黄色い犬|第一章 飼い主のいない犬(一般版)

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『Brille Editor System ver.8』用の『BESファイル』を、ZIPファイルに圧縮して公開しています。(2026年4月24日現在未作成)

Vendredi 7 novembre. Concarneau est désert. L’horloge lumineuse de la vieille ville, qu’on aperçoit au-dessus des remparts, marque onze heures moins cinq.

C’est le plein de la marée et une tempête du sud-ouest fait s’entrechoquer les barques dans le port. Le vent s’engouffre dans les rues, où l’on voit parfois des bouts de papier filer à toute allure au ras du sol.

Quai de l’Aiguillon, il n’y a pas une lumière. Tout est fermé. Tout le monde dort. Seules les trois fenêtres de l’Hôtel de l’Amiral, à l’angle de la place et du quai, sont encore éclairées.

Elles n’ont pas de volets mais, à travers les vitraux verdâtres, c’est à peine si on devine des silhouettes. Et ces gens attardés au café, le douanier de garde les envie, blotti dans la guérite, à moins de cent mètres.

En face de lui, dans le bassin, un caboteur qui, l’après-midi, est venu se mettre à l’abri. Personne sur le pont. Les poulies grincent et un foc mal cargué claque au vent. Puis il y a le vacarme continu du ressac, un déclic à l’horloge, qui va sonneronze heures.

La porte de l’Hôtel de l’Amiral s’ouvre. Un homme paraît, qui continue à parler un instant par l’entrebâillement à des gens restés à l’intérieur. La tempête le happe, agite les pans de son manteau, soulève son chapeau melon, qu’il rattrape à temps et qu’il maintient sur sa tête tout en marchant.

Même de loin, on sent qu’il est tout guilleret, mal assuré sur ses jambes et qu’il fredonne. Le douanier le suit des yeux, sourit quand l’homme se met en tête d’allumer un cigare. Car c’est une lutte comique qui commence entre l’ivrogne, son manteau que le vent veut lui arracher et son chapeau qui fuit le long du trottoir. Dix allumettes s’éteignent.

十一月七日、金曜日。コンカルノーは人影もない。城壁の上に見える旧市街の光る大時計は、十一時五分前を示している。

潮は満ちきっており、南西からの嵐が、港の小舟をぶつかり合わせている。風は通りに吹き込み、ときおり紙切れが地面すれすれをものすごい速さで飛んでいくのが見える。

エギヨン岸壁には、灯りが一つもない。すべてが閉まっている。誰もが眠っている。広場と岸壁の角にあるホテル・ド・ラミラルの三つの窓だけが、まだ明るい。

その窓には雨戸がないが、緑がかった色ガラス越しには、人影がかろうじて見えるだけだ。そして、カフェに遅くまで残っているその人々を、百メートルも離れていない見張り小屋に縮こまっている当直の税関員は、うらやましく思っていた。

彼の向かい、港の船だまりには、午後に避難してきた沿岸船が一隻あった。甲板には誰もいない。滑車がきしみ、たたみそこねた船首の三角帆が風にはためいている。それから、寄せ波の絶えない響きがあり、時計がかちりと鳴った。まもなく十一時を打つところだった。

ホテル・ド・ラミラルの扉が開いた。一人の男が姿を現し、半開きの戸口から、中に残っている人々に、しばらく話し続けている。嵐が男をさらうように吹きつけ、外套の裾をあおり、山高帽を持ち上げる。男はすんでのところでそれをつかまえ、歩きながら頭に押さえつけた。

遠くからでも、男がすっかり上機嫌で、足元がおぼつかず、鼻歌を歌っているのがわかった。税関員は目で男を追い、男が葉巻に火をつけようと思い立つと、思わず笑った。というのも、酔っぱらいと、風に奪われそうな外套と、歩道を逃げていく帽子との、こっけいなたたかいが始まったからである。十本のマッチが消えた。

Et l’homme au chapeau melon avise un seuil de deux marches, s’y abrite, se penche. Une lueur tremble, très brève. Le fumeur vacille, se raccroche au bouton de la porte.

Est-ce que le douanier n’a pas perçu un bruit étranger à la tempête? Il n’en est pas sûr. Il rit d’abord en voyant le noctambule perdre l’équilibre, faire plusieurs pas en arrière, tellement penché que la pose en est incroyable.

Il s’étale sur le sol, au bord du trottoir, la tête dans la boue du ruisseau. Le douanier se frappe les mains sur les flancs pour les réchauffer, observe avec humeur le foc dont les claquements l’irritent.

Une minute, deux minutes passent. Nouveau coup d’œil à l’ivrogne, qui n’a pas bougé. Par contre un chien, venu on ne sait d’où, est là, qui le renifle.

— C’est seulement à ce moment que j’ai eu la sensation qu’il s’était passé quelque chose ! dira le douanier, au cours de l’enquête.

Les allées et venues qui succédèrent à cette scène sont plus difficiles à établir dans un ordre chronologique rigoureux. Le douanier s’avance vers l’homme couché, peu rassuré par la présence du chien, une grosse bête jaune et hargneuse. Il y a un bec de gaz à huit mètres. D’abord le fonctionnaire ne voit rien d’anormal. Puis il remarque qu’il y a un trou dans le pardessus de l’ivrogne et que de ce trou sort un liquide épais.

Alors il court à l’Hôtel de l’Amiral. Le café est presque vide. Accoudée à la caisse, une fille de salle. Près d’une table de marbre, deux hommes achèvent leur cigare, renversés en arrière, jambes étendues.

— Vite !… Un crime… Je ne sais pas…

Le douanier se retourne. Le chien jaune est entré sur ses talons et s’est couché aux pieds de la fille de salle.

Il y a du flottement, un vague effroi dans l’air.


— Votre ami, qui vient de sortir…


Quelques instants plus tard, ils sont trois à se pencher sur le corps, qui n’a pas changé de place. La mairie, où se trouve le poste de police, est à deux pas. Le douanier préfère s’agiter. Il s’y précipite, haletant, puis se suspend à la sonnette d’un médecin.

そして、山高帽の男は、二段の段がある戸口に気づき、そこに身を寄せ、かがみ込んだ。ごく短いあいだ、小さな火が揺れた。葉巻を吸おうとした男はよろめき、扉の取っ手にしがみついた。

税関員は、嵐とは別の音を聞かなかったのだろうか。彼には確信がなかった。はじめは、夜歩きの男が足元を失い、信じがたいほど体を傾けたまま、後ろへ何歩も下がるのを見て、笑った。

男は歩道の端の地面に倒れ込み、頭を水路の泥に突っ込んだ。税関員は両手を脇腹に打ちつけて温め、はためく音が耳ざわりな船首の三角帆を、不機嫌に眺めた。

一分、二分が過ぎた。酔っぱらいにもう一度目をやると、男は動いていなかった。その代わり、どこから来たのかわからない一匹の犬がそこにいて、男の匂いをかいでいた。

「何かが起きたのだと感じたのは、そのときになってからでした」

税関員は、捜査の途中でそう語ることになる。

この場面のあとに続いた人々の出入りを、きちんとした時の順に並べるのは、いっそうむずかしい。税関員は、倒れている男へ近づいたが、犬の存在が気にかかった。黄色く大きな、気の荒い犬だった。八メートルほど先にガス灯がある。はじめ、役人にはおかしなところは何も見えなかった。それから、酔っぱらいの外套に穴があいており、その穴からどろりとした液体が流れ出ているのに気づいた。

そこで彼はホテル・ド・ラミラルへ走った。カフェはほとんど空だった。勘定台にもたれて、ウェイトレスが一人。大理石のテーブルのそばでは、二人の男が椅子に反り返り、脚を伸ばして、葉巻を吸い終えようとしていた。

「早く!人殺しです。いや、わかりません」

税関員は振り返った。黄色い犬が、彼のすぐあとから入ってきて、ウェイトレスの足元に横たわっていた。

場の空気に落ち着きがなく、ぼんやりとした恐れが漂っていた。

「あなた方のお友だちで、今出ていった人が」

しばらくして、三人は、場所を変えていない体の上にかがみ込んでいた。警察の詰所が入っている市役所は、すぐ近くにある。税関員は、じっとしていられなかった。彼はそこへ息を切らして駆け込み、それから医者の呼び鈴にしがみつくようにして鳴らした。

Et il répète, sans pouvoir se débarrasser de cette vision :

— Il a vacillé en arrière comme un ivrogne et il a fait au moins trois pas de la sorte…

Cinq hommes… six… sept… Et des fenêtres qui s’ouvrent un peu partout, des chuchotements…

Le médecin, agenouillé dans la boue, déclare :

— Une balle tirée à bout portant en plein ventre… Il faut l’opérer d’urgence… Qu’on téléphone à l’hôpital…

Tout le monde a reconnu le blessé, M. Mostaguen, le principal négociant en vins de Concarneau, un bon gros qui n’a que des amis.

Les deux policiers en uniforme – il y en a un qui n’a pas trouvé son képi – ne savent par quel bout commencer l’enquête.

Quelqu’un parle, M. Le Pommeret, qu’à son allure et à sa voix on reconnaît immédiatement pour un notable.

— Nous avons fait une partie de cartes ensemble, au Café de l’Amiral, avec Servières et le docteur Michoux… Le docteur est parti le premier, voilà une demi-heure… Mostaguen, qui a peur de sa femme, nous a quittés sur le coup d’onze heures…

Incident tragi-comique. Tous écoutent M. Le Pommeret. On oublie le blessé. Et le voici qui ouvre les yeux, essaie de se soulever, murmure d’une voix étonnée, si douce, si fluette que la fille de salle éclate d’un rire nerveux :

— Qu’est-ce que c’est ?…

Mais un spasme le secoue. Ses lèvres s’agitent. Les muscles du visage se contractent tandis que le médecin prépare sa seringue pour une piqûre.

Le chien jaune circule entre les jambes. Quelqu’un s’étonne. — Vous connaissez cette bête ?…


— Je ne l’ai jamais vue…


— Sans doute un chien de bateau…

Dans l’atmosphère de drame, ce chien a quelque chose d’inquiétant. Peut-être sa couleur, d’un jaune sale ? Il est haut sur pattes, très maigre, et sa grosse tête rappelle à la fois le mâtin et le dogue d’Ulm.

そして彼は、その光景を振り払うことができずに、同じことをくり返していた。

「酔っぱらいのように後ろへよろめいて、そのまま少なくとも三歩は歩いたんです」

五人、六人、七人。あちこちで窓が少しずつ開き、ささやき声が聞こえた。

医者は泥の中に膝をつき、言った。

「至近距離から撃たれた弾が、腹の真ん中に入っている。すぐに手術しなければ。病院へ電話をかけてくれ」

誰もがけが人を見分けていた。コンカルノーで一番の酒商、モスタガンだった。人のよい太った男で、敵など一人もいない。

制服の警官が二人いたが、そのうち一人は制帽も見つけられなかった。二人は捜査をどこから始めればよいのかわからずにいた。

誰かが話しだした。ル・ポムレだった。その身なりと声だけで、すぐに町の顔役だとわかる男だった。

「われわれはカフェ・ド・ラミラルで、セルヴィエールとミシュー医師と一緒にカードをしていたんです。医師が最初に出ていった。もう三十分前です。奥さんをこわがっているモスタガンは、十一時ごろにわれわれの席を立ちました」

悲しくもこっけいな出来事だった。皆がル・ポムレの話を聞いている。けが人のことは忘れられている。するとそのけが人が目を開き、体を起こそうとして、驚いたような声でつぶやいた。その声はあまりにも穏やかで、か細いく、ウェイトレスは思わず神経質な笑い声を上げた。

「何なんだ?」

しかしけいれんが彼の体を揺らした。唇が動いた。医者が注射のために注射器を用意しているあいだ、顔の筋肉が引きつった。

黄色い犬が、人々の脚のあいだを歩き回っていた。誰かがいぶかしんだ。

「この犬を知っているのか?」

「見たこともありません」

「船の犬でしょう」

ただならぬ空気の中で、その犬にはどこか不安を誘うところがあった。汚れた黄色をしているせいだろうか。脚が長く、ひどくやせていて、大きな頭は、マスティフとウルム犬の両方を思わせた。

Et le voici qui ouvre les yeux, essaie de se soulever, murmure d’une voix étonnée, si douce, si fluette que la fille de salle éclate d’un rire nerveux :
― Qu’est-ce que c’est ?
Tous écoutent M. Le Pommeret. On oublie le blessé…

Mais un spasme le secoue. Ses lèvres s’agitent. Les muscles du visage se contractent tandis que le médecin prépare sa seringue pour une piqûre.
Le chien jaune circule entre les jambes. Quelqu’un s’étonne.

— Vous connaissez cette bête ?.…
— Je ne l’ai jamais vue…
— Sans doute un chien de bateau…
Dans l’atmosphère de drame, ce chien a quelque chose d’inquiétant. Peut-être sa couleur, d’un jaune sale ? Il est haut sur pattes, très maigre, et sa grosse tête rappelle à la fois le mâtin et le dogue d’Ulm.
A cinq mètres du groupe, les policiers interrogent le douanier, qui est le seul témoin de l’événement.


On regarde le seuil de deux marches.
C’est le seuil d’une grosse maison bourgeoise, dont les volets sont clos.
A droite de la porte, une affiche de notaire annonce la vente publique de l’immeuble pour le 18 novembre : Mise à prix : 80.000 francs
Un sergent de ville chipote longtemps sans parvenir à forcer la serrure, et c’est le patron du garage voisin qui la fait sauter à l’aide d’un tournevis.

人々は、二段の階段のある玄関を見ていた。
それは、雨戸を閉めきった、大きなブルジョワ_風の家の入口だった。
ドアの右側には、公証人の掲示が貼られていて、建物の公開競売が十一月十八日に行われること、そして開始価格が八万フランであることが告示されている。
市警の巡査がしばらくのあいだ悪戦苦闘したが、鍵をこじ開けることはできなかった。
結局、隣のガレージの主人がドライバーを使って鍵を壊したのだった。

La voiture d’ambulance arrive. On hisse M. Mostaguen sur une civière. Les curieux n’ont plus d’autre ressource que de contempler la maison vide.
Elle est inhabitée depuis un an. Dans le corridor règne une lourde odeur de poudre et de tabac. Une lampe de poche éclaire, sur les dalles du sol, des cendres de cigarette et des traces de boue qui prouvent que quelqu’un est resté assez longtemps à guetter derrière la porte.

救急車が到着する。
ムッシュー・モスタガンを担架に乗せて運び出す。
見物人たちは、もう空っぽの家を眺めるほかにすることがない。
その家は、すでに一年ほど人が住んでいなかった。
廊下には、火薬と煙草の匂いが重くこもっている。
懐中電灯の光が床の石畳を照らすと、そこにはタバコの灰と泥の跡があった。
誰かがかなり長いあいだ、この扉の陰で外の様子をうかがっていた証拠だ。

Un homme, qui n’a qu’un pardessus sur son pyjama, dit à sa femme :
― Viens ! Il n’y a plus rien à voir… Nous apprendrons le reste demain par le journal… M. Servières est là…

パジャマの上に外套だけを羽織った男が、妻に言う。
「もう行こう。見るものはもう何もない。あとは明日の新聞でわかるさ。<ムッシュー・セルヴィエール>も来てるし」

Servières est un petit personnage grassouillet, en paletot mastic, qui se trouvait avec M. Le Pommeret à l’Hôtel de lAmiral.
Il est rédacteur au Phare de Brest, où il publie entre autres chaque dimanche une chronique humoristique.
Il prend des notes, donne des indications, sinon des ordres aux deux policiers.

セルヴィエールは、小柄でふっくらした男で、明るいベージュ色の短めのオーバー外套を着ており、<ムッシュー・ル・ポムレ>と一緒にラミラール・ホテルにいた。
彼は、地方新聞<ファール・ブレスト>||<ブレストの灯台>という意味||の記者で、毎週日曜にはユーモア・コラムを書いている人物でもある。
彼はいま、メモを取りながら、二人の警官に指示、いや、ほとんど命令のような口調で指図していた。

Les portes qui ouvrent sur le corridor sont fermées à clé. Celle du fond, qui donne accès à un jardin, est ouverte. Le jardin est entouré d’un mur qui n’a pas un mèêtre cinquante de haut. De l’autre côté de ce mur, c’est une ruelle, qui débouche sur le quai de l’Aïguillon.
― L’assassin est parti par là ! annonce Jean Servières.

廊下に面した扉は、どれも鍵がかかっている。だが、一番奥の扉だけは開いており、そこから庭に出られる。その庭は高さ一メートル五〇にも満たない壁で囲まれている。そして、その壁の向こうには、<アギヨン埠頭>へと通じる裏路地が走っていた。
「犯人はここから逃げたんだ!」と、ジャン・セルヴィエールが叫んだ。

C’est le lendemain que Maigret établit tant bien que mal ce résumé des événements.
Depuis un mois, il était détaché à la Brigade mobile de Rennes, où certains services étaient à réorganiser. Il avait reçu un coup de téléphone alarmé du maire de Concarneau.

翌日になってようやく、メグレはこの事件の経過をどうにかまとめることができた。一か月ほど前から、彼は<レンヌ=機動警察隊>に派遣され、内部のいくつかの部門を再編成する任務にあたっていたのだ。そんな彼のもとに、<コンカルノー=市長>からの慌ただしい電話がかかってきたのだ。

Et il était arrivé dans cette ville en compagnie de Leroy, un inspecteur avec qui il n’avait pas encore travaillé.
La tempête n’avait pas cessé. Certaines bourrasques faisaient crever sur la ville de gros nuages qui tombaient en pluie glacée. Aucun bateau ne sortait du port et on parlait d’un vapeur en difficulté au large des Glénan.

そして、彼は、まだ一緒に仕事をしたことのない警部補<ルロワ>とともに、この町に到着していた。嵐はまだやんでいなかった。突風がときどき吹き荒れ、町の上で厚い雲が崩れ落ち、冷たい雨を降らせていた。どの船も、港を出ることはなく、<グレナン沖>で蒸気船が遭難しているという噂が広まっていた。

Maigret s’installa naturellement à l’Hôtel de l’Amiral, qui est le meilleur de la ville.
Il était cinq heures de l’après-midi et la nuit venait de tomber quand il pénétra dans le café, une longue salle assez morne, au plancher gris semé de sciure de bois, aux tables de marbre, qu’attristent encore les vitraux verts des fenêtres.

メグレは、もちろん町でいちばんの宿〈ラミラール・ホテル〉に、落ち着いた。午後五時、夜の帳が降りたばかりのころ、彼はカフェへ入っていった。そこは、やや陰気な細長い部屋で、灰色の床にはおがくずが撒かれ、大理石のテーブルが並び、窓の緑色のステンドグラスが、いっそう物寂しさを漂わせていた。

Plusieurs tables étaient occupées. Mais, au premier coup d’œil, on reconnaissait celle des habitués, les clients sérieux, dont les autres essayaient d’entendre la conversation.

いくつかのテーブルには客が座っていた。
だが、ひと目で常連客のテーブルがわかった。そこでは、真面目そうな客たちが話しこんでおり、まわりの客は、その会話を聞き取ろうと耳をそばだてていた。

Quelqu’un se leva, d’ailleurs, à cette table, un homme au visage poupin, à l’œil rond, à la lèvre souriante.

そのテーブルのひとりが立ち上がった。
丸顔で、目の丸い、口もとに笑みを浮かべた男だった。

― Commissaire Maigret ?… Mon bon ami le maire m’a annoncé votre arrivée… J’ai souvent entendu parler de vous… Permettez que je me présente… Jean Servières.. Hum !.… Vous êtes de Paris, n’est-ce pas ?.. Moi aussi !.. J’ai été longtemps directeur de la Vache-Rousse, à Montmartre… J’ai collaboré au Petit Parisien, à Excelsior, à la Dépêche. J’ai connu intimement un de vos chefs, ce brave Bertrand, qui a pris sa retraite l’an dernier pour aller planter ses choux dans la Nièvre. Et j’ai fait comme lui !.… Je suis pour ainsi dire retiré de la vie publique… Je collabore, pour m’amuser, au Phare de Brest…

「<メグレ警部>ですね?市長の親しい友人として、あなたのご到着をうかがっております。お噂はかねがね。自己紹介をさせてください。<ジャン・セルヴィエール>と申します。ふむ、あなたもパリのご出身ですね?私も同じくです。モンマルトルの〈ヴァシュ・ルース〉で長年、編集部長をしておりまして、<プティ・パリジアン><エクセルシオール><ラ・デペーシュ>にも寄稿しておりました。あなたの上司のひとりかと思いますが、あの親切なベルトランさんにはお世話になりましたよ。あの方は昨年引退して、<ニエーヴル>で静かに田舎暮らしを始めたとか。私も同じようなものでして、公の場からは身を引いて、いまは<ファール・ド・ブレスト>に気まぐれで寄稿しているんです」

Il sautillait, gesticulait.
— Venez donc, que je vous présente notre tablée… Le dernier carré de joyeux garçons de Concarneau… Voici Le Pommeret, impénitent coureur de filles, rentier de son état et vice-consul de Danemark…

彼の話は目まぐるしく変わり、身振り手振りを交えながら話をした。
「さあ、こちらへ!うちの連中をご紹介しますよ。コンカルノーに残る最後の陽気な男たちです。こちらは<ル・ポムレ>さん。筋金入りの女たらしで、金利で生活しながらデンマークの副領事をやってます」

L’homme qui se leva et tendit la main était en tenue de gentilhomme campagnard : culottes de cheval à carreaux, guêtres moulées, sans un grain de boue, cravate-plastron en piqué blanc. Il avait de jolies moustaches argentées, des cheveux bien lissés, un teint clair et des joues ornées de couperose.

立ち上がって手を差し出した男は、まるで田舎紳士のような装いだった。
格子柄の乗馬ズボンに、ぴたりとしたゲートル。
泥ひとつついておらず、白いピケ地のクラヴァットをきちんと結んでいる。
銀色の上品な口ひげに、整えられた髪。
肌は明るく、頬にはほんのりと赤味がさしていた。

— Enchanté, commissaire.

「お会いできて光栄です、警部さん」

Et Jean Servières continuait :
— Le docteur Michoux… Le fils de l’ancien député… Il n’est d’ailleurs médecin que sur le papier, car il n’a jamais pratiqué… Vous verrez qu’il finira par vous vendre du terrain. Il est propriétaire du plus beau lotissement de Concarneau et peut- être de Bretagne…

ジャン・セルヴィエールが続ける。
「<ドクトル=ミシュー>です。元代議士の息子でしてね。もっとも医者といっても肩書きだけで、診療したことは一度もありません。そのうち、あなたにも土地を売りつけようとするでしょう。彼はコンカルノーで、いや、おそらく<ブルターニュ>でいちばん高級な分譲地の持ち主なんですよ」

Une main froide.
Un visage en lame de couteau, au nez de travers. Des cheveux roux déjà rares, bien que le docteur n’eût pas trente-cinq ans.

冷たい手をしていた。刃物のように細い顔。鼻はわずかにゆがみ、ドクトルはまだ三十五歳にもならないというのに、赤みがかった髪はすでに薄くなりはじめていた。

― Qu’est-ce que vous buvez ?…

「何かお飲みになりますか?」

Pendant ce temps, l’inspecteur Leroy était allé prendre langue à la mairie et à la gendarmerie.
Il y avait dans l’atmosphère du café quelque chose de gris, de terne, sans qu’on püût préciser quoi.
Par une porte ouverte, on apercevait la salle à manger, où des serveuses en costume breton dressaient les tables pour le dîner.

そのころ、ルロワ警部補は、市役所と憲兵隊に出向き、情報を集めていた。カフェの空気には、どこかくすんだ沈んだものが漂っていた。何がそう感じさせるのかは、はっきりとは言えない。開け放たれたドアの向こうには、食堂が見えた。ブルターニュの民族衣装を着た店の女たちが、夕食の支度をしている。

Le regard de Maiïgret tomba sur un chien jaune, couché au pied de la caisse.
Il leva les yeux, aperçut une jupe noire, un tablier blanc, un visage sans grâce et pourtant si attachant que pendant la conversation qui suivit il ne cessa de l’observer.
Chaque fois qu’il détournait la tête, d’ailleurs, c’était la fille de salle qui rivait sur lui son regard fiévreux.

メグレは、カウンターの足元に寝そべっている黄色い犬に目を止めた。その上に目を向けると、黒いスカートに白いエプロン、そして美しくはないがなぜか心が惹きつけられる顔があった。
その後の会話のあいだ、メグレは絶え間なくその顔を見ていた。そして彼が顔を他へ向けるたびに、今度は彼女の方が、落ち着かないまなざしで、じっと彼を見つめていた。

— Si ce pauvre Mostaguen, qui est le meilleur bougre de la terre, à cela près qu’il a une peur bleue de sa femme, n’avait failli y laisser la peau, je jurerais que c’est une farce de mauvais goût…
C’était Jean Servières qui parlait.

「あの気のいいモスタガンがなあ。この辺りじゃ一番いい奴で、ただ奥さんにだけはめっぽう弱いところがあったが、もし、あいつがもう少しで命を落としそうになっていなきゃ、こんなの、ただの悪い冗談だとしか思わんよ」
話していたのはジャン・セルヴィエールだった。

Le Pommeret appelait familièrement :
— Emma !.….

ル・ポムレが親しげに呼びかける。
「エマ!」

Et la fille de salle s’avançait :
— Alors ?.. Qu’est-ce que vous prenez ?.….

店の娘が前に出てきた。
「さて?何にいたしましょう?」

Il y avait des demis vides sur la table.

テーブルの上には、飲みかけのグラスがいくつも並んでいた。

— C’est l’heure de lapéritif! remarqua le journaliste.
Autrement dit, l’heure du pernod… Des pernods, Emma… N’est- ce pas, commissaire ?.…

「アペリティフ||食前酒、食事の前に軽く飲むお酒||の時間だ!」と、新聞記者が言った。
「つまり、ペルノ||ハーブの香りをつけた強いお酒||の時間ってことさ。エマ、ペルノをいくつか頼むよ!ねえ、警部さんもそう思うでしょう?」

Le docteur Michoux regardait son bouton de manchette d’un air absorbé.

ドクトルミシューは、ぼんやりとした様子でカフスボタンを見つめていた。

— Qui aurait pu prévoir que Mostaguen s’arrêterait sur le seuil pour allumer son cigare ?
poursuivait la voix sonore de Servières. Personne, n’est-ce pas ?
Or, Le Pommeret et moi habitons de l’autre côté de la ville ! Nous ne passons pas devant la maison vide ! A cette heure-là, il n’y avait plus que nous trois à circuler dans les rues… Mostaguen n’est pas le type à avoir des ennemis… C’est ce qu’on appelle une bonne pâte. Un garçon dont toute l’ambition est d’avoir un jour la Légion d’honneur…

「いったい誰が予想できたでしょう?モスタゲンが、葉巻に火をつけようとして、あの家の入口で立ち止まるなんて!」
セルヴィエールのよく通る声が続いた。
「そんなこと、誰にもわかりませんよね?そうでしょう?ル・ポムレと私は町の反対側に住んでるんです。あの空き家の前を通ることなんてありません!その時間に通りを歩いていたのは、私ら三人だけだったんですよ。モスタゲンは敵をつくるような男じゃない。いわゆる“善良な人間”ってやつです。望んでいることといえば、いつか<レジオン・ドヌール勲章>をもらうことぐらいですよ」

— L’opération a réussi ?..

「手術はうまくいったのかね?」

— Il s’en tirera.. Le plus drôle est que sa femme lui a fait une scène à l’hôpital, car elle est persuadée qu’il s’agit d’une histoire d’amour !… Vous voyez ça ?.. Le pauvre vieux n’aurait même pas osé caresser sa dactylo, par crainte des complications !

「助かりますよ。いちばん笑えるのはね、奥さんが病院で大騒ぎしたんです。浮気が原因だって思い込んでるんですよ!想像できますか?あの気のいいオヤジ、自分のタイピストにちょっと優しくあたることさえ、面倒を恐れて絶対にしないような男なのに!」

— Double ration! dit Le Pommeret à la serveuse qui versait l’imitation d’absinthe. Apporte de la glace, Emma…

「ダブルにしてくれ!」と、ル・ポムレが言った。
娘が、<アブサン>もどき||アブサンは、当時、フランスで禁止されていたので、ペルノのこと||を注いでいるところだった。
「氷も持ってきてくれ、エマ」

Des clients sortirent, car c’était l’heure du dîner. Une bourrasque pénétra par la porte ouverte, fit frémir les nappes de la salle à manger.

客たちが何人か出ていった。ちょうど夕食どきだった。開いたドアから一瞬突風が吹き込み、食堂のテーブルクロスがはためいた。

― Vous lirez le papier que j’ai écrit là-dessus et où je crois avoir étudié toutes les hypothèses.
Une seule est plausible : c’est que l’on se trouve en présence d’un fou…
Par exemple, nous qui connaissons toute la ville, nous ne voyons pas du tout qui pourrait avoir perdu la raison. Nous sommes ici chaque soir. Parfois le maire vient faire sa partie avec nous.
Ou bien Mostaguen.. Ou encore on va chercher, pour le bridge, l’horloger qui habite quelques maisons plus loin…

「この件について、私が書いた記事を読んでみてください。私はあらゆる仮説を検討したつもりですが、考えられるのはひとつだけ、犯人は気がふれているということです。たとえば、私たちは町の人間をみんな知っていますが、気がふれた者なんて一人も思い当たらない。毎晩、こうしてここに集まっているんです。ときどき市長もやって来て、私たちとカードをやります。モスタゲンもそうです。それにブリッジの人数が足りないときは、数軒先に住んでいる時計職人を呼びに行ったりもするんですよ」

― Et le chien ?…

「あの犬は?」

Le journaliste esquissa un geste d’ignorance.

― Personne ne sait d’où il sort… On a cru un moment qu’il appartenait au caboteur arrivé hier… Le Sainte-Marie. Il paraît que non… Il y a bien un chien à bord, mais c’est un terre-neuve, tandis que je défie qui que ce soit de dire de quelle race est cette affreuse bête.

新聞記者は、知らないというように肩をすくめた。
「あの犬がどこから来たのか、誰にもわからないんですよ。最初はね、昨日入港した沿岸船、<サント=マリー>の連れかと思ったんですが、違うらしい。たしかにあの船には犬が一匹いますが、それは<ニューファンドランド犬>なんです。それに比べて、あの気味の悪いやつがいったい何の種類なのか、誰にもわからないでしょう」

Tout en parlant, il saisit une carafe d’eau, en versa dans le verre de Maigret.

話しながら、彼は水差しを手に取り、メグレのグラスに水を注いだ。

— Il y a longtemps que la fille de salle est ici ? questionna le commissaire à mi-Voix.

「あの店の女は、ここでは長いのかね?」
メグレが声をひそめてたずねた。

— Des années…

「もう、何年にもなりますね」

— Elle n’est pas sortie, hier au soir ?

「あの女、昨夜は外に出なかったか?」

― Elle n’a pas bougé… Elle attendait que nous partions pour se coucher…
Le Pommeret et moi, nous évoquions de vieux souvenirs, des souvenirs du bon temps, quand nous étions assez beaux pour nous offrir des femmes sans argent… Pas vrai, Le Pommeret ?..
Il ne dit rien! Lorsque vous le connaîtrez mieux, vous comprendrez que, du moment qu’il est question de femmes, il soit de taille à passer la nuit. Savez-vous comment nous appelons la maison qu’il habite en face de la halle aux poissons ?… La maison des turpitudes.. Hum !…

「彼女は一歩も動きませんでしたよ。
私らが帰るのを待って、それから寝るんです。ル・ポムレと私は、昔の思い出話をしていました。金のない若造でも女を口説けた、あのいい時代のことをね。なあ、ル・ポムレ?黙ってやがる!ですがね、彼のことをもっと知ればわかりますよ。女の話となりゃ、徹夜するぐらいの男なんです。ところで知ってますか?魚市場の向かいの彼が住んでる家。あれを私ら何て呼んでると思います?『メゾン=破廉恥はれんち』っていうんですよ。ははは!」

— À votre santé, commissaire, fit, non sans une certaine gêne, celui dont on parlait.

「警部さんの健康を祝して乾杯」
少しばつが悪そうに、話題にされていた男、ル・ポムレがそう言った。

Maigret remarqua au même instant que le docteur Michoux, qui avait à peine desserré les dents, se penchaïit pour regarder son verre en transparence. Son front était plissé. Son visage, naturellement décoloré, avait une expression saisissante d’inquiétude.

ちょうどそのとき、メグレは気づいた。
ほとんど口をきこうとしなかったドクトルミシューが、身をかがめてグラスを透かして見ていた。額には深いしわが寄り、もともと血の気のない顔に、驚くほどの不安の色が浮かんでいた。

— Un instant! lança-t-il soudain, après avoir longtemps hésité.

「ちょっと待ってくれ!」
長いあいだためらったあとで、彼は突然そう言った。

Il approcha le verre de ses narines, y trempa un doigt qu’il frôla du bout de la langue. Servières éclata d’un gros rire.

彼は、グラスを鼻に近づけ、指先をその中にひたすと、そのまま舌の先でそっと味をみた。セルヴィエールが、腹の底から大声で笑いだした。

— Bon! Le voilà qui se laisse terroriser par l’histoire de Mostaguen.…

「やれやれ!今度はモスタゲンの件でびびっちまったらしいぞ」

— Eh bien ? questionna Maigret.

「どういうことだね?」とメグレ。

— Je crois qu’il vaut mieux ne pas boire… Emma !… Va dire au pharmacien d’à côté d’accourir.. Même s’il est à table !.…

「たぶん、飲まないほうがいい。エマ! 隣の薬局へ走って、薬剤師を呼んできてくれ!食事中でもかまわん、すぐにだ!」

Cela jeta un froid.
La salle parut plus vide, plus morne encore.
Le Pommeret tirailla ses moustaches avec nervosité. Le journaliste lui-même s’agita sur sa chaise.

その場の空気が一気に冷たくなった。食堂は、さっきよりいっそうがらんとして、いっそう寂しくなったように見えた。ル・ポムレは、落ち着かずに口ひげをいじり、新聞記者も、いらだたしげに椅子の上でゴソゴソしていた。

— Qu’est-ce que tu crois ?..

「あなたはどう思いますか、警部さん?」

Le docteur était sombre.
Il fixait toujours son verre. Il se leva et prit lui-même dans le placard la bouteille de pernod, la mania dans la lumière, et Maigret distingua deux ou trois petits grains blancs qui flottaient sur le liquide.

ドクトルの顔は暗かった。彼はまだグラスを見つめていた。やがて立ち上がると、自ら戸棚からペルノーの瓶を取り出し、光にかざしてみた。メグレの目には、液体の中を二、三粒の白い粒が浮かんでいるのが見えた。

— Ecoutez, Kervidon.. Il faut immédiatement nous analyser le contenu de cette bouteille et des verres…

「聞いてくれ、ケルヴィドン。この瓶とグラスの中身を、すぐに分析してほしい」

— Aujourd’hui ?

「今日中に?」

— À l’instant !.…

「いや、今すぐにだ!」

— Quelle réaction dois-je essayer ?.. Qu’est-ce que vous pensez ?.…

「どんな反応を試したらいいんですか?何を考えているんです?……」

Jamais Maigret n’avait vu poindre aussi vite l’ombre pâle de la peur.
Quelques instants avaient suffi. Toute chaleur avait disparu des regards et la couperose semblait artificielle sur les joues de Le Pommeret.
La fille de salle s’était accoudée à la caisse et mouillait la mine d’un crayon pour aligner des chiffres dans un carnet recouvert de toile cirée noire.

メグレは、これほど早く恐怖の色が人の顔に広がるのを、これまでに見たことがなかった。ほんの数秒で十分だった。人々の目から輝きが消え去り、ル・ポムレの頬に浮かぶ赤ら顔の色さえ、まるでつくりもののように見えた。店の女はカウンターに肘をついて、鉛筆の芯を舐めながら、黒い油紙の表紙の帳面に数字を並べていた。

― Tu es fou !.… essaya de lancer Servières.
Cela sonna faux.

「気でも狂ったのか!」と、セルヴィエールが叫ぼうとした。
だがその声は力がなく、そらぞらしいだけだった。

Le pharmacien avait la bouteille dans une main, un verre dans l’autre.

薬剤師は、片手に瓶を、もう片手にグラスを持っていた。

― Strychnine… souffla le docteur.

「<ストリキニーネ>だ」
ドクトルが小声で呟いた。

Et il poussa l’autre dehors, revint, tête basse, le teint jaunâtre.

そして彼は、薬剤師を外へ追い出すと、黄色くくすんだ顔をしたままうなだれて戻ってきた。

― Qu’est-ce qui vous fait penser… commença Maigret.

「君がそう考えたのはどういう?」と、メグレが言いかけた。

― Je ne sais pas. Un hasard… J’ai vu un grain de poudre blanche dans mon verre… L’odeur m’a paru bizarre…

「わかりません、偶然です。グラスの中に白い粉の粒をひとつ見つけたんです。それに、匂いが少し変だったので」

― Autosuggestion collective !.. affirma le journaliste.
Que je raconte ça demain dans mon canard, et c’est la ruine de tous les bistrots du Finistère…

「集団的自己暗示というやつですよ!」と新聞記者が言い張った。
「そんな話を、私が明日の新聞に書いたらどうなると思いますか?ブルターニュの<フィニステール_県>じゅうの<ビストロ>がつぶれてしまいますよ」

― Vous buvez toujours du pernod ?…

「君たちは、いつもペルノーを飲むのかい?」

― Tous les soirs avant le dîner… Emma est tellement habituée qu’elle apporte dès qu’elle constate que notre demi est vide. Nous avons nos petites habitudes. Le soir, c’est du calvados…

「ええ、毎晩、夕食の前にね。エマはもうすっかり慣れていて、私らのジョッキが空になるとすぐ持ってきてくれる。私らには、そんな決まった習慣があるんですよ。夜は<カルヴァドス>||りんご酒を蒸留したブランデー||ですけどね。

Maigret alla se camper devant l’armoire aux liqueurs, avisa une bouteille de calvados.

メグレはリキュール戸棚の前にどっしりと立ち、カルヴァドスの瓶を見つけた。

— Pas celui-là !.… Le flacon à grosse panse.….

「それではありません!胴のふくらんだ瓶のほうです」

Il le prit, le mania devant la lumière, aperçut quelques grains de poudre blanche. Mais il ne dit rien. Ce n’était pas nécessaire. Les autres avaient compris.

彼はその瓶を手に取り、光にかざしてみた。白い粉の粒がいくつか見えた。
だが、何も言わなかった。言うまでもなかった。ほかの者たちにも、すでにわかっていたのだ。

L’inspecteur Leroy entrait, annonçait d’une voix indifférente :
— La gendarmerie n’a rien remarqué de suspect. Pas de rôdeurs dans le pays… On ne comprend pas…

ルロワ_警部補が入ってきて、関心なさそうな声で報告した。
「憲兵隊のほうでは、容疑者はまったく分かっていません。村の中には不審者はいないそうです。どうにも理解できませんね」

Il s’étonna du silence qui régnait, de l’angoisse compacte qui prenait à la gorge.
De la fumée de tabac s’étirait autour des lampes électriques. Le billard montrait son drap verdâtre comme un gazon pelé. Il y avait des bouts de cigares par terre, ainsi que quelques crachats, dans la sciure.

彼は、あたりをとり囲む静けさと、不安で喉を締めつけるような重苦しさに驚いた。
煙草の煙が、電灯のまわりにゆっくりとたなびいている。ビリヤード台のくすんだ緑色のクロスは、はげた芝生のように見えた。床に敷かれたおがくずの上には、葉巻の吸い殻が散らばり、所々に唾が吐かれている。

― … Sept et je retiens un… épelait Emma en mouillant la pointe de son crayon.
Et, levant la tête, elle criait à la cantonade :
― Je viens, madame !…

「七で、繰り上がりが……」
エマは鉛筆の先を舐めながら、数字を読み上げていた。そして顔を上げ、店の奥に向かって叫んだ。
「はい、ただいま行きます、マダム!」

Maigret bourrait sa pipe.
Le docteur Michoux fixait obstinément le sol et son nez paraissait plus de travers qu’auparavant.
Les souliers de Le Pommeret étaient luisants comme s’ils n’eussent jamais servi à marcher. Jean Servières haussait de temps en temps les épaules en discutant avec lui- même.

メグレはパイプにタバコを詰めていた。ドクトル_ミシューは頑なに床を見つめ、鼻が以前よりもいっそう曲がって見えた。ル・ポムレの靴は、まるで一度も歩いたことがないかのように光っていた。ジャン・セルヴィエールは独り言をつぶやきながら、ときおり肩をすくめていた。

Tous les regards se tournèrent vers le pharmacien quand il revint avec la bouteille et un verre vide.
Il avait couru. Il était à court de souffle. A la porte, il donna un coup de pied dans le vide pour chasser quelque chose, grommela :
— Sale chien !.….

薬剤師が瓶と空のグラスを手に戻ってくると、みんなの視線がいっせいに彼のほうを向いた。彼は走ってきたのだ。息が切れていた。ドアのところで、何かを追い払うように足蹴りの真似をして、ぶつぶつつぶやいた。

Et, à peine dans le café :
― C’est une plaisanterie, n’est-ce pas ? Personne n’a bu ?…

「うす汚ない犬だな!」
そして、カフェに入るやいなや言った。
「これは冗談ではないですよね?誰も飲んでいませんよね?」

― Eh bien ?.…

「それで?」

― De la strychnine, oui! On a dû la mettre dans la bouteille il y a une demi-heure à peine…

「ストリキニーネですよ!入れられたのは、ほんの30分ほど前に違いありません!」

Il regarda avec effroi les verres encore pleins, les cinq hommes silencieux.

彼は、まだ中身の残っているグラスと、黙ったままの五人の男たちを、怯えたような目で見つめた。

— Qu’est-ce que cela veut dire ?.. C’est inouï !.…. J’ai bien le droit de savoir !.. Cette nuit, un homme qu’on tue à côté de chez moi… Et aujourd’hui…

「これはいったいどういうことなんですか?こんなことは、前代未聞だ!知る権利はあるはずでしょう!昨夜、うちのそばで男が殺されて、そして今日は!」

Maigret lui prit la bouteille des mains.
Emma revenait, indifférente, montrait au-dessus de la caisse son long visage aux yeux cernés, aux lèvres minces, ses cheveux mal peignés où le bonnet breton glissait toujours vers la gauche bien qu’elle le remit en place à chaque instant.

メグレは、薬剤師の手から瓶を取り上げた。エマが関心なさそうに戻ってきて、カウンターから顔をのぞかせた。長い顔とクマのある目に薄い唇。乱れた髪には、ブルターニュの帽子がいつも左のほうへずれていて、彼女はそのたびに手で直していた。

Le Pommeret allait et venait à grands pas en contemplant les reflets de ses chaussures. Jean Servières, immobile, fixait les verres et éclatait soudain, d’une voix qu’assourdissait un sanglot d’effroi :

ル・ポムレは、自分の靴の光沢を見つめながら、大股で行ったり来たりしていた。
ジャン・セルヴィエールは身うごきせず、グラスを凝視していたが、恐怖に押し殺された声で突然叫んだ。

— Tonnerre de Dieu !.…

「なんてこった!」

Le docteur rentrait les épaules.

ドクトルは肩をすくめた。