オランダの殺人 第六章 手紙

オランダの殺人

注記(区切り記号について)
この翻訳文には、点字に対応させるための区切り記号(マス空け)を入れています。
「|」 … 1マスあけ
「||」 … 2マスあけ
点訳の際に必要となる区切りを、見える形で示しています。
読み進めるうちに、文章のリズムや切れ目を意識していただければ幸いです。

・固有名詞は実際の発音を標準にしますが、日本語で馴染みのあるカタカナ表記を優先しています。
・固有名詞は、原則として最初に登場した時に限って、その固有部分を「第2カギ符」で囲んでいます。
・固有名詞の複合語は、「マス空け」「中点」ではなく、一つの意味のまとまりとして一体性を保つために「第2つなぎ符」で表記しています。

『Brille Editor System ver.8』用の『BESファイル』を、ZIPファイルに圧縮して公開しています。(2025年12月26日現在)

Un crime en Hollande
Chapter Ⅵ
Les lettres

||||||||オランダの殺人
||||||
第六章
||||手紙

Ce fut un hasard si Maigret ne suivit pas l’Amsterdiep, mais prit le chemin traversant les terres.
La ferme, dans le soleil de onze heures du matin, lui rappela ses premières démarches sur le sol hollandais, la jeune fille en bottes vernies dans l’étable moderne, le salon bourgeois et la théière dans sa housse capitonnée.
Le même calme régnait.

メグレが|アムステルディープの|運河沿いの|道を|行かず、農場を|横切る道を|選んだのは、|たまたまだった。
午前|十一時の|日差しの|中の|その農家は、|メグレに、|この|オランダの|地を|初めて|歩いたときを|思い出させた。
磨き上げられた|エナメルの|長靴を|はいた|若い娘、|近代的な|牛舎、|ブルジョワ的な|客間、|そして|厚い|保温|カバーに|包まれた|ティーポット。
そのときと|同じ|静けさが|ただよっていた。

Très loin, presque au fond de l’horizon infini, une grande voile rousse flottait au-dessus des prés, et cela faisait penser à quelque navire fantôme voguant dans un océan de gazon.

はるか|遠く、|ほとんど|果てしない|地平線の|奥のほうに、|一枚の|大きな|赤茶色の|船の|帆が、|牧草地の|上に|浮かんでいて、|それは|草の|海を|進む|幽霊船か|何かの|ように|思われた。

Comme la première fois, le chien aboya.
Il se passa cinq bonnes minutes avant que la porte s’entrouvrît, mais de quelques centimètres à peine, juste de quoi laisser deviner le visage couperosé et le tablier quadrillé de la servante.
Au surplus, elle fut sur le point de refermer la porte avant même que Maigret eût parlé.

最初のときと|同じように、|犬が|吠えた。
たっぷり|五分は|過ぎて、|ようやく|扉が|少し|開いた。||だが、|それは|ほんの|数センチに|すぎず、|女中の|赤ら顔と|格子柄の|エプロンが|わかるほどだった。
しかも、|彼女は|メグレが|口を|開く|よりも|前に、|扉を|閉めようとした。

— Mlle Liewens ?.. prononça-t-il.

「マドモワゼル=リウェンスは?」と、|メグレは|言った。

Le jardin les séparait.
La vieille restait sur le seuil et le commissaire était au-delà de la barrière.
Entre eux, le chien qui observait l’intrus en montrant les dents.
La servante hocha négativement la tête.

メグレと|扉の|間には|庭が|あった。
年老いた|女中は|敷居の|ところに|立ったままで、|警部は|柵の|外側に|立っていた。
そのあいだに、|歯を|むき出しにして|よそ者を|見つめている|犬が|いた。
女中は|断るように|首を|横に|振った。

— Elle n’est pas ici ?.. Niet hier ?.….

「彼女は|ここに|いないのか?||ニート|ヒール?(オランダ語)」

Maigret avait ramassé trois ou quatre mots de néerlandais.
Même signe négatif.

メグレは|オランダ語を|三、四個|ほど|拾って|覚えていた。
彼女は|同じように|首を|振った。

— Et Monsieur ?.. Minheer ?…

「では、|ご主人は?||メインヘール?(オランダ語)」

Un dernier signe, et la porte se referma.
Maïs, comme le commissaire ne s’en allait pas tout de suite, l’huis bougea, de quelques millimètres cette fois, et Maigret devina la vieille en train de l’épier.

女中は|最後に|ひとつ|合図をして、|そして|扉は|閉まった。
しかし、|警部が|すぐに|立ち去らなかったので、|今度は|数ミリほど、|扉が|動き、|女中が|メグレの|様子を|うかがっているのが|わかった。

S’il s’attardait, c’est qu’il avait vu frémir un rideau, à la fenêtre qu’il savait être celle de la jeune fille.
Derrière ce rideau, un visage s’était estompé. On le distinguait mal.
Mais par exemple, ce que Maigret distingua très bien, ce fut un léger mouvement de la main, un mouvement qui était peut-être simplement un bonjour, mais qui plus probablement voulait dire : « Je suis ici… N’insistez pas. Attention !.. »

彼が|立ち去らずに|とどまっていたのは、|それは|娘の|部屋だと|知っていた|窓で、|カーテンが|かすかに|動くのが|見えたからだった。
そのカーテンの|奥で、|一人の|顔が|ぼやけて|見えたが、|はっきりとは|見分けられなかった。
しかし|たとえば、|メグレが|非常に|はっきりと|見分けた|ものは、|手の|かすかな|動きだった。
それは|おそらく|ただの|挨拶|だったと|思われるが、|むしろ|こういう|意味かも|しれなかった。
『私は|ここに|います。||調べ続けるのは|やめて。||気をつけて!』

La vieille derrière la porte, d’une part.
Cette main laiteuse, de l’autre.
Et le chien qui sautait sur la grille en aboyant.
Alentour, les vaches, dans les prés, semblaient artificielles à force d’immobilité.

一方には、|扉の|向こうの|老女。|
もう一方には、|彼女の|白っぽい|手。
そして、|柵に|飛びかかりながら|吠えている|犬。
あたり|一帯には、|牧草地の|牛たちが|いて、|全く|動かない|人工物の|ように|見えた。

Maigret risqua une toute petite expérience.
Il fit deux pas en avant, comme pour franchir malgré tout la grille.
Il ne put s’empêcher de sourire, car non seulement la porte se referma précipitamment, mais le chien lui-même, si féroce, recula, la queue entre les jambes.

メグレは|一つ、|すこしだけ|試してみた。
彼は|柵を|越えようと|するかのように、|前へ|二歩|迫ってみたのだ。
思わず|微笑まずには|いられなかった。
というのも、|扉が|慌てて|閉められた|だけでなく、||
あれほど|獰猛だった|犬|自身も、||尻尾を|脚の|あいだに|挟んで、|後ずさり|したからだ。

Cette fois le commissaire partit, prit le chemin de lAmsterdiep.
Tout ce qui ressortait de cet accueil, c’est que Beetje avait été enfermée et que des ordres avaient été donnés par le fermier pour éconduire le Français.

今度は|警視は|立ち去ることにして、|アムステルディープへ|通じる|道を|取った。
この|対応で|明らかに|なったのは、|ビーチェが|閉じ込められていたこと、|そして|彼女の|父親である|牧場主から、|フランス人を|追い返す|という|支持が|出されていたこと|だった。

Maigret fumait sa pipe à petites bouffées réfléchies.
Il regarda un moment les piles de bois où la jeune fille et Popinga s’étaient arrêtés, s’arrêtaient sans doute souvent, tenant leur vélo d’une main, s’étreignant de l’autre bras…
Et ce qui continuait à dominer dans l’atmosphère, c’était le calme. Un calme serein, presque trop absolu.
Un calme capable de faire croire à un Français que toute cette ville était aussi artificielle qu’une carte postale.

メグレは|パイプを|取り出し、|考え込むように|じっくりと|煙を|くゆらせていた。
彼は|しばらくの|あいだ|娘と|ポパンガが、|事件の|日に|立ち止まっていた、|あるいは、|たびたび|立ち止まっていたに|ちがいない|材木の山を|見つめた。||二人は|片手で|自転車を|支え、|もう一方の|腕で|抱き合っていたのだ。
そして|その場の|空気に|満ちていたのは、|やはり|静けさだった。||おだやかな|静けさ。||ほとんど|完璧と|いえるほどの。
フランス人には、|この町|全体が|絵はがきの|ように|作られたと|思わせる|静けさなのだ。

Par exemple, il se retourna soudain, vit à quelques mèêtres de lui un bateau à l’étrave haute qu’il n’avait pas entendu arriver.
Il reconnut la voile, plus large que le canal.
C’était celle qu’il avait aperçue un peu plus tôt au fond de l’horizon et qui était déjà là, sans qu’il parût possible qu’elle eût parcouru tant de chemin.

突然、|彼は|ふりかえった。||ほんの|数メートル|先に、|船先の|高い|船が|いつの間にか|ちかづいていた。||その船が|来ている|音が、|彼には|まったく|聞こえなかったのだ。
その船の|帆は、|運河よりも|幅が|ひろかった。
それは|さきほど|地平線の|果てに|彼の|目に|かすかに|見えていた|あの|帆|だった。||あれほどの|距離を|進んだとは|とても|思えないのに||もうすでに|そこに|来ていたのだ。|

A la barre, une femme qui donnait le sein à un bébé tout en poussant le gouvernail de ses reins.
Et un homme, à cheval sur le beaupré, les jambes pendant au-dessus de l’eau, réparait la sous-barbe.
Le bateau passa devant la maison des Wienands, puis devant celle des Popinga, et la voile était plus haute que les toits.
Elle masquait un instant toute la façade d’une grande ombre mouvante.

その船の|舵をとっていたは、|腰を|使って|舵を|押しつつ、|乳飲み子に|乳を|与えていた|女|であった。舟は|ウィーナンズの|家の|前を|通りすぎ、|それから|ポパンガの|家の|前を|通ったが、|その船の|帆は|屋根よりも|高かった。
それは|しばらくの|あいだ、|大きな|動く|影となって、|家の|正面|全体を|おおっていた。

Une fois encore Maigret s’était arrêté.
Il hésita. La bonne des Popinga lavait le seuil, tête basse, reins levés, et la porte était ouverte.
Elle sursauta en le sentant soudain derrière elle. Sa main qui tenait le torchon trembla.

もう一度|メグレは|立ちどまった。||彼は|ためらった。
女中が|ポパンガの|玄関の|敷居を|ふいていた。||顔は|下を|向いて、|腰を|かがめていた。
扉は|開いたまま|だった。
彼女は、|背後に|彼が|いるのに|気付いて|思わず|飛び上がった。|ふきんを|握った|手は|ふるえた。

̶ Mme Popinga ?… dit-il en montrant l’intérieur de la maison.

|マダム=ポパンガは?」
彼は|家の|中を|指さしながら|そう|言った。

Elle voulut passer devant lui.
Mais elle était gauche, embarrassée de son torchon qui laissait dégouliner de l’eau sale.
Il pénétra le premier dans le corridor.
Il entendit une voix d’homme dans le salon et il frappa.

彼女は|メグレの|前から|立ち去ろうとした。
しかし|彼女の|動きは|ぎこちなかった。||持っている|ふきんから|汚れた|水が|したたるので|困っているのだ。
メグレの|方が|先に|廊下へ|足を|踏み入れた。
客間から|男の|声が|聞こえた。||そして、|彼は|ノックした

Ce fut le silence, brusquement.
Un silence complet, rigoureux.
Et même plus que du silence : de l’attente, comme la suspension momentanée de toute vie.

突然、|沈黙が|走った。
完全に|しんとした|静けさが|訪れた。
いや|それは、|沈黙|以上の|ものだった。
待っている|間、|すべての|営みが|止まっていたかの|ようだった。

Enfin deux pas.
Une main toucha le bouton de la porte, à l’intérieur.
L’huis bougea.
Maigret vit d’abord Any, qui venait de lui ouvrir et qui le fixait durement.
Puis il distingua une silhouette d’homme debout près de la table, des guêtres fauves, un complet de gros drap.

ついに|二歩|踏み出した。
ひとつの手が|内側から|ドアの|ノブに|触れた。
扉が|わずかに|動いた。
メグレは|最初に|アニーの|姿が|目に入った。||彼女が|彼の|ために|ドアを|開けたばかりで、|きびしい|目つきで|彼を|見つめていた。
そして|彼は、|テーブルの|そばに|男の|姿が|あることに|気付いた。||黄土色の|ゲートルに、|厚手の|ウールの|スーツを|着ていた。

Le fermier Liewens !
Accoudée à la cheminée enfin, se cachant le visage de la main, Mme Popinga.
Il était clair que l’arrivée de l’intrus interrompait une conversation importante, une scène dramatique, probablement une dispute.

牧場主の|リウェンス|だった!
そして|最後は、|暖炉に|ひじを|もたせかけ、|手で|顔を|覆っていた|マダム=ポパンガ|だった。
明らかなのは、|メグレの|訪問が|重要な|会話を|遮った|ということ|だった。||この|深刻な|雰囲気は、|おそらく|言い争いを|していたのだ。

Sur la table couverte d’un surtout en broderie, des lettres étaient éparses comme si on les eût jetées violemment là, en désordre.
Le visage du fermier était le plus animé, mais il fut aussi celui qui se ferma le plus vite.

刺繍入りの|カバーが|かけられた|テーブルの|上には、|いくつもの|手紙が|そこへ|乱暴に|放り投げられた|ように、|無造作に|散らばっていた。
牧場主の|顔が、|最も|いきいきと|していた。||だが|それは|また、|一番|早く|表情を|抑え込んだ|顔|でもあった。

̶ Je vous dérange… commença Maigret.

「おじゃまの|ようだ」と、|メグレが|言いかけた。

Personne ne répondit. Personne n’ouvrit la bouche. Seulement Mme Popinga, après un regard éploré autour d’elle, quitta la pièce et se dirigea en courant presque vers la cuisine.

誰も|答えなかった。|誰一人として|口を|開かなかった。
ただ|一人、|マダム=ポパンガ|だけが、|悲しげな|目をして|あたりを|見回した。||その後、|部屋を|出ると、|ほとんど|駆け足で|台所へ|向かった。111

̶ Croyez que je regrette d’interrompre votre conversation.

あなたがたの|会話を|邪魔|してしまい、|私は|申し訳ないと|思っている。||どうか|ご理解|いただきたい。111

Liewens parla enfin, en néerlandais.
Il adressait à la jeune fille quelques phrases incisives et le commissaire ne put s’empêcher de questionner :

リウェンスは|ようやく|オランダ語で|話し始めた。
彼は|その|若い|娘に、|厳しい|口調で|いくつか|言葉を|浴びせていた。||警部は|質問|せずには|いられなかった。

̶ Qu’est-ce qu’il dit ?

「なんと|言って|いるんだ?」

̶ Qu’il reviendra ! Que la police française.

「彼は|また|来るつもりだ!||フランス|警察|というのは」

Elle cherchait la suite avec embarras.

彼女は、|戸惑いながら、|続きの|言葉を|探していた。

̶ … est d’un sans-gêne exagéré, n’est-ce pas ?…. fit à sa place le policier.
Nous avons déjà eu l’occasion de nous rencontrer, Monsieur et moi…

「ずいぶん図々しい奴だ、|という|意味だろう?」
と、|代わりに|メグレが|口を|はさんだ。
「実は、|私と|あの人とは、|すでに|一度|顔を|合わせたことが|あるんでね」

L’autre essayait de comprendre en prêtant attention à l’intonation, aux expressions de Maigret.
Et le commissaire, lui, laissait tomber son regard sur les lettres, sur la signature de l’une d’elles : Conrad.
La gêne atteignit son point culminant.
Le fermier alla prendre sa casquette sur une chaïse, mais ne se résigna pas à partir.

もう一方の|男は、|声の|調子や|メグレの|表情に|耳を|傾けながら|理解しようと|していた。
そして|メグレは、|その|手紙の|束に、|目を|落とした。||その中の|一通に|『コンラッド』という|署名が|あった。
気まずさは|頂点に|達した。
リウェンスは|椅子の|上に|あった|帽子を|取りに|行った。||しかし|出ていく|つもりは|なかった。

̶ Il vient de vous apporter les lettres que votre beau-frère écrivait à sa fille ?

「彼は|手紙を|あなたに|持って来たのか?||あなたの|義理の|兄が、|彼の|娘に|宛てて|書いていた|その手紙を?」

̶ Comment savez-vous ?….

「どうして|わかるんですか?」

Parbleu !
La scène était tellement facile à reconstituer, dans une atmosphère pareille, écœurante à force d’être épaisse !
Liewens qui arrivait, retenant son souffle à force de dominer sa colère.
Liewens qu’on introduisait dans le salon où l’accueillaient deux femmes effrayées et qui parlait soudain, qui lançait les lettres sur la table !…..
Mme Popinga, affolée, se cachant le visage de ses mains, refusant peut-être de croire à l’évidence, ou bien accablée au point de rien pouvoir dire…

もちろんだ!
この場面を|想像|するのは|あまりに|たやすかった。||むせ返るほど|重苦しくて、|吐き気すら|覚えるような、|そんな|雰囲気なのだ!
リウエンスは、|怒りを|抑えこもうと|するあまり、|息を|止めるような|様子で|やって来た。
リウェンスは|客間に|通され、|そこで|怯えた|二人の|女性に|迎えられ、|突然|口を|開いたかと|思うと、|手紙を|テーブルに|放り投げた!
狼狽うろたえた|マダム=ポパンガは、|両手で|顔を|おおった。||目の前の|現実を|信じたくないのか、|あるいは、|あまりの|衝撃に|何も|言えなかった。

Et Any essayant de tenir tête à l’homme, discutant….
C’est alors qu’on avait frappé à la porte, que tout le monde s’était figé, qu’Any avait ouvert.

そして|アニーは、|その男に|くいさがり、|言い返そうとした。
そんなとき、|扉を|ノックする|音が|したので、|3人の|動きは|止まり、|アニーが|戸を|あけたのだ。

Maigret, en tout cas, dans cette reconstitution, se trompait au moins sur le caractère d’un des personnages.
Car Mme Popinga, qu’il imaginait dans la cuisine, effondrée à la suite de cette révélation, sans nerfs, sans ressort, rentrait quelques instants plus tard, calme comme on ne l’est qu’au point culminant de l’émotion.

いずれにせよ、|メグレの|この|想像は、|少なくとも|ある|人物の|性格|について|間違っていた。
なぜなら|メグレは、|マダム=ポパンガは|この暴露の|あと、|気が|抜けて|立ち直れずに|台所に|引きこもっていると|想像|していたが、|ほんの|数分後に|部屋へ|戻ってきた|彼女は、|人が|感情の|頂点に|達した|ときにしか|見せないような|落ち着き払った|表情を|していたのだ。

Et lentement elle posait, elle aussi, des lettres sur la table.
Elle ne les jetait pas. Elle les déposait. Elle regardait le fermier, puis le commissaire.
Elle ouvrait plusieurs fois la bouche avant de parvenir à parler et elle disait alors :

彼女も|また|ゆっくりと、|何通かの|手紙を|テーブルに|置いた。
投げつけるのでは|なかった。||丁寧に|置いたのだった。
彼女は|牧場主を|見て、|ついでに|警部を|見た。
何度か|口を|開いた|あとで、|やっと|言葉が出た。

̶ Il faut qu’on juge… Il faut que quelqu’un lise.

「裁いて|もらわないと。||誰かに|読んで|もらわなければ|いけませんね」

Le visage de Liewens, au même instant, était envahi par un flot de sang.
Il était trop Hollandais pour se précipiter vers les lettres, mais elles l’attiraient comme un vertige.
Une écriture de femme… Du papier bleuâtre… Des lettres de Beetje, évidemment… Une chose frappait : la disproportion entre les deux tas.
Peut-être y avait-il dix billets de Popinga, d’une seule feuille, couverts le plus souvent de quatre ou cinq lignes.

すると|そのとき、|リウェンスの|顔が、|一気に|血の|色で|染まっていた。
彼は、|オランダ人|気質が|強すぎて、|手紙に|飛びつくような|ことは|しなかったが、|それでも|その手紙には、|目が|吸い寄せられていた。
女の|手で|書いた|文字だった、||青みがかった|便箋。||それは|ビーチェからの|手紙に|間違いなかった。
ある|一つの|点が|目を引いた。
二つの|手紙の|束の|量に、|あまりにも|差があるのだ。
ポパンガの|便箋は、|おそらく|一枚きりで、|簡単なものが|十通ほどだ。||それぞれに|書かれていたのは、|たいてい|四行か|五行だった。

Il y avait trente lettres de Beetje, longues, compactes !
Conrad était mort. Il restait ces deux tas inégaux et les bois en pile, complices des rendez-vous, le long de l’Amsterdiep.

ビーチェからの|手紙は|三十通は|ある。||いずれも|びっしりと|詰まった|長文だった!
コンラッドは|死んだ。
残されたのは、|この|二つの|不ぞろいな|手紙の|山と、|アムステルディープ|沿いの、|逢引の|共犯者|である|丸太の|山|だけだった。

̶ Il vaut mieux vous calmer ! dit Maigret. Et peut-être est-il préférable de lire ces lettres, sans colère…

「おちついたほうが|いい!」と、|メグレが|言った。
「おそらく|これらの|手紙は、|怒らずに|読んだほうが|いいだろう」

Maigret s’y appuyait des deux mains.
Il prit un billet de Popinga, au hasard.

メグレは|テーブルに|両手を|ついていた。||ポパンガの|手紙を|適当に|一通|手に|取った。

̶ Voulez-vous avoir l’obligeance de le traduire, mademoiselle Any ?

「よければ|訳して|もらえるかね、|マドモワゼル=アニー?」

Mais la jeune fille n’avait pas l’air d’entendre.
Elle regardait l’écriture sans rien dire.
Sa sœur lui prit le billet des mains, grave et digne.

しかし|その|若い娘は|聞こえて|いない|ようだった。
彼女は|文字を|見つめて|何も|言わなかった。
姉が|重々しく|威厳を|保ったまま|彼女の|手から|その|紙切れを|取った。

̶ Cela a été écrit à l’école, dit-elle. Il n’y a pas de date. Au- dessus, il est marqué : six heures. Puis :

「これは|学校で|書かれた|ものです」と、|彼女は|言った。
「日付は|ありません。|上には、|六時と|書いてあります。||そして|こう|書かれてます」

Ma petite Beetje,
Il vaudra mieux ne pas venir ce soir, parce que le directeur vient prendre une tasse de thé à la maison.
A demain. Baïsers.

『かわいい|ビーチェ、|今夜は|来ないほうが|いいだろう。||校長先生が|家に|お茶を|飲みに|来るからだ。||また|明日。||キスを。』

Elle regarda autour d’elle d’un air de calme défi. Elle prit un autre billet. Elle lut lentement :

彼女は|落ち着いて|挑むような|表情で、|あたりを|見まわした。
それから|別の|手紙を|取り、|ゆっくりと|読んだ。

Petite Beetje jolie, Tu dois te calmer.
Et il faut penser que la vie est encore longue.
J’ai beaucoup de travail à cause des examens des élèves de troisième.
Je ne pourrai pas venir ce sotr.
Pourquoi répètes-tu toujours que je ne t’aime pas ? Je ne peux pourtant pas quitter l’école.
Qu’est-ce que nous ferions ?
Reste bien calme. Il y a du temps devant nous. Je t’embrasse affectueusement.

『かわいい|ビーチェ、|君は|落ち着かないと|いけない。||そして|人生は|まだまだ|長いって|考えなきゃ。|
僕は、|三年生の|試験の|せいで|仕事が|山ほどあるんだ。
今晩は|行けそうにないよ。
なぜ|君は|いつも|僕が君を|愛していないなんて|言うんだ?|
でも|僕は、|学校を|辞めるわけには|いかないだろ。|
僕たちは|どうすれば|いいって|いうんだ?
おちついて|いなさい。||これから|まだ|たっぷり|時間は|あるんだ。
君に|愛を|こめて|キスを|おくります。

Et, comme Maigret semblait dire que cela suffisait, Mme Popinga prit une autre lettre.

そして、|メグレが|もう|十分だと|言ってるように|見えたので、|ポパンガ夫人は|別の|手紙を|手に取った。

̶ Il y a celle-ci, peut-être la dernière :

「おそらく|これが、|最後の|一通です」

Ma Beetje,
C’est impossible ! Je te supplie d’être sage.
Tu sais bien que je n’ai pas d’argent et qu’il faudrait longtemps pour trouver une situation à l’étranger.
Tu dois être plus prudente et ne pas t’énerver.
Et surtout il faut avoir confiance !
Ne crains rien !
S’il arrivait ce que tu crains, je ferais mon devoir.
Je suis nerveux parce que j’ai beaucoup de travail en ce moment et que quand je pense à toi je travaille mal.
Le directeur m’a fait une remarque hier. J’ai été très triste.
J’essaierai de sortir demain soir en disant que je vais voir un bateau norvégien dans le port.
Je te prends dans mes bras, petite Beetje.

『ぼくの|ビーチェ、|それは|無理だ!||どうか|利口に|なってくれ。
きみも|わかってるだろ。||僕には|お金が|ないんだし、|外国で|仕事を|探すのも、|きっと|時間が|かかるよ。
もっと|慎重に|ならないと|いけないし、|いらいらしちゃ|だめだよ。
とくに|大切なのは、|信じる|気持ちを|持つことだ!
こわがら|なくていい!
もし、|君が|恐れていることが|おこったら、|僕は|自分の|義務を|果たすつもりだ。
僕は|気分が|落ち着かない。||というのは、|いま|仕事が|とても|忙しくて、|君のことを|考えると|うまく|仕事が|できないからだ。
校長からは|昨日|注意された。||とても|落ち込んだよ。
明日の|晩には、|港の|ノルウェーの|船を|見に行くと|言って、|外出できるように|してみる。
|君を|僕の腕で|抱きしめるよ、|可愛い|ビーチェ。』

Mme Popinga les regarda tour à tour, lasse, les yeux voilés.
Sa main s’avança vers l’autre tas, celui qu’elle avait apporté, et le fermier tressaillitElle prit une lettre, au hasard.

マダム=ポパンガは、|彼らを|一人ずつ|見回した。
疲れた|様子で、|その目は|ぼんやりと|していた。
彼女の|手が、|もう一方の|山に|伸びた。||それは|彼女が|持ってきた|方の山だった。
すると|牧場主は、|びくりと|身振るいした。
彼女は、|一通の|手紙を、|適当に|取り上げた。

Cher Conrad que j’aime,
Une bonne nouvelle : à l’occasion de mon anniversaire, papa a encore placé mille florins à mon compte en banque.
C’est assez pour aller en Amérique, car j’ai regardé dans le journal le tarif des bateaux. Et nous pouvons voyager en troisième classe !
Mais pourquoi n’es-tu pas plus pressé ?
Moi, je ne vis plus.
La Hollande m’étouffe.
Il me semble que les gens de Delfziÿl me regardent avec réprobation…
Et pourtant je suis si heureuse et si fière d’appartenir à un homme comme toi !
Il faut absolument partir avant les vacances, car papa veut que j’aille passer un mois en Suisse et je ne veux pas.
Ou alors notre grand projet ne serait que pour l’hiver.
J’ai acheté des livres d’anglais.
Je connais déjà beaucoup de phrases.
Vite ! Vite ! Et ce sera la belle vie à nous deux !
N’est-ce pas ?… Il ne faut plus rester ici.
Surtout maintenant !.. Je crois que Mme Popinga me bat froid…
Et j’ai toujours peur de Cornélius qui me fait la cour et que je ne parviens pas à décourager.
C’est un bon garçon, bien élevé, mais qu’il est bête !
Sans compter que ce n’est pas un homme, Conrad, un homme comme toi, qui a voyagé partout, qui sait tout…
Tu te souviens quand, il y a un an, je me mettais sur ton passage et que tu ne me regardais même pas !
Et maintenant voilà que je vais peut-être avoir un enfant de toi !.… En tout cas, je pourrais !
Mais pourquoi es-tu si froid ?.. Est-ce que tu m’aimes moins…』

親愛なる|愛する|コンラッドへ。
いい|知らせよ。||誕生日の|お祝いに、|パパが|また|私の|口座に|1000フローリンを|入金|してくれたの。
それで|アメリカへ|行くには|十分|なのよ。|だって|私、|新聞で|船の|運賃を|調べたから。||私たち|三等|船室で|旅に|出ることが|できるわ!
でも|どうして|あなたは|もっと|急いで|くれないの?|
私は|もう|生きていないも|同然|なのよ。
オランダに|いると|私は|息苦しくて。
デルフゼイルの|人たちが、|私を|厳しく|非難|している|目で|見ているような|気がするから。
でも|私は|とても|幸せよ。||あなたのような|人の|ものに|なっている|ことを、|とても|誇らしく|思っているの!
どうしても|休暇の|前に|出発|しないと|いけないの。
というのも、|パパは|私に|スイスで|一か月|過ごさせようと|していて、|私は|それが|いやなの。
そうしないと|私たちの|大きな|計画は、|冬まで|延期に|なってしまうわ。|
私は|英語の|本を|買ったわ。|
もう|たくさんの|表現を|知っているのよ。
早く!|早く!
そうすれば|ふたりで|すてきな|人生が|始まるのよ!||そうでしょう?
もう|ここに|いるべきじゃ|ないのよ。||特に|今は!
マダム=ポパンガは|私を|避けてるような|気がするし。
それに|いつも|コルネリウスが|私に|言い寄ってきて、|どうしても|諦めさせることが|できないの。||いい人だし、|礼儀|正しいけど、|でも、|ほんとうに|頭が|悪いのよ!
言うまでもなく、|あの人は|男じゃ|ないのよ、|コンラッド。||あなただけが|ほんとうの|男よ。|世界中を|旅してきて、|なんでも|知ってる|あなただけが。
あなた|おぼえてる?||一年前の|こと。
わたしが|あなたの|通り道に|立っていたのに、|あなたは|見向きも|してくれなかった!
そして|いまでは|もしかしたら|あなたの|子供を|宿しているかも|しれないの!||いずれにしても、|そういう|可能性は|あるのよ!
でも、|どうして|そんなに|冷たいの?||私のこと、|前より|好きじゃ|なくなったの?』

La lettre nʼétait pas finie, maïs la voix avait tellement faibli dans la gorge de Mme Popinga qu’elle se tut. Un instant ses doigts fouillèrent le tas de lettres.
Elle cherchait quelque chose.

その手紙は|まだ終わっていなかったが、|マダム=ポパンガは|喉を|詰まらせ、|その声は|あまりにも|弱弱しくなって、|彼女は|口をつぐんだ。
しばらくの|あいだ、|彼女の|指が|手紙の|山を|探っていた。||彼女は、|何かを|さがしていた。

Elle lut encore une phrase prise au milieu dʼun billet : … et je finis par croire que tu aimes mieux ta femme que moi, je finis par être jalouse d’elle, par la détester… Sinon, pourquoi refuserais-tu maintenant de partir ?.….

彼女は、|手紙の|途中の|一節を|また|読み上げた。
『そして|私は|ついに、|あなたが|私よりも|奥さんのことを|愛しているのだと|思い始めています。||私は|彼女に|嫉妬さえ|感じ始め、|憎むように|なってきています。||そうでなければ、|なぜ|今になって|あなたは|旅立つのを|拒むのでしょう?』

Le fermier ne pouvait comprendre les mots, mais son attention était tellement tendue quʼon eût juré qu’il devinaïit.
Mme Popinga avala sa salive, saisit une dernière feuille, lut dʼune voix plus contenue encore :

牧場主には|言葉の|意味は|わからなかった|はずだ。
しかし|彼が、|あまりにも|注意を|集中させて|聞いているので、|あたかも|理解|しているように|見えた。
マダム=ポパンガは|つばを|のみこみ、|最後の|一枚を|つかみとると、|いっそう|おさえた|声で|読みあげた。

… J’ai entendu dire dans le pays que Cornélius serait plus amoureux de Mme Popinga que de moi et qu’ils s’entendraient très bien tous les deux…
Si cela pouvait être vrai !.…
Alors, nous serions tranquilles et tu n’aurais plus de scrupule…

『この町の|噂では、|コルネリウスは、|私よりも|むしろ|マダム=ポパンガの|ほうに|夢中で、|ふたりは|とても|気が合うらしいと|聞きました。||それが|ほんとうなら|いいのに!
そしたら、|私たちは|やっと|安心|できるし、|あなたも|もう|うしろめたいと|思うことは|なくなるはず。』

Le papier lui glissa des mains, alla se poser lentement sur le tapis, au pied dʼAny, qui le regarda fixement.
Et ce fut un nouveau silence.
Mme Popinga ne pleurait pas.
Seulement tout en elle était tragique de douleur contenue, de dignité obtenue au prix dʼun effort insensé, tragique aussi de par le sentiment admirable qui lʼanimait.

手紙は|彼女の|手から|滑り落ち、|ゆっくりと|絨毯の|上に|舞い降りた。
それは|アニーの|足元に|落ち、|アニーは|じっと|それを|見つめていた。
そして|新たな|沈黙が|訪れた。||マダム=ポパンガは|泣いては|いなかった。
ただ、|彼女は|すべて、|その苦悩を|抑えこんだ|悲劇の|中に|いたのだ。||それは|常軌を|逸した|努力で|得られた|気品|でもあり、||彼女を|駆り立てた|すばらしい|精神力|ゆえの|悲劇|でもあった。

Elle était venue pour défendre Conrad !
Elle attendait une attaque.
Elle allait lutter encore sʼil le fallait.

彼女は、|コンラッドを|かばうために|来たのだ!
非難|されるのは|覚悟していた。
必要なら|まだ|戦う|つもりでいた。

̶ Quand avez-vous découvert ces lettres ? questionna Maigret avec gêne.

「あなたは、|いつ|これらの|手紙を|見つけたのかな?」と、|メグレは|気まずそうに|たずねた。

̶ Le lendemain du jour où…

「あの日の|翌日に」

Elle étouffa.
Elle ouvrit la bouche pour boire une gorgée d’air.
Ses paupières se gonflèrent.

彼女は|息を|つまらせた。
口を|開いて、|一息|吸いこもうとした。
目を|しっかりと|開けていた。

̶ . où… Conrad…

「コンラッドの?」

̶ Oui !

「ええ!」

Il avait compris.
Il la regardait avec compassion.
Elle n’était pas jolie.
Et pourtant elle avait les traits réguliers.
Elle n’avait pas de ces déformations qui rendaient le visage d’Any déplaisant.
Elle était grande, forte sans être grasse. Un casque de beaux cheveux encadrait son visage un peu rose de Hollandaise.

メグレには|わかっていた。
彼は|彼女を|同情の|まなざしで|見つめていた。
彼女は|美しくは|なかった。
それでも|彼女の|顔立ちは|整っていた。
アニーの|顔のように、|不快にさせる|変わったところは|彼女には|なかった。
彼女は、|背が高く、|太っては|いないけれども|がっしりしていた。||美しい|髪の毛が|兜のように|顔を|縁取り、|その顔は|オランダ人|らしい|やや|赤みがかった|肌を|していた。

Mais n’eût-il pas préféré qu’elle fût laide ?
Il se dégageait de ces traits réguliers, de cette expression sage, réfléchie, comme un immense ennui.
Son sourire lui-même devait être un sourire sage, mesuré, sa joie une joie sage, en veilleuse !
Et, à six ans, elle devait être une enfant sérieuse !
A seize, elle devait être la même qu’aujourd’hui !
De ces femmes qui semblent être nées pour être des sœurs, ou des tantes, ou des infirmières, ou des veuves patronnant les bonnes œuvres.

けれども|むしろ、|彼女は|醜かった|ほうが|よかったのでは|ないか?
この|整った|顔立ちから、|この|思慮深く|賢そうな|表情からは、|どうしようもない|悲しみが|にじみ出ていた。
彼女の|笑顔でさえ|きっと|控えめで|理性的な|ものに|ちがいなかった。
彼女の|喜びも|また、|火を|落とした|ランプのように|小さな|喜び|なのだろう!
そして|六歳の|ころから、|もう|まじめな|子どもだったに|ちがいない!
十六歳の|ころには、|もう|今と|まったく|同じだったに|ちがいない!
こうした|女たち|生まれながらにして、|修道女|あるいは|厳しい|叔母、|看護婦、|あるいは|善行を|取り仕切る|未亡人に|なるべくして|生まれてきた|ような|女たち。

Conrad n’était pas là, et jamais Maigret ne l’avait senti aussi vivant qu’à cet instant, avec son visage bon enfant, sa gourmandise, son appétit de vie plutôt, sa timidité, sa peur de heurter quelqu’un de front et cette TSF dont il tournait les boutons des heures durant pour accrocher un air de jazz à Paris, les tziganes de Budapest, l’opérette de Vienne, voire les appels lointains de bateau à bateau.

コンラッドは|そこに|いなかった。
だが|メグレは、|これほど|彼の|存在を|生々しく|感じたことは|一度として|なかった。
その|善良そうな|顔つき、|食いしん坊な|ところ、|いや|むしろ|人生に|対する|食欲、|人を|正面から|傷つけるのを|恐れる|臆病さ、|そして、|TSF(ラジオ)を|何時間も|いじくりながら|パリの|ジャズや|ブダペストの|ジプシー|音楽、|ウィーンの|オペレッタ、|あるいは|船から|船への|遠い|呼びかけの|声を|捉えようと|していた|姿。
それら|すべてが、|今|この瞬間、|あまりにも|生き生きと|甦っていた。

Any s’approcha de sa sœur, comme on s’approche de quelqu’un qui souffre et qui va faiblir.
Mais Mme Popinga marcha vers Maigret, fit deux pas tout au moins.

アニーは、|まるで|苦しんで|いまにも|崩れ落ちそうな|人に|近づくように、|姉に|近づいた。
だが|マダム=ポパンガは、|メグレの|ほうへと|歩み出た。|少なくとも|二歩は|近づいた。

— Je n’avais jamais pensé souffla-t-elle. Jamais !.… Je vivais.. je… Et quand il est mort, je…

「私は、|思いも|しませんでした」と、|彼女は|ささやくように|言った。
「ありえません!||私は|彼と|暮らして|いました。||そして|彼が|死んだとき、|わたしは」

Il devina, à sa façon de respirer, qu’elle avait une maladie de cœur, et l’instant d’après elle confirmait cette hypothèse en restant un long moment immobile, une main sur la poitrine.

彼は|彼女の|呼吸の|仕方から、|心臓の|病気を|抱えているのだと|察した。||そして|その|すぐあと、|彼女は|胸に|手を|あてたまま|長く|じっとしていて、|その推測が|正しかったことを|裏づけて|みせた。

Quelqu’un bougeait dans la pièce : le fermier, l’œil dur, fiévreux, qui s’était avancé vers la table et qui saisissait les lettres de sa fille avec une nervosité de voleur qui craint d’être surpris.
Elle le laissa faire. Maigret aussi.

誰かが|部屋の中で|動いた。
それは|牧場主で、|冷たく|熱に|浮かされた|ような|目をしていた。
彼は|テーブルのほうへ|近づいていき、|娘の手紙を|盗人のような|落ち着きのなさで|つかみ取った。||まるで、|見つかるのを|恐れているかの|ようだった。
彼女は、|彼に|そうさせた。||メグレも、|同じように|そうした。

Il n’osait pourtant pas s’en aller.
On l’entendit parler, ne s’adressant à personne en particulier.
Le mot Franzose frappa les oreilles de Maigret et il lui sembla qu’il comprenait le néerlandais comme, sans doute, Liewens, ce jour-là, avait compris le français.
Il reconstitua la phrase, à peu près : « Vous croyez qu’il était nécessaire de raconter ces choses au Français ?.. »

それでも|彼は、|立ち去る|勇気が|出なかった。
彼が|しゃべるのが|聞こえたが、|誰に|向かって|というわけでも|なかった。
『フランゾーズ」』という|言葉が、|メグレの|耳を|打った。|
そして|彼は|オランダ語が|理解|できたように|思った。
あの日、|リウェンスが|フランス語を|理解|したのと|同じだろう。
彼は、|その言葉を|おおよそ|再現|してみた。|
『おまえは|そういうことを|フランス人に|話す|必要が|あったと|思っているのか?』

Il laissa tomber sa casquette par terre, la ramassa, s’inclina devant Any, qui était sur son chemin, mais devant elle seule, grommela encore des syllabes inintelligibles et sortit.
La servante devait avoir fini de laver le seuil, car on entendit la porte d’entrée s’ouvrir et se refermer, puis des pas s’éloigner.

彼は|帽子を|床に|落とし、|それを|拾い上げ、|通り道に|いた|アニーに|だけ|軽く|おじぎを|すると、|何か|聞き取れない|言葉を|ぶつぶつ|言いながら、|部屋を|出ていった。
女中は|敷居を|ふき終えていた|ようだった。
というのも、|玄関の|扉が|開いて|また|閉じる|音が|した|あとで、|足音が|遠ざかっていくのが|聞こえたから|である。

Malgré la présence de la jeune fille, Maigret questionna encore, avec une douceur dont on ne l’eût pas cru capable :

若い|妹が|そこに|いたが、|メグレは|ふだんの|彼からは|想像も|できないような|やさしい|口調で、|姉に|質問を|続けた。

— Vous avez montré ces lettres à votre sœur ?

「あなたは|この手紙を|妹さんに|見せたのかい?」

— Non ! Mais quand cet homme…

「いいえ!|でも|あの男が」

— Où étaient-elles ?

「手紙は、|どこに|あったんだ?」

— Dans le tiroir de la table de nuit. Je ne l’ouvrais jamais… C’était là aussi qu’il y avait le revolver…

「ベッドの|横の|テーブルの|引き出しの|中です。|私は|一度も|開けたことが|なかったんです。||そこに|拳銃も|入ってた|はずです」

Any parla en néerlandais et Mme Popinga traduisit machinalement :

アニーが|オランダ語で|話し、|マダム=ポパンガが、|そのまま|翻訳した。

— Ma sœur me dit que je devrais me coucher… Parce que voilà trois nuits que je ne dors pas.

「妹は|わたしに、|もう|横に|なったほうが|いいと|言っています。||ここ|三晩、|眠っていないから|と」

Il ne serait pas parti… Il a dû être imprudent une fois, n’est-ce pas ?..
Il aimait rire, jouer… Des détails me sont revenus…
Beetje qui venait toujours apporter des fruits et des gâteaux qu’elle faisait elle-même… Je croyais que c’était pour moi…
Puis elle venait nous demander de jouer au tennis… Toujours à l’heure où elle savait bien que je n’avais pas le temps !…
Mais je ne voulais pas voir le mal… J’étais contente que Conrad se repose un peu… Parce qu’il travaillait beaucoup et que Delfzijl était triste pour lui… L’an dernier, elle a failli venir à Paris avec nous… Et c’était moi qui insistais !.…

「彼が|出ていくはずが|ありません。||きっと|一度だけ|軽率|だったのでは|ないでしょうか?
彼は|笑うのが|好きで、|ふざけたり|遊んだり|していました。
細かい|ことが|いくつか|思い出されて|きました。
ビーチェは|いつも|果物や|自分で|作った|お菓子を|持って|きてくれました。
私は|それが|私にと|思って|いました。
それから|彼女は|いつも|テニスを|しようと|誘いに|来てて、|決まって|私が|時間の|取れない|時を|ねらって|いたのです!
でも|私は|悪くは|考えたく|ありませんでした。||コンラッドが|少しでも|休めるならと、|うれしかった。
というのも、|彼は|よく|働いて|いましたし、|デルフザイルは|彼に|とっては|気の滅入る|場所|でしたから。
去年、|彼女と|パリに|一緒に|行くところでした。||しかも、|誘ったのは|私だった|くらいです!」

Elle disait cela simplement, avec une lassitude où il y avait à peine de la rancœur.

彼女は|それを|ただ|淡々と|口にした。||その|疲れ切った|口調には、|ほとんど|恨みの|気配すら|なかった。|

— Il ne voulait pas partir… Vous avez entendu… Mais il avait peur de faire de la peine… C’était son caractère…
Il a reçu des réprimandes, parce qu’il donnait de trop bonnes notes aux examens… À cause de cela, mon père ne l’aimait pas…

彼は|出て行きたく|なかったのです。||あなたも|聞いたはずです。||でも|彼は|人を|傷つけるのが|怖かった。||そういう|性格でした。
試験で|点数を|甘く|つけるからと、|注意|されたことも|ありました。||それで|私の|父は、|彼のことが|好きでは|ありませんでした。

Elle remit un bibelot à sa place, et ce geste précis de ménagère trancha avec l’état d’esprit ambiant.

彼女は、|小さな|置物を、|元の|位置に|戻した。
その|家事を|こなす|主婦らしい|いつもの|手つきは、|その場の|空気とは|まるで|そぐわなかった。

— Je voudrais seulement que tout soit fini… Parce qu’on ne veut même pas qu’il soit enterré…
Vous comprenez ?.. Je ne sais plus !.. Qu’on me le rende !
Dieu se chargera bien de punir le coupable…

私は|ただ、|すべてが|終わってほしい|だけです。
あの人を|埋葬|することさえ|できなのです。
わかりますか?||もう|私には|わかりません。||あの人を|返して|ください!
罪を|犯した|者は、|神が|きっと|罰して|くださるでしょう。

Elle s’anima.
Elle poursuivit d’une voix plus ferme :

彼女は、|感情が|あらわになった。
そして、|いっそう|しっかりした|声で|話しつづけた。

— Oui… C’est ce que je crois !.. Ces choses-là, n’est-ce pas ?
C’est une affaire entre Dieu et l’assassin.. Nous, est-ce qu’on peut savoir ?.…

「ああ、|そうだろう!
こういう|ことはな?||神と|犯人との|あいだの|話だ。||我々に|分かるものか?」

Elle frémit, comme frappée d’une idée. Elle montra la porte. Elle dit très vite :

彼女は|まるで|ひとつの|考えに|打たれたかの|ように|はっと|身を|震わせた。
彼女は|扉を|指さした。
そして|とても|早口で|言った。

— Peut-être qu’il va la tuer !.. Il en est capable !.. Ce serait affreux…

「もしかすると|彼は|彼女を|殺す|かもしれない!||あの人なら|やりかねない!
それは|あまりにも|ひどい」

Any la regardait avec une certaine impatience.
Elle devait considérer toutes ces paroles comme inutiles et ce fut d’une voix très calme qu’elle prononcça :

アニーは|ある意味|いらだたしく|彼女を|見ていた。
彼女は|これらの|言葉を|すべて|無駄な|ことの|ように|考えていた。
そして|きわめて|落ち着いた|声で|それを|口にした。

— Qu’est-ce que vous pensez, maintenant, monsieur le commissaire ?.…

「では|今は|どう|お考えなんですか、|警部さん?」

— Rien !.….

「何も!」

Elle n’insista pas, mais son visage exprima le mécontentement.

彼女は|それ以上|聞かなかったが、|その顔は|不満そうだった。

— Je ne pense rien, parce qu’il y a avant tout la casquette d’Oosting !
dit-il.
Vous avez entendu les théories de Jean Duclos.
Vous avez lu les ouvrages de Grosz dont il vous a parlé… Un principe : ne pas se laisser détourner de la vérité par des considérations psychologiques…
Suivre jusqu’au bout le raisonnement qui découle des indices matériels.

「何も|考えは|ないんだ。|||何よりも|まず、|オースティングの|帽子が|あることだ!」と、|彼は|言った。
「君も|ジャン=デュクロの|説を|聞いただろう。||君は|彼が|話していた|グロスの|著作を|読んだはずだ。||ひとつの|原則だ。||心理的な|考慮に|引きずられて、||事実から|目を|そらしては|ならない。
物的|証拠から|導かれる|推理を|最後まで|たどることだ」

Impossible de savoir s’il persiflait ou s’il parlait sérieusement.

彼が|からかって|いたのか|まじめに|話して|いたのか、|判別は|不可能だった。

— Or, il y a une casquette et un bout de cigare !
Quelqu’un les a apportés, ou jetés dans la maison…

「だがな、|この家に|オースティングの|帽子と、|葉巻の|吸いがらが|あった!||誰かが|持ち込んだか、|投げ込んだんだろ」

Mme Popinga soupira, pour elle-même :

マダム=ポパンガが、|ひとりごとの|ように、|ため息|まじりに|つぶやいた。

— Je ne peux pas croire qu’Oosting…

「オースティングが|そんなことを。||とても|信じられません」

Et soudain, dressant la tête :

そして|突然、|顔を|ぱっと|上げた。

— Cela me fait penser à une chose que j’avais oubliée.

「それで|思い出した|ことが|あります。||すっかり|忘れていました」

Mais elle se tut, comme craignant d’en avoir trop dit, comme épouvantée par les conséquences de ses paroles !

しかし|彼女は|言いすぎたと|心配|したのか、|口をつぐんだ。
自分の|言葉が|もたらす|結果に|怯えている|ようだった!

— Dites !

「言ってくれ!」

— Non !.… Cela ne signifie rien !.…

「いえ!||別に|意味は|ないんです!」

— Je vous en prie…

「お願いだ」

— Quand Conrad allait chasser le chien de mer sur les bancs de Workum…

「コンラッドが|ウォルクムの|浅瀬に|アザラシ|猟に|出かけていた|ころの|ことです」

— Oui… Eh bien ?..

「ああ。||それで?」

— Beetje allait avec eux… Parce qu’elle chasse aussi… Ici, en Hollande, les jeunes filles ont beaucoup de liberté…

「ビーチェも|あの人たちと|一緒に|行ってました。||あの子も|狩りを|するものですから。||こちら、|オランダでは、|娘たちは|ずいぶんと|自由に|しているのです」

— Ils couchaient en route ?…

「彼らは、|狩の|途中で|寝泊まり|していたのか?」

— Parfois une nuit… Parfois deux…

「ときには|一晩だけ。||二晩の|ときも」

Elle se prit la tête à deux mains, eut un mouvement d’impatience poussée au degré le plus extrême, gémit :

彼女は|両手で|頭を|抱え、|究極まで|高まった|苛立ちを|あらわにして|声を|絞り出した。

— Non ! je ne peux plus penser !.… C’est trop affreux !.. Trop affreux…

「だめ!||もう|何も|考えられない!||ひどすぎるのよ!||ひどすぎて」

Cette fois-ci, les sanglots étaient là.
Ils naissaïent.
Ils allaient éclater, et ce fut Any qui mit ses mains sur les épaules de sa sœur et la poussa doucement dans la pièce voisine.

今度ばかりは、|嗚咽を|抑えられなかった。
それは|今にも|爆発|しそうだった。
そして|そっと|姉の|肩に|手を|置き、|となりの|部屋へと|静かに|連れていったのは|アニー|だった。