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VII
Le chef d’orchestre
Quand Maigret sortit de la villa, Lucas comprit que ça allait barder. Le commissaire était à cran. Il regardait fixement devant lui avec l’air de ne rien voir.
— Tu ne l’as pas retrouvé ?
— Je crois que ce n’est même pas la peine de chercher. Il faudrait organiser une battue pour mettre la main sur un homme qui se cache dans les dunes !
Maigret avait boutonné son pardessus jusqu’au cou, enfonçait les mains dans les poches, mordillait le tuyau de sa pipe.
— Tu vois cette fente des rideaux ? fit-il en désignant la fenêtre du bureau. Et tu vois ce petit mur, juste en face ! Eh bien ! je crois qu’une fois debout sur le mur ton regard pourra plonger par la fente.

Lucas était presque aussi gros que lui, en plus court. Il se hissa sur le mur en soupirant, en observant la route des deux côtés pour s’assurer qu’il ne venait pas de passants.
Avec la nuit, le vent s’était levé, un vent du large qui s’intensifiait de minute en minute et secouait les arbres.

— Tu vois quelque chose ?
— Je ne suis pas assez haut. Il s’en faut de quinze ou vingt centimètres.
Sans rien dire, Maigret marcha vers un tas de pierres qui se trouvait au bord de la route, en rapporta quelques-unes.
— Essaie.
— Je vois le bout de la table, mais pas encore les gens…
Et le commissaire alla chercher de nouvelles pierres.

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メグレが|別荘から|出てきた時、|リュカは|これは|大変なことに|なると|感じた。||警部は|神経を|とがらせていた。||何も|見ていないような|顔を|しながら、|前方を|じっと|見つめていた。

「見つからなかったか?」

「探しても|無駄だと|思います。||砂丘に|隠れている男を|捕まえるには、|山狩りでも|しなければ|なりません!」
メグレは|外套のボタンを|首まで|かけ、|両手を|ポケットに|突っ込み、|パイプの吸い口を|かじっていた。

「あの|カーテンの|すき間が|見えるか?」と、|彼は|書斎の窓を|指しながら|言った。
「それから、|ちょうど|正面の|あの|低い塀が|見えるな!||いいか!||あそこに|立てば、|すき間から|中を|のぞき込めると|思う」
リュカは|メグレと|ほとんど|同じくらい太っていたが、|背は|低かった。||彼は|ため息を|つきながら|塀に|よじ登り、|通行人が|来ないことを|確かめるために、|道の|両方を|見回した。
夜に|なると、|風が|出ていた。||沖からの風で、|刻一刻と|強まり、|木々を|揺さぶっていた。

「何か|見えるか?」

「高さが|足りません。||十五センチか|二十センチほど|足りません」
メグレは|何も|言わず、|道端にあった|石の山へ|歩いていき、|石を|いくつか|運んできた。

「試してみろ」

「テーブルの端は|見えます。||でも|まだ|人は|見えません」
そして|警部は|さらに|石を|取りに行った。
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— Ça y est ! Ils jouent aux dames. La servante leur apporte des verres fumants, des grogs, je suppose.
— Reste là !
Et Maigret se mit, lui, à marcher de long en large sur la route. À cent mètres, c’était la Buvette de la Marine, puis le port. Une camionnette de boulanger passa. Le commissaire faillit l’arrêter pour s’assurer que personne ne s’y cachaït, mais il haussa les épaules.

Il y a des opérations très simples en apparence qui sont pratiquement impossibles. Par exemple rechercher l’homme qui s’était volatilisé soudain derrière la villa du maire! Le rechercher dans les dunes, sur la plage, dans le port et dans le village ? Lui barrer toutes les routes ? Vingt gendarmes n’y suffiraient pas et, s’il était intelligent, il parviendrait à passer quand même.
On ne savait même pas qui il était, ni comment il était fait.
Le commissaire revint vers le mur, où Lucas restait debout dans une pose inconfortable.
— Qu’est-ce qu’ils font ?
— Ils jouent toujours.
— Etils parlent ?
— Ils n’ouvrent pas la bouche. Le forçat a les deux coudes sur la table et il en est déjà à son troisième grog.
Un quart d’heure s’écoula encore et, de la route, on percçut une sonnerie. Lucas appela le commissaire.
— Un coup de téléphone. Le maire veut se lever. Mais c’est Grand-Louis qui décroche.

On ne pouvait pas entendre ce qu’il disait. La seule chose certaine, c’est que Grand-Louis paraissait satisfait.
— C’est fini ?
— Ils se remettent à jouer.
— Reste là !
Et Maigret s’éloigna dans la direction de la buvette. Comme tous les soirs, ils étaient quelques-uns à jouer aux cartes et ils voulurent inviter le commissaire à boire.
— Pas maintenant. Vous avez le téléphone, mademoiselle ?

L’appareil était fixé au mur de la cuisine. Une vieille femme nettoyait des poissons.
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「これで|わかりました!||二人は|チェッカーを|しています。||女中が|湯気の立つ|グラスを|運んでいます。||たぶん|グロッグでしょう」

「そこに|いろ!」
そして|メグレは、|街道を|行ったり来たり|歩きはじめた。||百メートル先には|ラ・ビュヴェット・ド・ラ・マリーヌが|あり、|その先が|港だった。||パン屋の|小型トラックが|通りかかった。||警部は、|誰かが|そこに|隠れていないか|確かめるために、|危うく|それを|止めそうになったが、|肩を|すくめた。
一見|とても|簡単そうに|見えて、|実際には|ほとんど|不可能な|捜査というものが|ある。||たとえば、|村長の|別荘の裏で|突然|姿を|消した|男を|探すことだ!||砂丘で|探すのか?||海岸や|港、|村の中で|探すのか?||すべての|道を|封鎖するのか?||憲兵が|二十人いても|足りないだろうし、|もし|その男が|頭の切れる|人間なら、|それでも|どうにか|抜け出して|しまうだろう。
そもそも、|その男が|誰なのかも、|どんな|姿を|しているのかも|わかっていなかった。
警部は|塀のところへ|戻った。||リュカは|そこで、|苦しい|姿勢のまま|立っていた。

「奴らは|何を|している?」

「まだ|遊んでいます」

「話を|しているか?」

「口も|開きません。||元囚人は|両ひじを|テーブルに|ついて、|もう|三杯目の|グロッグに|手をつけています」
さらに|十五分が|過ぎ、|ベルの音が|街道まで|聞こえできた。||リュカが|警部を|呼んだ。

「電話です。||村長が|立ち上がろうと|しています。||でも、|受話器を|取ったのは|グラン=ルイです」
何を|話しているのかは|聞きとれなかった。||ただ|一つ|確かなのは、|グラン=ルイが|満足そうな|顔を|していることだった。

「終わったか?」

「また|ゲームを|始めました」

「そこに|いろ!」
そして|メグレは|酒場の方へ|歩いていった。||いつもの|晩と|同じように、|何人かが|カードを|していて、|警部に|一杯|飲ませようと|した。

「今は|結構。||電話は|あるか、|マドモワゼル?」
電話機は|台所の|壁に|取りつけられていた。||年をとった|女が|魚を|洗っていた。
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— AIG ! le bureau de poste de Ouistreham ? Police ! Voulez- vous me dire qui vient d’appeler le numéro du maire, s’il vous plaît ?..
— C’est Caen, monsieur.
— Quel numéro ?
— Le 122… C’est le Café de la Gare…
— Je vous remercie.
Il resta un bon moment debout au milieu de la buvette, sans rien voir autour de lui.
— Il y a douze kilomètres d’ici Caen. murmura-t-il soudain.

— Treize ! rectifia le capitaine Delcourt, qui venait d’arriver. Comment va, commissaire ?
Maigret n’entendit pas.
— … soit une petite demi-heure à vélo.
Il se souvint que les éclusiers, qui habitaient presque tous le village, venaient au port à vélo et que ces machines restaient toute la journée en face de la buvette.
— Voulez-vous vous assurer qu’il ne manque pas de bicyclette ?
Et dès lors ce fut comme un engrenage. Le cerveau de Maigret travailla à la façon d’une roue dentée qui emboîtait exactement les événements.
— Sacrebleu ! C’est ma machine qui manque.

Il ne s’étonna pas, ne demanda aucun renseignement, mais il pénétra à nouveau dans la cuisine, décrocha le récepteur :
— Donnez-moi la police de Caen… Oui… Merci… AIG !.. Le commissariat principal de police ? Ici, commissaire Maigret, de la PJ. Y a-t-il encore un train pour Paris ?.. Vous dites ?.. Pas avant 11 heures ?.. Non !.. Écoutez… Veuillez prendre note…

«1° S’assurer que Mme Grandmaison… la femme de l’armateur, oui !.. est bien partie en auto pour Paris.
«2° Savoir si un inconnu ne s’est pas présenté dans les bureaux ou au domicile des Grandmaison.…
« Oui, c’est facile ! Maïs ce n’est pas fini. Vous prenez note ?
« 3° Faire le tour des garages de la ville. Combien y en a-t- 1? Une vingtaine ?. Attendez! Seuls ceux qui louent des voitures sont intéressants. Commencer aux environs de la gare. Bon! S’informer d’un quidam qui aurait loué une auto avec ou sans chauffeur pour Paris… ou qui aurait acheté une voiture d’occasion… AIG ! Attendez, sacrebleu !.…
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「もしもし!|ウイストルアムの|郵便局か?||警察だ!||いま|村長の|番号へ|電話を|かけてきたのは|どこからか、|教えてもらえるか?」

「カーンです、| ムッシュー」

「何番だ?」

「百二十二番。||<カフェ・デ・ラ・ガール>(駅前酒場)からです」

「ありがとう」
彼は|酒場の|真ん中に|しばらく|立ったまま、|周囲のものが|何も|目に|入らなかった。

「ここから|カーンまで|十二キロ|ある」と、|彼は|ふいに|つぶやいた。

「十三キロです!」と、|ちょうど|やって来た|デルクール船長が|訂正した。||「どうです、|警部?」
メグレには|聞こえていなかった。

「……つまり、|自転車なら|三十分足らずだ」
彼は|思い出した。||水門係たちは、|ほとんどが|村に|住んでいて、|港へは|自転車で|来るのだ。||そして|その自転車は|一日中、|酒場の|前に|置かれたままだった。

「自転車が|一台|なくなっていないか、|みんな|確かめて|もらえるか?」
そこからは、|まるで|歯車が|かみ合うようだった。||メグレの|頭は、|出来事を|ぴたりと|はめ込む|歯車のように|働きはじめた。

「ちくしょう!||俺の|自転車が|なくなっている!」
彼は|驚かなかった。||何も|聞き返さずに、|ふたたび|台所へ|入り、|受話器を|外した。

「カーンの|警察を|頼む。||そうだ。||ありがとう。||もしもし!||警察本部か?||こちらは|司法警察の|メグレ警部だ。||パリ行きの|列車は|まだ|あるか?||何だって?||十一時まで|ない?||いや!||ちょっと|・・・メモを|取ってくれ。
第一。||グランメゾン夫人……そう、|船会社の|社長の|妻だ。||彼女が、|本当に|自動車で|パリへ|向かったか|確認すること。
第二。||見知らぬ男が、|グランメゾンの|事務所、|または|屋敷に|現れなかったか|調べること。
そう、|それは|簡単だろう。||だが、|まだ|終わりじゃない。||メモを|取っているな?
第三。||市内の|ガレージを|全部|当たること。||何軒|ある?||二十軒ほど?||待ってくれ!||車を|貸すところだけで|いい。||駅の|近くから|始めてくれ。||そうだ!||パリへ|行くために、|運転手つき、|または|運転手なしで|車を|借りようとした|人物が|いなかったか。||あるいは|中古車を|買った|人物が|いなかったか。||もしもし!||おい、|待ってくれ、|まだだ!」
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Il est probable qu’il a laissé un vélo à Caen…
« Oui, c’est tout !.. Vous disposez d’assez d’agents pour faire tout cela à la fois ?.. Bien, entendu !… Dès que vous aurez le moindre renseignement, vous me téléphonerez à la Buvette de la Marine, à Ouistreham…
Les gens du port, qui prenaient l’apéritif dans la salle surchauffée, avaient tout entendu et quand Maigret revint les visages étaient graves, brouillés par l’anxiété.
— Vous croyez que mon vélo ?.. commença un éclusier.
— Un grog ! commanda Maigret d’une voix sèche.

Ce n’était plus l’homme qui, les jours précédents, le sourire bon enfant, trinquait avec chacun. C’est à peine s’il les voyait, s’il les reconnaissait.…
— Le Saint-Michel n’est pas revenu de Caen ?
— Il nous est signalé pour la marée du soir. Maïs le temps ne lui permettra peut-être pas de sortir.
— Une tempête ?
— Un beau coup de tabac, en tout cas! Et les vents nordissent, ce qui ne présage rien de bon. Vous n’entendez pas ?.….
En tendant l’oreille, on percevait comme un martèlement qui était celui des vagues contre les pilotis de la jetée. Et la bourrasque faisait frémir la porte de la buvette.
— Si par hasard on téléphonait pour moi, qu’on vienne m’avertir sur la route. À cent mètres d’ici.
— En face de chez le maire ?

Maigret eut toutes les peines du monde à allumer sa pipe dehors. Les gros nuages qui couraient bas dans le ciel semblaient accrocher la cime des peupliers bordant la route. À cinq mètres on ne distinguait pas le brigadier Lucas, debout sur son mur.
— Rien de nouveau ?
— Ils ne jouent plus. C’est Louis qui a tout à coup brouïillé les pions sur le damier, d’un geste las.
— Qu’est-ce qu’ils font ?

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「おそらく|そいつは|カーンに|自転車を|置いていったはずだ。
ああ、|それで|全部だ!||それを|同時に|調べるだけの|人員は|確保できるか?||もちろんだ!||なんでもいい、|何か|わかり次第、|ウイストルアムの|ラ・ビュヴェット・ド・ラ・マリーヌへ|電話してくれ」
港の|人々は、|蒸し暑い|部屋の中で|食前酒を|飲みながら|その話を|全部|聞いていた。||メグレが|戻ってくると、|彼らの|顔は|深刻になり、|不安で|曇っていた。

「俺の|自転車が|・・・?」」と、|一人の|水門係が|言いかけた。

「グロッグを!」と、|メグレは|そっけなく|言った。
それは|もう、|この数日の|人のよさそうな|笑みを|浮かべて、|誰とでも|グラスを|合わせていた|男では|なかった。||彼は|ほとんど|彼らを|見ていなかった。||彼らが|誰なのかさえ|わかっていないようだった。

「サン=ミシェルは|カーンから|戻っていないのか?」

「夕方の|潮で|来ると|連絡が|入っています。||でも、|この天気では|出られないかも|しれません」

「嵐か?」

「ともかく、|ひどい|荒れ模様には|なります!||それに|風が|北寄りに|変わっています。||いい|前兆では|ありません。||聞こえませんか?」
耳を|澄ますと、|桟橋の|杭に|波が|打ちつける|音らしい、|叩きつけるような|響きが|聞こえた。||そして|突風が|酒場の|扉を|震わせていた。

「もし|私あてに|電話が|かかってきたら、|街道まで|知らせに|来てくれ。||ここから|百メートルの|ところだ」

「村長の|家の|向かいですか?」
外へ|出ると、|メグレは|パイプに|火を|つけるのに|ひどく|苦労した。||空低く|流れる|大きな|雲は、|道沿いの|ポプラの木の|先端に|引っかかりそうに|見えた。||五メートル先では、|塀の上に|立っている|リュカの|姿も|はっきりとは|見えなかった。

「変わったことは?」

「もう|ゲームは|していません。||ルイが|突然、|疲れたような|しぐさで、|チェッカー盤の|駒を|かき乱しました」

「何を|している?」
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— Le maire est à moitié étendu dans son fauteuil. L’autre fume des cigares et boit des grogs. Il a déjà déchiqueté une dizaine de cigares, avec un air ironique, comme pour faire enrager l’autre.
— Combien de grogs ?
— Cinq ou six…
Maigret, lui, ne voyait rien, qu’une mince fente lumineuse dans la façade. Des ouvriers maçons rentrèrent à vélo de leur travail, se dirigeant vers le village. Puis ce fut une carriole de paysan. Celui-ci, devinant des gens dans l’ombre, fouetta son cheval et se retourna plusieurs fois avec anxiété.

— La servante ?.….
— On ne la voit plus. Elle doit être dans sa cuisine. Je vais rester longtemps ici ?.. Dans ce cas, vous feriez bien de me donner quelques nouvelles pierres, que je n’aie pas besoin de me hisser sur la pointe des pieds…
Maigret en apporta. Le fracas de la mer devenait de plus en plus distinct. Les vagues, le long de la plage, devaient atteindre une hauteur de deux mèêtres et s’écraser sur le sable en écume blanche.
Une porte s’ouvrit et se referma du côté du port. C’était à la buvette. Une silhouette parut, quelqu’un chercha à percer l’obscurité. Maigret s’élança :

— Ah ! c’est vous… On vous demande au téléphone…
C’était déjà Caen.

— AIG !.. Commissaire Maigret ? Comment avez-vous deviné ? Mme Grandmaison a traversé Caen ce matin, venant de Ouistreham et se dirigeant vers Paris… Elle a laissé sa fille chez elle, à la garde de la gouvernante… À midi, elle est partie en voiture. Quant à l’inconnu, vous aviez raison. On n’a eu à s’adresser qu’à un seul garage, celui qui se trouve en face de la gare… Un homme est arrivé à vélo… Il a voulu louer une voiture sans chauffeur… On lui a répondu que la maison n’acceptait pas ces sortes d’affaires. L’homme paraissait impatient… Il a demandé si tout au moins il pouvait acheter une auto rapide, d’occasion si possible… On lui en a vendu une pour vingt mille francs, qu’il a versés aussitôt. La voiture est jaune, carrossée en torpédo… Comme toutes les voitures à vendre, elle porte la lettre W…

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「村長は|肘掛椅子の中で|半分|寝そべっています。||もう一人は|葉巻を|吸いながら、|グロッグを|飲んでいます。||もう|十本ほどの|葉巻を|かみちぎっています。||まるで|相手を|いらだたせようと|冷かすような|顔つきをしています」

「グロッグは|何杯だ?」

「五、六杯です」
メグレの方は、|何も|見えなかった。||見えるのは、|正面の壁に|細く光る|すき間だけだった。||石工たちが|仕事を|終えて、|自転車で|村の方へ|帰っていった。||つづいて、|農夫の|荷馬車が|通った。||農夫は、|暗がりに|人が|いるのを|感じたらしく、|馬に|鞭を|入れ、|不安そうに|何度も|振り返った。

「女中は?」

「もう|見えません。||台所に|いるのでしょう。||私は|ここに|長く|いるんですか?||それなら、|爪先立ちしなくても|すむように、|もう少し|石を|持ってきて|もらった方が|よさそうです」
メグレは|石を|持ってきた。||海からの|轟音は、|ますます|はっきり|聞こえるように|なっていた。||浜辺に|沿って|押し寄せる|波は、|二メートルの|高さに|達し、|白い|泡となって|砂の上に|砕けているに|違いなかった。
港の方で、|扉が|開き、|また|閉まった。||酒場の扉だった。||人影が|現れ、|誰かが|闇の中を|見通そうと|していた。||メグレは|駆け出した。

「ああ、|あなたでしたか。||電話です」
もう|カーンからだった。

「もしもし。||メグレ警部ですか?||どうして|おわかりに|なったんです?||グランメゾン夫人は|今朝、|ウイストルアムから|カーンを|通過し、|パリへ|向かいました。||娘さんは|自宅に|残し、|家庭教師に|預けています。||正午に、|車で|出発しました。||それから|例の|見知らぬ男の件ですが、|おっしゃる通りでした。||駅前の|ガレージを|一軒|あたっただけで、|すぐに|わかりました。||男は|自転車で|やって来ました。||運転手なしで|車を|借りたいと|言ったそうです。||店では、|そういう|貸し出しは|できないと|断りました。||男は|焦っているようでした。||そこで、|せめて|速い|車を|買えないか、|できれば|中古車で|いいと|尋ねました。||店は|そういう車を|一台|2万フランで|売って、|男は|すぐに|その代金を|支払いました。||車は|黄色で、|トルペード型の|車体です。||売り物の|車は|どれも|そうですが、|Wの|文字が|ついています1」

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— On sait dans quelle direction elle est partie ?
— L’homme s’est renseigné sur la route de Paris, par Lisieux et Évreux.
— Téléphonez à la police et à la gendarmerie de Lisieux, d’Évreux, de Mantes, de Saint-Germain. Prévenez Paris qu’une surveillance doit être exercée à toutes les portes, surtout à la porte Maillot.

— Il faut arrêter l’auto ?
— Et son occupant, oui ! Vous avez son signalement ?
— Le garagiste l’a donné… Un homme assez grand, entre deux âges, vêtu d’un complet clair, élégant.
— Même consigne que tout à l’heure. Me téléphoner à Ouistreham dès que…
— Pardon! Il va être sept heures Le téléphone ne fonctionne plus avec Ouistreham… À moins que vous n’alliez chez le maire…
— Pourquoi ?
— Parce qu’il a le numéro 1 et que la nuit il est relié directement à Caen.
— Mettez quelqu’un au bureau de poste… Si on demande le maire, qu’on se serve de la table d’écoute. Vous avez une voiture ?
— Oui, une petite.
— Cela suffira pour venir m’’avertir.. Toujours Buvette de la Marine.
Dans le bistrot, le capitaine Delcourt risqua :

— C’est l’assassin qu’on poursuit ?
— Je n’en sais rien !
Ces gens ne pouvaient comprendre que Maigret, si cordial, si familier les jours précédents, pût se montrer maintenant aussi lointain, voire hargneux.
Il sortit sans leur donner le moindre renseignement. Dehors, il fonça à nouveau dans le vacarme de la mer et du vent. Il dut boutonner son manteau, surtout pour traverser le pont, que la tempête faisait trembler.
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「どの方向に|向かったのか|わかるか?」

「男は|パリへの|道を|尋ねています。||リジウー、|エヴルーを|通る道です」

「リジウー、|エヴルー、|マント、|サン=ジェルマンの|警察と|憲兵隊に|電話してくれ。||パリに入る|すべての|入り口を|見張るように|通知するんだ。||とくに|ポルト・マイヨーだ」

「車を|止めるのですか?」

「乗っている|男もだ。||人相は|わかっているか?」

「ガレージの|店主が|話してくれました。||かなり|背の高い、|中年の|男で、|明るい色の|スーツを|着た、|身なりのよい|男です」

「さっきと|同じ|指示だ。||わかりしだい、|ウイストルアムの|私に|電話を……」

「すみません!||もうすぐ|七時です。||ウイストルアムとの|電話は|使えなくなります。||村長の|家へ|行かれるなら|別ですが」

「なぜだ?」

「村長の|番号は|一番で、|夜は|カーンと|直接|つながっているからです」

「郵便局に|誰かを|置いてくれ。||村長への|電話が|入ったら、|交換台で|聞かせるんだ。||車は|あるか?」

「はい、|小さいのが|一台」

「私に|知らせに|来るには|それで|十分だ。||場所は|変わらず、|ラ・ビュヴェット・ド・ラ・マリーヌ」
酒場で、|デルクール船長が|思い切って|尋ねた。

「追っているのは|犯人ですか?」

「わからん!」
そこに|いた|人々には、|この数日、|あれほど|気さくで、|親しげだった|メグレが、|今は|これほど|よそよそしく、|さらに|気難しく|見えることが、|理解できなかった。
彼は|何の|説明もせずに|外へ出た。||外では、|ふたたび|海と|風の|激しい|音の中へ|飛び込んだ。||とくに|嵐で|揺れる|橋を|渡るときには、|彼は|外套の|ボタンを|留めなければ|ならなかった。
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En face de la maison du capitaine Joris, il s’arrêta, hésita un instant, colla son œil à la serrure. Au bout du corridor, il vit la porte vitrée de la cuisine, qui était éclairée. Derrière les carreaux on apercevait une silhouette qui allait et venait du fourneau à la table.

Il sonna. Julie s’immobilisa, un plat à la main, déposa celui- ci, ouvrit la porte et s’approcha de l’entrée.
— Qui est là ? questionna-t-elle d’une voix angoissée.
— Commissaire Maigret !
Alors elle ouvrit, s’effaça. Elle était nerveuse. Elle avait encore les yeux rouges. Elle ne cessait de jeter autour d’elle des regards apeurés.

— Entrez… Je suis contente que vous soyez venu. Si vous saviez comme j’ai peur, toute seule, dans la maison ! Je crois que je ne resterai pas ici.
Il atteignit la cuisine, qui était aussi propre et aussi bien rangée que d’habitude.
Sur la table, couverte de toile cirée blanche, il n’y avait qu’un bol, du pain et du beurre. Sur le fourneau, une casserole laissait échapper une odeur sucrée.
— Du chocolat ? s’étonna-t-il.
— Je n’ai pas le goût de cuisiner pour moi seule… Alors, je me prépare du chocolat…
— Faites comme si je n’étais pas là. Mangez…

Elle fit quelques difficultés, puis s’y résigna, emplit son bol, dans lequel elle mit tremper de gros morceaux de pain beurré qu’elle dégusta à la cuiller en regardant droit devant elle.
— Votre frère n’est pas encore venu vous voir ?
— Non ! Je n’y comprends rien… Tout à l’heure, je suis allée jusqu’au port, avec l’espoir de le rencontrer. Les marins, quand ils n’ont rien à faire, sont toujours à rôder dans le port…
— Vous saviez que votre frère était ami avec le maire ?
Elle le regarda avec ahurissement.
— Qu’est-ce que vous voulez dire ?
— Ils sont occupés à jouer aux dames ensemble.

Elle crut à une plaisanterie, et quand Maiïgret lui affirma que c’était la vérité pure elle en fut effarée.
— Je ne comprends pas…
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ジョリス船長の|家の前で、|彼は|立ち止まり、|一瞬|ためらった後、|鍵穴に|目を|押し当てた。||廊下の|奥に、|明かりの|ついた|台所の|ガラス戸が|見えた。||ガラス越しに、|竈から|テーブルへと|行き来する|人影が|見えた。
彼は|呼び鈴を|鳴らした。||ジュリーは|皿を|手にしたまま|動きを|止め、|それを|置くと、|ガラス戸を|開けて|玄関の方へ|近づいてきた。

「どなた?」と、|彼女は|不安げな|声で|尋ねた。

「メグレ警部だ!」
すると|彼女は|戸を|開け、|身を|引いた。||彼女は|神経を|とがらせていた。||目は|まだ|赤かった。||怯えた|様子で|絶えず|あたりに|視線を|投げずには|いられなかった。

「お入りください。||来てくださって|うれしいです。||この家に|私が|一人でいるのが|どんなに|怖いか、|おわかりになれば……。||ここには|もう|いられないような|気がします」
彼は|台所に|入った。||台所は|いつものように|清潔で、|きちんと|片づいていた。
白い|テーブルクロスを|掛けた|テーブルの上には、|カップが|一つ、|パンと|バターが|あるだけだった。||竈の上では、|鍋から|甘い|匂いが|立っていた。

「ホットチョコレートか?」と、|彼は|意外そうに|言った。

「自分一人のために|料理を|する気に|なれなくて|・・・。||それで、|ホットチョコレートを|作っているんです」

「私のことは|気にしなくていい。||食べなさい」
彼女は|少し|ためらったが、|やがて|あきらめたように、|カップに|ホットチョコレートを|よそった。||そこへ|バターを|塗った|パンを|大きく|ちぎって|浸し、|まっすぐ|前を|見つめながら、|スプーンで|口へ|運んだ。

「あんたの|兄さんは、|まだ|会いに|来てないか?」

「いいえ。||私には|何が|何だか|わかりません。||さっき、|港まで|行ってみたんです。||会えるかも|しれないと|思って。||船乗りたちは、|することが|ないときには、|いつも|港のあたりを|うろついていますから……」

「あんたは、|兄さんが|村長と|親しいことを|知っていたか?」
彼女は|あっけにとられて|彼を|見た。

「どういう|意味ですか?」

「二人で|チェッカーを|やっている」
彼女は|冗談だと|思った。||そして|メグレが|それは|まったくの|事実だと|言うと、|彼女は|愕然とした。

「わかりません」
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― Pourquoi ?
― Parce que le maire n’est pas si familier que ça avec les gens. Et, surtout, je sais qu’il n’aime pas Louis. Plusieurs fois, il lui a cherché des misères. Il voulait même lui refuser le permis de séjour.
― Et avec le capitaine Joris ?
― Quoi ?
― Est-ce que M. Grandmaison était ami avec le capitaine ?
― Comme tout le monde ! Il serre des mains en passant. Il plaisante. Il prononce quelques mots sur la pluie et le beau temps, mais c’est tout. Quelquefois, je vous l’ai déjà dit, il emmenait Monsieur à la chasse. Maïs c’était pour ne pas être seul…
― Vous n’avez pas encore reçu de lettre du notaire ?
― Oui! Il m’annonce que je suis légataire universelle… Qu’est-ce que cela veut dire, au juste ? C’est vrai que je vais hériter de la maison ?
― Et de trois cent mille francs, oui !
Elle continua de manger sans un tressaillement, puis elle hocha la tête et murmura :
― Ce n’est pas possible… Il n’y a pas de raison. Puisque je vous dis que je suis sûre que le capitaine n’a jamais eu trois cent mille francs !
― Où était sa place ?.… Il dînait dans la cuisine ?
― Où vous êtes, dans le fauteuil d’osier.
― Vous mangiez ensemble ?
― Oui… Sauf que je me levais pour cuisiner et passer les plats. Il aimait lire son journal en dînant.. De temps en temps, il lisaïit un article à haute voix.

Maigret n’était pas d’humeur à faire du sentiment. Et pourtant, il était troublé par la quiétude de l’atmosphère. Le tic- tac de l’horloge semblait plus lent que partout ailleurs. Le reflet qui s’étirait sur le balancier de cuivre allait se reproduire sur le mur d’en face. Et cette odeur sucrée de chocolat… L’osier du fauteuil qui avait des craquements familiers au moindre mouvement de Maiïgret, comme il devait en avoir quand le capitaine Joris y était assis.
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「なぜだ?」

「だって、|村長は|人と|そんなに|打ち解ける|人では|ありません。||それに、|何より、|私は|村長が|ルイを|嫌っていることを|知っています。||何度も、|ルイに|いやがらせを|しました。||滞在許可まで|取り消そうと|していたんです」

「ジョリス船長とは?」

「何がですか?」

「グランメゾンは|船長と|親しかったか?」

「みんなと|同じです。||通りがかりに|握手を|します。||冗談を|言います。||雨だの|天気だの、|二言三言|言葉を|交わします。||でも、|それだけです。||前にも|言いましたが、|ときどき|旦那様を|狩りに|連れていくことは|ありました。||でも、|一人で|行きたくは|なかったからです」

「公証人からの|手紙は|まだ|来ていないのか?」

「いえ、|来ました。||私が|包括受遺者だと|書いてありました。||それは、|正確には|どういう|意味ですか?||私が|この家を|相続するというのは|本当ですか?」

「それに、|三十万フランも|ある!」
彼女は|少しも|動揺することなく|食べつづけた。||それから|首を|振り、|つぶやいた。

「そんなこと、|ありえません。||理由が|ありません。||ですから|あなたに|言ったように、|船長が|三十万フランなんて|持っていたことは|一度も|ないと|思ってます」

「船長の|席は|どこだった?||台所で|夕食を?」

「あなたが|いらっしゃる|そこです。||籐椅子に」

「一緒に|食事を|していたのか?」

「はい。||ただ、|私は|料理を|したり、|皿を|運んだりするために|立ち上がっていました。||船長は|夕食を|取りながら|新聞を|読むのが|好きでした。||ときどき、|記事を|声に出して|読んでくれました」
メグレは|感傷に|ひたるような|気分では|なかった。||それでも、|その場の|静けさに|心は|乱れていた。||時計の|チクタクという|音は、|ほかの|どこよりも|ゆっくり|聞こえた。||真鍮の|振り子は|ランプの|光を|反射し、|その光が|向かいの|壁の上で|揺れていた。||そして、|この|ホットチョコレートの|甘い|匂い……。||メグレが|少し|動くたびに、|籐椅子は|聞き慣れた|きしみを|立てた。||ジョリス船長が|そこに|座っていたときにも、|きっと|同じように|きしんでいたに|違いなかった。
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Julie avait peur, toute seule, dans la maison. Et pourtant elle hésitait à s’en aller ! Et il comprenait que quelque chose la retînt là, dans ce décor intime.

Elle se leva et se dirigea vers la porte. Il la suivit des yeux. C’était pour laisser entrer le chat blanc qui s’approcha d’un plateau plein de lait placé au pied du poêle.
― Pauvre Minou ! dit-elle. Son maître l’aimait bien. Après le dîner, Minou se mettait sur ses genoux et n’en bougeait plus jusqu’au moment d’aller dormir.
Une paix si intense qu’elle avait quelque chose de menaçant ! Une paix chaude et lourde !
― Vous n’avez vraiment rien à me dire, Julie ?
Elle leva vers lui des yeux interrogateurs.
― Je crois que je suis sur le point de découvrir la vérité… Un mot de vous peut m’aider… C’est pourquoi je vous demande si vous n’avez rien à me confier.
― Je vous jure…
― Sur le capitaine Joris ?
― Rien !
― Sur votre frère ?
― Rien… Je vous jure…
― Sur quelqu’un qui serait venu ici et que vous ne connaissez pas !
― Je ne comprends pas.

Elle continuait à manger ce brouet trop sucré dont la seule vue écœurait Maigret.
― Allons ! Je vous laisse.
Elle en fut dépitée. Sa solitude allait recommencer. Une question lui brüûlait les lèvres :
― Dites-moi, pour l’enterrement… Je suppose qu’on ne va pas pouvoir attendre si longtemps ? Un mort… ça…
― Il est dans la glace, dit-il avec embarras.
Et elle fut secouée d’un grand frisson.
― Tu es là, Lucas ?
Il faisait si noir qu’on n’y voyait plus rien. Et le vacarme de la tempête couvrait tous les autres bruits. Au port, les hommes, chacun à son poste, attendaient l’arrivée d’un bateau de Glasgow, qu’on entendait siffler entre les jetées et qui avait raté sa manœuvre.

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ジュリーは|一人で|この家に|いるのを|怖がっていた。||それでも|出ていくことには|ためらいが|あった!||メグレには|この|親しみのある|室内に、|彼女を|引き止めるものが|あるのだと|分かった。
ジュリーは|立ち上がり、|扉の方へ|向かった。||メグレは|その様子を|目で追った。||白い猫を|中に|入れるためだった。||猫は|ストーブの|足元に|置かれた|ミルクで|いっぱいの|皿に|近づいた。

「可哀想な|ミヌー!」と|彼女は|言った。「旦那様は|この子を|とても|可愛がっていました。||夕食のあと、|ミヌーは|旦那様の|膝の上に|乗って、|寝る時間まで|そこを|動かなかったんです」
あまりに|深い|静けさで、|何か|不穏なものを|感じるほどだった!||暖かく|重たい|静けさだった。

「本当に|何も話すことはないのか、ジュリー?」
彼女は|問い返すような|目を|彼に|向けた。

「私は|もう少しで|真相に|たどりつけると|思っている。||あんたの|一言が|助けに|なるかもしれない。||だから|私に|打ち明けることが|ないか|聞いているんだ」

「誓って|何も|・・・」

「ジョリス船長の|ことでは?」

「何も!」

「お兄さんの|ことでは?」

「何も|・・・。||誓います。」

「ここに|誰かが来たな。||あんたの|知らない|誰かが!」

「分かりません」
ジュリーは|甘すぎる|どろっとしたもの(ホットチョコレート)を|食べ続けていた。||メグレは|それを|見るだけで|うんざりした。

「それでは!||失礼する。」
ジュリーは|落胆した|様子だった。||また|あの|孤独が|始まるのだから。||彼女には|どうしても|聞きたいことが|あった。

「あの、|埋葬の|ことですが|・・・。||そんなに|長くは|待てませんよね?||亡くなった方は|・・・、|その|・・・」

「冷蔵室に|入っている」と|メグレは|気まずそうに|言った。
彼女は|大きく|身震いした。

「リュカ、|いるか?」
あたりは|真っ暗で、|何も|見えなかった。||嵐の|激しい音が、|ほかの音を|すべて|かき消していた。||港では、|男たちが|それぞれの|持ち場で、|グラスゴーからの|船の|到着を|待っていた。||その船は|桟橋のあいだで|汽笛を|鳴らしているのが|聞こえた。||水門への|侵入を|失敗していた。
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― Je suis ici.
― Qu’est-ce qu’ils font ?
― Ils mangent. Je voudrais bien en faire autant. Des crevettes, des palourdes, une omelette et quelque chose qui ressemble à du veau froid.
― Ils sont à la même table ?
― Oui. Grand-Louis toujours appuyé sur ses deux coudes.
― Ils parlent ?
― À peine. De temps en temps les lèvres remuent, mais ils ne doivent pas se dire grand-chose.

― Ils boivent ?
― Louis, oui ! Il y a deux bouteilles de vin sur la table. Des vieilles bouteilles. Le maire verse sans cesse à boire à son compagnon.
― Comme s’il voulait l’enivrer ?
― C’est cela. La servante a une drôle de tête. Quand elle doit passer derrière le matelot, elle fait un détour, par crainte de le frôler.

― Plus de coup de téléphone ?
― Non. Voilà Louis qui se mouche dans sa serviette et qui se lève. Attendez ! Il va chercher un cigare. La caisse est sur la cheminée. Il tend la boîte au maire, qui refuse d’un signe de tête. La domestique apporte le fromage.
Et le brigadier Lucas d’ajouter d’une voix plaintive :
― Si seulement je pouvais m’asseoir ! J’ai les pieds gelés. Je n’ose pas faire un mouvement par crainte de dégringoler.
Ce n’était pas assez pour apitoyer Maigret, qui avait été cent fois dans des situations pareilles.
― Je vais t’apporter à manger et à boire.
Son couvert était mis à l’Hôtel de l’Univers. Il se contenta de dévorer, debout, un morceau de pâté et du pain. Il prépara un sandwich pour son collègue, emporta le reste de la bouteille de bordeaux.
― Moi qui vous avais fait une bouillabaisse comme vous n’en trouveriez pas à Marseille ! se lamenta le patron.
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「ここに|います」

「二人は|何を|している?」

「食事中です。||私も|同じことを|したいところですが。||エビ、|ハマグリ、|オムレツ、|それから|冷たい|仔牛肉のような|ものです」

「同じ|食卓に|いるのか?」

「はい。||グラン=ルイは|相変わらず|両肘を|ついています」

「話しているか?」

「ほとんど|話していません。||ときどき|唇が|動きますが、|大した話は|していないはずです」

「飲んでいるか?」

「ルイは、|飲んでいます。||食卓には|ワインの|瓶が|二本|あります。||古い|瓶です。||村長は|相手に|しきりに|酒を|注いでいます」

「酔わせようと|しているようにか?」

「その通りです。||女中が|妙な|顔を|しています。||船乗りの|後ろを|通らなければ|ならないときは、|体が|触れないように|わざわざ|遠回り|しています」

「電話は|もう|ないか?」

「ありません。||今、|ルイが|ナプキンで|鼻を|かんで、|立ち上がりました。||待ってください!||葉巻を|取りに行きます。||箱は|暖炉の上です。||村長に|箱を|差し出しましたが、|村長は|首を振って|断りました。||女中が|チーズを|運んできます」
そして|リュカは、|情けない声で|つけ加えた。

「せめて|座れれば|いいんですが!||足が|凍えています。||落ちるのが|怖くて、|少しも|動けません」
それでも、|メグレの|同情を|引くには|足りなかった。||彼も|百回は|同じような目に|遭ってきたからだ。

「食べ物と|飲み物を|持ってきてやる」
メグレの|食事が|ホテル・ド・リュニヴェールに|用意されていた。||彼は|立ったまま、|パテを|一切れと|パンを|むさぼるように|食べただけだった。||自分の|部下のために|サンドイッチを|作り、|ボルドーの瓶に|残っていた|酒を|持っていった。

「マルセイユでも|食べられないような|ブイヤベースを|作って|おいたのに!」と、|宿の主人は|嘆いた。
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Mais rien n’avait de prise sur le commissaire, qui regagna le mur, posa pour la dixième fois la même question :
― Qu’est-ce qu’ils font ?
― La servante a débarrassé la table. L’armateur, dans son fauteuil, fume cigarette sur cigarette. Je crois bien que Louis est en train de s’endormir. Il a toujours son cigare aux dents, mais je n’aperçois pas la moindre fumée.
― On lui a encore donné à boire ?
― Un plein verre de la bouteille qui était sur la cheminée.
― De l’armagnac, grogna Maigret.
― Tenez ! Voilà une lumière au second étage. Ce doit être la bonne qui va se coucher. Le maire se lève. Il…
Des éclats de voix, là-bas, du côté de la buvette. Un moteur d’auto. Des mots à peine distincts :
― À cent mètres ? Dans la maison ?.…..
― Non… en face.
Maigret marcha à la rencontre de la voiture qui se remettait en route. Il l’arrêta assez loin de la villa du maire pour que celuïi- ci ne fût pas alerté, reconnut des uniformes.
― Des nouvelles ?
― Évreux annonce que l’homme à la voiture jaune est arrêté.
― Qui est-ce ?
― Attendez! Il proteste ! Il menace d’en appeler à son ambassadeur.
― Il est étranger ?
― Norvégien ! Évreux nous a dit son nom au téléphone, mais il a été impossible de comprendre. Martineau… Ou Motineau… Il paraît que ses papiers sont en règle. La gendarmerie demande ce qu’elle doit en faire…
― Qu’on l’amène ici, avec la voiture jaune… Il y a bien un gendarme qui sait conduire. Filez à Caen… Essayez de savoir où descend Mme Grandmaison quand elle séjourne à Paris…
― On nous l’a déjà dit tout à l’heure. Hôtel de Lutèce, boulevard Raspail…
― Téléphonez de Caen pour savoir si elle est arrivée et ce qu’elle fait. Attendez ! Si elle est là-bas, demandez de ma part à la Police judiciaire d’envoyer un inspecteur avec mission de la suivre discrètement…
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しかし、|警部は|何を|言われても、|こたえなかった。||彼は|また|塀のところへ|戻り、|もう|十度目になる|同じ|質問を|した。

「二人は|何を|している?」

「女中が|食卓を|片づけました。||船会社の|社長は|肘掛椅子に|座って、|煙草を|一本、|また|一本と|吸っています。||ルイは|おそらく|眠りかけてでしょう。||葉巻は|まだ|歯に|くわえたままですが、|煙は|少しも|見えませんから」

「まだ|奴に|飲ませたのか?」

「暖炉の上に|あった|瓶から、|グラスに|なみなみと|一杯です」

「アルマニャック(ブランデー)だな」と、|メグレは|ぼやいた。

「おや!||三階に|明かりが|つきました。||女中が|寝に行くのでしょう。||村長が|立ち上がります。||彼は|・・・」
向こうの、|酒場の方で、|大きな|声がした。||自動車の|エンジン音。||その声は|かろうじて|聞き取れる。

「百メートル?||家の中ですか?」

「いいえ、|正面です」
メグレは|動き出した|車の方へ|歩いていった。||村長に|気づかれないよう、|彼は|その車を|村長の|別荘から|かなり|離れたところで|止めた。||制服姿の|男たちだと|わかった。

「何か|わかったか?」

「エヴルーからです。||黄色い車の|男が|逮捕されたそうです」

「誰だ?」

「待ってください!||男は|抗議しています。||大使に|訴えると|脅しているそうです」

「外国人か?」

「ノルウェー人です。||エヴルーが|電話で|名前を|言ってきましたが、|聞き取れませんでした。||マルティノー……|それとも|モティノー……。||身分証明書は|きちんと|そろっているそうです。||憲兵隊が、|この男を|どうすればいいかと|聞いています」

「黄色い車ごと、|ここへ|連れてこさせろ。||憲兵の中に|一人くらい|運転できる者が|いるだろう。||君たちは|カーンへ|飛ばせ。||グランメゾン夫人が|パリに|滞在するとき、|どこに|泊まるのか|調べるんだ」

「それなら、|さっき|もう|聞きました。||ラスパイユ大通りの|オテル・ド・リュテスです」

「カーンから|電話して、|夫人が|到着したか、|何を|しているか|確かめろ。||待て。||もし|そこに|いるなら、|私からの|依頼として、|司法警察に|刑事を|一人|出してもらい、|目立たないように|夫人を|尾行させろ」
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- トーピードボディ(torpédo)とは、1920〜30年代に流行したオープンカーの車体スタイルです。魚雷(torpille)のように流線型で細長いボディが特徴で、幌(ほろ)を畳むと完全にオープンになります。当時のフランスでは高級・スポーティーな車のスタイルとして人気がありました。
WのナンバーはフランスのWナンバープレートのことで、現在も同じ慣習が残っていますが、当時のフランスでは販売店が売り出し中の車に「W」で始まるナンバープレートを仮につけていました。つまり「まだ正式な持ち主がいない販売中の車」という目印です。マルティノーが買ったばかりの中古車にもこのWナンバーがついていたため、カーンの警察がすぐに追跡できたわけです。
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