サン=フォリアン教会の首吊り男(対訳)|第二章 ムッシュー=ヴァン=ダム(一般版)

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「」 … 1マスあけ
「」 … 2マスあけ
点訳の際に必要となる区切りを、見える形で示しています。
読み進めるうちに、文章のリズムや切れ目を意識していただければ幸いです。

・フランスの「通り名」は、「Avenue」並木道なみきみち、「boulevard」大通りおおどおり、「Qai」河岸かがん通りどおり、「Rue」通りとおり
・当時の1フラン=現在の日本円で200円程度
・建物の階数は、rez-de-chaussée=1階、premier étage=2階と表記しています。

『Brille Editor System ver.8』用の『BESファイル』を、ZIPファイルに圧縮して公開しています。(2026年2月18日現在未完成)

Maigret And The Hundred Gibbets
Chapter 2
M. Van Damme

サン=フォリアン教会の首吊り男
第二章
ムッシュー=ヴァン=ダム

II M. Van Damme

Les  journaux  de  Brême  se  contentèrent  d’annoncer  en quelques lignes qu’un Français, nommé Louis Jeunet, mécanicien, s’était suicidé dans un hôtel de la ville et que la misère semblait être le motif de son geste.

Mais,  à  l’heure  où  paraissaient  ces  lignes,  le  lendemain matin, l’information n’était déjà plus exacte. En feuilletant le passeport,   en   effet,   Maigret   avait   été   frappé   par   une particularité.

A la sixième page, réservée au signalement, où figurent en colonne les mentions âge, taille, cheveux, front, sourcils, etc., le mot front précédait le mot cheveux au lieu de lui succéder.

Or, six mois plus tôt, la Sûreté de Paris avait découvert à Saint-Ouen  une  véritable  usine  de  faux  passeports,  livrets militaires, cartes d’étrangers et autres papiers officiels. On avait mis la main sur un certain nombre de ces documents. Mais les faussaires avaient eux-mêmes avoué que des centaines de pièces sortant de leurs presses étaient en circulation depuis plusieurs années, et que, faute de comptabilité, Ils étaient incapables de fournir la liste de leurs clients.

Le passeport prouvait que Louis Jeunet était un de ceux-ci et que, par conséquent, il ne s’appelait pas Louis Jeunet.

Par le fait, la seule base à peu près solide de l’enquête se dérobait. L’homme qui s’était tué cette nuit-là n’était plus qu’un inconnu !

Il était neuf heures quand le commissaire, à qui les autorités avaient  donné  toutes  les  autorisations  désirables,  arriva  à  la morgue, où, dès l’ouverture des portes, le public serait admis à circuler.

第二章 ムッシュー・ヴァン・ダム

ブレーメンの新聞は数行で済ませた。フランス人の機械工、ルイ・ジュネが市内のホテルで自殺し、動機は貧困とみられると。

しかしその記事が出た翌朝には、情報はすでに正確ではなくなっていた。パスポートをめくっていたメグレはある奇妙な点に気づいた。

身体的特徴の記載欄、年齢、身長、髪、額、眉などが縦に並ぶ六ページ目で、「額」が「髪」の後ろではなく、前に記されていた。

半年前、パリの治安警察がサン=トゥアンで偽のパスポート、軍の手帳、外国人証明書などを大量に作る工場を摘発していた。かなりの数の書類が押収された。しかし偽造師たちが自白したところでは、数百枚がすでに何年も前から出まわっており、帳簿がなかったため顧客のリストは出せないとのことだった。

このパスポートから、ルイ・ジュネはその顧客の一人であり、したがって本名はルイ・ジュネではないことがわかった。

これにより、捜査の唯一の確かな足がかりが消えた。あの夜死んだ男はもはや素性の知れない人物にすぎなかった。

九時になると、当局から必要な権限をすべて与えられた警部は遺体安置所に向かった。開場と同時に一般の人々も入れるようになっていた。

C’est en vain qu’il chercha un coin sombre pour y prendre une faction dont, il est vrai, il n’attendait pas grand-chose. La morgue était moderne, comme la plus grande partie de la ville et comme tous les édifices publics.

Et c’était plus sinistre encore que l’antique morgue du quai de l’Horloge, à Paris. Plus sinistre à cause, précisément, de la netteté des lignes et des plans, du blanc uniforme des murs qui reflétaient une lumière crue, des appareils frigorifiques astiqués comme dans une centrale électrique.

Cela faisait penser à une usine modèle, une usine dont la matière première serait des corps humains !

Le faux Louis Jeunet était là, moins défiguré qu’on eût pu s’y attendre,   car   des   spécialistes   avaient   en   quelque   sorte reconstitué son visage.

Il y avait aussi une jeune femme, un noyé péché dans le port. Le gardien, luisant de santé, sanglé dans un uniforme sans

un grain de poussière, avait l’air d’un gardien de musée.

En une heure, contre toute attente, il défila une trentaine de personnes. Et, comme une femme demandait à voir un corps qui n’était pas exposé dans la salle, on entendit des sonneries électriques, des chiffres lancés par téléphone.

Dans un local du premier étage, un des casiers d’une vaste armoire occupant tout un mur glissa, se posa sur un monte-charge   et,   quelques   instants   plus   tard,   une   boîte   d’acier émergeait au rez-de-chaussée comme, dans certaines bibliothèques, les livres arrivent à la salle de lecture.

C’était le corps demandé ! La femme se pencha, sanglota, fut emmenée vers un bureau du fond, où une jeune secrétaire prit note de sa déclaration.

Peu de gens s’intéressaient à Louis Jeunet. Pourtant, vers dix heures, un homme vêtu avec recherche, qui descendait d’une auto  particulière,  pénétra  dans  la  salle,  chercha  des  yeux  le suicidé et l’examina avec attention.

Maigret  n’était  qu’à  quelques  pas.  Il  s’approcha  et,  en détaillant le visiteur, eut l’impression qu’il n’avait pas affaire à un Allemand.

暗い隅に張りこみの場所を探したが見つからなかった。もっとも大して期待していたわけでもなかった。遺体安置所は市内の大部分の建物や公共施設と同様、近代的だった。

パリの時計台河岸にある古い遺体安置所よりかえって陰惨だった。その陰惨さはまさに直線と平面の鮮明さ、白一色の壁が反射するむき出しの光、発電所のように磨き上げられた冷凍装置からくるものだった。

まるで模範的な工場のようだった。原材料が人間の体である工場。

偽のルイ・ジュネはそこにいた。専門家たちが顔をある程度修復していたため、予想ほど損傷はひどくなかった。

若い女性の遺体もあった。港で引き上げられた溺死者だった。看守は血色がよく、埃一つない制服に身を包み、美術館の守衛のようなたたずまいだった。

一時間のうちに、予想に反して三十人ほどが訪れた。ある女性が展示室に出ていない遺体を見たいと申しでると、電気の呼び鈴が鳴り、電話で番号が告げられた。

二階の一室で、壁一面を占める大きな棚の一つが引き出され、昇降機に載せられた。やがて鋼鉄の箱が一階に現れた。図書館で本が閲覧室に届くように。

それが求めていた遺体だった。女性は身をかがめ、泣き崩れ、奥の事務室に連れていかれた。若い女性秘書が陳述を書き取った。

ルイ・ジュネに関心を示す者は少なかった。しかし十時ごろ、こぎれいな身なりの男が自家用車から降りて入ってきた。目で自殺者を探し、じっくりと眺めた。

メグレは数歩先にいた。近づきながらその訪問者を観察し、ドイツ人ではないという印象を受けた。

Dès  qu’il  vit  bouger  le  commissaire,  d’ailleurs,  l’homme tressaillit, manifesta de la gêne, dut avoir à l’égard de Maigret la même pensée que celui-ci avait eue à son sujet.

― Vous êtes Français ? questionna-t-il le premier. ― Oui. Vous aussi ?

― C’est-à-dire que je suis Belge… Mais je vis à Brême depuis quelques années…

― Et vous connaissiez un nommé Jeunet ?…

― Non !… Je… J’ai lu ce matin dans le journal qu’un Français s’était suicidé à Brême… J’ai habité longtemps Paris… J’ai eu la curiosité de venir jeter un coup d’œil…

Maigret était d’un calme pesant, comme il l’était toujours dans ces moments-là. Et même, son visage prenait alors une expression si têtue, si peu subtile qu’il avait quelque chose de bovin.

― Vous appartenez à la police ?… ― Oui ! A la Police judiciaire…

― Et vous avez fait le voyage tout exprès ?… Qu’est-ce que je dis ?… Ce n’est pas possible, puisque le suicide a eu lieu cette nuit !… Vous connaissez des compatriotes, à Brême ?… Non ? Dans ce cas, si je puis vous être utile à quelque chose… Voulez-vous accepter l’apéritif ?…

Un peu plus tard, Maigret le suivait, prenait place dans la voiture que son compagnon conduisait lui-même.

Et  celui-ci  parlait  d’abondance.  C’était  le  type  même  de l’homme d’affaires jovial, remuant. Il semblait connaître tout le monde, saluait des passants, désignait des immeubles, expliquait :

― Ici, le Norddeutscher Lloyd… Vous avez entendu parler du nouveau paquebot qu’ils ont lancé ?… Ce sont mes clients…

Il  montra  un  building  dont  presque  toutes  les  fenêtres portaient des enseignes différentes.

― Au quatrième, à gauche, vous apercevez mon bureau…

On lisait sur les vitres, en lettres de porcelaine : Joseph Van Damme, commission, importation, exportation.

― Croiriez-vous  que  je  reste  parfois  un  mois  sans  avoir l’occasion  de  parler  français ?  Mes  employés  et  même  ma secrétaire sont Allemands… Les affaires l’exigent…

警部が動くのを見たとたん、男はびくりとしてばつが悪そうな顔をした。メグレが自分について思ったのと同じことを相手も思ったにちがいなかった。

「フランスの方ですか」と男が先に聞いた。

「そうです。あなたも?」

「ベルギー人です。ただもう何年もブレーメンに住んでいます。」

「ジュネという名の男をご存じでしたか?」

「いいえ。今朝新聞で、ブレーメンでフランス人が自殺したと読みまして。長い間パリにいたものですから、興味がわいて見に来ただけです。」

こういう場面でいつもそうであるように、メグレは重い落ちつきを漂わせていた。その顔には頑固で鈍そうな、どこか牛のような表情が浮かんでいた。

「警察の方ですか?」

「はい。司法警察です。」

「わざわざ来られたので?いや、そんなはずはない、自殺は昨夜のことですから。ブレーメンに知り合いのフランス人が?いらっしゃらない?それなら何かお役に立てることがあれば。一杯いかがですか?」

しばらくして、メグレは男の後についていき、男が自分で運転する車に乗った。

男はよくしゃべった。陽気で活発な実業家そのものだった。顔見知りが多いらしく、通行人に挨拶し、建物を指さしながら説明した。

「あそこが北ドイツ・ロイド(海運会社)です。新しい客船の話は聞いていますか?うちのお客さんですよ。」

ほぼすべての窓に別々の看板が出ているビルを指した。

「四階の左が私の事務所です。」

ガラスには陶器の文字でこう書かれていた。「ジョゼフ・ヴァン・ダム、仲介・輸出入」

「一か月フランス語を話す機会がないこともあるんですよ。社員も秘書もみなドイツ人で。仕事上、仕方がないんです。」

16

Il eût été difficile de lire une pensée quelconque sur le visage de Maigret, dont la dernière des qualités semblait bien être la subtilité.  Il  approuvait.  Il  admirait  ce  qu’on  lui  demandait d’admirer, y compris la voiture dont Van Damme lui vantait la suspension brevetée.

Il  pénétra  avec  lui  dans  une  grande  brasserie  regorgeant d’hommes d’affaires qui parlaient fort, tandis qu’un orchestre viennois  jouait  inlassablement  et  que  s’entrechoquaient  les chopes de bière.

― Vous n’imaginez pas le nombre de millions représentés par cette clientèle !… s’extasiait Van Damme. Tenez !… Vous ne comprenez  pas  l’allemand ?…  Notre  voisin  est  en  train  de vendre une cargaison de laine qui vogue en ce moment entre l’Australie  et  l’Europe…  Il  a  trente  ou  quarante  bateaux  sur l’eau…  Je  pourrais  vous  en montrer  d’autres…  Qu’est-ce que vous buvez ?… Je vous recommande la Pilsen…

» A propos…

Maigret ne sourit même pas de la transition.

― A propos, qu’est-ce que vous pensez de ce suicide ?… Un indigent, comme le prétendent les journaux d’ici ?…

― C’est possible…

― Vous faites une enquête à son sujet ?…

― Non !  Cela  regarde  la  police  allemande…  Et,  comme  le suicide est établi…

― Evidemment !… Remarquez que, si cela me frappe, c’est seulement parce qu’il s’agit d’un Français… Car il en vient si peu dans le Nord !…

Il se leva pour aller serrer la main d’un homme qui sortait, revint, affairé.

― Vous m’excuserez !… Le directeur d’une grosse compagnie d’assurances… Il vaut une centaine de millions… Mais écoutez donc, commissaire… Il est près de midi… Vous accepterez bien de déjeuner avec moi…

» Je  ne  puis  que  vous  inviter  au  restaurant,  car  je  suis célibataire… Vous ne mangerez pas comme à Paris… J’essaierai pourtant que vous ne déjeuniez pas trop mal…

» C’est dit, n’est-ce pas ?…

承知しました。セリフの中でも句点の後は区切り線を2本にします。先ほどの箇所を修正します。


メグレの顔からは何も読み取れなかった。繊細さはどう見ても彼の長所ではなさそうだった。相手が感心してほしいと思うものには何でもうなずいた。特許取得のサスペンションを自慢する車も含めて。

二人は大きなビアホールに入った。ウィーン風の楽団が休みなく演奏し、ビールジョッキがぶつかり合うなか、実業家たちが大声で話していた。

「この客たちの資産を全部合わせたらどれほどになるか、想像もできないほどですよ。ほら、ドイツ語はわかりませんか?隣の人がいま、オーストラリアからヨーロッパへ向かっている羊毛の船荷を売りさばいているんです。船を三十か四十隻持っています。ほかにも紹介しましょうか。何を飲みます?ピルスナーがお勧めですよ」

それからさりげなく。

メグレはその唐突な切りだし方にも顔色一つ変えなかった。

「ところで、あの自殺をどう思います?地元の新聞が言うように、浮浪者でしょうか」

「そうかもしれません」

「捜査をされているので?」

「いいえ。それはドイツ警察の仕事です。自殺と確認されていますし」

「そうですね。私が気になったのは、フランス人だったからというだけで。このあたりにフランス人が来ることなどめったにないですから」

男は立ち上がって出ていく人に握手をしに行き、忙しそうに戻ってきた。

「失礼。大きな保険会社の社長で。資産は一億はあるでしょう。ところで警部さん、もう昼近い。昼食をご一緒にいかがですか。独り身なのでレストランにしかご招待できませんが、パリほどとはいかなくても、まずまずのものを食べていただけるよう努めます。よろしいですね」

17

Il appela le garçon, paya. Et, pour tirer son portefeuille de sa poche, il eut un geste que Maigret avait vu souvent aux hommes d’affaires de son espèce qui prennent l’apéritif aux environs de la Bourse, un geste inimitable, une façon de se renverser en arrière  en  bombant  la  poitrine,  en  rentrant  le  menton,  et d’ouvrir avec une négligence satisfaite cette chose sacrée, cette gaine de cuir matelassée de billets.

― Allons !…

Il ne lâcha le commissaire que vers cinq heures, après l’avoir entraîné dans son bureau, où il y avait trois employés et une dactylographe.

Encore avait-il fait promettre à Maigret que, s’il ne quittait pas Brême le jour même, ils passeraient la soirée ensemble dans un cabaret fameux.

Le policier se retrouva dans la foule, seul avec des pensées qui étaient loin d’être au point. Etaient-ce même des pensées à proprement parler ?

Il rapprochait en esprit deux silhouettes, deux hommes, et il essayait d’établir un rapport entre eux.

Car il y en avait un ! Van Damme ne s’était pas dérangé pour aller se pencher à la morgue sur le cadavre d’un inconnu. Et le plaisir  de  parler  français  ne  l’avait  pas  seul  poussé  à  inviter Maigret à déjeuner.

D’ailleurs, il n’avait pris peu à peu sa vraie personnalité qu’à mesure  que  le  commissaire  lui  paraissait  plus  indifférent  à l’affaire – et peut-être plus bête !

Le   matin,   il   était   inquiet.   Son   sourire   manquait   de spontanéité.

Quand le policier l’avait quitté, au contraire, c’était bien le petit brasseur d’affaires qui va, qui vient, qui s’agite, qui parle, s’extasie, se frotte aux grosses personnalités financières, conduit son auto, téléphone, jette des ordres à sa dactylo et offre des dîners fins, content et fier d’être lui.

De l’autre côté, un vagabond anémique, aux vêtements usés, aux  semelles  trouées,  qui  avait  acheté  des  petits  pains  aux saucisses sans prévoir qu’il ne les mangerait pas !

ボーイを呼んで支払いをした。財布をポケットから取りだすしぐさは、取引所のあたりで食前酒を飲む同じタイプの実業家たちにメグレが何度も見たことのあるあのしぐさだった。まねのできない動作で、胸を張り、あごを引いて仰け反り、紙幣をはさんだあの神聖な革の入れ物を満足げに無造作に開いてみせる。

「さあ、行きましょう」


警部を解放したのは五時ごろで、その間に三人の社員とタイピストがいる自分の事務所にも連れていった。さらにその日のうちにブレーメンを発たないなら、有名なキャバレーで夜をともに過ごすことをメグレに約束させた。

警部は人込みのなかに一人放りだされた。頭のなかにはまとまりきらない考えが渦巻いていた。考えと呼べるものでもなかったかもしれない。

頭のなかで二つの人影を並べ、二人の人間のあいだにつながりを見つけようとしていた。

つながりはあるはずだった。ヴァン・ダムがわざわざ出かけて見知らぬ男の遺体に顔を近づけるはずがない。フランス語で話したいというだけでメグレを昼食に誘うはずもなかった。

しかも警部がこの件に無関心な様子を見せれば見せるほど、ヴァン・ダムはひょっとして間抜けとでも思ったのか、だんだんと本来の姿を現してきた。

朝は不安げで、笑顔にも自然さがなかった。

警部と別れるころにはすっかり本来の姿に戻っていた。あちこち飛びまわり、しゃべり、感嘆し、金融界の大物に近づき、車を走らせ、電話をかけ、タイピストに指示を飛ばし、豪華な夕食を振る舞う。自分が自分であることに満足し、誇らしげな小さなやり手だった。

一方はやつれた浮浪者。すり切れた服に穴の開いた靴底。食べることもないと知らずにソーセージパンを買った男だった。

18

Van Damme devait avoir trouvé un autre compagnon pour l’apéritif  du  soir,  dans  une  même  atmosphère  de  musique viennoise et de bière.

A six heures, un casier métallique roulerait sans bruit, se refermerait sur le corps nu du faux Jeunet, et le monte-charge l’acheminerait  vers  la  glacière  dont  il  occuperait  jusqu’au lendemain un compartiment numéroté.

Maigret se dirigeait vers la Polizei Praesidium. Des agents, le torse nu malgré la saison, faisaient de la gymnastique dans une cour entourée de murs d’un rouge cru.

Au laboratoire, un jeune homme aux yeux rêveurs l’attendait près d’une table où tous les objets ayant appartenu au mort étaient rangés, ornés d’étiquettes.

Il parlait un français correct, appliqué, mettait son orgueil à trouver le mot juste.

Il commença par le complet grisâtre que Jeunet portait au moment  du  suicide,  expliqua  que  les  doublures  avaient  été décousues, toutes les coutures examinées et qu’on n’avait rien découvert.

― Le costume sort de la Belle-Jardinière à Paris. Le tissu comporte cinquante pour cent de coton. C’est donc un vêtement bon marché. On a relevé des taches de graisse, entre autres de graisse minérale qui semble indiquer que l’homme a travaillé ou s’est  trouvé  fréquemment  dans  une  usine,  un  atelier  ou  un garage. Son linge ne porte aucune marque. Les chaussures ont été achetées à Reims. Même observation que pour le costume : qualité  vulgaire,  fabrication  en  grande  série.  Les  chaussettes sont des chaussettes en coton comme les camelots en vendent à quatre ou cinq francs la paire. Elles sont trouées, mais n’ont jamais été ravaudées.

» Tous ces vêtements ont été enfermés dans un sac de fort papier, secoués, et la poussière recueillie soumise à l’analyse.

» On  a  obtenu  ainsi  confirmation  de  la  provenance  des taches  de  graisse.  En  effet,  le  tissu  est  imprégné  d’une  fine poudre  métallique  qu’on  ne  trouve  que  dans  les  effets  des ajusteurs, tourneurs et en général de ceux qui travaillent dans les ateliers de construction mécanique.

ヴァン・ダムは夜の食前酒の相手を別に見つけたことだろう。やはりウィーン風の音楽とビールに囲まれた場所で。

六時になれば金属の棚が音もなく動き、偽のジュネの裸の遺体を飲みこんで閉まり、昇降機が冷凍室へと運ぶ。番号のついた仕切りが翌日までその体を収める。

メグレは警察本部1に向かった。季節にかまわず上半身裸の警官たちが、鮮やかな赤い壁に囲まれた中庭で体操をしていた。

研究室では夢見るような目をした若い男が待っていた。テーブルには死んだ男の所持品がすべてラベルをつけて並べられていた。

男は正確で丁寧なフランス語を話し、適切な言葉を選ぶことに誇りを持っていた。

自殺の際にジュネが着ていた灰色のスーツから始めた。裏地はすべてはがし、縫い目も全部調べたが何も見つからなかったと説明した。

「スーツはパリのベル・ジャルディニエール(百貨店)製です。生地は綿が五十パーセント含まれており、安物です。油脂の染みがついており、なかでも鉱物油と思われる染みがあります。工場や作業場、あるいはガレージで働いていたか、よく出入りしていたことがうかがえます。下着に刻印はありません。靴はランスで購入したもの。スーツと同様、粗末な量産品です。靴下は行商人が四、五フランで売るような綿のものです。穴が開いていますが、繕った形跡はありません。衣類はすべて丈夫な紙袋に入れて振り、集めた埃を分析にかけました。その結果、油脂の染みの由来が確認されました。生地には細かい金属の粉がしみこんでおり、これは機械製造の作業場で働く仕上げ工や旋盤工などにしか見られないものです」

19

» Ces indices sont absents des vêtements que j’appellerai les vêtements B et qui n’ont pas été portés depuis plusieurs années, six ans au minimum.

» Autre différence : dans les poches du costume A, on trouve des débris de tabac de la régie française, que vous appelez du tabac gris.

» Dans  les  poches  B,  au  contraire,  il  reste  un  peu  de poussière de tabac jaune imitant le tabac égyptien.

» Mais  j’en  arrive  au  point  le  plus  important.  Les  taches relevées sur le costume B ne sont plus des taches de graisse. Ce sont d’anciennes taches de sang humain, probablement de sang artériel.

» Le tissu n’a pas été lavé depuis des années. L’homme qui portait  ce  vêtement  a  dû  être  littéralement  inondé  de  sang. Enfin,  des  déchirures  pourraient  faire  supposer  qu’il  y  a  eu lutte, car, à divers endroits, aux revers entre autres, la trame est arrachée comme si des ongles s’y étaient incrustés.

» Ces  vêtements  B  portent  une  marque :  celle  de  Roger Morcel, tailleur, rue Haute-Sauvenière, à Liège.

» Quant au revolver, il est d’un modèle qu’on ne fabrique plus depuis deux ans.

» Si vous voulez me laisser votre adresse, je vous enverrai une copie du rapport que je dois établir pour mes chefs.

A  huit  heures  du  soir,  Maigret  en  avait  fini  avec  les formalités. La police allemande lui avait remis les vêtements du mort  ainsi  que  ceux  de  la  valise,  que  l’expert  appelait  les vêtements B. Et il avait été décidé que, jusqu’à nouvel avis, le corps serait gardé à la disposition des autorités françaises au frigorifique de la morgue.

Maigret avait pris copie de la fiche de Joseph Van Damme, né à Liège, de parents flamands, voyageur de commerce, puis directeur d’une maison de commission qui portait son nom.

Il avait trente-deux ans. Il était célibataire. Il n’y avait que trois  ans  qu’il  était  installé  à  Brême,  où,  après  des  débuts difficiles, il semblait faire de bonnes affaires.

「これらの痕跡は、Bの衣類と私が呼ぶもう一方の服には見られません。少なくとも六年以上、着られた形跡がありません。

もう一つの違いは、Aのスーツのポケットにはフランスの専売のタバコ、いわゆる灰色タバコのくずが残っています。Bのポケットにはエジプタン風の黄色いタバコの粉が少し残っています。

最も重要な点に移ります。Bのスーツについている染みは油脂ではありません。古い人間の血の染みで、おそらく動脈血です。生地は何年も洗われていません。この服を着ていた人間は文字どおり血を浴びたはずです。また、破れ方から見て争いがあったと思われます。襟の折り返しなどいくつかの箇所で、爪を立てたかのように生地がちぎれています。

Bの衣類には刻印があります。リエージュのオート=ソヴニエール通りの仕立屋、ロジェ・モルセルのものです。

拳銃は二年前に製造が中止された型です。

住所を教えていただければ、上司に提出する報告書の写しをお送りします」

夜の八時、メグレは手続きをすべて終えた。ドイツ警察から死んだ男の衣類とトランクに入っていた衣類、専門家が「Bの衣類」と呼んだものが返却された。遺体は追って通知があるまでフランス当局の管理のもと、遺体安置所の冷凍室に保管されることになった。

メグレはジョゼフ・ヴァン・ダムの調書の写しを取った。リエージュ生まれ、フラマン系の両親を持ち、セールスマンを経て自分の名を冠した仲介業の会社を経営している。

三十二歳、独身。ブレーメンに腰を落ちつけてから三年で、苦しい出発の後、今では順調に商売をしているらしかった。

20

Le  commissaire  rentra  dans  sa  chambre  d’hôtel,  y  resta longtemps assis au bord du lit, les deux valises de fibre posées devant lui.

Il  avait  ouvert  la  porte  de  communication  avec  la  pièce voisine, où tout était resté dans le même état que la veille. Et il fut frappé par le peu de désordre que le drame avait laissé. Au mur, sous une fleur rose de la tapisserie, une toute petite tache brune : la seule tache de sang. Sur la table, les deux pains aux saucisses toujours enveloppés de papier. Une mouche y était posée.

Le matin, Maigret avait envoyé à Paris deux photographies du mort, en priant la PJ de les faire publier par le plus grand nombre de journaux possible.

Est-ce  là  qu’il  fallait  chercher ?  A  Paris  où,  du  moins,  le policier   possédait   une   adresse :   celle   à   laquelle   Jeunet s’envoyait, de Bruxelles, trente billets de mille francs.

Fallait-il chercher à Liège, où le vêtement B avait été acheté quelques  années  auparavant ?  A  Reims,  d’où  provenaient  les souliers du mort ? A Bruxelles, où Jeunet avait fait un paquet des trente mille  francs ? A Brême, où  il était  mort et où  un certain Joseph Van Damme était venu jeter un coup d’œil sur son cadavre, tout en se défendant de le connaître ?

L’hôtelier se présenta, fit un long discours en allemand, et le commissaire   crut   comprendre   qu’on   lui   demandait   si   la chambre du drame pouvait être remise en état et louée.

Il émit un grognement affirmatif, se lava les mains, paya et s’en  fut  avec  ses  deux  valises  qui  tranchaient,  de  par  leur médiocrité flagrante, avec sa silhouette confortable.

Il n’avait pas plus de raisons de prendre son enquête par un bout que par l’autre. Et, s’il se décida pour Paris, ce fut surtout parce   que   cette   atmosphère   violemment   étrangère,   en   le choquant  à  chaque  instant  dans  ses  habitudes  et  dans  sa mentalité, finissait par produire sur lui un effet déprimant.

Il n’était pas jusqu’au tabac jaunâtre et trop léger qui ne lui enlevât l’envie de fumer.

Dans le rapide, il dormit, s’éveilla à la frontière belge alors que le jour se levait, traversa Liège une demi-heure plus tard et laissa errer par la portière un regard mou.

警部はホテルの部屋に戻り、長い間ベッドの端に腰かけたまま、二つの繊維製のトランクを前に眺めていた。

隣の部屋との仕切り扉を開けると、昨夜のまま何も変わっていなかった。ドラマの痕跡があまりにも少ないことに改めて驚いた。壁のピンクの花模様の下にほんの小さな茶色い染み、血の跡はそれだけだった。テーブルには薄紙に包まれたまま二つのソーセージパンがあり、一匹のハエがとまっていた。

今朝、メグレは死んだ男の写真を二枚パリに送り、できるだけ多くの新聞に掲載するよう司法警察に頼んでいた。

手がかりはパリにあるのか。少なくとも警部には一つの住所があった。ジュネがブリュッセルから三万フランを送りつけた宛先だ。

リエージュか。Bの衣類が数年前に仕立てられた場所だ。ランスか。死んだ男の靴の出どころだ。ブリュッセルか。ジュネが三万フランを包んだ場所だ。ブレーメンか。男が死に、知らないと言いながらヴァン・ダムが遺体を見に来た場所だ。

宿の主人が現れて長々とドイツ語で話した。事件のあった部屋を片づけて貸せるかどうか聞いているらしかった。

メグレはうなるように承諾し、手を洗い、代金を払って、二つのみすぼらしいトランクを提げて出ていった。そのくたびれたトランクは警部のどっしりした体格とおよそ不釣り合いだった。

捜査をどこから始めるかに根拠はなかった。パリを選んだのは主に、まったく異質なこの環境が習慣や感覚にことごとくぶつかってきて、次第に気が滅入ってきたからだった。

黄色くて軽すぎるタバコまで吸う気をなくさせた。

急行に乗ると眠りに落ち、夜明けごろベルギーの国境で目が覚めた。三十分後にリエージュを通りすぎるとき、窓の外にぼんやりした視線を向けた。

21

Le train ne restait en gare que trente minutes, si bien que Maigret n’avait pas le temps de se rendre rue Haute-Sauvenière.

A deux heures de l’après-midi, il débarquait à la Gare du Nord, fonçait dans la foule parisienne, et son premier soin était de s’arrêter au bureau de tabac.

Il dut chercher un instant de la monnaie française dans ses poches. On le bouscula. Les deux valises étaient posées à ses pieds. Quand il voulut les reprendre, il n’en trouva plus qu’une, regarda en vain autour de lui, se rendit compte qu’il ne servirait de rien d’alerter les agents.

Un  détail,  d’ailleurs,  le  rassura.  La  valise  qu’on  lui  avait laissée  portait  une  petite  ficelle  avec  deux  clés  nouée  à  la poignée. C’était celle qui contenait les vêtements.

Le voleur avait emporté la valise aux vieux journaux.

Etait-ce un simple voleur, comme il en rôde dans les gares ? N’était-il pas étrange, dans ce cas, qu’il eût choisi un sac de si piteux aspect ?

Maigret prit place dans un taxi, savourant à la fois sa pipe et le grouillement familier de la rue. A un kiosque, il aperçut une photographie, en première page d’un journal, et reconnut de loin le portrait de Louis Jeunet, expédié de Brême.

Il faillit passer chez lui, boulevard Richard-Lenoir, pour se changer et embrasser sa femme, mais l’incident de la gare le rendait soucieux.

― Si  c’est  vraiment  aux  vêtements  B  qu’on  en  voulait, comment, à Paris, a-t-on pu être averti que je les transportais et que j’arriverais à telle heure exactement ?

Autour de la silhouette maigre du visage blême du vagabond de  Neuschanz  et  de  Brême,  on  eût  dit  que  des  mystères multiples venaient s’agglutiner. Des ombres s’agitaient, comme sur la plaque photographique qu’on plonge dans le révélateur.

Et il faudrait les préciser, éclairer les visages, mettre un nom sur chacun, reconstituer des mentalités, des existences entières.

Pour le moment, il n’y avait, au milieu de la plaque, qu’un corps  dévêtu,  une  tête  que  les  médecins  allemands  avaient tripatouillée pour lui rendre son aspect normal et que découpait une lumière crue.

列車が駅に停まるのは三十分だけで、メグレにはオート=ソヴニエール通りまで行く時間がなかった。

午後二時、北駅に着くとパリの人込みに飛びこんで、まずタバコ屋に立ちよった。

ポケットを探ってフランスの小銭を見つけるのに少しかかった。人に押されながら、二つのトランクを足元に置いた。取り上げようとすると一つしかなかった。あたりを見まわしたが無駄だった。警官を呼んでもどうにもならないと悟った。

ただ、一つの細部が気を楽にさせた。残っていたトランクの取っ手には二本の鍵を結んだひもがついていた。衣類の入っていたトランクだった。

盗人は古い新聞紙の入ったトランクを持っていったのだ。

駅にたむろするありきたりのスリだろうか。だとすれば、あれほどみすぼらしいトランクを選んだのは不自然ではないか。

メグレはタクシーに乗り、パイプとなじみの街の喧騒を味わった。キオスクで新聞の一面に写真があるのに気づき、遠目からでもブレーメンから送ったルイ・ジュネの肖像だとわかった。

リシャール=ルノワール大通りの自宅に寄って着替えと妻への挨拶をしようかとも思ったが、駅での出来事が頭に引っかかっていた。

「Bの衣類が狙いだったとすれば、パリでどうやって私がそれを運んでいること、しかも到着時刻まで知ることができたのか」

ノイシャンツとブレーメンで見た青白い顔のやせた浮浪者の姿を中心に、いくつもの謎が絡みつくようだった。現像液に浸した写真の原板のように、影がゆらめいていた。

それらをはっきりさせなければならない。顔に光を当て、一人一人に名前をつけ、それぞれの心の内側と人生の全体を再構成しなければならない。

今のところ原板の中央にあるのは、裸にされた遺体と、ドイツの医師たちが手を加えて元の顔に戻した頭部だけで、それをむき出しの光が切りとっていた。

22

Les ombres ?… Un homme d’abord qui, dans Paris, au même instant, se sauvait avec la valise… Un autre qui, de Brême ou d’ailleurs,  l’avait  renseigné…  Peut-être  le  jovial  Joseph  Van Damme ?… Peut-être pas !… Et encore le personnage qui, des années plus tôt, avait porté le complet B… Et celui qui, dans la lutte, l’avait arrosé de son sang…

Celui aussi qui avait procuré au faux Jeunet les trente mille francs, ou à qui cet argent avait été volé !…

Il y avait du soleil, du monde aux terrasses des cafés que réchauffaient des braseros. Des chauffeurs s’interpellaient. Des grappes humaines assaillaient les autobus et les tramways.

Parmi toute cette foule en mouvement, et la foule de Brême, de  Bruxelles,  de  Reims,  d’ailleurs  encore,  il  faudrait  cueillir deux, trois, quatre, cinq individus…

Peut-être plus ?… Peut-être moins ?…

Maigret  regarda  avec  tendresse  la  façade  austère  de  la Préfecture, traversa la cour, sa petite valise à la main, salua le garçon de bureau, par son prénom.

― Tu as reçu mon télégramme ?… Tu as fait du feu ?…

― Et il y a une dame qui est ici pour le portrait !… Voilà deux heures qu’elle attend au parloir…

Maigret ne prit pas la peine de retirer son manteau et son chapeau. Il ne posa même pas sa valise.

La  salle  d’attente,  au  bout  du  couloir  où  s’alignent  les bureaux  des  commissaires,  est  une  pièce  vitrée,  meublée  de quelques  chaises  de  velours  vert,  avec,  sur  le  seul  mur  de maçonnerie, la liste des policiers tués en service commandé.

Sur une des chaises, une femme était assise, encore jeune, vêtue avec cette correction des humbles qui révèle les longues heures de couture sous la lampe et les arrangements de fortune.

Sur un manteau de drap noir, elle portait un col de fourrure très étroit. Ses mains, gantées de fil gris, tenaient un sac qui, comme la valise de Maigret, était en imitation de cuir.

Le commissaire ne fut-il pas frappé par une ressemblance confuse entre elle et le mort ?

Non pas une ressemblance de traits ! Mais une ressemblance d’expression, de classe, si l’on peut dire.

影とは何か。まずパリで同じ時にトランクを持って逃げた男。ブレーメンかどこかから情報を流した別の男。陽気なジョゼフ・ヴァン・ダムか。そうでないかもしれない。そして何年か前にBのスーツを着ていた人物。争いのなかでそのスーツを血で染めた者。

偽ジュネに三万フランを用意した人物、あるいはその金を盗まれた人物も。

陽光が降りそそぎ、暖炉で暖められたカフェのテラスには人があふれていた。運転手たちが声をかけ合い、バスや路面電車に人の塊が押しよせていた。

この動く群衆のなか、そしてブレーメン、ブリュッセル、ランス、その他の街の群衆のなかから、二人、三人、四人、五人を拾いあげなければならない。

それ以上か。それ以下か。

メグレは警察庁の重厚な正面を懐かしそうに眺め、中庭を横切り、小さなトランクを手に、給仕の少年を名前で呼んで挨拶した。

「電報は届いたか。暖炉には火を入れたか」

「写真の件で奥さまがいらしています。面会室で二時間もお待ちです」

メグレはコートも帽子も脱がなかった。トランクも置かなかった。

警部たちの部屋が並ぶ廊下の突きあたりにある待合室はガラス張りの部屋で、緑のビロードの椅子がいくつか置かれていた。石造りの壁には職務中に命を落とした警官たちの名簿が掲げられていた。

椅子の一つにまだ若い女性が腰かけていた。貧しいながらもきちんとした身なりで、ランプの下での長い針仕事とありあわせの工夫がしのばれた。黒いウール地のコートに細い毛皮の襟をつけ、灰色の糸手袋をはめた手にバッグを持っていた。メグレのトランクと同じ模造皮革だった。

警部は女性と死んだ男のあいだに漠然とした似かよいを感じずにはいられなかった。

顔立ちの似かよいではない。表情の、境遇の、似かよいだった。

  1. Polizei Praesidium(ポリツァイ・プレジディウム)は、ドイツ語で「警察本部」または「警察署」を意味します。ブレーメンの警察本部のことです。
    物語の舞台がブレーメンなので、メグレが向かったのはブレーメンの警察本部です。 ↩︎