黄色い犬|第二章 スリッパを履いた医者(一般版)

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『Brille Editor System ver.8』用の『BESファイル』を、ZIPファイルに圧縮して公開しています。(2026年4月24日現在未作成)

L’inspecteur Leroy, qui avait vingt-cinq ans, ressemblait davantage à ce que l’on appelle un jeune homme bien élevé qu’à un inspecteur de police.
l sortait de l’école.
C’était sa première affaire, et depuis quelques instants il observait Maïigret d’un air désolé, essayait d’attirer discrètement son attention.

<ルロワ警部補>は二十五歳で、いわゆる育ちのいい青年という印象の男であり、刑事というよりはむしろ礼儀正しい若者のように見えた。彼は警察学校を出たばかりだった。これが初めての事件で、しばらくのあいだ、困ったような顔でメグレを見ながら、さりげなく注意を引こうとしていた。

Il finit par lui souffler en rougissant :
― Excusez-moi, commissaire. Mais… les empreintes…

そしてようやく、顔を赤らめながら小声で言った。
「すみません、警部、あの、指紋が……」

Il dut penser que son chef était de la vieille école et ignoraït la valeur des investigations scientifiques car Maïigret, tout en tirant une bouffée de sa pipe, laissa tomber :

ルロワは、自分の上司が昔かたぎの人間で、科学的捜査の価値を知らないのだと思ったのだろう。なぜなら、メグレはパイプをくゆらせながら、気のない調子でこう言っただけだったからだ。

― Si vous voulez…

「勝手にやりたまえ」

On ne vit plus l’inspecteur Leroy, qui porta avec précaution la bouteille et les verres dans sa chambre et passa la soirée à confectionner un emballage modèle, dont il avait le schéma en poche, étudié pour faire voyager les objets sans effacer les empreintes.

そのあと、ルロワ警部補はその場からいなくなり、瓶とグラスを大事そうに抱えて自分の部屋へ運ぶと、一晩かけてきちんと荷造りをした。ポケットには、指紋を消さずに品物を運ぶためのマニュアルが入っていたのだ。

Maigret s’était assis dans un coin du café.
Le patron, en blouse blanche et bonnet de cuisinier, regardait sa maison du même œil que si elle eût été dévastée par un cyclone.

メグレはカフェの片隅に腰を下ろしていた。店主は白い上っぱりにコックの帽子を被ったまま、まるで自分の店が台風に荒らされたかのような目で、店の中を見つめていた。

Le pharmacien avait parlé.
On entendait des gens chuchoter dehors.
Jean Servières, le premier, mit son chapeau sur sa tête.

薬剤師が喋ったらしい。外では人々がひそひそと話す声が聞こえてきた。ジャン・セルヴィエールが真っ先に帽子をかぶり、言った。

― Ce n’est pas tout ça ! Je suis marié, moi, et Mme Servières m’attend !… A tout à l’heure, commissaire…

「さてと、こうしてはいられない!私は妻帯者でしてね、妻が待ってるんですよ。ではまた後ほど、警部さん」

Le Pommeret interrompit sa promenade.
― Attends-moi ! Je vais dîner aussi. Tu restes, Michoux ?

ル・ポムレは、歩きまわるのをやめた。
「待ってくれ!私も夕食に帰らねば。君は残るのか、ミシュー?」

Le docteur ne répondit que par un haussement d’épaules.
Le pharmacien tenait à jouer un rôle de premier plan.
Maigret l’entendit qui disait au patron :

ドクトルは肩をすくめて見せただけだった。薬剤師は自分が主役になりたがっていた。メグレは、彼が店の主人に向かってこう言っているのを耳にした。

― … et qu’il est nécessaire, bien entendu, d’analyser le contenu de toutes les bouteilles !.… Puisqu’il y a ici quelqu’un de la police, il lui suffit de m’en donner l’ordre…

「えーと、もちろん、すべての瓶の中身を分析する必要がありますとも!警察の方がここにいらっしゃるのだから、命令さえ出していただければすぐにでも」

Il y avait plus de soixante bouteilles d’apéritifs divers et de liqueurs dans le placard.

戸棚の中には、さまざまな<アペリティフ>や<リキュール>が六十本以上も並んでいた。

— Qu’est-ce que vous en pensez, commissaire ?.…

「どう思われます、警部さん?」

— C’est une idée. Oui, c’est peut-être prudent…

「それもひとつの考えだな。うん、念のため調べておくのがいいかもしれん……」

Le pharmacien était petit, maigre et nerveux.
Il s’agitait trois fois plus qu’il n’était nécessaire.
On dut lui chercher un panier à bouteilles.
Puis il téléphona à un café de la vieille ville afin qu’on aille dire à son commis qu’il avait besoin de lui.

薬剤師は小柄で、やせていて、そわそわと落ち着きがなかった。必要以上に騒ぎ立て、三倍は動き回った。瓶を運ぶための籠を探してやらなければならなかった。
それから、彼は旧市街のカフェに電話をかけ、自分の店員を呼びに行ってくれるよう頼んでいた。

Tête nue, il fit cinq ou six fois le chemin de l’Hôtel de lAmiral à son officine, affairé, trouvant le temps de lancer quelques mots aux curieux groupés sur le trottoir.

帽子もかぶらずに、彼はラミラール・ホテルと自分の薬局のあいだを、五、六回、行ったり来たりした。忙しげに動きながらも、暇を見つけては歩道に集まった見物人たちにひとこと二こと声をかけていた。

― Qu’est-ce que je vais devenir, moi, si on m’emporte toute la boisson ? gémissait le patron. Et personne ne pense à manger !… Vous ne dînez pas, commissaire ?. Et vous, docteur ?.. Vous rentrez chez vous ?…

「飲みものをぜんぶ持っていかれたら、私はどうすればいいんだ!」と、主人は泣き声をあげた。「誰も食事のことなんて考えちゃいない!警部さん、食事はなさらないんですか?先生、あなたは?お帰りになるのですか?」

― Non… Ma mère est à Paris… La servante est en congé…

「いや、母はパリにいるし、使用人は休暇中でね」

― Vous couchez ici, alors ?..

「じゃあ、ここに泊まられるんですね?」

Il pleuvait. Les rues étaient pleines d’une boue noire. Le vent agitait les persiennes du premier étage. Maigret avait dîné dans la salle à manger, non loin de la table où le docteur s’était installé, funèbre.

雨が降っていた。通りは泥で真っ黒になっていた。風が二階の鎧戸をばたつかせていた。メグレは食堂で夕食をとっていた。そのテーブルのすぐそばで、ドクトルが沈痛な面持ちで居座っていた。

A travers les petits carreaux verts, on devinait dehors des têtes curieuses qui, parfois, se collaient aux vitres. La fille de salle fut une demi-heure absente, le temps de dîner à son tour. Puis elle reprit sa place habituelle à droite de la caisse, un coude sur celle-ci, une serviette à la main.

緑の小さなガラス窓の向こうには、外に群がる好奇心に満ちた顔がいくつも見えた。ときどき、それらの顔が窓ガラスにぴたりと押しつけられることもあった。
店の女は、食事のために三十分ほど席を外した。やがて戻ると、いつものようにレジの右側に立ち、片肘をつき、手にはナプキンを持っていた。

― Vous me donnerez une bouteille de bière, dit Maigret.

「ビールを一本くれ」と、メグレが言った。

Il sentit très bien que le docteur l’observait tandis qu’il buvait, puis après, comme pour deviner les symptômes de l’empoisonnement.

メグレは、自分がビールを飲むあいだ、そしてそのあとも、ドクトルがじっとこちらを観察しているのをはっきり感じ取った。
まるで、毒の症状が出ないかどうかを見極めようとしているかのように。

Jean Servières ne revint pas, ainsi qu’il l’avait annoncé. Le Pommeret non plus. Si bien que le café resta désert, car les gens préféraient ne pas entrer et surtout ne pas boire.
Dehors, on affirmait que toutes les bouteilles étaient empoisonnées.
― De quoi tuer la ville entière !.…

ジャン・セルヴィエールは、また後ほどと、言っていたが戻ってこなかった。ル・ポムレも同じだった。そのため、カフェはすっかり閑散としてしまった。人々は店に入るの嫌がり、とりわけ何かを飲もうとは思わなかったのだ。外では、『すべての瓶に毒が入っている』と、誰もが言っていた。
『町中の人間を皆殺しにできるほどだ!』

Le maire, de sa villa des Sables-Blancs, téléphona pour savoir au juste ce qui se passait.
Puis ce fut le morne silence.
Le docteur Michoux, dans un coin, feuilletait des journaux sans les lire. La fille de salle ne bougeait pas.
Maïigret fumait, placide, et de temps en temps le patron venait s’assurer d’un coup d’œil qu’il n’y avait pas de nouveau drame.

<サーブル=ブラン>の邸宅にいた市長が、いったい何が起こっているのかを確かめようとして電話をかけてきた。そのあとは、どんよりとした静けさが店を包んだ。ドクトル・ミシューは、隅の席で、新聞をめくっていたが、目は文字を追っていなかった。店の女は、身うごきひとつしない。メグレは静かに煙草をくゆらせ、ときおり、主人がちらりと店内を見回して、新たな悲劇が起きていないことを確かめに来るだけだった。

On entendait l’horloge de la vieille ville sonner les heures et les demies. Les piétinements et les conciliabules cessèrent sur le trottoir, et il n’y eut plus que la plainte monotone du vent, la pluie qui battait les vitres.

旧市街の時計が、1時間ごと、30分ごとに時を告げるのが聞こえてくる。歩道からは、足音もひそひそ声も消え、あとは、風の単調なうなりと、窓を叩く雨の音だけが残った。

― Vous dormez ici ? demanda Maigret au docteur.

「ここでお休みになるのですか?」と、メグレがドクトルにたずねた。

Le silence était tel que le seul fait de parler à haute voix jeta un trouble.

あまりに静まりかえっていたので、ほんの少し声を上げて話しただけで、その静けさが乱されるほどだった。

― Oui… Cela m’arrive quelquefois… Je vis avec ma mère, à trois kilomètres de la ville. Une villa énorme… Ma mère est allée passer quelques jours à Paris et la domestique m’a demandé congé pour assister au mariage de son frère…
Il se leva, hésita, dit assez vite :
— Bonsoir.

「ええ、ときどき、そういうこともあります。母と二人で暮らしているんですが、町から三キロほど離れた大きな邸宅なんです。母は数日パリへ出かけていて、使用人のほうは弟の結婚式に出たいと休みをもらっていて」
彼は立ち上がり、少しためらってから、早口で言った。
「おやすみなさい」

Et il disparut dans l’escalier.
On l’entendit qui enlevait ses chaussures, au premier, juste au-dessus de la tête de Maigret. Il ne resta plus dans le café que la fille de salle et le commissaire.

そして階段のほうへ姿を消した。
二階から、ちょうどメグレの頭の真上あたりで、靴を脱ぐ音が聞こえた。
カフェには、店の女と警部だけが残った。

— Viens ici ! lui dit-il en se renversant sur sa chaise.
Et il ajouta, comme elle restait debout dans une attitude compassée :
— Assieds-toi !.… Quel âge as-tu ?.….

「こっちへきなさい!」と、メグレは椅子の背にもたれながら言った。
彼女がきちんとした姿勢のまま立っているのを見ると、さらに続けた。
「まあ、座りなさい。歳はいくつだね?」

— Vingt-quatre ans…

「二十四です……」

Il y avait en elle une humilité exagérée. Ses yeux battus, sa façon de se glisser sans bruit, sans rien heurter, de frémir avec inquiétude au moindre mot, cadraient assez bien avec l’idée qu’on se fait du souillon habitué à toutes les duretés.
Et pourtant on sentait sous ces apparences comme des pointes d’orgueil qu’elle s’efforçait de ne pas laisser percer.

彼女の中には、どこか行きすぎた謙遜があった。
伏目がちな目、物音ひとつ立てずに動く身のこなし、言葉をかけられるたびにびくっと緊張するその様子。どれも日常的に粗雑な扱いに慣れている女中の姿にぴったりだった。
だが、その外見の奥には、どうしても隠しきれないプライドが、少しばかり潜んでいるのが感じられた。

Elle était anémique. Sa poitrine plate n’était pas faite pour éveiller la sensualité. Néanmoins elle attirait, par ce qu’il y avait de trouble en elle, de découragé, de maladif.

彼女は貧血気味だった。
平らな胸は、男を刺激するようなものではなかった。
それでも、どこか不安定で、疲れきり、病的なその雰囲気のせいで、人を惹きつけるものがあった。

― Que faisais-tu avant de travailler ici ?.…

「ここで働く前は、何をしていたんだい?」

― Je suis orpheline. Mon père et mon frère ont péri en mer, sur le dundee Trois-Mages.. Ma mère est déjà morte depuis longtemps… J’ai été d’abord vendeuse à la papeterie, place de la Poste…

「私は孤児みなしごなんです。父と兄は、〈トロワ=マージュ_号>という<ドンディー_船>||沿岸漁業の小型の帆船||で海に出て、遭難してしまいました。
母はもうずっと前に亡くなっています。
最初は、郵便局前の広場にある文房具店で店員をしていました」

Que cherchait son regard inquiet ?
— Tu as un amant ?

彼女の不安げなまなざしは、何を探していたのか?
「恋人はいるのか?」

Elle détourna la tête sans rien dire, et Maïigret, les yeux rivés à son visage, fuma plus lentement, but une gorgée de bière.

メグレがそうたずねると、彼女は何も言わずに顔をそむけた。
メグレはその横顔から目を離さず、ゆっくりと煙をくゆらせ、ビールをひと口すすった。

— Il y a des clients qui doivent te faire la cour !.. Ceux qui étaient tout à l’heure ici sont des habitués…Ils viennent chaque soir.
Ils aiment les belles filles.Allons ! Lequel d’entre eux ?..

「君に言い寄る客がいるだろう?さっきまでいた連中は常連だ。毎晩ここへ来る。連中はきれいな女が好きなんだろう。さあ!どの男だい?……」

Plus pâle, elle articula avec une moue de lassitude :
— Surtout le docteur…
— Tu es sa maîtresse ?
Elle le regarda avec des velléités de confiance.
— Il en a d’autres… Quelquefois moi, quand ça lui prend… Il couche ici… Il me dit de le rejoindre dans sa chambre…

彼女はさらに青ざめ、うんざりしたように口を開いた。
「とくに、お医者さまが」
「君は、彼の愛人なのか?」
彼女は、わずかに信頼を寄せるような目つきでメグレを見つめた。
「彼にはほかにも女がいるんです。ときどき気まぐれで私にも。彼がここに泊まったときに、部屋に来るように言うんです」

Rarement Maigret avait recueilli confession aussi plate.
— Il te donne quelque chose ?…
— Oui… Pas toujours… Deux ou trois fois, quand c’est mon jour de sortie, il m’a fait aller chez lui… Encore avant-hier.…. Il profite de ce que sa mère est en voyage… Mais il a d’autres filles.

メグレは、これほど味気ない告白を聞いたことはめったになかった。
「何かくれるのか?」
「ええ、いつもじゃありませんけど。二度か三度、私の休みの日に、あの人の家に呼ばれたことがあります。おとといも母親が旅行中なのをいいことに。でも、ほかにも女の人がいるんです」

— Et M. Le Pommeret ?.….

「それで、ル・ポムレは?……」

— C’est la même chose… Sauf que je ne suis allée qu’une fois chez lui, il y a longtemps… Il y avait là une ouvrière de la sardinerie et… et je n’ai pas voulu! Ils en ont de nouvelles toutes les semaines…

「同じようなものです。でも、家に行ったのは一度きり。もうだいぶ前のことです。そのとき、イワシ_工場の女工さんが一人いて、いやになって帰りました。あの人たち、毎週のように新しい女の子を連れてくるんです」

― M. Servières aussi ?.…

「ムッシュー_セルヴィエールも同じかね?」

― Ce n’est pas la même chose… Il est marié… Il paraît qu’il va faire la noce à Brest. Ici, il se contente de plaisanter, de me pincer au passage…

「あの人は少し違います。奥さんいらっしゃるし。ブレストで女遊びをしてるってうわさです。ここでは冗談を言ったり、私が通りかかるとつねったりするくらいです」

Il pleuvait toujours. Très loin hululait la corne de brume d’un bateau qui devait chercher l’entrée du port.

外はまだ雨が降り続いていた。
遠くのほうで、港の入口を探しているらしい船の霧笛が、低く長く響いていた。

― Et c’est toute l’année ainsi ?.…

「それで、一年じゅうそんな調子なのかい?」

― Pas toute l’année… L’hiver, ils sont seuls… Quelquefois ils boivent une bouteille avec un voyageur de commerce… Mais l’été il y a du monde… L’hôtel est plein. Le soir, ils sont toujours dix ou quinze à boire le champagne ou à faire la bombe dans les villas. Il y a des autos, des jolies femmes… Nous, on a du travail… L’été, ce n’est pas moi qui sers, mais des garçons… Alors je suis en bas, à la plonge…

「一年じゅうってわけじゃありません。冬は、あの人たちだけです。ときどき、旅のセールスマンと一緒にボトルを開けるくらい。
でも、夏になると人が押し寄せてきます。ホテルは満室です。
夜になると、いつも十人か十五人がシャンパンを飲んだり、邸宅でどんちゃん騒ぎをしたりして。
車も来るし、きれいな女の人たちも通ります。
私たちは仕事でてんてこ舞いです。
夏のあいだは、店に出るのは男の子たちで、私は下で皿洗いをしているんです」

Que cherchait-elle donc autour d’elle?
Elle était mal d’aplomb sur le bord de sa chaise et elle semblait prête à se dresser d’une détente.

彼女はいったい、自分のまわりで何を探しているのだろう?
落ち着かない様子で椅子の端に腰かけ、まるで、次の瞬間には立ち上がって飛び出しそうな気配だった。

Une sonnerie grêle retentit. Elle regarda Maigret, puis le tableau électrique placé derrière la caisse.

かすかなベルの音が鳴り響いた。
彼女はメグレを見て、それからカウンターの後ろにある客室表示板に目をやった。

― Vous permettez ?.….

「失礼してもいいですか?」

Elle monta. Le commissaire entendit des pas, un murmure confus de voix au premier, dans la chambre du docteur.
Le pharmacien entra, un peu ivre.

彼女は階段を上がっていった。
メグレには、二階のドクトルの部屋のあたりから、足音と人の声が入り混じったかすかなざわめきが聞こえた。
そのとき、薬剤師が少し酔った様子で入ってきた。

— C’est fait, commissaire! Quarante-huit bouteilles analysées !
Et sérieusement, je vous jure! Aucune trace de poison ailleurs que dans le pernod et le calvados… Le patron n’aura qu’à faire reprendre son matériel.
Dites donc, votre avis, entre nous ? Des anarchistes, pas vrai ?.…

「終わりました、警部!四十八本、全部検査しました!
それも入念にきっちりとね!
毒はペルノーとカルヴァドス以外からはまったく検出されませんでした。
店主には、器具を洗い直すよう言っておけばいいでしょう。
ところで、ここだけの話ですが、あなたの見立ては?やっぱりアナーキストの仕業ですかね?」


Emma revenait, gagnait la rue pour poser les volets, attendait de pouvoir fermer la porte.

エマが戻ってきて、鎧戸を閉めに表に出て行き、店を閉めようと薬剤師を待っていた。


— Eh bien ?.. fit Maigret quand ils furent à nouveau seuls.

「それで?」と、ふたりきりになるとメグレが言った。

Elle détourna la tête sans répondre, avec une pudeur inattendue, et le commissaire eut l’impression que s’il la poussait un peu elle fondrait en larmes.

彼女は返事をせずに顔をそむけた。
思いがけないほどのはにかみを見せながら。
メグレには、もしもう一言でも問いつめたら、
彼女が泣き出してしまいそうな気がした。

― Bonne nuit, mon petit !.. lui dit-il.

「おやすみ、お嬢さん」と、彼はそっと言った。

Quand le commissaire descendit, il se croyait le premier levé, tant le ciel était obscurci par les nuages. De sa fenêtre, il avait apercu le port désert, où une grue solitaire déchargeait un bateau de sable. Dans les rues, quelques parapluies, des cirés fuyant au ras des maisons.

メグレが階段を下りたとき、彼は自分が一番早起きしたのだと思った。
空が雲でおおわれ、まだ夜のように暗かったからだ。
窓から見下ろすと、港はがらんとしており、孤独なクレーンが一基、砂を積んだ船を荷下ろししていた。
通りには、ちらほらと傘の群れ。
家の軒先をかすめるように、雨合羽を着た人影が足早に過ぎていった。

Au milieu de l’escalier, il croisa un voyageur de commerce qui arrivait et dont un homme de peine portait la malle.
Emma balayait la salle du bas. Sur une table de marbre, il y avait une tasse où stagnait un fond de café.

階段の途中で、彼はちょうど上がってくる行商人とすれちがった。
その後ろでは、荷物持ちが大きなトランクを運んでいた。
エマは、一階の広間を掃いていた。
大理石のテーブルの上には、底に少しだけ冷めたコーヒーが残っているカップがあった。

― C’est mon inspecteur ? questionna Maigret.

「これはうちの刑事のか?」と、メグレがたずねた。

― Il y a longtemps qu’il m’a demandé le chemin de la gare pour y porter un gros paquet.

「ええ、ずいぶん前に駅へ行く道を聞かれましたよ。大きな包みを運ぶんだとか言ってました」

― Le docteur ?.….

「ドクトルは?」

― Je lui ai monté son petit déjeuner… Il est malade… Il ne veut pas sortir.

「朝食をお部屋に運びました。具合が悪いんですって。外には出たくないそうです」

Et le balai continuait à soulever la poussière mêlée de sciure de bois.

その間も、箒がおがくずのまじった埃を舞い上げていた。

― Qu’est-ce que vous prenez ?

「何にしましょう?」

― Du café noir…

「コーヒーを、ブラックで」

Elle dut passer tout près de lui pour gagner la cuisine.
A ce moment, il lui prit les épaules dans ses grosses pattes, la regarda dans les yeux, d’une façon à la fois bourrue et cordiale.

彼女は、台所へ行くために、彼のすぐそばを通らなければならなかった。
その瞬間、メグレは太い手で彼女の肩をつかみ、頑固そうでありながら、どこか温かいまなざしで彼女の目をまっすぐにみつめた。。

― Dis donc, Emma…

「なあ、エマ」

Elle ne tenta qu’un mouvement timide pour se dégager, resta immobile, tremblante, à se faire aussi petite que possible.

彼女は、身を離そうとして、かすかに動いただけだった。
そしてそのまま、震えながら、できるだけ身をすくめようとして動かずに立ち尽くした。

— Entre nous, là, qu’est-ce que tu sais ?.. Tais-toi !.. Tu vas mentir !. Tu es une pauvre petite fille et je n’ai pas envie de te chercher des misères.. Regarde-moi !.… La bouteille. Hein ?.…. Parle, maintenant…

「ここだけの話だ。君はいったい何を知っているんだ?
黙るんだ! 嘘をつこうとしたな!
君は気の毒な若い娘だ。俺は君を不幸な目にあわせたくないんだ。
こっちを見ろ!あの瓶だ。そうだろ?
さあ、今すぐ話すんだ」

― Je vous jure…

「誓って言います」

― Pas la peine de jurer…

「誓うことはない」

― Ce n’est pas moi !.…

「私じゃありません!」

― Je le sais bien, parbleu, que ce n’est pas toi ! Mais qui est- ce ?

「わかってるとも、もちろんだ。君じゃないのは百も承知だ!だが、いったい誰なんだ?」

Les paupières se gonflèrent, tout d’un coup. Des larmes jaillirent. La lèvre inférieure se souleva spasmodiquement, et la fille de salle, ainsi, était tellement émouvante, que Maigret cessa dela tenir.

突然まぶたがふくらみ、涙があふれ出た。
下くちびるが、けいれんするように震えていた。
店の娘のぞの姿はあまりにも胸を打つものだった。メグレは、彼女をつかんでいた手をゆっくりと離した。

— Le docteur. cette nuit ?…

「ドクトルか? 昨夜、何があった?」

— Non !.. Ce n’était pas pour ce que vous croyez…

「ちがいます!あなたが思っているようなことじゃありません」

— Qu’est-ce qu’il voulait ?

「あいつは、何を言ったんだ?」

— Il m’a demandé la même chose que vous. Il m’a menacée… Il voulait que je lui dise qui a touché à la bouteille. Il m’a presque battue… Et je ne sais pas ! Sur la tête de ma mère, je jure que…

「あなたと同じことを聞きました。脅されたんです。『あの瓶に触ったのは誰だ』って。『それを言え』って。殴られそうになりました。でも、知らないんです!母の命にかけて誓います。ほんとうに」

— Apporte-moi mon café…

「コーヒーを持ってきなさい」

Il était huit heures du matin. Maigret alla acheter du tabac, fit un tour dans la ville. Quand il revint, vers dix heures, le docteur était dans le café, en pantoufles, un foulard passé

朝の八時だった。
メグレは煙草を買いに出かけ、町をひとまわり歩いた。
十時ごろに戻ると、ドクトルはカフェにいた。
スリッパを履き、首にはまるでシャツの襟の代わりのようにスカーフを巻いていた。
顔には疲れがにじみ、赤い髪は乱れたままで、くしも入れていなかった。

― Vous n’avez pas l’air d’être dans votre assiette.

「どうも具合が悪そうですね」

― Je suis malade… Je devais m’y attendre. Ce sont les reins… Dès qu’il m’arrive la moindre chose, une contrariété, une émotion, c’est ainsi que ça se traduit… Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit.

「病気なんです。予想してはいたんです。腎臓が悪くてね。ちょっとしたことで苛だったり動揺したリすると、いつもこうして出るんです。昨夜は一睡もできませんでした」

Il ne quittait pas la porte du regard.

彼は、入口のほうから目を離さなかった。

— Vous ne rentrez pas chez vous ?

「お宅へは戻らないんですか?」

— Il n’y a personne… Je suis mieux soigné ici…

「誰もいないんですよ。ここにいたほうが、世話してもらえますから」

Il avait fait chercher tous les journaux du matin, qui étaient sur sa table.

彼は、朝刊をすべて取り寄せさせていた。
テーブルの上には、新聞が山のように積まれていた。

― Vous n’avez pas vu mes amis ?… Servières ?… Le Pommeret ?.. C’est drôle qu’ils ne soient pas venus aux nouvelles.

「私の仲間たちを見ませんでしたか?セルヴィエールとか?ル・ポムレとか?おかしいですね、連中が様子を見に来ないなんて」

— Bah ! Sans doute dorment-ils toujours ! soupira Maigret. Au fait ! Je n’ai pas aperçu cet affreux chien jaune… Emma !.… Avez-vous revu le chien, vous ?.. Non ?.. Voici Leroy, qui l’a peut-être rencontré dans la rue… Quoi de neuf, Leroy ?.….

「なあに!たぶん、まだ寝てるんだろうよ」と、メグレがため息まじりに言った。
「ところで、あのいやな黄色い犬を見かけなかったが。エマ!あの犬をまた見たかい?見ていない?ああ、ルロワが来た。通りであの犬に会ったかもしれないな。何か新しいことはあるかね、ルロワ?」

― Les flacons et les verres sont expédiés au laboratoire… Je suis passé à la gendarmerie et à la mairie. Vous parliez du chien, je crois ?.. Il paraît qu’un paysan l’a vu ce matin dans le jardin de M. Michoux…

「瓶とグラスは、検査室へ送ってあります。憲兵隊と市役所にも寄ってきました。犬の話をしておられたようですね?今朝、ミシューさんの庭で、村の百姓がその犬を見かけたそうです」

― Dans mon jardin ?.…

「うちの庭で?」

Le docteur s’était levé.
Ses mains pâles tremblaïient.

ドクトルは立ちあがっていた。
青白い手が、ぶるぶる震えている。

― Qu’est-ce qu’il faisait dans mon jardin ?…

そいつはうちの庭で何をしていたんです?

― À ce qu’on m’a dit, il était couché sur le seuil de la villa et, quand le paysan s’est approché, il a grogné de telle façon que l’homme a préféré prendre le large.

Maigret observait les visages du coin de l’œil.

― Dites donc, docteur, si nous allions ensemble jusque chez Vous ?.…

Un sourire contraint :

― Dans cette pluie ?.. Avec ma crise ?.. Cela me vaudrait au moins huit jours de lit. Qu’importe ce chien !.… Un vulgaire chien errant, sans doute…

Maigret mit son chapeau, son manteau.

― Où allez-vous ?.…