怪盗レトン|第十五章 二通の電報

怪盗レトン

注記(区切り記号について)
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「|」 … 1マスあけ
「||」 … 2マスあけ
点訳の際に必要となる区切りを、見える形で示しています。
読み進めるうちに、文章のリズムや切れ目を意識していただければ幸いです。

・固有名詞はフランスの実際の発音を標準にしますが、日本語で馴染みのあるカタカナ表記を優先しています。
・固有名詞は、原則として最初に登場した時に限って、その固有部分を「第2カギ符」で囲んでいます。
・固有名詞の複合語は、「マス空け」「中点」ではなく、一つの意味のまとまりとして一体性を保つために「第2つなぎ符」で表記しています。

・フランスの「通り名」は、「Avenue」並木道なみきみち、「boulevard」大通りおおどおり、「Qai」河岸かがん通りどおり、「Rue」通りとおり
・当時の1フラン=現在の日本円で200円程度
・建物の階数は、rez-de-chaussée=1階、premier étage=2階と表記しています。

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Pietr le Letton
Chapter XV
Deux télégrammes

||||||||怪盗|レトン
||||||第十五章
||||二通の|電報

Maigret les lut à voix haute au juge d’instruction Coméliau, qui se montrait ennuyé.

Le premier était une réponse de Mrs Mortimer-Levingston à la dépêche qui lui annonçait l’assassinat de son mari.

Berlin. Hôtel Modern. Malade, forte fièvre, impossible voyager. Stones fera le nécessaire.

Maigret eut un sourire amer.

― Vous comprenez ? Voici, par contre, la dépêche de la Wilbelmstrasse. Elle est en Polcod. Je traduis :

Mrs Mortimer arrivée par avion, descendue Hôtel Modern, Berlin, où elle a trouvé dépêche Paris en rentrant du théâtre. S’est alitée et a fait appeler docteur américain Pelgrad. Docteur se retranche derrière secret professionnel. Faut-il imposer visite expert ? Domestique hôtel remarqué aucun symptôme.

― Comme vous le voyez, M. Coméliau, cette dame ne tient pas à être questionnée par la police française. Remarquez que je ne prétends pas qu’elle soit la complice de son mari. Au contraire. Je suis persuadé qu’il lui cachaït le quatre-vingt-dix- neuf pour cent de ses agissements. Mortimer n’était pas homme à se confier à une femme, surtout à la sienne. Mais tout au moins a-t-elle à son actif un message qu’elle a transmis, certain soir, au PickwickKs-Bar, à un danseur professionnel que l’Institut médico-légal conserve dans la glace… Peut-être la seule fois que, sous le coup de la nécessité, Mortimer s’est servi d’elle.

― Et Stones ? Questionna le magistrat.

― Principal secrétaire de Mortimer. Il assurait la liaison entre le patron et les différentes affaires qu’il entreprenait. Au moment du crime, il était à Londres depuis huit jours. Descendu à l’Hôtel Victoria. J’ai eu soin de ne pas l’avertir. Maïs j’ai téléphoné à Scotland Yard d’aller s’assurer de sa personne. A noter que, quand la police anglaise s’est présentée au Victoria, la mort de Mortimer n’était pas connue en Angleterre, sinon dans les rédactions de journaux. N’empêche que l’oiseau était envolé. Stones, quelques instants avant l’arrivée des inspecteurs, avait filé.

Le juge laissait errer un regard sombre sur le monceau de lettres, de télégrammes qui encombrait son bureau.

La mort d’un milliardaire est un événement qui bouleverse des milliers de personnes. Et le fait que Mortimer avait péri de mort violente alarmait tous ceux qui étaient en affaires avec lui.

― Vous croyez qu’il faille laisser courir le bruit d’un crime passionnel ? fit M. Coméliau sans conviction.

メグレは|予審判事の|コメリオーに|声に|出して|読んだ。||コメリオーは|迷惑そうだった。

一通目は|夫の|暗殺を|知らせた|電報への|モーティマー夫人の|返信だった。

ベルリン。|モダン・ホテル。|病気、|高熱、|移動不可能。|ストーンズが|手配する。

メグレは|苦い|微笑みを|浮かべた。

「おわかりですか?|一方、|こちらが|ヴィルヘルム通りからの|電報です。||ポルコード暗号です。||訳すと:

モーティマー夫人が|飛行機で|到着、|モダン・ホテルに|投宿。||劇場から|戻ると|パリからの|電報を|受け取った。||床に|就いて|アメリカ人医師ペルグラッドを|呼んだ。||医師は|守秘義務を|盾に|している。||専門家による|診察を|強制すべきか?||ホテルの|従業員は|症状を|認めていない。

「ご覧の通り、|コメリオー判事、|この女性は|フランス警察に|事情を|聞かれたくないのです。||もっとも|夫の|共犯だと|言うつもりは|ありません。||むしろ|逆です。||夫は|自分の|行動の|九十九パーセントを|妻に|隠していたと|確信しています。||モーティマーは|女性に、|ましてや|自分の|妻に|打ち明けるような|男では|ありませんでした。||しかし|少なくとも|ある夜、|ピックウィックス・バーで|今は|司法解剖所に|保管されている|プロの|ダンサーに|伝言を|届けたという|事実は|あります……||おそらく|必要に|迫られて|モーティマーが|妻を|使った|唯一の|機会でしょう」

「ストーンズとは?」|と|判事が|聞いた。

「モーティマーの|主任秘書です。||ボスと|様々な|事業の|間の|連絡役を|務めていました。||犯行の|時点では|八日前から|ロンドンに|いました。||ヴィクトリア・ホテルに|泊まっていました。||私は|わざと|知らせませんでした。||しかし|スコットランド・ヤードに|電話して|身柄を|確保するよう|頼みました。||注目すべきは、|英国警察が|ヴィクトリアに|到着した|時点では|モーティマーの|死は|新聞社以外に|英国では|まだ|知られていなかった。||それでも|鳥は|逃げていました。||ストーンズは|刑事たちが|来る|少し前に|姿を|消していました」

判事は|暗い|目で|机の上に|積み重なった|手紙や|電報の|山を|眺めていた。

億万長者の|死は|何千人もの|人を|動揺させる|出来事だ。||そして|モーティマーが|暴力的な|死を|遂げたという|事実は|彼と|取引していた|すべての|人を|不安に|させた。

「男女の|もつれによる|犯罪|ということに|しておくべきだろうか?」と、|コメリオーは|自信なさそうに|言った。

― Je pense que c’est prudent. Sinon, vous créerez d’abord une panique en Bourse et vous ruinerez un certain nombre d’entreprises honorables, à commencer par des maisons françaises que Mortimer a récemment renflouées.

― Evidemment, mais…

― Attendez ! L’ambassade des Etats-Unis vous demandera des preuves… Et vous n’en avez pas !.. Moi non plus…

Le juge essuya les verres de ses lunettes.

― Si bien que… ?

― Rien! J’attends des nouvelles de Dufour, qui est à Fécamp depuis hier… Laissez faire à Mortimer un bel enterrement… Quelle importance cela peut-il avoir ?.. Il y aura des discours, des délégations officielles.

Depuis quelques instants le magistrat observait Maïigret avec curiosité.

― Vous avez un drôle d’air.
remarqua-t-il soudain. Le commissaire sourit, affecta un ton confidentiel :

― La morphine ! dit-il.
― Hein ?.….
― Ne craignez rien ! Ce n’est pas encore un vice chez moi ! Une simple piqûre à la poitrine Les médecins veulent m’enlever deux côtes, prétendent que c’est tout à fait nécessaire. Mais c’est un travail fou !.. Il faut que j’entre dans une clinique, que j’y reste je ne sais combien de semaines… Je leur ai demandé soixante heures de répit… Tout ce que je risque, paraît-il, c’est une troisième côte… Deux de plus qu’Adam Ça y est ! Voilà que vous prenez ça au tragique, vous aussi. On voit que vous n’avez pas discuté le coup avec le professeur Cochet, l’homme qui a farfouillé à l’intérieur de presque tous les rois et puissants de ce monde… Il vous dirait, comme à moi, que des milliers de gens vivent avec des tas de choses en moins dans le COTPS…
» Tenez, le premier ministre de Tchécoslovaquie… Cochet lui a enlevé un rein. Je l’ai vu Il m’a montré de tout, des poumons, des estomacs.. Et les propriétaires, un peu partout de par le monde, vaquent à leurs petites affaires.

Il regarda l’heure à sa montre, grommela pour lui-même :
― Sacré Dufour.

Et son visage redevint grave. Le cabinet du juge était bleu de la fumée de sa pipe. Maigret était là comme chez lui, assis sur un coin du bureau.

― Je crois que je ferais mieux de filer à Fécamp moi-même ! Soupira-t-il enfin. Il y a un train dans une heure…

― Vilaine affaire ! conclut M. Coméliau en repoussant le dossier.

Le commissaire était plongé dans la contemplation de la fumée qui le nimbaït. Le silence n’était troublé, scandé plutôt que par le grésillement de sa pipe.

― Regardez cette photo-là ! dit-il soudain.

C’était celle de Pskov qu’il tendait, avec le pignon blanc de la maison du tailleur, la poulie sous le toit, le perron de six marches, la mère assise, le père soignant sa pose, les deux gosses au col marin brodé.

― C’est en Russie ! Il a fallu que je consulte un atlas. Pas loin de la Baltique ! Il y a là plusieurs petits pays : l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie. Puis, les enserrant, la Pologne et la Russie. Les frontières ne parviennent pas à coïncider avec les races. De village à village, parfois, la langue change. Et il y a par- dessus le marché les juifs qui, disséminés partout, forment néanmoins un peuple à part. Ajoutez-y les communistes ! On se bat sur les frontières ! Il y a les armées supernationalistes.. Les gens vivent des pins des forêts. Les pauvres sont plus pauvres qu’ailleurs. Il en meurt de faim et de froid.

「それが|賢明だと|思います。||そうしなければ|まず|株式市場が|パニックになり、|モーティマーが|最近|立て直した|フランスの|会社をはじめ、|多くの|まともな|企業が|破綻します」

「確かに、しかし……」

「待ってください!|アメリカ大使館は|証拠を|求めてくるでしょう……|あなたには|ない!……|私にも|ない!……」

判事は|眼鏡の|レンズを|拭いた。

「つまり……?」

「何もない!||昨日から|フェカンに|いる|デュフォールからの|知らせを|待っています……|モーティマーに|立派な|葬儀を|させてあげてください……|何の|意味が|あるでしょう?……|弔辞も|出るでしょうし、|公式の|代表団も|来るでしょう」

しばらく前から|判事は|好奇心を持って|メグレを|観察していた。

「何か|おかしな|顔色ですね」|と|突然|言った。

警部は|微笑んで|打ち明け話を|するような|口調で|言った。

「モルヒネです!」

「え?……」

「心配しないでください!|まだ|癖に|なっていません!||胸への|簡単な|注射です。||医者たちは|肋骨を|二本|取りたいと|言って、|どうしても|必要だと|主張しています。||でも|大変な|手術です!……|入院して、|何週間か|わからないが|いなければ|ならない……|六十時間の|猶予を|もらいました……|最悪の場合、|三本目の|肋骨が|やられるらしい……|アダムより|二本|多い!||また|深刻に|受け止めている。||コシェ教授と|話して|みて|ください。||世界中の|王様や|権力者の|体を|いじり回してきた|男です……|私に|言ったように、|何かが|足りなくても|生きている|人間が|何千人も|いると|教えて|くれますよ……たとえば|チェコスロバキアの|首相……|コシェが|腎臓を|一つ|取りました。||会った|ことが|あります。||肺や|胃など、|いろいろ|見せて|くれました……|その|持ち主たちは|世界中の|あちこちで|自分の|仕事を|続けています」

時計を|見て、|ひとりごとを|言った。

「まったく|デュフォールめ」

顔が|また|真剣に|なった。||判事室は|パイプの|煙で|青くなっていた。||メグレは|我が家のように|机の|端に|腰掛けていた。

「自分で|フェカンへ|行った方が|いいかもしれない!」|と|ため息を|ついた。||「一時間後に|列車が|ある……」

「厄介な|事件だ!」|と|コメリオーは|書類を|脇へ|押しやって|締めくくった。

警部は|自分を|包む|煙を|眺めて|物思いに|ふけっていた。||静寂は|パイプの|じりじりという|音だけで|刻まれていた。

「この|写真を|見て|ください!」|と|突然|言った。

プスコフの|写真を|差し出した。||仕立て屋の|家の|白い|切妻、|屋根の下の|滑車、|六段の|石段、|座った|母親、|ポーズを|決める|父親、|刺繍の|セーラーカラーを|した|二人の|子供。

「ロシアです!||地図を|調べなければ|なりませんでした。||バルト海に|近い!||小さな|国が|いくつか|あります。||エストニア、|ラトビア、|リトアニア。||そして|それらを|囲む|ポーランドと|ロシア。||国境は|民族と|一致しません。1||村から|村へと|言葉が|変わります。||そのうえ|あちこちに|散らばりながらも|独自の|民族を|形成している|ユダヤ人が|います。||共産主義者も|加わります!||国境では|戦いが|続いています!||超国家主義的な|軍隊が|あります……|人々は|森の|松で|生きています。||貧しい者は|どこよりも|貧しい。||飢えと|寒さで|死ぬ者も|います。

» Des intellectuels défendent la culture allemande, d’autres la culture slave, d’autres enfin le terroir et les anciens dialectes.
» Il y a des paysans à face de Lapon ou de Kalmouk, puis de grands diables blonds et enfin tout un métissage de juifs qui mangent de l’ail et tuent les bêtes autrement que les autres…

Maigret reprit la photographie des mains du juge, qui l’avait regardée sans grand intérêt.

― Drôles de gamins ! remarqua-t-il seulement.

La rendant au magistrat, le commissaire questionna :
― Pourriez-vous dire lequel des deux je recherche ?

Il y avait encore trois quarts d’heure avant le départ du train. M. Coméliau examina tour à tour le gosse qui semblait défier l’objectif, et son frère qui se détournait comme pour lui demander conseil.

― C’est terriblement éloquent, des photos comme celle-là ! reprenait Maiïigret.

On se demande comment les parents, les professeurs qui les ont vus n’ont pas deviné d’un seul coup d’œil la destinée des personnages.
» Regardez bien le père. Il a été tué un soir d’émeute, alors qu’on se battait dans les rues, nationalistes contre communistes… Il n’était ni des uns, ni des autres… Il était sorti de chez lui pour aller chercher du pain. Je tiens le renseignement, par le plus grand des hasards, du tenancier du Roi-de-Sicile, qui est originaire de Pskov.….
» La mère vit toujours, continue à habiter la maison. Le dimanche, elle revêt le costume national, avec le haut bonnet qui retombe des deux côtés du visage.
» Les gosses.
Il s’interrompit.
― Mortimer, fit-il d’une autre voix, est né dans une ferme de l’Ohio et a débuté en vendant des lacets à San Francisco. Anna Gorskine, originaire d’Odessa, a passé sa jeunesse à Vilna. Mrs Mortimer, enfin, est une Ecossaise émigrée en Floride dès son enfance.
» Tout cela se retrouve à l’ombre de Notre-Dame de Paris, et mon père, à moi, était garde-chasse d’un des plus vieux domaines de la Loire.
Il regarda l’heure, une fois de plus, désigna sur le portrait celui des gamins qui fixait son frère avec admiration.

「知性派は|ドイツ文化を|支持し、|他は|スラブ文化を、|また|ある|一派は|郷土や|古い|方言を|守ろうとしています、||顔つきが|ラップ人や|カルムイク人のような|農民も|いれば、|背の|高い|金髪の|男たちも|いる。|さらには|ニンニクを|食べ、|他とは|違う|作法で|家畜を|屠殺する|ユダヤ人の|混血層も|……」

メグレは|判事の|手から|写真を|受け取った。|判事は|さほど|興味も|なさそうに|それを|眺めていた。

「奇妙な|子供たちだ」
彼は|一言|そう|つぶやいた。

警視は|判事に|写真を|返しながら|尋ねた。

「私が|追っているのは|二人の|うち|どちらだと|思われますか」

列車の|出発まで|あと|四十五分|あった。|コメリオー氏は、|レンズを|にらみつける|少年と、|助言を|求めるように|顔を|背けた|その|弟を|交互に|見分した。

「こういう|写真は|雄弁に|物語る|ものです」||
メグレが|言葉を|継いだ。

「これを見た|親や|教師たちが、|なぜ|一目で|この子たちの|運命を|見抜けなかったのか|不思議なくらいだ。||父親を|よく|見てください。|暴動の|夜、|国家主義者と|共産主義者が|街頭で|争っている|最中に|殺されました。||彼は|どちらの|味方でも|なかった。|ただ|パンを|買いに|外へ|出ただけなのです。||この情報は、|たまたま|知り合った|プスコフ出身の|シシリー王の|店主から|聞き出しました。||
母親は|今も|健在で、|同じ|家に|住み続けています。||日曜日には|民族衣装を|まとい、|顔の両側に|垂れ下がる|高い|帽子を|かぶります。||そして|子供たちは」

彼は|言葉を|切った。

「モーティマーは」
彼は|声を|改めて|言った。
「オハイオの|農場で|生まれ、|サンフランシスコで|靴紐を|売ることから|身を|立てました。||アンナ・ゴルスキーは|オデッサ出身で、|若い|頃を|ヴィルナで|過ごしました。|そして|モーティマー夫人は、|子供の|頃に|フロリダへ|移住した|スコットランド人です。||こうした|すべてが|パリの|ノートルダムの|陰に|集まってきます。||そして|私の|父は、|ロワール地方でも|指折りの|古い|領地の|猟区番を|していました」



― Il s’agit maintenant que j’aille mettre la main sur ce gosse- là !
Il secoua la pipe dans la charbonnière, faillit, d’un geste machinal, recharger le poêle.
Quelques instants plus tard, le juge Coméliau disait à son greffier, en essuyant ses lunettes cerclées d’or :
― Vous ne trouvez pas que Maigret change ? Il m’a paru… comment m’exprimer… un peu nerveux… un peu… Il chercha en vain le mot, trancha :
― Que diable tous ces étrangers viennent-ils faire chez nous ?
Après quoi, ayant repris d’un geste brusque le dossier Mortimer, il dicta :
― Prenez note : L’an mil neuf cent…



彼は|もう|一度|時間を|確認すると、|兄を|憧れの|まなざしで|見つめている|写真の|少年を|指差した。

「今度は、|この|子供を|捕まえに|行く|番だ」

彼は|石炭入れの|中で|パイプを|振り、|無意識の|仕草で|ストーブに|薪を|くべそうに|なった。

しばらくして、|コメリオー判事は|金縁の|眼鏡を|拭きながら|書記官に|言った。

「メグレが|変わったと|思いませんか。|どう|言えば|いいのか……|少し|神経質で……|少し……」

彼は|言葉を|探したが|見つからず、|吐き捨てるように|言った。

「一体|全体、|こうした|外国人たちは|わが国に|何を|しに|来るのか」

それから、|荒々しい|手つきで|モーティマーの|調書を|手に|取り、|口述を|始めた。

「記録しなさい。|千九百……」

Si l’inspecteur Dufour était dans l’encoignure même où Maigret avait attendu la sortie de l’homme en trench-coat, un matin de tempête, c’est qu’il n’y avait que ce recoin dans la ruelle en pente qui, après avoir desservi les quelques villas plantées à flanc de falaise, devenait sentier et finissait par s’effacer dans l’herbe rase.

Dufour portait des guêtres noires, un petit pardessus à martingale et une casquette de marin, comme tout le monde en arbore à Fécamp, et qu’il devait avoir achetée dès son arrivée.

― Alors ?.. questionna Maigret en s’approchant de lui dans l’obscurité.

― Tout va bien, patron.

Cela effraya un peu le commissaire.

かつて|嵐の|朝に、|メグレが|トレンチコートの|男を|待ち伏せていた|あの|物陰に|デュフール警部が|立っていたのは、|崖の|斜面に|建つ|数軒の|別荘へと|続く|その|坂道には、|そこ以外に|身を|隠せる|場所が|なかったからだ。|その|道は|やがて|小道に|変わり、|最後には|短い|草地の中に|消えていた。

デュフールは|黒い|ゲートルを|履き、|背中に|ベルトの|ついた|短い|オーバーを|着て、|フェカンでは|誰もが|かぶっているような|水兵帽を|かぶっていた。|到着して|すぐに|買ったものに|違いない。

「それで」
暗闇の|中で|近づきながら、|メグレが|尋ねた。||

「順調です、|ボス」||

その|言葉に、|警視は|少し|不安を|覚えた。

― Qu’est-ce qui va bien ?

「何が|順調なんだ」

― L’homme n’est ni entré, ni sorti. S’il est arrivé avant moi à Fécamp et s’il a pénétré dans la villa, il y est toujours…

「男は|入っても|いないし、|出ても|いません。||もし|奴が|私より|先に|フェカンに|着いて、|あの|別荘に|入ったのだと|したら、|まだ|中に|いる|はずです」

― Raconte par le détail ce qui s’est passé.

「一部始終を|詳しく|話してくれ」||

― Hier matin, rien ! La bonne est allée au marché. Le soir, je me suis fait relayer par l’agent Bornier. Entré ni sorti personne pendant la nuit. A dix heures, les lumières se sont éteintes.…

「昨日の|朝は|何も|ありません。|女中が|市場へ|行った|だけです。|夜は|ボルニエ巡査と|交代しました。|一晩中、|出入りは|誰一人|なかった。|十時に|明かりが|消えました……」||

― Ensuite ?

「それから」

― Ce matin, j’ai repris ma faction, pendant que Bornier allait se coucher… Il va venir me remplacer. Vers neuf heures, comme la veille, la bonne s’est rendue au marché… Il y a une demi-heure, la jeune dame est sortie… Elle ne tardera pas à rentrer. Je suppose qu’elle est en visite.

「今朝、|ボルニエが|寝に|行く|間、|私が|また|監視を|引き継ぎました。|彼が|もう|すぐ|交代に|来る|はずです。|九時頃、|昨日と|同じように|女中が|市場へ|行き……。|三十分|ほど|前、|若い|奥様が|外出しました。|すぐに|戻る|でしょう。|どこかへ|挨拶に|行ったのだと|思います」

Maigret ne dit rien. Il sentait ce que cette filature avait d’imparfait. Mais combien d’hommes seraient nécessaires à une surveillance vraiment rigoureuse ?

Rien que pour garder la villa, trois guetteurs ne seraient pas de trop. Et il faudrait un policier sur les pas de la bonne, un autre derrière la « jeune dame », comme disait Dufour !

― Il y a une demi-heure qu’elle est partie ?

― Oui. Tenez! Voici Bornier… C’est mon tour de manger. Depuis ce matin, je n’ai avalé qu’un sandwich et mes pieds sont gelés.…

― Va…

L’agent Bornier, qui était tout jeune, faisait ses débuts à la Brigade mobile.

― J’ai rencontré Mme Swaan… dit-il.

― Où ? Quand ?

― Sur le quai A l’instant. Elle se dirigeait vers la jetée d’aval…

― Toute seule ?

― Toute seule… J’ai failli la suivre. Puis j’ai pensé que Dufour m’’attendait. La jetée ne conduisant nulle part, elle ne peut aller bien loin…

― Comment était-elle habillée ?

― Un manteau sombre… Je n’y ai pas pris garde…

― Je file ?

Questionna Dufour.

メグレは|何も|言わなかった。|この|尾行の|不完全さを|感じ取っていた。|だが|厳重な|監視には|一体|何人の|人員が|必要なのか。||

この|別荘を|見張る|だけで|三人の|監視員が|いても|多すぎる|ことは|ない。|その|上、|女中の|後に|一人、|デュフールの|言う|「若い|奥様」の|後に|もう|一人の|警官を|つけなければ|ならないのだ。||

「彼女が|出たのは|三十分|前か」||

「ええ。|おや、|ボルニエが|来ました。|ようやく|私の|食事の|番です。|今朝から|サンドイッチ一つ|食べた|きりで、|足は|凍えそうです……」||

「行け……」||

まだ|うら若い|ボルニエ巡査は、|移動警察に|配属された|ばかりだった。||

「スワーン夫人に|会いました」||

彼は|言った。||

「どこで、|いつだ」||

「埠頭です。|たった|今。|下流の|突堤の|方へ|向かっていました」||

「一人で|いたのか」||

「一人です。|後を|つけようかと|思いましたが、|デュフールが|待っていると|思いまして。|突堤は|どこにも|通じて|いないので、|そう|遠くへは|行けない|はずです」||

「どんな|服を|着ていた」||

「暗い|色の|コートでした。|詳しくは|見ていません……」||

「行って|いいですか」||

デュフールが|尋ねた。||

― Je te l’ai déjà dit.

「さっき|言った|通りだ」||

― S’il y a quelque chose, vous me préviendrez, hein ?… Il suffit de faire marcher trois fois coup sur coup la sonnerie de la porte de l’hôtel.

「何か|あれば|知らせて|ください。|ホテルの|ドアベルを|三回|続けて|鳴らしてくれれば|わかりますから」||

C’était idiot! Maïgret entendit à peine. II commanda à Bornier :

― Reste là…

Et soudain, il se dirigea vers la villa Swaan, arracha presque la sonnette de la grille. Il vit de la lumière au rez-de-chaussée, dans la pièce qu’il savait être la salle à manger.

Après cinq minutes, personne n’avait paru et il franchit le mur, qui était bas, arriva à la porte, frappa du poing.

Une voix effrayée gémit à l’intérieur :

― Qui est là ?

Et en même temps arrivaient des cris d’enfants.

― Police !.. Ouvrez…

Une hésitation. Des piétinements.

― Ouvrez vite !.…

Le corridor était obscur. En entrant, Maigret distingua la tache que faisait, dans l’ombre, le tablier de la bonne.

― Mme Swaan ?

A ce moment, une porte s’ouvrit et il vit la fillette qu’il avait aperçue lors de sa première visite.

La domestique ne bougeaïit pas. Le dos collé au mur, on la sentait raidie par la peur.

― Qui as-tu rencontré ce matin ?

― Je vous jure, monsieur l’agent.….

Elle fondait en larmes.

― Je vous jure… je.

― M. Swaan ?

― Non !.. Je… C’était. le… beau-frère de Madame… Il m’a demandé de remettre une lettre à ma patronne…

― Où était-il ?

― En face de la boucherie… Il m’attendait…

― Il t’avait déjà chargé de commissions de ce genre ?

― Non… Jamais… Je ne le voyais pas en dehors d’ici.

― Et tu sais où il a donné rendez-vous à Mme Swaan ?.….

― Je ne sais rien !. Madame a été agitée toute la journée… Elle m’a posé des questions, elle aussi. Elle voulait savoir comment il était. J’ai dit la vérité, qu’il avait l’air d’un homme qui va faire un malheur… Même que, quand il s’est approché de moi, j’ai eu peur. Maigret sortit soudain, sans refermer la porte.

馬鹿げた|話だ。|メグレは|ほとんど|聞き流していた。|彼は|ボルニエに|命じた。||

「そこに|いろ……」||

そして|不意に、|彼は|スワーンの|別荘へと|向かい、|格子門の|呼び鈴を|引きちぎらんばかりに|鳴らした。|一階の、|食堂だと|わかっている|部屋に|明かりが|ついているのが|見えた。||

五分|経っても|誰も|現れず、|彼は|低い|塀を|乗り越え、|玄関まで|来ると|拳で|扉を|叩いた。||

中から|怯えた|声が|漏れた。||

「どなた」||

同時に|子供たちの|泣き声も|聞こえてきた。||

「警察だ。|開けなさい」||

ためらい。|足音。||

「早く|開けるんだ」||

廊下は|暗かった。|中へ|入ると、|メグレの|目には|暗闇に|浮かぶ|女中の|エプロンの|白さが|見えた。||

「スワーン夫人は」||

その時、|ドアが|開き、|最初の|訪問の|時に|見かけた|少女が|姿を|見せた。||

女中は|動かなかった。|壁に|背を|押しつけ、|恐怖で|硬直しているのが|伝わってきた。||

「今朝、|誰に|会った」

「誓います、|お巡りさん……」

彼女は|泣き崩れた。

「本当なんです……|私は」

「スワーン氏か」||

「いいえ。|私は……|あれは……|奥様の|義理の|弟さんです。|奥様に|手紙を|渡して|くれと|頼まれました」

「どこに|いた」

「肉屋の|向かいです。|あそこで|私を|待っていました」

「以前にも|そんな|使いを|頼まれた|ことが|あるのか」

「いいえ。|一度も。|ここで|会う|以外に|姿を|見る|ことは|ありませんでした」||

「スワーン夫人を|どこに|呼び出したか|わかっているのか」

「何も|知りません。|奥様は|一日中|落ち着かない|様子で……|私に|あれこれ|尋ねて|おいででした。|彼が|どんな|様子だったか|知りたがって|いました。|私は|ありのままを|言いました。|何か|大それた|ことを|しそうな|顔を|していたと。|彼が|近づいて|きた|時は、|怖かった|くらいです」||

メグレは|戸を|閉める|ことも|せず、|不意に|外へ|飛び出した。

  1. バルト三国(エストニア、ラトビア、リトアニア)は|民族的には|ロシア人では|ありません。
    それぞれ|独自の|民族と|言語を|持っています。
    エストニア人はフィン・ウゴル系で、フィンランド人に|近い民族です。
    ラトビア人とリトアニア人は|バルト系民族です。
    ただし|帝政ロシアに|長く|支配されていたため、|ロシア系の|住民も|多く|住んでいました。||ハンスが「汚いロシア人」と|ピエトルに|罵られたのは、|祖母が|ロシア人だったからです。||エストニア人にとって|ロシア人は|支配者民族であり、|差別的な|ニュアンスが|あったのです。 ↩︎