オランダの殺人 第六章 手紙(一般版)

オランダの殺人

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「」 … 1マスあけ
「」 … 2マスあけ
点訳の際に必要となる区切りを、見える形で示しています。
読み進めるうちに、文章のリズムや切れ目を意識していただければ幸いです。

・固有名詞は実際の発音を標準にしますが、日本語で馴染みのあるカタカナ表記を優先しています。
・固有名詞は、原則として最初に登場した時に限って、その固有部分を「第2カギ符」で囲んでいます。
・固有名詞の複合語は、「マス空け」「中点」ではなく、一つの意味のまとまりとして一体性を保つために「第2つなぎ符」で表記しています。

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Un crime en Hollande
Chapter Ⅵ
Les lettres

オランダの殺人
第六章
手紙

Ce fut un hasard si Maigret ne suivit pas l’Amsterdiep, mais prit le chemin traversant les terres.
La ferme, dans le soleil de onze heures du matin, lui rappela ses premières démarches sur le sol hollandais, la jeune fille en bottes vernies dans l’étable moderne, le salon bourgeois et la théière dans sa housse capitonnée.
Le même calme régnait.

メグレがアムステルディープの運河沿いの道を行かず、農場を横切る道を選んだのは、たまたまだった。
午前十一時の日差しの中のその農家は、メグレに、このオランダの地を初めて歩いたときを思い出させた。
磨き上げられたエナメルの長靴をはいた若い娘、近代的な牛舎、ブルジョワ的な客間、そして厚い保温カバーに包まれたティーポット。
そのときと同じ静けさがただよっていた。

Très loin, presque au fond de l’horizon infini, une grande voile rousse flottait au-dessus des prés, et cela faisait penser à quelque navire fantôme voguant dans un océan de gazon.

はるか遠く、ほとんど果てしない地平線の奥のほうに、一枚の大きな赤茶色の船の帆が、牧草地の上に浮かんでいて、それは草の海を進む幽霊船か何かのように思われた。

Comme la première fois, le chien aboya.
Il se passa cinq bonnes minutes avant que la porte s’entrouvrît, mais de quelques centimètres à peine, juste de quoi laisser deviner le visage couperosé et le tablier quadrillé de la servante.
Au surplus, elle fut sur le point de refermer la porte avant même que Maigret eût parlé.

最初のときと同じように、犬が吠えた。
たっぷり五分は過ぎて、ようやく扉が少し開いた。だが、それはほんの数センチにすぎず、女中の赤ら顔と格子柄のエプロンがわかるほどだった。
しかも、彼女はメグレが口を開くよりも前に、扉を閉めようとした。

— Mlle Liewens ?.. prononça-t-il.

「マドモワゼル=リウェンスは?」と、メグレは言った。

Le jardin les séparait.
La vieille restait sur le seuil et le commissaire était au-delà de la barrière.
Entre eux, le chien qui observait l’intrus en montrant les dents.
La servante hocha négativement la tête.

メグレと扉の間には庭があった。
年老いた女中は敷居のところに立ったままで、警部は柵の外側に立っていた。
そのあいだに、歯をむき出しにしてよそ者を見つめている犬がいた。
女中は断るように首を横に振った。

— Elle n’est pas ici ?.. Niet hier ?.….

「彼女はここにいないのか?ニートヒール?(オランダ語)」

Maigret avait ramassé trois ou quatre mots de néerlandais.
Même signe négatif.

メグレはオランダ語を三、四個ほど拾って覚えていた。
彼女は同じように首を振った。

— Et Monsieur ?.. Minheer ?…

「では、ご主人は?メインヘール?(オランダ語)」

Un dernier signe, et la porte se referma.
Maïs, comme le commissaire ne s’en allait pas tout de suite, l’huis bougea, de quelques millimètres cette fois, et Maigret devina la vieille en train de l’épier.

女中は最後にひとつ合図をして、そして扉は閉まった。
しかし、警部がすぐに立ち去らなかったので、今度は数ミリほど、扉が動き、女中がメグレの様子をうかがっているのがわかった。

S’il s’attardait, c’est qu’il avait vu frémir un rideau, à la fenêtre qu’il savait être celle de la jeune fille.
Derrière ce rideau, un visage s’était estompé. On le distinguait mal.
Mais par exemple, ce que Maigret distingua très bien, ce fut un léger mouvement de la main, un mouvement qui était peut-être simplement un bonjour, mais qui plus probablement voulait dire : « Je suis ici… N’insistez pas. Attention !.. »

彼が立ち去らずにとどまっていたのは、それは娘の部屋だと知っていた窓で、カーテンがかすかに動くのが見えたからだった。
そのカーテンの奥で、一人の顔がぼやけて見えたが、はっきりとは見分けられなかった。
しかしたとえば、メグレが非常にはっきりと見分けたものは、手のかすかな動きだった。
それはおそらくただの挨拶だったと思われるが、むしろこういう意味かもしれなかった。
『私はここにいます。調べ続けるのはやめて。気をつけて!』

La vieille derrière la porte, d’une part.
Cette main laiteuse, de l’autre.
Et le chien qui sautait sur la grille en aboyant.
Alentour, les vaches, dans les prés, semblaient artificielles à force d’immobilité.

一方には、扉の向こうの老女。
もう一方には、彼女の白っぽい手。
そして、柵に飛びかかりながら吠えている犬。
あたり一帯には、牧草地の牛たちがいて、全く動かない人工物のように見えた。

Maigret risqua une toute petite expérience.
Il fit deux pas en avant, comme pour franchir malgré tout la grille.
Il ne put s’empêcher de sourire, car non seulement la porte se referma précipitamment, mais le chien lui-même, si féroce, recula, la queue entre les jambes.

メグレは一つ、すこしだけ試してみた。
彼は柵を越えようとするかのように、前へ二歩迫ってみたのだ。
思わず微笑まずにはいられなかった。
というのも、扉が慌てて閉められただけでなく、
あれほど獰猛だった犬自身も、尻尾を脚のあいだに挟んで、後ずさりしたからだ。

Cette fois le commissaire partit, prit le chemin de lAmsterdiep.
Tout ce qui ressortait de cet accueil, c’est que Beetje avait été enfermée et que des ordres avaient été donnés par le fermier pour éconduire le Français.

今度は警視は立ち去ることにして、アムステルディープへ通じる道を取った。
この対応で明らかになったのは、ビーチェが閉じ込められていたこと、そして彼女の父親である牧場主から、フランス人を追い返すという支持が出されていたことだった。

Maigret fumait sa pipe à petites bouffées réfléchies.
Il regarda un moment les piles de bois où la jeune fille et Popinga s’étaient arrêtés, s’arrêtaient sans doute souvent, tenant leur vélo d’une main, s’étreignant de l’autre bras…
Et ce qui continuait à dominer dans l’atmosphère, c’était le calme. Un calme serein, presque trop absolu.
Un calme capable de faire croire à un Français que toute cette ville était aussi artificielle qu’une carte postale.

メグレはパイプを取り出し、考え込むようにじっくりと煙をくゆらせていた。
彼はしばらくのあいだ娘とポパンガが、事件の日に立ち止まっていた、あるいは、たびたび立ち止まっていたにちがいない材木の山を見つめた。二人は片手で自転車を支え、もう一方の腕で抱き合っていたのだ。
そしてその場の空気に満ちていたのは、やはり静けさだった。おだやかな静けさ。ほとんど完璧といえるほどの。
フランス人には、この町全体が絵はがきのように作られたと思わせる静けさなのだ。

Par exemple, il se retourna soudain, vit à quelques mèêtres de lui un bateau à l’étrave haute qu’il n’avait pas entendu arriver.
Il reconnut la voile, plus large que le canal.
C’était celle qu’il avait aperçue un peu plus tôt au fond de l’horizon et qui était déjà là, sans qu’il parût possible qu’elle eût parcouru tant de chemin.

突然、彼はふりかえった。ほんの数メートル先に、船先の高い船がいつの間にかちかづいていた。その船が来ている音が、彼にはまったく聞こえなかったのだ。
その船の帆は、運河よりも幅がひろかった。
それはさきほど地平線の果てに彼の目にかすかに見えていたあの帆だった。あれほどの距離を進んだとはとても思えないのにもうすでにそこに来ていたのだ。

A la barre, une femme qui donnait le sein à un bébé tout en poussant le gouvernail de ses reins.
Et un homme, à cheval sur le beaupré, les jambes pendant au-dessus de l’eau, réparait la sous-barbe.
Le bateau passa devant la maison des Wienands, puis devant celle des Popinga, et la voile était plus haute que les toits.
Elle masquait un instant toute la façade d’une grande ombre mouvante.

その船の舵をとっていたは、腰を使って舵を押しつつ、乳飲み子に乳を与えていた女であった。舟はウィーナンズの家の前を通りすぎ、それからポパンガの家の前を通ったが、その船の帆は屋根よりも高かった。
それはしばらくのあいだ、大きな動く影となって、家の正面全体をおおっていた。

Une fois encore Maigret s’était arrêté.
Il hésita. La bonne des Popinga lavait le seuil, tête basse, reins levés, et la porte était ouverte.
Elle sursauta en le sentant soudain derrière elle. Sa main qui tenait le torchon trembla.

もう一度メグレは立ちどまった。彼はためらった。
女中がポパンガの玄関の敷居をふいていた。顔は下を向いて、腰をかがめていた。
扉は開いたままだった。
彼女は、背後に彼がいるのに気付いて思わず飛び上がった。ふきんを握った手はふるえた。

̶ Mme Popinga ?… dit-il en montrant l’intérieur de la maison.

マダム=ポパンガは?」
彼は家の中を指さしながらそう言った。

Elle voulut passer devant lui.
Mais elle était gauche, embarrassée de son torchon qui laissait dégouliner de l’eau sale.
Il pénétra le premier dans le corridor.
Il entendit une voix d’homme dans le salon et il frappa.

彼女はメグレの前から立ち去ろうとした。
しかし彼女の動きはぎこちなかった。持っているふきんから汚れた水がしたたるので困っているのだ。
メグレの方が先に廊下へ足を踏み入れた。
客間から男の声が聞こえた。そして、彼はノックした

Ce fut le silence, brusquement.
Un silence complet, rigoureux.
Et même plus que du silence : de l’attente, comme la suspension momentanée de toute vie.

突然、沈黙が走った。
完全にしんとした静けさが訪れた。
いやそれは、沈黙以上のものだった。
待っている間、すべての営みが止まっていたかのようだった。

Enfin deux pas.
Une main toucha le bouton de la porte, à l’intérieur.
L’huis bougea.
Maigret vit d’abord Any, qui venait de lui ouvrir et qui le fixait durement.
Puis il distingua une silhouette d’homme debout près de la table, des guêtres fauves, un complet de gros drap.

ついに二歩踏み出した。
ひとつの手が内側からドアのノブに触れた。
扉がわずかに動いた。
メグレは最初にアニーの姿が目に入った。彼女が彼のためにドアを開けたばかりで、きびしい目つきで彼を見つめていた。
そして彼は、テーブルのそばに男の姿があることに気付いた。黄土色のゲートルに、厚手のウールのスーツを着ていた。

Le fermier Liewens !
Accoudée à la cheminée enfin, se cachant le visage de la main, Mme Popinga.
Il était clair que l’arrivée de l’intrus interrompait une conversation importante, une scène dramatique, probablement une dispute.

牧場主のリウェンスだった!
そして最後は、暖炉にひじをもたせかけ、手で顔を覆っていたマダム=ポパンガだった。
明らかなのは、メグレの訪問が重要な会話を遮ったということだった。この深刻な雰囲気は、おそらく言い争いをしていたのだ。

Sur la table couverte d’un surtout en broderie, des lettres étaient éparses comme si on les eût jetées violemment là, en désordre.
Le visage du fermier était le plus animé, mais il fut aussi celui qui se ferma le plus vite.

刺繍入りのカバーがかけられたテーブルの上には、いくつもの手紙がそこへ乱暴に放り投げられたように、無造作に散らばっていた。
牧場主の顔が、最もいきいきとしていた。だがそれはまた、一番早く表情を抑え込んだ顔でもあった。

̶ Je vous dérange… commença Maigret.

「おじゃまのようだ」と、メグレが言いかけた。

Personne ne répondit. Personne n’ouvrit la bouche. Seulement Mme Popinga, après un regard éploré autour d’elle, quitta la pièce et se dirigea en courant presque vers la cuisine.

誰も答えなかった。誰一人として口を開かなかった。
ただ一人、マダム=ポパンガだけが、悲しげな目をしてあたりを見回した。その後、部屋を出ると、ほとんど駆け足で台所へ向かった。111

̶ Croyez que je regrette d’interrompre votre conversation.

あなたがたの会話を邪魔してしまい、私は申し訳ないと思っている。どうかご理解いただきたい。111

Liewens parla enfin, en néerlandais.
Il adressait à la jeune fille quelques phrases incisives et le commissaire ne put s’empêcher de questionner :

リウェンスはようやくオランダ語で話し始めた。
彼はその若い娘に、厳しい口調でいくつか言葉を浴びせていた。警部は質問せずにはいられなかった。

̶ Qu’est-ce qu’il dit ?

「なんと言っているんだ?」

̶ Qu’il reviendra ! Que la police française.

「彼はまた来るつもりだ!フランス警察というのは」

Elle cherchait la suite avec embarras.

彼女は、戸惑いながら、続きの言葉を探していた。

̶ … est d’un sans-gêne exagéré, n’est-ce pas ?…. fit à sa place le policier.
Nous avons déjà eu l’occasion de nous rencontrer, Monsieur et moi…

「ずいぶん図々しい奴だ、という意味だろう?」
と、代わりにメグレが口をはさんだ。
「実は、私とあの人とは、すでに一度顔を合わせたことがあるんでね」

L’autre essayait de comprendre en prêtant attention à l’intonation, aux expressions de Maigret.
Et le commissaire, lui, laissait tomber son regard sur les lettres, sur la signature de l’une d’elles : Conrad.
La gêne atteignit son point culminant.
Le fermier alla prendre sa casquette sur une chaïse, mais ne se résigna pas à partir.

もう一方の男は、声の調子やメグレの表情に耳を傾けながら理解しようとしていた。
そしてメグレは、その手紙の束に、目を落とした。その中の一通に『コンラッド』という署名があった。
気まずさは頂点に達した。
リウェンスは椅子の上にあった帽子を取りに行った。しかし出ていくつもりはなかった。

̶ Il vient de vous apporter les lettres que votre beau-frère écrivait à sa fille ?

「彼は手紙をあなたに持って来たのか?あなたの義理の兄が、彼の娘に宛てて書いていたその手紙を?」

̶ Comment savez-vous ?….

「どうしてわかるんですか?」

Parbleu !
La scène était tellement facile à reconstituer, dans une atmosphère pareille, écœurante à force d’être épaisse !
Liewens qui arrivait, retenant son souffle à force de dominer sa colère.
Liewens qu’on introduisait dans le salon où l’accueillaient deux femmes effrayées et qui parlait soudain, qui lançait les lettres sur la table !…..
Mme Popinga, affolée, se cachant le visage de ses mains, refusant peut-être de croire à l’évidence, ou bien accablée au point de rien pouvoir dire…

もちろんだ!
この場面を想像するのはあまりにたやすかった。むせ返るほど重苦しくて、吐き気すら覚えるような、そんな雰囲気なのだ!
リウエンスは、怒りを抑えこもうとするあまり、息を止めるような様子でやって来た。
リウェンスは客間に通され、そこで怯えた二人の女性に迎えられ、突然口を開いたかと思うと、手紙をテーブルに放り投げた!
狼狽うろたえたマダム=ポパンガは、両手で顔をおおった。目の前の現実を信じたくないのか、あるいは、あまりの衝撃に何も言えなかった。

Et Any essayant de tenir tête à l’homme, discutant….
C’est alors qu’on avait frappé à la porte, que tout le monde s’était figé, qu’Any avait ouvert.

そしてアニーは、その男にくいさがり、言い返そうとした。
そんなとき、扉をノックする音がしたので、3人の動きは止まり、アニーが戸をあけたのだ。

Maigret, en tout cas, dans cette reconstitution, se trompait au moins sur le caractère d’un des personnages.
Car Mme Popinga, qu’il imaginait dans la cuisine, effondrée à la suite de cette révélation, sans nerfs, sans ressort, rentrait quelques instants plus tard, calme comme on ne l’est qu’au point culminant de l’émotion.

いずれにせよ、メグレのこの想像は、少なくともある人物の性格について間違っていた。
なぜならメグレは、マダム=ポパンガはこの暴露のあと、気が抜けて立ち直れずに台所に引きこもっていると想像していたが、ほんの数分後に部屋へ戻ってきた彼女は、人が感情の頂点に達したときにしか見せないような落ち着き払った表情をしていたのだ。

Et lentement elle posait, elle aussi, des lettres sur la table.
Elle ne les jetait pas. Elle les déposait. Elle regardait le fermier, puis le commissaire.
Elle ouvrait plusieurs fois la bouche avant de parvenir à parler et elle disait alors :

彼女もまたゆっくりと、何通かの手紙をテーブルに置いた。
投げつけるのではなかった。丁寧に置いたのだった。
彼女は牧場主を見て、ついでに警部を見た。
何度か口を開いたあとで、やっと言葉が出た。

̶ Il faut qu’on juge… Il faut que quelqu’un lise.

「裁いてもらわないと。誰かに読んでもらわなければいけませんね」

Le visage de Liewens, au même instant, était envahi par un flot de sang.
Il était trop Hollandais pour se précipiter vers les lettres, mais elles l’attiraient comme un vertige.
Une écriture de femme… Du papier bleuâtre… Des lettres de Beetje, évidemment… Une chose frappait : la disproportion entre les deux tas.
Peut-être y avait-il dix billets de Popinga, d’une seule feuille, couverts le plus souvent de quatre ou cinq lignes.

するとそのとき、リウェンスの顔が、一気に血の色で染まっていた。
彼は、オランダ人気質が強すぎて、手紙に飛びつくようなことはしなかったが、それでもその手紙には、目が吸い寄せられていた。
女の手で書いた文字だった、青みがかった便箋。それはビーチェからの手紙に間違いなかった。
ある一つの点が目を引いた。
二つの手紙の束の量に、あまりにも差があるのだ。
ポパンガの便箋は、おそらく一枚きりで、簡単なものが十通ほどだ。それぞれに書かれていたのは、たいてい四行か五行だった。

Il y avait trente lettres de Beetje, longues, compactes !
Conrad était mort. Il restait ces deux tas inégaux et les bois en pile, complices des rendez-vous, le long de l’Amsterdiep.

ビーチェからの手紙は三十通はある。いずれもびっしりと詰まった長文だった!
コンラッドは死んだ。
残されたのは、この二つの不ぞろいな手紙の山と、アムステルディープ沿いの、逢引の共犯者である丸太の山だけだった。

̶ Il vaut mieux vous calmer ! dit Maigret. Et peut-être est-il préférable de lire ces lettres, sans colère…

「おちついたほうがいい!」と、メグレが言った。
「おそらくこれらの手紙は、怒らずに読んだほうがいいだろう」

Maigret s’y appuyait des deux mains.
Il prit un billet de Popinga, au hasard.

メグレはテーブルに両手をついていた。ポパンガの手紙を適当に一通手に取った。

̶ Voulez-vous avoir l’obligeance de le traduire, mademoiselle Any ?

「よければ訳してもらえるかね、マドモワゼル=アニー?」

Mais la jeune fille n’avait pas l’air d’entendre.
Elle regardait l’écriture sans rien dire.
Sa sœur lui prit le billet des mains, grave et digne.

しかしその若い娘は聞こえていないようだった。
彼女は文字を見つめて何も言わなかった。
姉が重々しく威厳を保ったまま彼女の手からその紙切れを取った。

̶ Cela a été écrit à l’école, dit-elle. Il n’y a pas de date. Au- dessus, il est marqué : six heures. Puis :

「これは学校で書かれたものです」と、彼女は言った。
「日付はありません。上には、六時と書いてあります。そしてこう書かれてます」

Ma petite Beetje,
Il vaudra mieux ne pas venir ce soir, parce que le directeur vient prendre une tasse de thé à la maison.
A demain. Baïsers.

『かわいいビーチェ、今夜は来ないほうがいいだろう。校長先生が家にお茶を飲みに来るからだ。また明日。キスを。』

Elle regarda autour d’elle d’un air de calme défi. Elle prit un autre billet. Elle lut lentement :

彼女は落ち着いて挑むような表情で、あたりを見まわした。
それから別の手紙を取り、ゆっくりと読んだ。

Petite Beetje jolie, Tu dois te calmer.
Et il faut penser que la vie est encore longue.
J’ai beaucoup de travail à cause des examens des élèves de troisième.
Je ne pourrai pas venir ce sotr.
Pourquoi répètes-tu toujours que je ne t’aime pas ? Je ne peux pourtant pas quitter l’école.
Qu’est-ce que nous ferions ?
Reste bien calme. Il y a du temps devant nous. Je t’embrasse affectueusement.

『かわいいビーチェ、君は落ち着かないといけない。そして人生はまだまだ長いって考えなきゃ。
僕は、三年生の試験のせいで仕事が山ほどあるんだ。
今晩は行けそうにないよ。
なぜ君はいつも僕が君を愛していないなんて言うんだ?
でも僕は、学校を辞めるわけにはいかないだろ。
僕たちはどうすればいいっていうんだ?
おちついていなさい。これからまだたっぷり時間はあるんだ。
君に愛をこめてキスをおくります。

Et, comme Maigret semblait dire que cela suffisait, Mme Popinga prit une autre lettre.

そして、メグレがもう十分だと言ってるように見えたので、ポパンガ夫人は別の手紙を手に取った。

̶ Il y a celle-ci, peut-être la dernière :

「おそらくこれが、最後の一通です」

Ma Beetje,
C’est impossible ! Je te supplie d’être sage.
Tu sais bien que je n’ai pas d’argent et qu’il faudrait longtemps pour trouver une situation à l’étranger.
Tu dois être plus prudente et ne pas t’énerver.
Et surtout il faut avoir confiance !
Ne crains rien !
S’il arrivait ce que tu crains, je ferais mon devoir.
Je suis nerveux parce que j’ai beaucoup de travail en ce moment et que quand je pense à toi je travaille mal.
Le directeur m’a fait une remarque hier. J’ai été très triste.
J’essaierai de sortir demain soir en disant que je vais voir un bateau norvégien dans le port.
Je te prends dans mes bras, petite Beetje.

『ぼくのビーチェ、それは無理だ!どうか利口になってくれ。
きみもわかってるだろ。僕にはお金がないんだし、外国で仕事を探すのも、きっと時間がかかるよ。
もっと慎重にならないといけないし、いらいらしちゃだめだよ。
とくに大切なのは、信じる気持ちを持つことだ!
こわがらなくていい!
もし、君が恐れていることがおこったら、僕は自分の義務を果たすつもりだ。
僕は気分が落ち着かない。というのは、いま仕事がとても忙しくて、君のことを考えるとうまく仕事ができないからだ。
校長からは昨日注意された。とても落ち込んだよ。
明日の晩には、港のノルウェーの船を見に行くと言って、外出できるようにしてみる。
君を僕の腕で抱きしめるよ、可愛いビーチェ。』

Mme Popinga les regarda tour à tour, lasse, les yeux voilés.
Sa main s’avança vers l’autre tas, celui qu’elle avait apporté, et le fermier tressaillitElle prit une lettre, au hasard.

マダム=ポパンガは、彼らを一人ずつ見回した。
疲れた様子で、その目はぼんやりとしていた。
彼女の手が、もう一方の山に伸びた。それは彼女が持ってきた方の山だった。
すると牧場主は、びくりと身振るいした。
彼女は、一通の手紙を、適当に取り上げた。

Cher Conrad que j’aime,
Une bonne nouvelle : à l’occasion de mon anniversaire, papa a encore placé mille florins à mon compte en banque.
C’est assez pour aller en Amérique, car j’ai regardé dans le journal le tarif des bateaux. Et nous pouvons voyager en troisième classe !
Mais pourquoi n’es-tu pas plus pressé ?
Moi, je ne vis plus.
La Hollande m’étouffe.
Il me semble que les gens de Delfziÿl me regardent avec réprobation…
Et pourtant je suis si heureuse et si fière d’appartenir à un homme comme toi !
Il faut absolument partir avant les vacances, car papa veut que j’aille passer un mois en Suisse et je ne veux pas.
Ou alors notre grand projet ne serait que pour l’hiver.
J’ai acheté des livres d’anglais.
Je connais déjà beaucoup de phrases.
Vite ! Vite ! Et ce sera la belle vie à nous deux !
N’est-ce pas ?… Il ne faut plus rester ici.
Surtout maintenant !.. Je crois que Mme Popinga me bat froid…
Et j’ai toujours peur de Cornélius qui me fait la cour et que je ne parviens pas à décourager.
C’est un bon garçon, bien élevé, mais qu’il est bête !
Sans compter que ce n’est pas un homme, Conrad, un homme comme toi, qui a voyagé partout, qui sait tout…
Tu te souviens quand, il y a un an, je me mettais sur ton passage et que tu ne me regardais même pas !
Et maintenant voilà que je vais peut-être avoir un enfant de toi !.… En tout cas, je pourrais !
Mais pourquoi es-tu si froid ?.. Est-ce que tu m’aimes moins…』

親愛なる愛するコンラッドへ。
いい知らせよ。誕生日のお祝いに、パパがまた私の口座に1000フローリンを入金してくれたの。
それでアメリカへ行くには十分なのよ。だって私、新聞で船の運賃を調べたから。私たち三等船室で旅に出ることができるわ!
でもどうしてあなたはもっと急いでくれないの?
私はもう生きていないも同然なのよ。
オランダにいると私は息苦しくて。
デルフゼイルの人たちが、私を厳しく非難している目で見ているような気がするから。
でも私はとても幸せよ。あなたのような人のものになっていることを、とても誇らしく思っているの!
どうしても休暇の前に出発しないといけないの。
というのも、パパは私にスイスで一か月過ごさせようとしていて、私はそれがいやなの。
そうしないと私たちの大きな計画は、冬まで延期になってしまうわ。
私は英語の本を買ったわ。
もうたくさんの表現を知っているのよ。
早く!早く!
そうすればふたりですてきな人生が始まるのよ!そうでしょう?
もうここにいるべきじゃないのよ。特に今は!
マダム=ポパンガは私を避けてるような気がするし。
それにいつもコルネリウスが私に言い寄ってきて、どうしても諦めさせることができないの。いい人だし、礼儀正しいけど、でも、ほんとうに頭が悪いのよ!
言うまでもなく、あの人は男じゃないのよ、コンラッド。あなただけがほんとうの男よ。世界中を旅してきて、なんでも知ってるあなただけが。
あなたおぼえてる?一年前のこと。
わたしがあなたの通り道に立っていたのに、あなたは見向きもしてくれなかった!
そしていまではもしかしたらあなたの子供を宿しているかもしれないの!いずれにしても、そういう可能性はあるのよ!
でも、どうしてそんなに冷たいの?私のこと、前より好きじゃなくなったの?』

La lettre nʼétait pas finie, maïs la voix avait tellement faibli dans la gorge de Mme Popinga qu’elle se tut. Un instant ses doigts fouillèrent le tas de lettres.
Elle cherchait quelque chose.

その手紙はまだ終わっていなかったが、マダム=ポパンガは喉を詰まらせ、その声はあまりにも弱弱しくなって、彼女は口をつぐんだ。
しばらくのあいだ、彼女の指が手紙の山を探っていた。彼女は、何かをさがしていた。

Elle lut encore une phrase prise au milieu dʼun billet : … et je finis par croire que tu aimes mieux ta femme que moi, je finis par être jalouse d’elle, par la détester… Sinon, pourquoi refuserais-tu maintenant de partir ?.….

彼女は、手紙の途中の一節をまた読み上げた。
『そして私はついに、あなたが私よりも奥さんのことを愛しているのだと思い始めています。私は彼女に嫉妬さえ感じ始め、憎むようになってきています。そうでなければ、なぜ今になってあなたは旅立つのを拒むのでしょう?』

Le fermier ne pouvait comprendre les mots, mais son attention était tellement tendue quʼon eût juré qu’il devinaïit.
Mme Popinga avala sa salive, saisit une dernière feuille, lut dʼune voix plus contenue encore :

牧場主には言葉の意味はわからなかったはずだ。
しかし彼が、あまりにも注意を集中させて聞いているので、あたかも理解しているように見えた。
マダム=ポパンガはつばをのみこみ、最後の一枚をつかみとると、いっそうおさえた声で読みあげた。

… J’ai entendu dire dans le pays que Cornélius serait plus amoureux de Mme Popinga que de moi et qu’ils s’entendraient très bien tous les deux…
Si cela pouvait être vrai !.…
Alors, nous serions tranquilles et tu n’aurais plus de scrupule…

『この町の噂では、コルネリウスは、私よりもむしろマダム=ポパンガのほうに夢中で、ふたりはとても気が合うらしいと聞きました。それがほんとうならいいのに!
そしたら、私たちはやっと安心できるし、あなたももううしろめたいと思うことはなくなるはず。』

Le papier lui glissa des mains, alla se poser lentement sur le tapis, au pied dʼAny, qui le regarda fixement.
Et ce fut un nouveau silence.
Mme Popinga ne pleurait pas.
Seulement tout en elle était tragique de douleur contenue, de dignité obtenue au prix dʼun effort insensé, tragique aussi de par le sentiment admirable qui lʼanimait.

手紙は彼女の手から滑り落ち、ゆっくりと絨毯の上に舞い降りた。
それはアニーの足元に落ち、アニーはじっとそれを見つめていた。
そして新たな沈黙が訪れた。マダム=ポパンガは泣いてはいなかった。
ただ、彼女はすべて、その苦悩を抑えこんだ悲劇の中にいたのだ。それは常軌を逸した努力で得られた気品でもあり、彼女を駆り立てたすばらしい精神力ゆえの悲劇でもあった。

Elle était venue pour défendre Conrad !
Elle attendait une attaque.
Elle allait lutter encore sʼil le fallait.

彼女は、コンラッドをかばうために来たのだ!
非難されるのは覚悟していた。
必要ならまだ戦うつもりでいた。

̶ Quand avez-vous découvert ces lettres ? questionna Maigret avec gêne.

「あなたは、いつこれらの手紙を見つけたのかな?」と、メグレは気まずそうにたずねた。

̶ Le lendemain du jour où…

「あの日の翌日に」

Elle étouffa.
Elle ouvrit la bouche pour boire une gorgée d’air.
Ses paupières se gonflèrent.

彼女は息をつまらせた。
口を開いて、一息吸いこもうとした。
目をしっかりと開けていた。

̶ . où… Conrad…

「コンラッドの?」

̶ Oui !

「ええ!」

Il avait compris.
Il la regardait avec compassion.
Elle n’était pas jolie.
Et pourtant elle avait les traits réguliers.
Elle n’avait pas de ces déformations qui rendaient le visage d’Any déplaisant.
Elle était grande, forte sans être grasse. Un casque de beaux cheveux encadrait son visage un peu rose de Hollandaise.

メグレにはわかっていた。
彼は彼女を同情のまなざしで見つめていた。
彼女は美しくはなかった。
それでも彼女の顔立ちは整っていた。
アニーの顔のように、不快にさせる変わったところは彼女にはなかった。
彼女は、背が高く、太ってはいないけれどもがっしりしていた。美しい髪の毛が兜のように顔を縁取り、その顔はオランダ人らしいやや赤みがかった肌をしていた。

Mais n’eût-il pas préféré qu’elle fût laide ?
Il se dégageait de ces traits réguliers, de cette expression sage, réfléchie, comme un immense ennui.
Son sourire lui-même devait être un sourire sage, mesuré, sa joie une joie sage, en veilleuse !
Et, à six ans, elle devait être une enfant sérieuse !
A seize, elle devait être la même qu’aujourd’hui !
De ces femmes qui semblent être nées pour être des sœurs, ou des tantes, ou des infirmières, ou des veuves patronnant les bonnes œuvres.

けれどもむしろ、彼女は醜かったほうがよかったのではないか?
この整った顔立ちから、この思慮深く賢そうな表情からは、どうしようもない悲しみがにじみ出ていた。
彼女の笑顔でさえきっと控えめで理性的なものにちがいなかった。
彼女の喜びもまた、火を落としたランプのように小さな喜びなのだろう!
そして六歳のころから、もうまじめな子どもだったにちがいない!
十六歳のころには、もう今とまったく同じだったにちがいない!
こうした女たち生まれながらにして、修道女あるいは厳しい叔母、看護婦、あるいは善行を取り仕切る未亡人になるべくして生まれてきたような女たち。

Conrad n’était pas là, et jamais Maigret ne l’avait senti aussi vivant qu’à cet instant, avec son visage bon enfant, sa gourmandise, son appétit de vie plutôt, sa timidité, sa peur de heurter quelqu’un de front et cette TSF dont il tournait les boutons des heures durant pour accrocher un air de jazz à Paris, les tziganes de Budapest, l’opérette de Vienne, voire les appels lointains de bateau à bateau.

コンラッドはそこにいなかった。
だがメグレは、これほど彼の存在を生々しく感じたことは一度としてなかった。
その善良そうな顔つき、食いしん坊なところ、いやむしろ人生に対する食欲、人を正面から傷つけるのを恐れる臆病さ、そして、TSF(ラジオ)を何時間もいじくりながらパリのジャズやブダペストのジプシー音楽、ウィーンのオペレッタ、あるいは船から船への遠い呼びかけの声を捉えようとしていた姿。
それらすべてが、今この瞬間、あまりにも生き生きと甦っていた。

Any s’approcha de sa sœur, comme on s’approche de quelqu’un qui souffre et qui va faiblir.
Mais Mme Popinga marcha vers Maigret, fit deux pas tout au moins.

アニーは、まるで苦しんでいまにも崩れ落ちそうな人に近づくように、姉に近づいた。
だがマダム=ポパンガは、メグレのほうへと歩み出た。少なくとも二歩は近づいた。

— Je n’avais jamais pensé souffla-t-elle. Jamais !.… Je vivais.. je… Et quand il est mort, je…

「私は、思いもしませんでした」と、彼女はささやくように言った。
「ありえません!私は彼と暮らしていました。そして彼が死んだとき、わたしは」

Il devina, à sa façon de respirer, qu’elle avait une maladie de cœur, et l’instant d’après elle confirmait cette hypothèse en restant un long moment immobile, une main sur la poitrine.

彼は彼女の呼吸の仕方から、心臓の病気を抱えているのだと察した。そしてそのすぐあと、彼女は胸に手をあてたまま長くじっとしていて、その推測が正しかったことを裏づけてみせた。

Quelqu’un bougeait dans la pièce : le fermier, l’œil dur, fiévreux, qui s’était avancé vers la table et qui saisissait les lettres de sa fille avec une nervosité de voleur qui craint d’être surpris.
Elle le laissa faire. Maigret aussi.

誰かが部屋の中で動いた。
それは牧場主で、冷たく熱に浮かされたような目をしていた。
彼はテーブルのほうへ近づいていき、娘の手紙を盗人のような落ち着きのなさでつかみ取った。まるで、見つかるのを恐れているかのようだった。
彼女は、彼にそうさせた。メグレも、同じようにそうした。

Il n’osait pourtant pas s’en aller.
On l’entendit parler, ne s’adressant à personne en particulier.
Le mot Franzose frappa les oreilles de Maigret et il lui sembla qu’il comprenait le néerlandais comme, sans doute, Liewens, ce jour-là, avait compris le français.
Il reconstitua la phrase, à peu près : « Vous croyez qu’il était nécessaire de raconter ces choses au Français ?.. »

それでも彼は、立ち去る勇気が出なかった。
彼がしゃべるのが聞こえたが、誰に向かってというわけでもなかった。
『フランゾーズ」』という言葉が、メグレの耳を打った。
そして彼はオランダ語が理解できたように思った。
あの日、リウェンスがフランス語を理解したのと同じだろう。
彼は、その言葉をおおよそ再現してみた。
『おまえはそういうことをフランス人に話す必要があったと思っているのか?』

Il laissa tomber sa casquette par terre, la ramassa, s’inclina devant Any, qui était sur son chemin, mais devant elle seule, grommela encore des syllabes inintelligibles et sortit.
La servante devait avoir fini de laver le seuil, car on entendit la porte d’entrée s’ouvrir et se refermer, puis des pas s’éloigner.

彼は帽子を床に落とし、それを拾い上げ、通り道にいたアニーにだけ軽くおじぎをすると、何か聞き取れない言葉をぶつぶつ言いながら、部屋を出ていった。
女中は敷居をふき終えていたようだった。
というのも、玄関の扉が開いてまた閉じる音がしたあとで、足音が遠ざかっていくのが聞こえたからである。

Malgré la présence de la jeune fille, Maigret questionna encore, avec une douceur dont on ne l’eût pas cru capable :

若い妹がそこにいたが、メグレはふだんの彼からは想像もできないようなやさしい口調で、姉に質問を続けた。

— Vous avez montré ces lettres à votre sœur ?

「あなたはこの手紙を妹さんに見せたのかい?」

— Non ! Mais quand cet homme…

「いいえ!でもあの男が」

— Où étaient-elles ?

「手紙は、どこにあったんだ?」

— Dans le tiroir de la table de nuit. Je ne l’ouvrais jamais… C’était là aussi qu’il y avait le revolver…

「ベッドの横のテーブルの引き出しの中です。私は一度も開けたことがなかったんです。そこに拳銃も入ってたはずです」

Any parla en néerlandais et Mme Popinga traduisit machinalement :

アニーがオランダ語で話し、マダム=ポパンガが、そのまま翻訳した。

— Ma sœur me dit que je devrais me coucher… Parce que voilà trois nuits que je ne dors pas.

「妹はわたしに、もう横になったほうがいいと言っています。ここ三晩、眠っていないからと」

Il ne serait pas parti… Il a dû être imprudent une fois, n’est-ce pas ?..
Il aimait rire, jouer… Des détails me sont revenus…
Beetje qui venait toujours apporter des fruits et des gâteaux qu’elle faisait elle-même… Je croyais que c’était pour moi…
Puis elle venait nous demander de jouer au tennis… Toujours à l’heure où elle savait bien que je n’avais pas le temps !…
Mais je ne voulais pas voir le mal… J’étais contente que Conrad se repose un peu… Parce qu’il travaillait beaucoup et que Delfzijl était triste pour lui… L’an dernier, elle a failli venir à Paris avec nous… Et c’était moi qui insistais !.…

「彼が出ていくはずがありません。きっと一度だけ軽率だったのではないでしょうか?
彼は笑うのが好きで、ふざけたり遊んだりしていました。
細かいことがいくつか思い出されてきました。
ビーチェはいつも果物や自分で作ったお菓子を持ってきてくれました。
私はそれが私にと思っていました。
それから彼女はいつもテニスをしようと誘いに来てて、決まって私が時間の取れない時をねらっていたのです!
でも私は悪くは考えたくありませんでした。コンラッドが少しでも休めるならと、うれしかった。
というのも、彼はよく働いていましたし、デルフザイルは彼にとっては気の滅入る場所でしたから。
去年、彼女とパリに一緒に行くところでした。しかも、誘ったのは私だったくらいです!」

Elle disait cela simplement, avec une lassitude où il y avait à peine de la rancœur.

彼女はそれをただ淡々と口にした。その疲れ切った口調には、ほとんど恨みの気配すらなかった。

— Il ne voulait pas partir… Vous avez entendu… Mais il avait peur de faire de la peine… C’était son caractère…
Il a reçu des réprimandes, parce qu’il donnait de trop bonnes notes aux examens… À cause de cela, mon père ne l’aimait pas…

彼は出て行きたくなかったのです。あなたも聞いたはずです。でも彼は人を傷つけるのが怖かった。そういう性格でした。
試験で点数を甘くつけるからと、注意されたこともありました。それで私の父は、彼のことが好きではありませんでした。

Elle remit un bibelot à sa place, et ce geste précis de ménagère trancha avec l’état d’esprit ambiant.

彼女は、小さな置物を、元の位置に戻した。
その家事をこなす主婦らしいいつもの手つきは、その場の空気とはまるでそぐわなかった。

— Je voudrais seulement que tout soit fini… Parce qu’on ne veut même pas qu’il soit enterré…
Vous comprenez ?.. Je ne sais plus !.. Qu’on me le rende !
Dieu se chargera bien de punir le coupable…

私はただ、すべてが終わってほしいだけです。
あの人を埋葬することさえできなのです。
わかりますか?もう私にはわかりません。あの人を返してください!
罪を犯した者は、神がきっと罰してくださるでしょう。

Elle s’anima.
Elle poursuivit d’une voix plus ferme :

彼女は、感情があらわになった。
そして、いっそうしっかりした声で話しつづけた。

— Oui… C’est ce que je crois !.. Ces choses-là, n’est-ce pas ?
C’est une affaire entre Dieu et l’assassin.. Nous, est-ce qu’on peut savoir ?.…

「ああ、そうだろう!
こういうことはな?神と犯人とのあいだの話だ。我々に分かるものか?」

Elle frémit, comme frappée d’une idée. Elle montra la porte. Elle dit très vite :

彼女はまるでひとつの考えに打たれたかのようにはっと身を震わせた。
彼女は扉を指さした。
そしてとても早口で言った。

— Peut-être qu’il va la tuer !.. Il en est capable !.. Ce serait affreux…

「もしかすると彼は彼女を殺すかもしれない!あの人ならやりかねない!
それはあまりにもひどい」

Any la regardait avec une certaine impatience.
Elle devait considérer toutes ces paroles comme inutiles et ce fut d’une voix très calme qu’elle prononcça :

アニーはある意味いらだたしく彼女を見ていた。
彼女はこれらの言葉をすべて無駄なことのように考えていた。
そしてきわめて落ち着いた声でそれを口にした。

— Qu’est-ce que vous pensez, maintenant, monsieur le commissaire ?.…

「では今はどうお考えなんですか、警部さん?」

— Rien !.….

「何も!」

Elle n’insista pas, mais son visage exprima le mécontentement.

彼女はそれ以上聞かなかったが、その顔は不満そうだった。

— Je ne pense rien, parce qu’il y a avant tout la casquette d’Oosting !
dit-il.
Vous avez entendu les théories de Jean Duclos.
Vous avez lu les ouvrages de Grosz dont il vous a parlé… Un principe : ne pas se laisser détourner de la vérité par des considérations psychologiques…
Suivre jusqu’au bout le raisonnement qui découle des indices matériels.

「何も考えはないんだ。何よりもまず、オースティングの帽子があることだ!」と、彼は言った。
「君もジャン=デュクロの説を聞いただろう。君は彼が話していたグロスの著作を読んだはずだ。ひとつの原則だ。心理的な考慮に引きずられて、事実から目をそらしてはならない。
物的証拠から導かれる推理を最後までたどることだ」

Impossible de savoir s’il persiflait ou s’il parlait sérieusement.

彼がからかっていたのかまじめに話していたのか、判別は不可能だった。

— Or, il y a une casquette et un bout de cigare !
Quelqu’un les a apportés, ou jetés dans la maison…

「だがな、この家にオースティングの帽子と、葉巻の吸いがらがあった!誰かが持ち込んだか、投げ込んだんだろ」

Mme Popinga soupira, pour elle-même :

マダム=ポパンガが、ひとりごとのように、ため息まじりにつぶやいた。

— Je ne peux pas croire qu’Oosting…

「オースティングがそんなことを。とても信じられません」

Et soudain, dressant la tête :

そして突然、顔をぱっと上げた。

— Cela me fait penser à une chose que j’avais oubliée.

「それで思い出したことがあります。すっかり忘れていました」

Mais elle se tut, comme craignant d’en avoir trop dit, comme épouvantée par les conséquences de ses paroles !

しかし彼女は言いすぎたと心配したのか、口をつぐんだ。
自分の言葉がもたらす結果に怯えているようだった!

— Dites !

「言ってくれ!」

— Non !.… Cela ne signifie rien !.…

「いえ!別に意味はないんです!」

— Je vous en prie…

「お願いだ」

— Quand Conrad allait chasser le chien de mer sur les bancs de Workum…

「コンラッドがウォルクムの浅瀬にアザラシ猟に出かけていたころのことです」

— Oui… Eh bien ?..

「ああ。それで?」

— Beetje allait avec eux… Parce qu’elle chasse aussi… Ici, en Hollande, les jeunes filles ont beaucoup de liberté…

「ビーチェもあの人たちと一緒に行ってました。あの子も狩りをするものですから。こちら、オランダでは、娘たちはずいぶんと自由にしているのです」

— Ils couchaient en route ?…

「彼らは、狩の途中で寝泊まりしていたのか?」

— Parfois une nuit… Parfois deux…

「ときには一晩だけ。二晩のときも」

Elle se prit la tête à deux mains, eut un mouvement d’impatience poussée au degré le plus extrême, gémit :

彼女は両手で頭を抱え、究極まで高まった苛立ちをあらわにして声を絞り出した。

— Non ! je ne peux plus penser !.… C’est trop affreux !.. Trop affreux…

「だめ!もう何も考えられない!ひどすぎるのよ!ひどすぎて」

Cette fois-ci, les sanglots étaient là.
Ils naissaïent.
Ils allaient éclater, et ce fut Any qui mit ses mains sur les épaules de sa sœur et la poussa doucement dans la pièce voisine.

今度ばかりは、嗚咽を抑えられなかった。
それは今にも爆発しそうだった。
そしてそっと姉の肩に手を置き、となりの部屋へと静かに連れていったのはアニーだった。