怪盗レトン|第十二章 拳銃を持つ女

怪盗レトン

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Pietr le Letton
Chapter Ⅻ
La juive au revolver

||||||||怪盗|レトン
||||||第十二章
||||拳銃を|持つ|女

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― Allo !.. Hum… C’est vous, n’est-ce pas ?…

― Maigret, oui ! Soupira le commissaire, qui avait reconnu la voix de l’inspecteur Dufour.

― Chut !.. En deux mots, patron… Allée lavabo… Sac sur la table. Approché… Contient revolver.

― Elle est toujours là ?

― Elle mange…

Dufour, dans la cabine téléphonique, devait avoir un air de conspirateur, esquisser des gestes cabalistiques et effrayés. Maigret raccrocha sans rien dire. Il n’avait pas le courage de répondre. Ces petits travers, qui le faisaient d’habitude sourire, lui donnaient comme une nausée.

Le gérant s’était résigné à dresser un couvert en face du Letton qui, déjà installé, avait demandé au maître d’hôtel :

― À qui est destinée cette place ?

― Je ne sais pas, monsieur. J’ai des ordres…

Et il n’avait pas insisté. Une famille anglaise, composée de cinq personnes, faisait irruption dans la salle à manger et lui enlevait un peu de sa froideur.

Maigret, laissant son chapeau et son lourd pardessus au vestiaire, traversa la pièce, marqua un temps d’arrêt avant de s’asseoir, esquissa même une ombre de salut.

Mais Pietr ne parut pas le voir. Les quatre ou cinq apéritifs qu’il avait bus étaient oubliés. Il était froid, correct, précis dans ses gestes.

Pas un instant, il ne trahit la moindre nervosité et le regard lointain, il donnait assez l’impression d’un ingénieur poursuivi par un problème technique.

Il buvait peu, mais il avait choisi un des meilleurs bourgognes des vingt dernières années.

「もしもし!……||うーん……|あなたは?……」


「メグレだ!」


デュフォール刑事の|声と|わかって|警部は|ため息を|ついた。


「しっ!||手短に、|警部。||化粧室に|行って|バッグを|テーブルに|置いて|近づいて|みたら|拳銃が|入っています」

「まだ|そこにいるか?」


「食事中です……」


デュフォールは|電話ボックスの|中で|陰謀者のような|顔をして、|おびえたような|身振りを|していたに|違いない。||メグレは|何も|言わずに|受話器を|置いた。||返事をする|気力が|なかった。||普段なら|苦笑いするような|こういった|小さな|癖が、|今は|うんざりさせた。

支配人は|しぶしぶ|レトンの|向かいに|席を|用意した。||すでに|座っていた|レトンは|ウェイターに|聞いた。


「この席は|誰の?」


「わかりません、|お客様。||指示が|ありまして」


それ以上|聞かなかった。||イギリス人の|五人家族が|食堂に|どっと|入ってきて、|食堂の|冷たい|空気が|少し|和らいだ。

メグレは|コートと|重い|外套を|クロークに|預けて|部屋を|横切り、|座る前に|一瞬|立ち止まり、|かすかに|会釈した。

しかし|ピエトルは|気づかない|様子だった。||四、五杯|飲んだ|食前酒の|ことは|忘れたかのように、|冷静で|きちんとした|動作だった。

一瞬も|緊張した|様子を|見せず、|遠くを|見る|目で、|技術的な|問題を|抱えた|エンジニアのような|印象を|与えた。

あまり|飲まなかったが、|ここ二十年で|最高の|ブルゴーニュを|一本|選んでいた。

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Il mangeait légèrement : omelette aux herbes, escalope et crème fraîche.

Entre les plats, les deux mains posées devant lui, il attendait sans impatience, sans s’occuper de ce qui se passait autour de lui.

La salle à manger se remplissait.

― Votre moustache se décolle. fit soudain Maigret.

Il ne broncha pas ; quelques instants plus tard, il se contenta de passer négligemment deux doigts sur ses lèvres. C’était vrai, encore qu’à peine perceptible.

Le commissaire, dont le calme était fameux à la Préfecture, avait quelque peine à garder son sang-froid.

Et, le reste de l’après-midi, il devait être mis à rude épreuve.

Certes, il ne s’attendait pas à ce que le Letton, tenu à vue comme il l’était, risquât une démarche compromettante.

Mais n’y avait-il pas en lui, le matin, un commencement de débâcle ? Et ne pouvait-on pas espérer le pousser à bout, par la présence de cette silhouette toujours dressée, comme un écran inerte, entre lui et la lumière ?

Le Letton prit le café dans le hall, se fit apporter un léger manteau, descendit les Champs-Elysées et pénétra, un peu après deux heures, dans un cinéma du quartier.

A six heures, seulement, il en sortait, sans avoir adressé la parole à qui que ce fût, sans avoir écrit ou risqué le moindre geste équivoque.

Bien campé dans son fauteuil, il avait suivi avec attention les péripéties d’un film puéril.

S’il se fût retourné, tandis qu’il se dirigeait ensuite vers la place de l’Opéra, où il prit l’apéritif, il eût constaté que la silhouette de Maigret manquait de nerf.

Et peut-être eût-il senti que le commissaire commençait à douter de lui ?

C’était si vrai que, pendant les heures passées dans l’obscurité, face à un écran où s’agitaient des images qu’il n’essayait pas de distinguer, le policier n’avait cessé d’envisager l’éventualité d’une arrestation brusquée.

Mais il savait si bien ce qui l’attendait dans ce cas ! Aucune preuve matérielle précise ! Par contre, tout un jeu d’influences assaillant le juge d’instruction, le Parquet, voire le Ministère des affaires étrangères et celui de la justice !

食事は|軽めだった。||ハーブ入りオムレツ、|エスカロップと|生クリーム。

料理と|料理の|間、|両手を|前に|置いたまま、|周りの|ことも|気にせず|辛抱強く|待っていた。

食堂が|混んできた。


「口ひげが|剥がれかけていますよ」|と|メグレが|突然|言った。


びくとも|しなかった。||少し|して、|ただ|無造作に|二本の指で|唇を|なぞっただけだった。||確かに|剥がれかけていたが、|ほとんど|気づかない|程度だった。

警視庁で|冷静さで|知られる|警部も、|平静を|保つのに|苦労していた。

そして|午後の|残りの|時間、|さらに|厳しい|試練が|続いた。

監視下に|ある|レトンが|疑わしい|行動を|取るとは|思っていなかった。

しかし|朝の|バーでは|崩れかけていたのでは|なかったか?||行く手を|遮る|動かない|壁のように|常に|そこに|いることで、|限界まで|追い詰められないものか?

レトンは|ホールで|コーヒーを|飲み、|薄手の|コートを|持ってこさせ、|シャンゼリゼを|下って|二時過ぎに|近くの|映画館に|入った。

六時に|なって|やっと|出てきた。||誰とも|話さず、|何も|書かず、|怪しい|仕草は|一つも|なかった。

椅子に|どっしりと|座って、|他愛ない|映画を|熱心に|見ていた。

その後|オペラ広場へ|向かいながら|振り返っていたら、|メグレの|姿に|覇気が|なくなっているのに|気づいたかも|しれない。

そして|警部が|自信を|失い始めているのを|感じたかも|しれない。

実際そうだった。||暗闇の中で|画面の|動く|映像を|見ようともせずに|向き合っていた|時間、|警部は|ずっと|強引な|逮捕という|可能性を|考え続けていた。

しかし|その場合に|何が|待っているかも|よく|わかっていた!||確たる|物的証拠は|ない!||それどころか|予審判事、|検察、|さらには|外務省や|法務省までも|動かす|圧力が|かかってくるだろう!

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Il marchait un peu voûté. Sa blessure lui faisait mal, et le bras droit se paralysait davantage. Or, le médecin lui avait recommandé avec instance :

― Si la douleur gagne du terrain, accourez sans perdre de temps ! C’est que la blessure s’infecte…

Et puis après ? Est-ce qu’il avait le loisir d’y penser ?

― « Regardez-moi ça !.. » Avait dit le matin une cliente du Majestic.

Mon Dieu oui! «Ça», c’était un policier, qui essayait d’empêcher des malfaiteurs d’envergure de continuer leurs exploits, et qui s’acharnaïit à venger un collègue assassiné dans ce même palace !

« Ça », c’était un homme qui ne se faisait pas habiller par un tailleur anglais, qui n’avait pas le temps de passer chaque matin chez la manucure et dont la femme, depuis trois jours, préparait en vain les repas, résignée, sans rien savoir.

«Ça», c’était un commissaire de première classe aux appointements de deux mille deux cents francs par mois qui, une affaire terminée, les assassins sous les verrous, devait s’attabler devant une feuille de papier, dresser la liste de ses frais, y épingler les reçus et pièces justificatives, puis se disputer avec le caiïssier !

Maigret ne possédait ni auto, ni millions, ni collaborateurs multiples. Et, s’il se permettait de disposer d’un agent ou deux, il lui fallait s’expliquer ensuite sur leur utilité.

Pietr-le-Letton, à trois pas de lui, payait son apéritif d’un billet de cinquante francs, sans reprendre la monnaie. C’était une manie ou un bluff ! Puis il pénétrait dans une chemiserie et, par jeu sans doute, passait une demi-heure à choisir douze cravates et trois robes de chambre, posait sa carte sur le comptoir et s’en allait, tandis qu’un vendeur impeccable s’empressait sur ses talons.

Décidément, la plaie devait s’envenimer. Parfois l’épaule tout entière était traversée de grands coups de dard et Maigret avait la poitrine malade, comme si l’estomac s’en fût mêlé.

少し|背中を|丸めながら|歩いていた。||傷が|痛み、|右腕が|ますます|動かなくなっていた。||医師は|強く|言っていた。


「痛みが|広がってきたら、|すぐに|来てください!|傷が|化膿している|証拠ですから……」


しかし|そんな|暇が|あるか?


「あれを|見て……」|と|今朝|マジェスティックの|客が|言った。


まったくそうだ!||「あれ」とは|大きな|犯罪者が|悪事を|続けるのを|止めようとし、|この|同じ|ホテルで|殺された|同僚の|仇を|討とうと|奮闘している|警官のことだ!

「あれ」とは|英国の|仕立て屋に|服を|作らせるでもなく、|毎朝|マニキュアに|通うでもなく、|妻が|三日間|何も|知らずに|諦めながら|無駄に|食事を|用意し続けている|男のことだ。

「あれ」とは|月給二千二百フランの|一級警部で、|事件が|終わり|犯人を|牢に|送った後は|紙に|向かって|経費の|一覧を|作り、|領収書を|添付して|経理係と|言い争わなければ|ならない|男のことだ!

メグレには|車も|なく、|大金も|なく、|多くの|部下も|いなかった。||一人か|二人の|部下を|使っても、|後で|その|必要性を|説明しなければ|ならなかった。

三歩先で|ピエトル・ル・レトンは|五十フランを|出して|おつりも|受け取らずに|食前酒の|代金を|払った。||癖なのか|虚勢なのか!||それから|シャツ屋に|入り、|遊びのように|三十分かけて|ネクタイを|十二本と|ガウンを|三着|選び、|カウンターに|名刺を|置いて|立ち去った。||隙のない|店員が|後を|ついて|回った。

傷は|確かに|悪化していた。||時々|肩全体に|激しい|痛みが|走り、|胃まで|やられたかのように|胸が|苦しかった。

Rue de la Paix, place Vendôme, faubourg Saint-Honoré ! Pietr-le-Letton se promenaïit.….

Enfin le Majestic, dont les chasseurs se précipitèrent pour lui ouvrir la porte-tambour.

― Patron…

― Encore toi ?

C’était l’inspecteur Dufour, hésitant, l’œil anxieux, qui sortait de l’ombre.

― Ecoutez… Elle a disparu…

― Qu’est-ce que tu racontes ?

― J’ai fait ce que j’ai pu, je vous jure ! Elle est sortie du Select. L’instant d’après, elle entrait au 52, dans une maison de couture. J’ai attendu une heure avant de questionner le portier. On ne l’a pas vue dans les salons du premier. Elle a tout simplement traversé l’immeuble, qui a une sortie rue de Berry…

― Ça va!

― Qu’est-ce que je dois faire ?

― Te reposer !

Dufour regarda le commissaire dans les yeux, puis détourna vivement la tête.

― Je vous jure que…

A sa grande stupeur, Maigret lui tapota l’épaule.

― Tu es un brave garçon, Dufour ! Ne t’en fais pas, mon vieux !…

Et il pénétra au Majestic, surprit la grimace du gérant, lui rendit un sourire.

― Le Letton ?

― Il vient de monter dans son appartement.

Maigret avisa un ascenseur.

― Second étage…

Il bourra sa pipe et constata soudain avec un nouveau sourire, un peu plus amer que le précédent, que, depuis plusieurs heures, il oubliait de fumer.

Devant la porte du 17, il n’eut pas une hésitation. Il frappa. Une voix lui cria d’entrer. Il le fit et referma la porte derrière lui. Dans le salon, en dépit des radiateurs, il y avait un feu de bûches, allumé par mesure décorative. Le Letton, accoudé à la cheminée, poussait du pied un papier qui flambaiïit, afin d’activer sa combustion.

パ通り、|ヴァンドーム広場、|サントノーレ通り!||ピエトル・ル・レトンは|散歩していた。

やっと|マジェスティックに|着いた。||ボーイたちが|回転ドアを|開けようと|駆けつけた。


「警部|・・・」


「また|お前か?」


影から|出てきたのは|デュフォール刑事で、|ためらいがちに|不安そうな|目をしていた。


「聞いてください|・・・。||消えてしまいました|・・・」


「何を|言ってるんだ?」


「できるだけの|ことは|しました、|本当に!||女は|セレクトを|出て、|すぐに|52番の|仕立て屋に|入りました。||一時間|待ってから|ドアマンに|聞いたら、|一階の|サロンでは|見かけなかったと。||ベリー通りに|出口の|ある|建物を|ただ|通り抜けたんです|・・・」


「わかった!」


「どう|すれば|いいですか?」


「休め!」


デュフォールは|警部の|目を|見て、|すぐに|顔を|そむけた。


「本当に|私は|・・・」


デュフォールが|驚いたことに、|メグレは|その|肩を|叩いた。


「お前は|いい男だ、|デュフォール!|気にするな」


マジェスティックに|入り、|支配人の|渋い|顔に|気づいて、|微笑みを|返した。


「レトンは?」

「今|部屋に|上がりました」

メグレは|エレベーターに|目を|やった。


「三階へ」1


パイプに|タバコを|詰めながら、|苦みの|増した|微笑みで|気づいた。||何時間も|タバコを|吸うのを|忘れていた。

17号室の|ドアの前で|ためらわなかった。||ノックすると、|入れ、|と、|叫ぶ声がした。||入って|ドアを|閉めた。||暖房が|あるにも|かかわらず、|サロンには|薪の|火が|飾りとして|燃えていた。||暖炉に|肘を|ついた|レトンが|燃えている|紙を|足で|押して|燃えやすくしていた。

一目見て、|メグレは|レトンが|以前より|落ち着きを|失っているのに|気づいた。||しかし|喜びを|顔に|出さないよう|自分を|抑えた。

大きな|手で|小さな|金色の|椅子の|背もたれを|つかみ、|暖炉から|一メートルの|ところまで|運んだ。||そこで|細い|脚の上に|置き、|またがって|座った。

パイプを|くわえていたからか?||それとも|今まで|過ごしてきた|沈んだ、|ぼんやりした|時間の|後で|全身が|反応していたからか?

いずれにせよ、|その|瞬間|メグレは|かつてなく|力強かった。||いつもの|二倍の|メグレ、|とでも|言うべきか。||古い|樫の木、|いや|密な|砂岩から|切り出した|塊のようだった。

両肘を|椅子の|背もたれに|乗せた。||追い詰められたら|大きな|手で|相手の|首を|つかみ、|頭を|壁に|叩きつけかねない|気迫が|感じられた。


「モーティマーは|戻ったか?」|と|はっきり|言った。


燃えた|紙を|見ていた|レトンが|ゆっくりと|頭を|上げた。


「知らない……」


指が|こわばっていた。||メグレは|見逃さなかった。||それと|同時に、|以前は|なかった|旅行鞄が|寝室の|ドアの|そばに|あるのにも|気づいた。

安物の|旅行鞄で、|せいぜい|百フランの|値打ちしか|なく、|この|部屋には|不釣り合いだった。

「中に|何が|入っている?」


返事が|なかった。||しかし|顔の|筋肉が|神経質に|ぴくりと|動いた。||やがて|聞いた。


「逮捕するのか?」


不安の|底に、|ある種の|安堵が|にじんでいるような|声だった。


「まだだ……」


メグレは|立ち上がり、|旅行鞄を|足で|押して|暖炉の|そばまで|持っていき、|開けた。

中には|仕立て屋の|値札が|ついたままの、|新品の|既製品の|グレーの|スーツが|入っていた。

警部は|電話の|受話器を|取った。

「もしもし!……|モーティマーは|戻ったか?……|いない?……|17号室に|誰か|来たか?……|もしもし!|そうか、|大通りの|シャツ屋から|荷物が?……|持ってこなくていい」

受話器を|置き、|ぶっきらぼうに|聞いた。

「アンナ・ゴルスキーヌは|どこだ?」

「探せ……」

やっと|前進している|感覚が|あった!

— Autrement dit, elle n’est pas dans l’appartement.. Mais elle y est venue… Elle a apporté cette valise, ainsi qu’une lettre…

「つまり|部屋には|いない……|しかし|来ていた……|このスーツケースと|手紙を|持ってきた……」

レトンは|急いだ|仕草で|燃えた|紙の|灰を|くずし、|塵しか|残らないように|した。

警部は|今が|余計な|言葉を|一言も|発しては|ならない|瞬間だと|わかっていた。||有利な|立場に|いるが、|ほんの|小さな|失敗で|その優位を|失う。

習慣に|駆られて|立ち上がり、|いきなり|暖炉に|近づいた。||ピエトルが|ぎくりとして|防御の|仕草を|したが、|途中で|やめて|赤くなった。

メグレは|ただ|暖炉に|背を|向けて|立っただけだった。||パイプを|ゆっくりと|吸っていた。

沈黙が|重くなった。||長く、|何かに|満ちた|沈黙で、|神経に|さわった。

レトンは|平静を|装いながらも|針のむしろに|座っていた。||メグレの|パイプに|対抗するように|葉巻に|火を|つけた。

警部は|部屋を|行ったり来たりし、|電話機を|乗せた|小さな|テーブルに|もたれかかって|壊しそうに|なった。

相手が|見ていない|隙に、|受話器を|外さずに|ボタンを|押した。||すぐに|効果が|あった。||ベルが|鳴った。||フロントから|聞こえた。2

— Allo !.. Vous avez appelé ?

「もしもし!……|お呼びですか?」

— Allo !.. Oui… Vous dites ?…

「もしもし!……|そうだ……|何だって?……」

— Allo ! Ici le bureau de l’hôtel…

「もしもし!|フロントです……」

メグレは|平然と|続けた。


「もしもし!|そうか。||モーティマーが?……|ありがとう!|後で|会う……」


「もしもし!|もしもし!……」


受話器を|置くや|いなや、|また|ベルが|鳴った。||支配人の|声が|しつこく|続いた。

「どう|なっているんですか?……|わかりません……」


「うるさい!」|と|メグレは|どなった。


レトンに|視線を|向けた。||レトンは|顔色が|ずっと|青ざめ、|一瞬|ドアに|向かって|飛び出しそうに|なった。


「何でも|ない!」|と|警部は|レトンに|言った。||「モーティマー・レヴィングストンが|戻った。||知らせるように|頼んでいたんだ……」


レトンの|額に|汗の|粒が|浮かんでいるのが|見えた。


「スーツケースと|それに|添えられた|手紙の|話だったが……|アンナ・ゴルスキーヌ……」


「アンナの|ことなど|話して|いない……」


「失礼……|そう|思った。||手紙は|彼女の|ものでは|ないのか?」


「聞いてくれ……」


レトンは|震えていた。||明らかだった。||異様な|興奮状態で、|顔も|体も|いくつもの|痙攣で|揺れていた。


「聞いてくれ!……」


「聞いている!」|と|メグレは|暖炉に|背を|向けたまま|言った。


手が|ポケットに|滑り込んでいた。||一秒あれば|狙いを|定められる。||微笑んでいたが、|その|奥に|極限まで|研ぎ澄まされた|緊張が|あった。


「それで?……|聞いていると|言っているだろう」


しかし|レトンは|ウイスキーの|瓶を|つかみ、|歯を|食いしばって|言った。


「もう|どうにでも|なれ……」


グラスに|なみなみと|注いで|一気に|飲み干し、|顎に|一滴の|酒を|光らせながら|フェドール・ユロヴィッチの|濁った|目で|メグレを|見た。

  1. ピエトルの部屋:17号室(日本式3階)
    トランスが陣取っていた部屋:モーティマーの部屋の隣(「Les Mortimer sont à côté」)
    トランスの部屋は「une chambre du premier étage」、つまり日本式2階
    したがって:
    2階:モーティマー夫妻の部屋とトランスの部屋
    3階:ピエトル(オッペンハイム)の17号室
    トランスが殺された階(日本式2階)には、モーティマー夫妻の部屋がありました。 ↩︎
  2. メグレは|わざと|フロントに|電話を|かけて、|まるで|フロントから|重要な|情報が|入ってきたかのように|見せかけようとしています。||つまり|ピエトルを|心理的に|揺さぶるための|芝居です。受話器を|外さずに|ボタンを|押したのは、|ピエトルに|気づかれずに|フロントを|呼び出すためです。||これで|フロントから|電話が|かかってきたように|見せることが|できます。
    ↩︎