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VI
La chute dans l’escalier
L’hôtelier n’avait pas menti, mais la nouvelle, telle qu’il l’avait présentée, était à tout le moins exagérée : M. Grandmaison n’était pas au lit.
Quand, après avoir envoyé Lucas surveiller la drague, Maigret se dirigea vers la villa normande, il distingua derrière la fenêtre principale une silhouette dans la pose classique du malade qui doit garder la chambre.

On ne voyait pas les traits. Mais c’était évidemment le maire.
Plus loin dans la pièce quelqu’un était debout, un homme, qu’on ne pouvait reconnaître davantage.
Au moment où Maigret sonna, il y eut, à l’intérieur, plus d’allées et venues qu’il est nécessaire pour venir ouvrir une porte. La servante se montra enfin, une servante entre deux âges, assez revêche. Elle devait avoir un mépris incommensurable pour tous les visiteurs, car elle ne se donna pas la peine de desserrer les dents.

La porte ouverte, elle monta les quelques marches qui conduisaient au hall, laissant à Maigret le soin de refermer huis. Puis elle frappa à une porte à deux battants, s’effaça, tandis que le commissaire entrait dans le bureau du maire.

Il y avait dans tout cela quelque chose de bizarre. Non pas d’une étrangeté violente, mais des petits détails qui choquaient, et une atmosphère un peu anormale.
La maison était grande, presque neuve, d’un style qu’on retrouve partout sur les plages.
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ホテルの|主人は|嘘を|ついたわけでは|なかったが、|彼が|伝えた|そのニュースは、|控えめに|言っても|大げさだった。||グランメゾンは|寝込んでなど|いなかったのだ。
リュカを|浚渫船の|見張りに|やったあと、|メグレが|ノルマンディー風の|別荘へ|向かうと、|正面の|窓の|向こうに、|部屋で|休んでいなければ|ならない|病人らしい、|おきまりの|姿勢をした|人影が|見えた。
顔立ちは|見えなかった。||だが、|それは|明らかに|村長だった。
部屋の|奥には、|もう|ひとり|誰かが|立っていた。||男だったが、|それ以上|誰なのかは|わからなかった。
メグレが|呼び鈴を|鳴らした|そのとき、|中では、|玄関の扉を|開けに来るだけにしては、|必要以上に|人が|行き来する|気配がした。||ようやく|女中が|姿を|見せた。||中年の、|かなり|無愛想な|女だった。||訪ねてくる者|すべてに対して、|計り知れないほどの|軽蔑を|抱いているに|ちがいなかった。||というのも、|一言も|口を|きこうと|しなかったからだ。
扉を|開けると、|女中は|ホールへ|通じる|数段の|階段を|上っていき、|扉を|閉めるのは|メグレに|まかせた。||それから|両開きの|扉を|ノックし、|脇へ寄った。||警部は|村長の|書斎へ|入った。
その|すべてことに、|どこか|奇妙なところが|あった。||強烈な|異常さでは|ないが、|ちょっと|引っかかる|細かいところが|いくつもあった。||そして|少し|不自然な|空気も|漂っていた。
家は|大きく、|ほとんど|新築で、|海岸沿いなら|どこにでも|見かけるような|建築様式だった。
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Mais étant donné la fortune des Grandmaïison, propriétaires de la majorité des actions de l’Anglo-Normande, on eût pu s’attendre à plus de richesse.
Peut-être réservaient-ils le faste pour leur demeure de Caen ?
Maigret avait fait trois pas quand une voix prononça :

— Vous voici, commissaire.
La voix venait de la fenêtre. M. Grandmaison était calé au fond d’un vaste fauteuil club, les jambes posées sur une chaise. À cause du contre-jour, on le voyait mal, mais on apercevait un foulard noué autour de son cou en place de faux col et une main qu’il tenait sur la moitié gauche de son visage.
— Asseyez-vous…

Maigret fit le tour de la pièce, pour aller se placer juste en face de l’armateur, où il s’installa enfin. Il avait quelque peine à réprimer un sourire, car le spectacle était inattendu.
La joue gauche de M. Grandmaison, que la main ne pouvait cacher tout à fait, était tuméfiée, la lèvre gonflée. Mais ce que le maire tentait surtout de couvrir, c’était un œil entouré d’un vaste cercle noir.
Ce n’eût pas été comique si l’armateur n’eût voulu néanmoins garder toute sa dignité. Il ne bronchait pas. Il regardait Maigret avec une méfiance agressive.
— Vous venez me faire part des résultats de votre enquête ?
— Non ! Vous m’avez reçu si aimablement l’autre jour, avec ces messieurs du Parquet, que j’ai voulu vous remercier de votre accueil.
Maigret n’avait jamais le sourire ironique. Au contraire ! Plus il persiflait et plus il avait les traits figés dans une expression grave.
Des yeux, il faisait le tour du bureau. Les murs étaient garnis de plans de cargos et de photographies des bateaux de l’Anglo- Normande. Les meubles étaient quelconques, en acajou de bonne qualité, mais sans plus. Sur le bureau, quelques dossiers, des lettres, des télégrammes.

Enfin un plancher verni sur la surface lisse duquel le regard du commissaire semblait prendre plaisir à se promener.
— Il paraît que vous avez eu un accident ?
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だが、|アングロ・ノルマンド・カンパニーの|株の|過半数を|持つ|グランメゾンの|財産を|考えれば、|もっと|裕福そうな|家を|期待しても|よかっただろう。
豪華さは|カーンの|屋敷のために|残しておいたのだろうか?
メグレが|三歩ほど|進んだとき、|声がした。

「来ましたね、|警部さん」
その声は|窓の方から|聞こえてきた。||グランメゾンは、|大きな|クラブチェア1の|奥に|身を沈め、|脚を|椅子の上に|のせていた。||逆光のため、|顔立ちは|よく|見えなかったが、|つけ襟の|代わりに|首に|巻いた|スカーフと、|顔の|左半分を|押さえている|手は|見えた。

「おかけください」
メグレは|部屋を|回りこみ、|船主の|正面に|来ると、|ようやく|腰を|下ろした。||彼は|笑いを|こらえるのに|少し|苦労した。||目の前の|彼の姿が、|予想外だったからだ。
グランメゾンの|左の頬は、|手で|隠しきれないほど|腫れ上がり、|唇も|ふくらんでいた。||だが、|村長が|とくに|隠そうとしていたのは、|大きな|黒い|あざに|囲まれた|片目だった。
だが、|その船主が|それでも|なお|威厳を|保とうと|していなければ、|笑うほどでは|なかっただろう。||彼は|表情を|変えなかった。||攻撃的な|疑いの|目で、|メグレを|見ていた。

「捜査の|結果を|知らせに|来たのですか?」

「いやいや。||先日、|検察の|連中と|一緒のときに、|あなたが|あまりに|親切に|迎えてくれたので、|その|お礼を|言いに|来ただけです」
メグレは|決して|皮肉な|笑みを|浮かべなかった。||むしろ|逆だった!||皮肉を|言えば|言うほど、|彼は|まじめな|表情を|崩さなかった。
彼の|視線は|書斎を|見回していた。||壁には|貨物船の|図面や、|アングロ・ノルマンド社の|船の|写真が|飾られていた。||家具は|ありふれたもので、|質の良い|マホガニーでは|あったが、|それ以上では|なかった。||机の|上には、|いくつかの|書類、|手紙、|電報が|あった。
そして|最後に、|ピカピカに|磨き上げられた|床の|表面を、|警部の|視線は|楽しそうに|さまよっていた。

「事故に|あったとか?」
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Le maire soupira, remua les jambes, grommela :
— Un faux pas, en descendant l’escalier.
— Ce matin ? Mme Grandmaison a dû être effrayée !.…
— Ma femme était déjà partie.
— Il est vrai que le temps n’est pas favorable à un séjour à la mer !… À moins qu’on ne soit chasseur de canards… Je suppose que Mme Grandmaison est à Caen avec votre fille ?..
— À Paris.
L’armateur était vêtu sans recherche. Un pantalon sombre, une robe de chambre sur une chemise de flanelle grise, des pantoufles de feutre.
— Qu’est-ce qu’il y avait au pied de l’escalier ?
— Que voulez-vous dire ?
— Sur quoi êtes-vous tombé ?
Un regard fielleux. Une réponse sèche :
— Mais. par terre.
C’était faux, archifaux ! On ne se fait pas un œil au beurre noir en tombant par terre ! Et surtout on ne porte pas ensuite au cou des traces de strangulation !

Or, quand le foulard s’écartait un tant soit peu, Maigret voyait parfaitement des ecchymoses qu’on essayait de lui cacher.
— Vous étiez seul dans la maison, naturellement.
— Pourquoi naturellement ?
— Parce que les accidents surviennent toujours quand il n’y a personne pour vous secourir !
— La domestique faisait son marché.
— Il n’y a qu’elle ici ?
— J’ai aussi un jardinier, mais il est parti à Caen, où il a des achats à faire.
— Vous avez dû souffrir.
Le maire était surtout inquiet, à cause précisément de la gravité de Maigret, dont la voix était presque affectueuse.
Il n’était que trois heures et demie. N’empêche que la nuit tombait déjà, que la pénombre envahissait la pièce.
— Vous permettez ?.….

Il tira sa pipe de sa poche.
— Si vous voulez un cigare, il y en a sur la cheminée.
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村長は|ため息をつき、|脚を|動かして、|ぼそりと|呟いた。

「階段を|下りるときに、|踏み外してしまってね」

「それは|今朝?||奥さんは|驚いたでしょうな!」

「妻は|もう|出かけていました」

「たしかに、|海辺で|過ごすには|向かない|天気だ!||鴨猟でも|するなら|別だが。||奥さんは|娘さんと|カーンに?」

「パリです」
船主は|気取らない|身なりを|していた。||暗い色の|ズボン、|灰色の|フランネルの|シャツの|上に|ガウン、|足には|フェルトの|スリッパ。

「階段の下には|何が|ありました?」

「どういう|意味です?」

「何の上に|倒れたのかと?」
毒を|含んだ|目つき。||乾いた|返事。

「もちろん、|床の上だよ」
それは|嘘だ||まったくの|嘘だった!||床に|倒れたくらいで、|目のまわりに|黒い|あざが|できるわけが|ない!||まして、|そのあと|首に|絞められた|跡など|残るはずが|ない!
事実、|スカーフが|ほんの|少しでも|ずれると、|メグレには、|彼が|隠している|あざが|はっきり|見えていたのだ。

「当然、|家には|あなた|一人だった?」

「なぜ|当然だと?」

「事故というものは、|助けてくれる|人が|いないときに|かぎって|起こるものです」

「女中は|買い物に|出ていてね」

「ここには|女中だけ?」

「庭師も|いるが、|買い物が|あって|カーンへ|行ってます」

「さぞや|痛かったでしょう」
村長が|何より|不安に|なったのは、|メグレが|明らかに|真剣だったからだ。||その声は|ほとんど|いたわるようにさえ|聞こえたのだ。
まだ|三時半に|すぎなかった。||それでも、|もう|夜が|落ちはじめ、|薄暗がりが|部屋の|中へ|広がっていた。

「よろしいですか?」
彼は|ポケットから|パイプを|取り出した。

「葉巻が|よければ、|暖炉の上に|ありますよ」
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Il y avait toute une pile de caisses. Sur un plateau, un flacon de vieil armagnac. Les hautes portes étaient en pitchpin verni.

— Mais votre enquête ?.…
Geste vague de Maigret, qui s’observait afin de ne pas regarder la porte qui communiquait avec le salon et qui était animée d’un mystérieux frémissement.
— Aucun résultat ?
— Aucun.

— Voulez-vous mon avis ? On a eu le tort de laisser croire à une affaire compliquée.
— Évidemment ! grogna Maigret. Comme s’il y avait quelque chose de compliqué dans les événements ! Un soir, un homme disparaît, et pendant un mois ne donne plus signe de vie. On le retrouve à Paris six semaines plus tard, le crâne fêlé et réparé, ayant perdu la mémoire. On le ramène chez lui et il est empoisonné la nuit même. Entre-temps, trois cent mille francs ont été versés, de Hambourg, à son compte en banque. C’est simple ! C’est clair !
Cette fois, il n’y avait pas à s’y tromper, malgré le ton bonhomme du commissaire.
— C’est peut-être plus simple, en tout cas, que vous le croyez. Et en supposant que ce soit très mystérieux, il vaudrait mieux, je pense, ne pas créer comme à plaisir une atmosphère d’angoisse ! À force de parler de ces choses dans certains cafés, on arrive à troubler des cerveaux que l’alcool ne rend déjà que trop peu solides.

Un regard dur, inquisiteur, était fixé sur Maigret. Le maire parlait lentement, en détachant les syllabes, et c’était comme un réquisitoire qui commençait.
— Par contre, aucun renseignement n’a été demandé par la police aux autorités compétentes !.… Moi, le maire du pays, je ne sais rien de ce qui se passe là-bas, au port…
— Votre jardinier porte des espadrilles ?
Le maire regarda vivement le parquet où on voyait, sur la cire, des traces de pas. Le dessin des semelles de corde tressée était net.

— Je n’en sais rien !
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部屋には|箱が|山積みに|なっていた。||お盆の上に、|古い|アルマニャックの|瓶が|一本。||ニスを|塗った|ピッチパイン材の|背の高い|扉が|あった。

「ところで、|捜査の方は?」
メグレは|あいまいな|身ぶりをして、|客間に|通じる|扉を|見ないように、|気をつけていた。||その扉は、|不思議な|揺れ方を|していたのだ。

「何の|成果も|なし?」

「ありません」

「私の|意見を|言いましょうか?。||これは|複雑な|事件だと|思わせたのが|間違いだった」

「全くです!」と、|メグレは|低い声で|言った。
「まるで|この事件に|何か|複雑な点が|あるとでも|いうように!||ある|夜、|一人の|男が|いなくなり、|一か月間、|何の|音沙汰も|なくなる。||六週間後に|パリで|見つかる。||頭蓋骨は|割られ、|手術され、|記憶を|失っている。||家へ|連れ戻されると、|その日の|夜に|毒殺される。||その|あいだに、|ハンブルクから|三十万フランが|銀行口座に|振り込まれている。||簡単だ!||わかりやすい!」
今度ばかりは、|村長も|警部の|誠実そうな|口ぶりにも|かかわらず、|騙されようが|なかった。

「いずれにしても、|あなたが|考えているより、|もっと|単純かも|しれない。||仮に、|それが|極めて|謎めいた|出来事だとしても、|わざわざ|不安な|雰囲気を|作り出さない方が|いいと|私は|思うがね!||そういう|話を|ああいう|カフェで|言い続けていると、|もともと|アルコールで|弱っている|頭が、|ますます|おかしく|なってしまう」
厳しく、|探るような|視線が、|メグレに|向けられていた。||村長は|一言一言を|切り話すように、|ゆっくりと|話していた。||それは、|まるで|裁判が|始まったかの|ようだった。

「その一方で、|警察は|然るべき|立場の者に、|何一つ|情報を|求めてこない!||この土地の|村長である|私は、|港の方で|何が|起きているのか、|何も|知らされていない」

「お宅の|庭師は、|エスパドリーユ2(縄底の|靴)を|履いてますか?」
村長は|すばやく|床に|目をやった。||そこには、|ワックスの|上に|足跡が|見えていた。||縄を編んだ|靴底の|模様が、|くっきりと|残っていた。

「知りませんよ!」
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— Excusez-moi de vous avoir interrompu… Une idée qui me passait par la tête… Vous disiez ?..
Mais le fil du discours était coupé. M. Grandmaison grommela :
— Vous voulez me passer la boîte de cigares du haut ?.. C’est cela… Merci…

Il en alluma un, eut un soupir de douleur parce qu’il ouvrait trop les mâchoires.
— En somme, où en êtes-vous ?.. Il n’est pas possible que vous n’ayez pas recueilli des renseignements intéressants.
— Si peu !
— C’est curieux, car ces gens du port ne manquent généralement pas d’imagination, surtout après quelques apéritifs.
— Je suppose que vous avez envoyé Mme Grandmaison à Paris pour lui épargner le spectacle de tous ces drames ?.. Et de ceux qui pourraient éclater encore ?.…
.
Ce n’était pas un combat. N’empêche qu’on sentait, de part et d’autre, des intentions hostiles. Peut-être simplement à cause de la classe sociale que représentaient les deux hommes.

Maigret trinquait avec les éclusiers et les pêcheurs à la Buvette de la Marine.
Le maire recevait le Parquet avec du thé, des liqueurs et des petits fours.
Maigret était un homme tout court, sans qu’on pût lui mettre une étiquette. M. Grandmaison était l’homme d’un milieu bien déterminé. Il était le notable de petite ville, le représentant d’une vieille famille bourgeoise, l’armateur dont les affaires sont prospères et la réputation solide.
Certes, ses allures étaient volontiers démocratiques et il interpellait ses administrés dans les rues de Ouistreham. Mais cette démocratie était condescendante, électorale ! Cela faisait partie d’une ligne de conduite établie.

Maigret donnait une impression de solidité quasi effrayante. M. Grandmaison, avec son visage rose, à bourrelets, perdait vite sa raideur de commande et montrait son désarroi. Alors, pour reprendre le dessus, il se fâchaït
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「失礼。||話の腰を|折ってしまって。||ちょっと|思いついたことが|あったもので。||それで、|何でしたっけ?」
しかし、|話の流れは|切れてしまっていた。||グランメゾンは|ぼそぼそと|言った。

「上の|葉巻の箱を|取って|もらえますかな?||それです。||ありがとう」
彼は|一本に|火をつけたが、|あごを|大きく|開けすぎたために、|痛そうに|ため息をついた。

「結局、|捜査は|どこまで|進んでいるのですか?||興味深い|情報が|何も|入らないはずは|ないでしょう」

「ほとんど|何も!」

「妙ですね。||港の連中は、|たいてい|想像力には|こと欠かない|ものですがね。||とくに、|食前酒を|何杯か|飲んだあとなら」

「奥さんを|パリへ|やったのは、|こういう|一連の|騒ぎを|見せないためですか?||それに、|これから|まだ|起こるかもしれない|騒ぎも|あって?」
これは|戦いでは|なかった。||それでも、|双方に|敵意が|あるのは|感じられた。||おそらく、|ただ|二人の|男が|それぞれ|代表している|社会階層の|違いでもあった。
メグレは|ラ・ビュヴェット・ド・ラ・マリーヌ(海軍酒場)で、|水門係や|漁師たちと|グラスを|合わせる|男だった。
村長は|検察官たちを、|紅茶と|リキュールと|小菓子で|もてなす|男だった。
メグレは|ただの|男だ。||なんの|肩書きもない|世間一般の|一人でしか|なかった。||グランメゾンは、|正式に|定められた|階層の|人間だ。||小さな町の|名士で、|古い|ブルジョワ家系の|代表で、|事業が|うまくいき、|安定した|評判の|船主だった。
たしかに、|彼の|振る舞いは|民主的に|好ましいものに|見えたし、|ウイストルアムの|通りで|住民たちに|気軽に|声をかけていた。||しかし、|その|民主的態度は、|選挙向けの|見下した|振る舞いなのだ!||それは|お決まりの|活動の|一つに|すぎない。
メグレは|ほとんど|恐ろしいほどの|どっしりした|強さを|感じさせた。||赤みがかった|肉づきのよい|顔をした|グランメゾンは、|取り繕った|尊大さを|すぐに|失い、|狼狽した|様子が|あらわになった。||そこで、|優位を|取り戻そうとして、|彼は|腹を立てた。
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— Monsieur Maigret.. commencça-t-il.
Et c’était déjà un poème que sa façon de prononcer ces deux mots-là.
— Monsieur Maigret… je me permets de vous rappeler que, en tant que maire de la commune…
Le commissaire se leva, d’une façon si naturelle que son interlocuteur écarquilla les yeux. Et il marcha vers une des portes, qu’il ouvrit le plus tranquillement du monde.

— Entrez donc, Louis ! C’est énervant de voir sans cesse une porte qui bouge et de vous entendre respirer derrière !
S’il avait espéré un coup de théâtre, il dut déchanter. Grand- Louis obéissait, pénétrait dans le bureau, les épaules et la tête de travers, comme de coutume, et regardait fixement le plancher.
Mais c’était aussi bien l’attitude d’un homme mis dans une situation délicate que celle d’un simple matelot qu’on introduit dans la demeure d’un personnage riche et important.
Quant au maire, il tirait d’épaisses bouffées de son cigare, en regardant devant lui.
On n’y voyait presque plus. Dehors, un bec de gaz était déjà allumé.
— Vous permettez que je fasse de la lumière ? dit Maigret.
— Un instant. Fermez d’abord les rideaux… Il n’est pas nécessaire que les passants… C’est cela… Le cordon de gauche… Doucement…

Grand-Louis, debout au milieu de la pièce, ne bougeaït pas. Maigret tourna le commutateur électrique, marcha vers le poêle à feu continu et, d’un geste machinal, se mit à tisonner.
C’était sa manie. Et aussi, quand il était préoccupé, de se tenir devant le feu, les mains derrière le dos, jusqu’à en avoir les reins brûlants.

Est-ce qu’il y avait quelque chose de changé dans la situation ? Toujours est-il que M. Grandmaison avait un regard un peu moqueur en regardant le commissaire, qui réfléchissait profondément.
— Grand-Louis était ici au moment de votre. de votre accident ?
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「ムッシュー=メグレ|・・・」と彼は|言いかけた。
その|二つの|言葉の|発音の|しかただけで、|すでに|ひとつの|ポエムのようだった。

「ムッシュー=メグレ。||私は|あえて|申し上げますが、|この村の|村長として|・・・」
警部が|立ち上がった。||それが|あまりにも|自然な|動作だったので、|相手は|目を丸くした。||そして|メグレは|扉の|一つへ|歩いていき、|極めて|平然として|それを|開けた。

「さあ、|入れ、|ルイ!||しょっちゅう|扉が|動くのを|見せられ、|その向こうで|お前の|息づかいを|聞かされるのは、|いらいらする!」
もし|芝居じみた|登場を|期待していたとすれば、|メグレは|あてが|外れたに|ちがいない。||グラン・ルイは|素直に|従い、|いつものように|肩と|頭を|傾けたまま、|書斎へ|入ってきた。||そして|床を|じっと|見つめていた。
しかし、|それは|気まずい|立場に|置かれた|男の|態度とも|言えたし、|金持ちで|重要人物の|屋敷へ|通された|ただの|船乗りの|態度とも|言えた。
一方、|村長は|正面を|見つめながら、|葉巻の|煙を|深く|吸い込んでいた。
もう|ほとんど|何も|見えなかった。||外では、|すでに|ガス灯が|ともっていた。

「明かりを|つけても|いいか?」と|メグレが|言った。

「少し|待ってください。||まず|カーテンを|閉めてください。||通行人に|見られる|必要は|ありませんから。||そうです。||その|左の|ひもです。||ゆっくりと」
グラン・ルイは|部屋の|まんなかに|立ったまま、|動かなかった。||メグレは|電灯の|スイッチを|回し、|火の|絶えない|ストーブの|ほうへ|歩いていった。||そして|何気ない|しぐさで、|火かき棒を|つつきはじめた。
それは|彼の|癖だった。||それに、|考えごとを|しているとき、|火の前に|立って、|両手を|背中に|回したまま、|腰まわりが|熱くなるまで|じっとしているのも|彼の癖だった。
状況に|何か|変化が|あったのだろうか?||いずれにせよ、|グランメゾンは、|深く|考え込んでいる|警部を|見ながら、|少し|嘲るような|視線を|向けていた。

「グラン・ルイは、|あなたが|・・・、|その|あなたの|事故のとき、|ここに|いたのか?」
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— Non ! répondit une voix sèche.
— C’est dommage! Vous auriez pu, par exemple, en dégringolant l’escalier, tomber sur son poing nu…
— Et cela vous aurait permis d’accroître l’angoisse dans les petits cafés du port, en racontant là-bas des histoires rocambolesques… Il vaut mieux en finir, n’est-ce pas, commissaire ?. Nous sommes deux. Deux hommes à nous occuper de ce drame… Vous venez de Paris… Vous m’avez ramené de là-bas le capitaine Joris dans un piteux état, et tout semble prouver que ce n’est pas à Ouistreham qu’il a été arrangé de la sorte. Vous étiez ici quand il a été tué… Vous menez votre enquête comme bon vous semble…
La voix était incisive.

— Je suis, moi, depuis près de dix ans, le maire du pays. Je connais mes administrés. Je me considère comme responsable de ce qui leur arrive. En tant que maire, je suis, en même temps, chef de la police locale… Eh bien !.….
Il s’interrompit un instant pour tirer une bouffée de son cigare dont la cendre croula, s’émietta sur sa robe de chambre.

— Pendant que vous courez les bistrots, je travaille de mon côté, ne vous en déplaise.
— Et vous faites comparaître Grand-Louis.….
— J’en ferai comparaître d’autres si bon me semble !.…. Maintenant, je suppose que vous n’avez plus rien d’essentiel à me communiquer ?.…
Il se leva, les jambes un peu engourdies, pour reconduire son visiteur vers la porte.

— J’espère, murmura Maigret, que vous ne voyez aucun inconvénient à ce que Louis m’accompagne. Je l’ai déjà interrogé la nuit dernière. Il me reste quelques renseignements à lui demander.
M. Grandmaison fit signe que cela lui était égal. Mais ce fut Grand-Louis qui ne bougea pas, qui regarda fixement le sol comme s’il y eût été rivé.

— Vous venez ?
— Non ! pas tout de suite.
C’était un grognement, comme toutes les phrases du frère de Julie.
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「いや!」と、|グランメゾンが|そっけない声で|答えた。

「残念だ!||たとえば|階段を|転げ落ちて、|彼の|素手の|拳の上に|落ちたことに|できただろうに」

「それで|あなたは|それを|港の|小さな|カフェで|大げさな|話にして、|不安を|さらに|かき立てることも|できたと|・・・。||もう|いい加減に|しませんか、|警部さん?||われわれは|二人です。||この事件に|取り組む|二人の男です。||あなたは|パリから|来た。||あなたは|あちらから|ジョリス船長を|みじめな|ありさまで|連れ帰った。||そして|あのように|されたのは、|ウイストルアムでは|ないことは、|すべてが|物語っている。||彼が|殺されたとき、|あなたは|ここに|いた。||あなたは|自分の|好きなように|捜査を|進めている」
その声は|厳しかった。

「私は|もう|十年近く、|この土地の|村長を|している。||私は|ここの|住民たちを|よく|知っている。||彼らに|何かあれば|自分の責任だと|思っている。||村長として|私は|同時に|地元警察の|責任者も|兼ねている。||だから!」
彼は|一瞬言葉を|止め、|葉巻を|一口|吸った。||灰が|崩れ、|ガウンの上に|ぱらぱらと散った。

「あなたが|酒場を|彷徨いている|あいだに、|私は|私の方で|動いている。||あなたが|気に入らなくてもね」

「それで|グラン=ルイを|呼び出したわけだ」

「必要だと|思えば、|ほかの者も|呼び出しますよ!||さて、|もう|私に|伝えるべき|大事なことは|何も|ありませんな?」
彼は|少し|足を|しびれさせながら|立ち上がり、|訪問者を|戸口まで|送ろうとした。

「ルイが|私に|ついて来ても、|差し支えは|ないでしょう」と|メグレは|つぶやいた。
「昨夜、|すでに|話を聞いた。||まだ|いくつか|聞くことが|残っている」
グランメゾンは|どうぞという風に|手を振った。||だが、|グラン=ルイは|動かなかった。||まるで|そこに|釘付けに|されたように、|じっと|床を|見つめていた。

「来るか?」

「いや!||まだ|行かない」
それは|唸り声だった。||ジュリーの兄の|言葉は|どれも|そんなふうだった。
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— Vous remarquerez, dit le maire, que je ne m’oppose nullement à ce qu’il vous suive ! Je tiens à ce que vous m’en donniez acte, afin que vous ne m’accusiez pas de vous mettre des bâtons dans les roues. J’ai fait venir Grand-Louis pour me renseigner sur certains points. S’il demande à rester, c’est vraisemblablement qu’il a encore quelque chose à me dire…

N’empêche que, cette fois, il y avait de l’angoisse dans l’air ! Et pas seulement dans l’air ! Et pas seulement de l’angoisse ! C’était presque de la panique qu’on lisait dans les yeux du magistrat.
Grand-Louis souriait, d’un sourire vague de brute satisfaite.
— Je vous attends dehors ! lui dit le commissaire.
Mais il n’obtint pas de réponse. Le maire seul articula :
— Au plaisir de vous revoir, monsieur le commissaire.
La porte était ouverte. La domestique accouraïit de la cuisine et, muette, renfrognée, précédait Maigret jusqu’à la porte d’entrée qu’elle referma derrière lui.
La route était déserte. À cent mètres, une lumière, à la fenêtre d’une maison, puis d’autres lumières, de loin en loin, car les constructions, sur la route de Riva-Bella, sont entourées de jardins assez vastes.

Maigret fit quelques pas, les mains dans les poches, le dos rond, arriva au bout de la grille du jardin, au-delà de laquelle s’étendait un terrain vague.
Toute cette partie de Ouistreham est bâtie le long de la dune. Passé les jardins, il n’y a que du sable et des herbes dures.
Une silhouette dans l’ombre. Une voix :
— C’est vous, commis…
— Lucas ?.….

Ils se rapprochèrent vivement l’un de l’autre.
— Qu’est-ce que tu fais ici ?
Lucas ne perdait pas l’enclos de vue. Il parla très bas.
— C’est l’homme de la drague…
— Il en est sorti ?
— Il est ici…
— Depuis longtemps ?
— À peine une quinzaine de minutes. Juste derrière la villa.
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「見てのとおり」と|村長は|言った。
「私は|この男が|あなたに|ついて行くことに、|少しも|反対していません!||そのことは|認めて|いただきたい。||あとで|私が|あなたの邪魔を|したなどと|言われては|困りますからね。||私は|いくつか|話を聞くために、|グラン=ルイを|呼んだのです。||もし|この男が|残りたいと|言うなら、|おそらく|まだ|私に|話すことが|あるのでしょう」
それでも、|今度は|その場の|空気に|不安が|漂っていた!||空気だけでは|なかった。||不安だけでも|なかった。||村長の目には、|ほとんど|恐怖を|感じているのが|読み取れた。
グラン=ルイは|笑っていた。||満足した|けもののような、|ぼんやりした|笑いだった。

「外で|待っている!」と|警部は|彼に|言った。
だが|返事は|なかった。||村長だけが|はっきりと|言った。

「また|お目にかかれるのを|楽しみにしております、|警部さん」
扉は|開いていた。||女中が|台所から|駆けつけ、|何も言わず|むっつりした顔で、|メグレより先に|玄関の扉まで|行って|案内し、|彼の背後で|扉を|閉めた。
道には|人影が|なかった。||百メートルほど|先に、|一軒の家の|窓に|明かりが|一つ見え、|それから|間をおいて|また|明かりが|見えた。||<リヴァ=ベラ>街道3沿いの|家々は、|かなり|広い庭に|囲まれているからだ。
メグレは|両手を|ポケットに|入れ、|背を|丸めて|数歩歩いた。||庭の|柵の|端まで|来ると、|その先には|空き地が|広がっていた。
ウイストルアムの|この一帯は、|砂丘に沿って|建てられている。||庭を|過ぎれば、|あとは|砂と|硬い|草むらしか|ない。
闇の中に|人影が|あった。||声が|した。

「あなたは、|警部|・・・」

「リュカか?」
二人は|互いに|すばやく|近づいた。

「ここで|何を|している?」
リュカは|囲いから|目を|離さなかった。||ごく低い声で|話した。

「浚渫船の|男が|・・・」

「出てきたのか?」

「ここに|います」

「いつからだ?」

「ほんの|十五分ほど前、|別荘の|ちょうど|裏手に」
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— Il a escaladé la grille ?
— Non… On dirait qu’il attend quelqu’un… J’ai entendu vos pas… Alors, je suis venu voir…
— Conduis-moi…
Ils longèrent le jardin, arrivèrent derrière la villa et Lucas poussa un jJuron.

— Qu’est-ce que tu as ?
— Il n’est plus là…
— Tu es sûr ?
— Il se tenait près du bouquet de tamaris.….
— Tu crois qu’il est entré ?

— Je ne sais pas…
— Reste ici… Ne bouge sous aucun prétexte.
Et Maigret courut vers la route. Il ne vit personne. Un rai de lumière filtrait de la fenêtre du bureau, mais on ne pouvait se hisser jusqu’à l’appui.
Alors il n’hésita plus. Il traversa le jardin, sonna à la porte. La servante ouvrit presque aussitôt.

— Je crois que j’ai oublié ma pipe dans le bureau de monsieur le maire…
— Je vais voir.
Elle le laissa sur le seuil, mais dès qu’elle eut disparu, il entra, monta quelques marches, sans bruit, jeta un coup d’œil dans le bureau.
Le maire était toujours à sa place, jambes étendues. Un guéridon avait été amené près de lui. De l’autre côté du guéridon, Grand-Louis était assis.

Et, entre eux deux, il y avait un jeu de dames.
L’ex-forçat poussait un pion, aboyaït :
— À vous.
Et le maire, regardant avec énervement la servante qui cherchait toujours la pipe, prononçaiït :
— Vous voyez bien qu’elle n’est pas ici. Dites au commissaire qu’il a dû la perdre ailleurs !.. À vous, Louis.
Et Louis, familier, sûr de lui :

— Vous nous servirez ensuite à boire, Marguerite !
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「そいつは|柵を|乗り越えたのか」

「いいえ。||誰かを|待っているようでした。||私は|あなたの|足音が|聞こえたので、|見に来たんです」

「案内しろ」
二人は|庭に沿って|歩き、|別荘の裏手に|回った。||リュカが|思わず|唸り声を|あげた。

「どうした」

「いなくなってる|・・・」

「確かか」

「タマリスク4の茂みの|そばに|立っていました」

「中に|入ったと|思うか」

「わかりません」

「ここに|いろ。||どんなことが|あっても|動くな」
メグレは|街道の方へ|走って。||誰の姿も|見えなかった。||書斎の窓から|一筋の光が|漏れていたが、|窓枠まで|よじ登ることは|できなかった。
もう|ためらうことは|なかった。||庭を|横切り、|玄関のベルを|鳴らした。||女中は|ほとんど|すぐに|扉を|開けた。

「村長の|書斎に|パイプを|忘れたようだ」

「見てまいります」
女中は|彼を|敷居に|残した。||だが|彼女のが|奥に消えると|すぐ、|メグレは|中へ入り、|音を立てずに|数段を|上がり、|書斎を|のぞき込んだ。
村長は|まだ|同じ場所に|いた。||脚を|伸ばしていた。||小卓が|彼のそばに|運ばれていた。||その小卓を|挟んだ向こう側に、|グラン=ルイが|座っていた。
そして|二人の間には、|チェッカー盤5が|置かれていた。
元囚人は|駒を|一つ進め、|吠えるように|言った。

「あなたの番だ」
村長は、|まだ|パイプを|探している|女中を|いらだたしげに|見ながら、|言った。

「ここには|ないだろう。||警部には、|どこか|別のところで|失くしたのだろうと|伝えなさい。||君の番だ、|ルイ」
すると|ルイは、|なれなれしく、|自信たっぷりに|言った。

「このあとで|飲み物を|出してくれよ、|マルグリット」
- クラブチェア(fauteuil club)とは、19世紀後半から20世紀初頭にかけてフランスやイギリスで普及した、「全面を厚い革で覆い、たっぷりとクッションを効かせた、一人掛けの豪華な安楽椅子(肘掛け椅子)」のことです。もともとは、イギリスの「紳士クラブ」(富裕な男性が社交したり、読書や喫煙をしたりする、会員制の施設)で使われていたことから「クラブチェア」と呼ばれるようになりました。
↩︎ - エスパドリーユ(espadrilles)麻縄を編んだ靴底に、キャンバス地や麻布のアッパーを組み合わせた軽い靴です。もともとはスペインのバスク地方発祥で、フランス南西部の農民や労働者が履いていた実用的な履物ですが、1930年代にはフランス全土で庶民の夏の定番として広く普及していました。革底や ゴム底と違い、編み縄の模様が独特の痕跡を残すため、メグレはその足跡を見て、この家でエスパドリーユを履く労働者といえば、庭師だと推理しました。
↩︎ - リヴァ=ベラ(Riva-Bella)はウィストルアムのすぐ隣にある海浜リゾート地です。ウィストルアムから海岸沿いに続く道がリヴァ=ベラ街道(la route de Riva-Bella)で、グランメゾンの邸宅はその街道沿いにあります。当時のノルマンディー海岸には、こうした小さなリゾート地がいくつか点在しており、裕福な市民や船主などが広い庭付きの別荘を構えていました。グランメゾンの邸宅もそうした環境の中にあることが、この一文から伝わってきます。
↩︎ - タマリス(tamaris)はタマリスク(柽柳)という低木で、地中海沿岸やフランスの大西洋・ノルマンディー海岸によく見られる植物です。細い枝に小さな葉が密生し、ピンクの小花をつけます。海岸の砂地や砂丘に強く、防風林としても植えられています。
グランメゾンの邸宅の裏手にも、こうしたタマリスクの茂みがあり、謎の人物がその陰に潜んでいたわけです。 ↩︎ - チェッカー「jeu de dames」は西洋式の将棋のような盤上ゲームのことです。チェス(échecs)とは別のゲームです。
チェッカーは8×8のマス目の盤を使い、丸い駒を斜めに動かして相手の駒を飛び越えて取るゲームです。フランスでは「jeu de dames」と呼ばれ、チェスより単純で庶民的なゲームとして親しまれています。
↩︎




