注記(区切り記号について)
この翻訳文には、点字に対応させるための区切り記号(マス空け)を入れています。
「|」 … 1マスあけ
「||」 … 2マスあけ
点訳の際に必要となる区切りを、見える形で示しています。
読み進めるうちに、文章のリズムや切れ目を意識していただければ幸いです。
・固有名詞はフランスの実際の発音を標準にしますが、日本語で馴染みのあるカタカナ表記を優先しています。
・固有名詞は、原則として最初に登場した時に限って、その固有部分を「第2カギ符」で囲んでいます。
・固有名詞の複合語は、「マス空け」「中点」ではなく、一つの意味のまとまりとして一体性を保つために「第2つなぎ符」で表記しています。
・フランスの「通り名」は、「Avenue」並木道、「boulevard」大通り、「Qai」河岸通り、「Rue」通り
・当時の1フラン=現在の日本円で200円程度
『Brille Editor System ver.8』用の『BESファイル』を、ZIPファイルに圧縮して公開しています。(2026年2月18日現在未完成)
Pietr le Letton
Chapter V
Le Russe ivre
||||||||怪盗|レトン
||||||第五章
||||酔った|ロシア人
Ce sont des choses dont on ne se vante pas, qui feraient sourire si on en parlait et qui, pourtant, demandent une certaine qualité d’héroïsme.
Maigret n’avait pas dormi. De cinq heures et demie à huit heures, il avait été secoué dans des compartiments pleins de courants d’air.
Dès La Bréauté, il était détrempé. Maintenant, ses chaussures crachotaient de l’eau sale à chaque pas, son chapeau melon était informe, son pardessus et son veston transpercés.
Le vent lui plaquaiït la pluie sur le corps comme des gifles. La ruelle était déserte. Un simple sentier en pente, entre des murs de jardins. Au milieu dévalait un torrent.
Il resta un bon moment immobile. Sa pipe elle-même, dans sa poche, était mouillée. Aucun moyen de se cacher à proximité de la villa. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était se blottir tant bien que mal contre un mur et attendre.
こういうことは|自慢できるものでは|ない。||話せば|笑われるだろう。||それでも|ある種の|英雄的な|資質を|必要とする。||メグレは|眠っていなかった。||五時半から|八時まで、|すきま風の|入る|車両の中で|揺られつづけていた。||ラ・ブレオテに|着いたときから|すでに|ずぶ濡れだった。||今や|靴は|一歩ごとに|汚れた|水を|吐き出し、|山高帽は|形を|失い、|外套も|上着も|雨に|貫かれていた。
風は|雨を|まるで|ビンタのように|体に|叩きつけた。||路地は|人気が|なかった。||庭の|塀に|挟まれた|ただの|坂道で、|真ん中を|急流が|流れ落ちていた。||彼は|しばらくの間|動かずに|立っていた。||ポケットの中の|パイプまでも|濡れていた。||邸宅の|近くに|身を|隠す|手段は|なかった。||できることといえば、|壁に|なんとか|身を|寄せて|待つことだけだった。

Si des gens passaient, ils le verraient, se retourneraient. Il devrait peut-être rester là des heures et des heures. Il n’y avait aucune preuve formelle qu’il y eût un homme dans la maison. Et, s’il y en avait un, éprouverait-il le besoin de sortir ?
Maigret, néanmoins, maussade, bourrant de tabac sa pipe mouillée, se poussa autant qu’il put dans un vague renfoncement..
Ce n’était pas la place d’un officier de la Police judiciaire.
Besogne de débutant, tout au plus. Il avait monté de pareilles gardes cent fois entre vingt-deux et trente ans.
Il eut toutes les peines du monde à frotter une allumette. L’émeri de sa boîte s’effilochait. Et peut-être, si un des bouts de bois n’eût flambé enfin, par miracle, fût-il parti ?
もし、|人が通れば|見られるだろう、|振り返られるだろう。||何時間も|そこに|いなければ|ならないかもしれない。||家の中に|男が|いる|という|確たる証拠は|なかった。||そして|もし|いたとしても、|外に|出たいと|思うだろうか?||
それでも|メグレは|不機嫌な顔で、|濡れた|パイプに|煙草を|詰めながら、|はっきりしない|くぼみの中に|できるだけ|身を|押し込んだ。||
司法警察の|警部が|いる|場所では|なかった。||せいぜい|新米の|仕事だ。||二十二歳から|三十歳の|間に、|こんな|見張りを|百回も|やってきた。||
マッチを|擦るのに|ひどく|苦労した。||箱の|やすり面が|ほつれていた。||もし|奇跡的に|一本が|燃えなかったら、|立ち去っていた|かもしれない。||
D’où il était, il ne voyait rien, qu’un mur bas et la grille peinte en vert de la villa. Il avait les pieds dans des ronces. Un courant d’air glissait le long de sa nuque.
Fécamp était en dessous de lui, mais il ne pouvait pas apercevoir la ville. Il entendait seulement le vacarme de la mer et, de temps en temps, le cri d’une sirène, le roulement d’une auto.
そこからは|何も|見えなかった。||低い塀と|邸宅の|緑色に|塗られた|門扉だけが|見えた。||足は|茨の中に|あった。||首筋を|すきま風が|流れていた。
フェカンは|眼下に|あったが、|町を|見ることは|できなかった。||聞こえるのは|海の|轟音だけで、|時折|サイレンの|叫びや|自動車の|走る音が|聞こえた。
Il y avait une demi-heure qu’il montait la garde quand une femme qui avait l’air d’une cuisinière gravit le raidillon, en portant un panier à provisions. Elle ne vit Maigret qu’au moment où elle passait près de lui. Cette silhouette énorme, immobile contre un mur, dans la ruelle balayée par le vent, l’effraya au point qu’elle se mit à courir.
Sans doute travaillait-elle dans une des villas du haut de la côte ? Quelques minutes plus tard, un homme se montra au tournant, observa Maigret de loin, fut rejoint par une femme, puis tous deux rentrèrent chez eux.
見張りを|始めて|半時間ほど|たった頃、|コックらしい|女が|買い物籠を|提げて|急な|坂道を|上ってきた。||彼女が|メグレに|気づいたのは、|すぐ|そばを|通り過ぎる|瞬間だった。||風に|吹きさらされた|路地の中で|壁に|もたれて|動かない|その|巨大な|人影に|びっくりして、|走り出してしまった。||おそらく|坂の|上の|邸宅の|一つで|働いているのだろう。||数分後、|一人の男が|角に|現れ、|遠くから|メグレを|観察し、|女に|追いつかれると、|二人とも|家に|戻っていった。||
La situation était ridicule. Le commissaire savait qu’il n’y avait pas dix chances sur cent que sa faction servit à quelque chose. Et pourtant il tint bon, à cause d’une impression vague, qu’il n’eût même pas pu appeler un pressentiment.
C’était plutôt une théorie à lui, qu’il n’avait d’ailleurs jamais développée et qui restait imprécise dans son esprit, ce qu’il nommait à part lui la théorie de la fissure.
状況は|滑稽だった。||警部は|この|見張りが|何かの|役に立つ|可能性が|百に|一つも|ないと|わかっていた。||それでも|踏みとどまった。||虫の知らせとも|呼べない|漠然とした|感覚の|せいだ。
それは|むしろ|彼自身の|理論だった。||これまで|一度も|展開したことが|なく、|心の中で|まだ|ぼんやりと|したままの|理論、|彼が|ひそかに|「裂け目の|理論」と|呼んでいる|ものだった。
Dans tout malfaiteur, dans tout bandit, il y a un homme. Mais il y a aussi et surtout un joueur, un adversaire, et c’est lui que la police est tentée de voir, c’est à lui, généralement, qu’elle s’attaque.
Un crime est-il commis, ou un délit quelconque ? La lutte s’engage sur des données plus ou moins objectives. Problème à une ou à plusieurs inconnues, que la raison essaie de résoudre.
どんな|犯罪者にも、|どんな|悪党にも、|一人の|人間が|いる。||しかし|同時に、|そして|何より|まず、|一人の|賭博師が|いる、|一人の|敵が|いる。||警察が|見ようとするのは|その|人物であり、|一般に|攻撃を|向けるのも|その|人物だ。
犯罪や|何らかの|違法行為が|起きると、|闘いは|多かれ少なかれ|客観的な|データを|もとに|始まる。||一つまたは|複数の|未知数を|持つ|問題として、|合理的に|解こうと|試みる。||
Maigret agissait comme les autres. Comme les autres aussi il usait des outils extraordinaires que les Bertillon, les Reiss, les Locard ont mis entre les mains de la police et qui constituent une véritable science.
Mais il cherchait, attendait, guettait surtout la fissure. Le moment, autrement dit, où, derrière le joueur, apparaît l’homme.
メグレも|他の者と|同じように|行動した。||同じく|ベルティヨン、|ライス、|ロカールらが|警察の|手に|渡した|卓越した|道具を|使った。||それらは|真の|科学を|構成している。
しかし|彼が|探し、|待ち、|何より|狙っていたのは|『裂け目』だった。||言い換えれば、|賭博師の|背後に|人間が|現れる|瞬間だ。
Au Majestic, c’était le joueur qu’il avait eu devant lui.
Ici, il pressentait autre chose. La villa paisible et ordonnée ne faisait pas partie des accessoires de la lutte engagée par Pietr-le- Letton. Cette femme surtout, ces enfants aperçus ou entendus, appartenaient à un autre ordre matériel et moral.
Et c’est pourquoi il attendait, de mauvaise humeur, d’ailleurs, car il aimait trop son gros poêle de fonte, son bureau avec des demis mousseux sur la table, pour n’être pas malheureux dans cette tempête poisseuse.
マジェスティック・ホテルでは、|目の前に|いたのは|賭博師だった。||ここでは、|何か|別のものを|感じとっていた。||この|穏やかで|整然とした|邸宅は、|ピエトル・ル・レトンが|仕掛けた|闘いの|小道具では|なかった。||とりわけ|あの女性、|垣間見たり|声を|聞いたりした|子供たちは、|別の|物質的、道徳的な|秩序に|属していた。
だから|彼は|待っていた。||もっとも|不機嫌では|あったが。||というのも|彼は|鋳鉄の|大きな|ストーブや、|泡立つ|ビールジョッキが|並ぶ|自分の|机を|あまりにも|愛していたから、|この|じめじめした|嵐の中で|みじめに|ならずには|いられなかったのだ。
Lorsqu’il avait pris sa faction, il était un peu plus de dix heures. Il était midi et demie quand des pas firent crisser le gravier d’une allée, quand la grille fut ouverte avec des mouvements précis, rapides, et quand une silhouette se profila à dix mètres du commissaire.
Le terrain ne permettait pas à celui-ci de reculer. Aussi resta- t-il là, immobile, inerte plutôt, planté sur ses jambes que les pantalons détrempés sculptaient en larges plans. L’homme qui sortait de la villa portait un mauvais trench-coat à ceinture, dont il avait relevé le col usé. Il avait une casquette grise sur la tête.
Cette tenue le faisait paraître très jeune. Les mains dans les poches, les épaules serrées et frissonnantes à cause du changement brusque de température, il descendit la côte.
見張りに|就いたのは|十時|少し過ぎだった。||十二時半に|なった頃、|小道の|砂利を|踏む|足音が|聞こえ、|門扉が|きびきびとした|素早い|動作で|開かれ、|一つの|人影が|警部から|十メートルの|ところに|浮かび上がった。||
地形が|後ろへ|下がること|許さなかった。||そのまま|そこに|立っていた。||動かず、|むしろ|ぼんやりと、|雨に|ぐっしょり|濡れた|ズボンが|大きな|面を|描いて|くっきりと|浮き出た|両足で|どっしりと|立っていた。||
邸宅から|出てきた|男は|ベルトつきの|くたびれた|トレンチコートを|着て、|擦り切れた|襟を|立てていた。||頭には|灰色の|キャップを|かぶっていた。||その|格好が|ひどく|若く|見せていた。||両手を|ポケットに|突っ込み、|急激な|温度変化に|肩を|すぼめて|震わせながら、|坂を|下りていった。||
Il dut passer à moins d’un mètre du commissaire. Ce fut le moment qu’il choisit pour ralentir sa marche, tirer de sa poche un paquet de cigarettes et en allumer une. A croire qu’il avait le souci de placer son visage en pleine lumière, de permettre au policier de le détailler !
彼は|警部の|すぐ|一メートル|足らずの|ところを|通らなければ|ならなかった。||その|瞬間を|選んで|歩みを|緩め、|ポケットから|煙草の|箱を|取り出し、|一本|火を|つけた。||まるで|顔を|十分な|明かりの|中に|さらし、|刑事に|じっくり|見させようと|気を|配っているかの|ようだった。||

Maigret lui laissa faire quelques pas encore, puis se mit en route derrière lui, les sourcils froncés. Sa pipe était éteinte. Toute sa personne respirait le mécontentement, en même temps qu’une volonté impatiente de comprendre.
Car l’homme en trench-coat ressemblait au Letton et n’y ressemblait pas ! Même taille : un mèêtre soixante-huit environ. A la rigueur, on pouvait lui donner le même âge, bien que, vêtu comme il l’était, il parût plutôt vingt-six ans que trente-deux.
Rien n’empêchait qu’il fût l’original du portrait parlé que Maigret savait par cœur et dont il avait le texte en poche.
Et pourtant c’était un autre homme ! Les yeux, par exemple, avaient une expression plus floue, nostalgique. Le gris en était plus clair, comme si les prunelles eussent été délayées par la pluie.
Il ne portait pas les petites moustaches blondes en brosse à dents. Mais ce n’était pas seulement cela qui le changeaïit.
メグレは|男に|もう|数歩|歩かせてから、|眉を|しかめながら|後を|つけ始めた。||パイプは|消えていた。||その|全身から|不満が|にじみ出ていた。||同時に|理解しようとする|焦れた|意志も。||というのも|トレンチコートの|男は|レトンに|似ていて|似ていなかったからだ。||身長は|同じ、|およそ|百六十八センチ。||無理をすれば|同じ|年齢とも|言えたが、|あの|格好では|三十二歳より|むしろ|二十六歳に|見えた。||
メグレが|そらんじていて、|文書を|ポケットに|持っている|人相書きの|本人で|ないとは|言い切れなかった。||それでも|別の|人間だった。
たとえば|目の|表情が|もっと|曖昧で|物憂げだった。||灰色も|薄く、|まるで|瞳が|雨に|溶かされたかの|ようだった。||歯ブラシ型の|小さな|金髪の|口ひげは|なかった。||しかし|変えていたのは|それだけでは|なかった。||
D’autres détails frappaient Maigret. Sa tenue ne rappelait en rien celle d’un officier de la marine marchande. Elle ne cadrait même pas avec la villa, avec la vie bourgeoise, aisée, que celle-ci respiraïit.
Les chaussures étaient usées, les talons tournés. Comme l’homme, à cause de la boue, relevait les bords de son pantalon, le commissaire vit des chaussettes de coton gris, décolorées, grossièrement remaillées.
他にも、|メグレの|目を引く|細部が|あった。||その|身なりは、|商船|士官の|それを|まったく|思わせなかった。||むしろ、|この|邸宅――|そこに漂う|ゆとりある|ブルジョワ的な|生活とも、|まるで|調和していなかった。
靴は|すり減り、|踵は|外側に|歪んでいた。||泥のために、|ズボンの|裾を|持ち上げたとき、|警部は、|色あせて、|粗く|繕われた|灰色の|綿の|靴下を|目にした。
Le trench-coat était couvert de taches multiples. L’ensemble répondait à un type que Maigret connaissait bien, type de vagabond européen, venu de l’Est presque toujours, qui gîte dans les plus mauvais meublés de Paris, couche parfois dans les gares, se risque rarement en province, voyage en troisième classe ou, en fraude, sur les marchepieds et dans les trains de marchandises.
トレンチコートは|いくつもの|染みで|覆われていた。||その|全体的な|風貌は|メグレが|よく|知っている|タイプに|当てはまった。||ほとんど|常に|東から|やってくる|ヨーロッパの|放浪者の|タイプで、|パリの|最も|安い|下宿に|泊まり、|時には|駅で|夜を|明かし、|地方には|めったに|足を|踏み入れず、|三等車で|旅するか、|無賃で|踏み台や|貨物列車に|乗り込む|者たちだ。||
Il en eut la preuve quelques minutes plus tard.
Fécamp ne possède pas de bouges à proprement parler. Il y a néanmoins, derrière le port, deux ou trois bistrots sordides où fréquentent plus volontiers les soutiers que les pêcheurs.
A dix mèêtres de ces établissements, un café correct, propre et clair.
Or, l’homme en trench-coat passa devant ce dernier sans s’arrêter, pénétra tout naturellement dans le plus louche des bistrots, s’accouda au zinc d’un geste qui ne pouvait tromper Maigret.
C’était un geste familier, simple et canaiïlle. Le commissaire eût voulu l’imiter qu’il n’y fût pas parvenu.
それから|数分後、|彼は|そのことを|確信した。 ||フェカンには|本当の意味での|ねぐらは|ない。||それでも|港の|裏に|二、三軒の|薄汚い|酒場が|あり、|漁師より|炭鉱夫たちが|好んで|集まる。||その|店から|十メートルの|ところに|こざっぱりした|明るい|まともな|カフェが|あった。
ところが|トレンチコートの|男は|そこの前を|立ち止まりもせずに|通り過ぎ、|最も|怪しげな|酒場に|ごく|自然に|入り、|メグレを|欺けない|仕草で|カウンターに|肘を|ついた。||それは|慣れ親しんだ、|素朴で|下町風の|仕草だった。||警部が|真似しようと|思っても|できなかっただろう。

Il entra à son tour. L’homme avait commandé une imitation d’absinthe et restait là, sans rien dire, les yeux vides, indifférent à Maigret, debout à côté de lui.
Par l’entrebâillement du vêtement, le policier aperçut du linge douteux. Et cela ne s’imite pas non plus ! La chemise, le faux col réduit à l’état de cordon, avaient été portés des jours et des jours, plutôt des semaines. On avait dormi avec, Dieu sait où ! On avait eu chaud là-dedans ! La pluie était tombée.
Le complet n’était pas sans élégance, mais il portait les mêmes stigmates, proclamait le même vagabondage crapuleux.
メグレも|また|中に|入った。||男は|アブサンの|まがい物を|注文し、|何も|言わずに|そこに|立ったまま、|目は|うつろで、|すぐ横に|立っている|メグレにも|無関心だった。
上着の|合わせ目から、|刑事は|くすんだ|下着を|見てとった。||これも|真似の|できるものでは|なかった。||シャツも、|紐のように|なり果てた|付け襟も、|何日も|何日も、|いや|むしろ|何週間も|着つづけていた。||神様だけが|知る|どこかで|それを|着たまま|眠り、|汗を|かき、|雨に|打たれたのだ。スーツは|それなりに|洒落ていたが、|同じ|痕跡を|帯びていた。||同じ|みじめな|流れ者の|生活を|語っていた。||

— Encore !
「もう1杯!」
Le verre était vide. Le tenancier le remplit, servit un fil-en- six à Maigret.
グラスは|空に|なった。||店主が|それを|満たし、|メグレには|強い|ブランデーを|出した。||
L’homme ne répondit pas, avala son apéritif d’un trait, comme il avait avalé le premier et, en repoussant le verre sur le Zinc, fit signe de le remplir à nouveau.
男は|返事を|しなかった。||最初の|一杯と|同じように、|アペリティフ(食前酒)を|一気に|飲み干し、|グラスを|カウンターに|押し返して、|もう一杯|注ぐよう|合図した。

— Vous mangez quelque chose ?.… J’ai des harengs au vinaigre.
「何か|食べますか?||酢づけの|ニシンが|ありますが」
Maigret avait louvoyé vers un petit poêle auquel il tendaït son dos luisant comme un parapluie. Le patron ne se décourageait pas. Avec une œillade au commissaire, il reprit en s’adressant au client en trench-coat :
メグレは|小さな|ストーブの|そばへと|じりじり|近づき、|濡れた|傘のように|光る|背中を|向けていた。||店主は|話しかけるのを|やめなかった。||警部に|目配せしながら、|トレンチコートの|客に|向かって|続けた:

— À propos ! J’ai eu la semaine dernière un compatriote à vous. Un Russe d’Arkhangelsk… Il était à bord d’un trois-mâts suédois qui a dû relâcher au port à cause de la tempête… Il n’a guère eu le temps de se soûler, je vous le jure !.… Ils avaient un boulot de tous les diables.. Les voiles déchirées, deux vergues brisées et tout le tremblement…
「そういえば!|先週、|あなたの|同郷の方が|来ましたよ。||<アルハンゲリスク2>|出身の|ロシア人で……|嵐で|寄港を|余儀なく|された|スウェーデンの|三本マスト船に|乗っていた。||酔っぱらう|暇も|なかったと|思いますよ!||大変な|仕事だったから……|帆は|裂け、|横桁が|二本|折れて、|もう|散々だったようです」
L’autre, qui en était à sa quatrième absinthe, buvait avec application. Le tenancier remplissait le verre à mesure qu’il était vide et, chaque fois, lançait un coup d’œil complice à Maigret.
相手は|四杯目の|アブサンを|飲んでいた。||ひたすら|飲み続けていた。||店主は|グラスが|空くたびに|注ぎ足し、|そのたびに|メグレに|目配せを|送った。

— Quant au capitaine Swaan, il n’est pas revenu depuis la dernière fois que je vous ai vu…
「スワーン船長と|言えば、|前回|あなたに|お会いして|以来、|戻って|いませんよ」
Le commissaire tressaillit L’homme en trench-coat, qui venait d’avaler sans eau le contenu d’un cinquième verre, s’approcha du poêle d’une démarche imprécise, heurta Maigret, tendit ses mains à la chaleur.
警部は|ぎくりと|した。3||トレンチコートの|男は|五杯目を|水も|飲まずに|飲み干したばかりで、|おぼつかない|足取りで|ストーブに|近づき、|メグレに|ぶつかり、|手を|暖に|かざした。

— Donnez-moi quand même un hareng… dit-il.
「とにかく|ニシンを|ひとつ|くれ……」|と|彼は|言った。
Il avait un accent assez prononcé, l’accent russe, autant que le policier en put juger. Ils étaient là, l’un près de l’autre, l’un contre l’autre, pour ainsi dire. A plusieurs reprises, l’homme se passa la main sur le visage et ses yeux devenaient de plus en plus troubles.
彼は|かなり|強い|なまりが|あった。||警部が|判断できる|限りでは|ロシア語の|なまりだった。||ふたりは|そうやって、|ほとんど|肩を|寄せ合うように|並んでいた。||男は|何度か|顔に|手をやり、|その|目は|ますます|うつろに|なっていった。

— Mon verre ?.. s’impatienta-t-il.
「俺の|グラスは?……」|と|彼は|いらだって言った。
Il fallut le lui mettre dans la main. Tout en buvant, il fixa Maigret et esquissa une moue de dégoût.
Aucune erreur possible sur cette expression-là ! D’ailleurs, comme pour affirmer davantage encore son sentiment, il lança le verre sur le sol, se retint au dossier d’une chaise et grommela quelque chose dans une langue étrangère.
Le patron, un peu inquiet, s’arrangea pour passer près de Maigret et lui souffla, croyant parler bas, mais de telle façon que le Russe ne pouvait rien perdre de ses paroles :
グラスを|手に|持たせて|やらなければ|ならなかった。||飲みながら、|男は|メグレを|じっと|見つめ、|嫌悪の|表情を|浮かべた。||その|表情には|見間違いの|余地が|なかった!||さらに|自分の|気持ちを|強調するように、|グラスを|床に|投げつけ、|椅子の|背もたれに|しがみつき、|外国語で|何か|ぶつぶつと|つぶやいた。||店主は|少し|不安そうに、|メグレの|そばを|通り過ぎながら、|小声で|話して|いるつもりで|ささやいた。||しかし|そのロシア人には|筒抜けだった。

— Faites pas attention ! Il est toujours comme ça…
「気にしないで|ください!||いつも|あんな|調子なんです……。」
L’homme eut un rire inarticulé d’ivrogne. Il se laissa tomber sur la chaise, se prit la tête à deux mains et resta immobile jusqu’au moment où on poussa entre ses coudes, sur la table, une assiette contenant un hareng mariné. Le cafetier lui secoua l’épaule.
男は|酔っぱらいの|しまりのない|笑い声を|上げた。||椅子に|どさりと|倒れ込み、|両手で|頭を|抱えて|じっと|動かなかった。||やがて|両肘の|間の|テーブルに|酢漬けニシンの|皿が|押し込まれた。||店主が|男の|肩を|揺すった。

— Mangez !.. Cela vous fera du bien…
「食べなさい!||それで|少しは|楽に|なりますよ」
L’autre rit encore. C’était plutôt un amer toussotement. Il se retourna pour chercher Maigret des yeux, le détailler avec effronterie et poussa bas de la table l’assiette au hareng.
男は|また|笑った。||どちらかといえば|苦しい|咳払いだった。||振り返って|メグレを|目で|探し、|図々しく|じろじろと|眺め、|ニシンの|皿を|テーブルの|端に|押しやった。

― À boire !.…
「酒だ!……」
Le patron leva les bras au ciel, grogna comme une excuse :
店主は|両手を|天に|向けて|上げ、|言い訳のように|ぼやいた。
Et il fit tourner son index sur son front. Maigret avait repoussé son chapeau melon en arrière. Ses vêtements dégageaient une buée grise. Il n’en était qu’à son second fil-en-six.
そして|こめかみの|あたりで|人差し指を|くるくると|回した。||メグレは|山高帽を|後ろに|ずらしていた。||服から|灰色の|湯気が|立ち上っていた。||まだ|二杯目の|<フィル・アン・シス>5(安物の|ブランデー)しか|飲んでいなかった。

― Vous me donnerez un hareng ! dit-il.
「ニシンを|ひとつ|もらおう」|と|彼は言った。
Il était en train de le manger avec un morceau de pain quand le Russe se leva, les jambes molles, regarda autour de lui comme s’il ne sût que faire, ricana une troisième fois, en contemplant Maigret.
Puis il échoua devant le comptoir, prit un verre sur l’étagère, tira une bouteille du bac d’étain où elle trempait dans l’eau froide.
Il se servit lui-même, sans regarder ce qu’il prenait, et but en faisant claquer sa langue.
Enfin il tira de sa poche un billet de cent francs.
メグレが|パンと|一緒に|ニシンを|食べていると、|ロシア人が|立ち上がった。||足が|ふらついていた。||どうすれば|いいか|わからないように|あたりを|見回し、|三度目の|嘲笑を|浮かべながら|メグレを|じっと|眺めた。||それから|カウンターの|前に|たどり着き、|棚から|グラスを|取り、|冷水に|浸かっている|錫の|容器から|瓶を|引き抜いた。||何を|取るかも|見ずに|自分で|注いで、|舌を|鳴らしながら|飲んだ。||それから|ポケットから|百フラン紙幣を|取り出した。

― C’est assez, canaiïlle ?.. demanda-t-il au bistrot.
「これで|足りるか、|この野郎?……」|と|彼は|ビストロの|主人に|言った。
Il jeta le billet en l’air. Le patron dut le repêcher dans l’évier.
彼は|紙幣を|空中に|放り投げた。||店主は|流し台から|拾い上げなければ|ならなかった。
Le Russe tiraillait le bec-de-cane de la porte, qui ne s’ouvrait pas. Il faillit y avoir une dispute, parce que le tenancier voulait aider son client et que celui-ci le repoussait à coups de coude. Le trench-coat s’estompa enfin dans la brume et la pluie, le long du quai, dans la direction de la gare.
ロシア人は|ドアの|レバーを|引っ張っていたが、|開かなかった。||一悶着|起きそうになった。||店主が|客を|助けようとしたが、|客は|肘で|押しのけたのだ。||トレンチコートの|姿は|やがて|霧と|雨の中に|消えていった。||波止場に|沿って、|駅の|方向へ。

― Un numéro ! Soupira le patron à l’intention de Maigret, qui payait ses consommations.
「まったく|とんでもない|やつだ!」|と|店主は|ため息を|ついた。||メグレは|勘定を|払っていた。

― Il vient souvent ?
「よく|来るのか?」

― De temps en temps… Une fois, il a passé la nuit ici, sur le banc où vous étiez assis. C’est un Russe !… Des matelots russes, qui étaient à Fécamp un jour en même temps que lui, me l’ont dit… Il paraît qu’il a reçu une bonne Instruction. Vous avez regardé ses mains ?.…
「ときどき|来ますよ……|一度は|あなたが|座っていた|ベンチで|一晩|明かしていった。||ロシア人ですよ!……|ある日|同じ|時期に|フェカンにいた|ロシア人の|船乗りたちが|教えて|くれました……|ちゃんとした|教育を|受けた|人らしい。||手を|ご覧に|なりましたか?」

― Vous ne trouvez pas qu’il ressemble au capitaine Swaan.….
「スワーン船長に|似ていると|思わないかね」

― Ah ! Vous le connaissez… Bien sûr !.… Pas au point qu’on les prenne l’un pour l’autre. Mais enfin !.. J’ai cru longtemps que c’était son frère…
「おや!|ご存じなんですか……。||そりゃまあ!……。||とはいえ|見まちがえる|ほどじゃ|ありませんが。||それでもね……。||長いあいだ|兄弟じゃ|ないかと|思っていましたよ」
La silhouette beige disparaissait à un tournant. Maigret se mit à marcher vite. Il rattrapa le Russe au moment où il pénétrait dans la salle d’attente de troisième classe de la gare et où il se laissait tomber sur un banc, se prenant à nouveau la tête à deux mains. Une heure plus tard, ils étaient installés dans le même compartiment, en compagnie d’un marchand de bestiaux d’Yvetot qui entreprit de raconter à Maigret de bonnes histoires en patois normand, et qui lui donnait de temps en temps des coups de coude pour attirer son attention sur leur voisin. Le Russe glissait insensiblement, finissait par être tassé sur la banquette, la tête blême, repliée sur la poitrine, la bouche entrouverte, empestant l’alcool.
ベージュの|人影が|曲がり角に|消えた。||メグレは|速足で|歩き出した。||ロシア人に|追いついたのは、|駅の|三等待合室に|入って|ベンチに|どさりと|倒れ込み、|また|両手で|頭を|抱えた|ときだった。||一時間後、|ふたりは|同じ|コンパートメントに|座っていた。||イヴトー6出身の|家畜商人も|一緒で、|ノルマンディーの|方言で|メグレに|面白い|話を|聞かせようと、|ときどき|肘で|突いては|隣の|客に|注意を|向けさせようとした。||ロシア人は|じわじわと|ずり落ちていき、|やがて|座席に|うずくまっていた。||青白い|顔が|胸の上に|折れ、|口が|半開きで、|酒の|臭いを|ぷんぷんと|漂わせながら。
- 酒場の主人は、この男をスワン船長とは別人として認識しています。
その根拠として、直後に:
「スワン船長は、前回あなたにお会いして以来、戻っていませんよ」
と言っています。つまり主人は、トレンチコートの男と、スワン船長を別々の人物として話しています。これは彼が、フェカンにたびたび来ていたことを示しています。主人はふたりがよく似た別人だと思っています。 ↩︎ - ロシア北部の港町です。白海に面しており、古くからの重要な貿易港として知られています。北極圏に近い寒冷な地域で、ロシア人船乗りの出身地として自然な設定です。 ↩︎
- メグレがぎくりとしたのは、店主が:
「スワン船長は|前回|あなたに|お会いして|以来、|戻っていませんよ」
と|言ったからです。
つまり|メグレは|この|トレンチコートの|男が|スワン船長と|顔見知りだったことを|初めて|知った場面です。||スワン夫人の|夫、|つまり|ピエトルと|この|うらぶれた|男が|つながっていると|気づいた|瞬間だったのです。 ↩︎ - 当時(1930年代)のフランスにおけるロシア人のイメージは:
ロシア革命(1917年)後、大勢の|ロシア人亡命者が|フランスに|流れ込んでいました。||その多くが|没落した|貴族や|知識人でしたが、|パリの|庶民の|目には|酔っぱらい、怠け者、気まぐれな夢想家として|映っていました。「これだから|ロシア人は!」という|言葉は、|そういった|当時の|ステレオタイプを|そのまま|表しています。 ↩︎ - フランスの|安酒です。||「fil-en-six」は|直訳すると|「六番糸」ですが、|労働者や|船乗りが|飲む|安価な|ブランデーや|蒸留酒の|俗称です。||うらぶれた|酒場で|出てくるような|質の|低い|酒で、|メグレが|場に|溶け込むために|飲んでいたものです。 ↩︎
- ノルマンディー地方の|小さな|町です。||フェカンから|内陸に|入った|セーヌ=マリティーム県に|あり、|農業地帯の|中心地として|知られています。||家畜商人の|出身地として|自然な|設定です。 ↩︎



