蠣と|ニシンを|食べるだけだった。
メグレが|押したのは|その|ドアだった。||暗い|ホールを|連れと|通り抜け、|台所に|たどり着くと|小さな|女中が|驚いて|叫んだ。
「主人を|呼んでこい……」
女中は|動かずに|叫んだ。
「レオンさん!……|レオンさん!……」
「部屋を|一つ……」|と|レオンが|現れると|警部は|言った。
「メグレさん!|でも|濡れていますよ。||あなたは……?」
「早く|部屋を!……」
「部屋には|暖炉が|ありません!……|湯たんぽ|一つでは|とても……」
「ガウンが|二着|ありますか?」
「もちろん……|私のですが……」 彼は|警部より|頭三つ|分|背が|低かった!
「持ってきてください!」
急で|曲がりくねった|階段を|上った。||部屋は|清潔だった。||レオンは|自分で|鎧戸を|閉めて|提案した。
「グロックを|一杯|どうですか?……|濃いめに!……」
「それで|いい。||まず|ガウンを」||
メグレは|寒さで|また|具合が|悪くなってきていた。||傷の|ある|胸の|片側が|凍りついたようだった。
しばらくの間、|二人の間に|兵舎仲間のような|親密さが|漂った。||互いの前で|服を|脱いだ。||レオンが|少し|開いた|ドアから|二着の|ガウンを|差し入れた。
— Donnez-moi la plus grande ! dit le policier.
Et le Letton les compara.
Au moment où il tendait le vêtement à son compagnon, Il apercut le pansement détrempé et son visage fut agité d’un tic nerveux.
— C’est grave ?
— Deux ou trois côtes à enlever un de ces jours. Ces mots furent suivis d’un silence. M. Léon, derrière la porte, le rompit en criant :
— Ça va ?..
— Entrez !
La robe de chambre de Maigret ne descendait que jusqu’aux genoux, découvrait de forts mollets velus.
Le Letton, lui, mince et pâle, avec ses cheveux blonds, ses chevilles de femme, avait, dans ce costume, une élégance de clown.
— Les grogs arrivent tout de suite! Je fais sécher vos vêtements, pas vrai ?
Et M. Léon, ramassant les deux tas mous et suintants, cria, du haut de l’escalier :
— Alors ?.. Et ces grogs, Henriette ?.…
Puis il revint sur ses pas pour recommander :
— Ne parlez pas trop haut… Il y a un voyageur de commerce du Havre dans la chambre d’à-côté… Il doit prendre le train à cinq heures du matin…
「大きい方を|くれ!」|と|警部は|言った。
レトンは|二着を|見比べた。||連れに|差し出した|時、|濡れた|包帯が|目に|入り、|顔が|神経質な|痙攣を|起こした。
「重いのですか?」
「そのうち|肋骨を|二、三本|取らなければ|ならない」
しばらく|沈黙が|続いた。||ドアの|向こうの|レオンが|叫んで|沈黙を|破った。
「大丈夫ですか?……」
「入ってください!」
メグレの|ガウンは|膝までしか|届かず、|毛深い|たくましい|ふくらはぎが|むき出しになっていた。
レトンは|細くて|青白く、|金髪で|女性のような|細い|足首で、|このいでたちでは|道化師のような|洒落た|雰囲気だった。
「グロックは|すぐに|来ます!||服は|乾かしますね?」
レオンは|ぐっしょりと|濡れた|二つの|服の|山を|抱えて|階段の|上から|叫んだ。
「おい!……|グロックは|どうした、|アンリエット?……」
それから|引き返して|念を|押した。
「あまり|大きな|声で|話さないで|ください……|隣の|部屋に|ル・アーブルの|セールスマンが|いて……|朝の|五時の|列車に|乗らなければ|ならないので……」




