サン=フォリアン教会の首吊り男(対訳)|第一章 メグレ警部、罪を犯す

サン=フォリアン教会の首吊り男

注記(区切り記号について)
この翻訳文には、点字に対応させるための区切り記号(マス空け)を入れています。
「|」 … 1マスあけ
「||」 … 2マスあけ
点訳の際に必要となる区切りを、見える形で示しています。
読み進めるうちに、文章のリズムや切れ目を意識していただければ幸いです。

・フランスの「通り名」は、「Avenue」並木道なみきみち、「boulevard」大通りおおどおり、「Qai」河岸かがん通りどおり、「Rue」通りとおり
・当時の1フラン=現在の日本円で200円程度
・建物の階数は、rez-de-chaussée=1階、premier étage=2階と表記しています。

『Brille Editor System ver.8』用の『BESファイル』を、ZIPファイルに圧縮して公開しています。(2026年2月18日現在未完成)

Maigret And The Hundred Gibbets
Chapter 1
INSPECTOR MAIGRET COMMITS A CRIME

||||||||<サン=フォリアン>|教会の|首吊り|男
||||||
第一章
||||メグレ警部、|罪を|犯す

Personne ne s’aperçut de ce qui se passait.
Personne ne se douta que c’était un drame qui se jouait dans la salle d’attente de la petite gare où six voyageurs seulement attendaient, l’air morne, dans une odeur de café, de bière et de limonade.

誰も|気づかなかった。||誰も|想像しなかった。||コーヒーと|ビールと|レモネードの|匂いが|漂う|小さな駅の|待合室で、|むっつりした|顔つきの|六人の|乗客だけが|待っているなか、|一つの|ドラマが|演じられていたことを。

Il était cinq heures de l’après-midi et la nuit tombait. Les lampes avaient été allumées mais, à travers les vitres, on distinguait encore dans la grisaille du quai les fonctionnaires allemands et hollandais, de la douane et du chemin de fer, qui battaient la semelle.

午後五時、|夜が|訪れようとしていた。||灯りは|すでに|ともされていたが、|窓越しに|まだ|見えていた、|薄暗い|ホームに|たたずむ|ドイツと|オランダの|税関員や|鉄道員たちの|姿が、|足踏みしながら|寒さを|しのいでいた。

Une gare sans importance. Neuschanz est à peine un village. Aucune grande ligne ne passe par-là. Il n’y a guère de trains que le matin et le soir, pour les ouvriers allemands qui, attirés par les gros salaires, travaillent dans les usines des Pays-Bas.

Et  la  même  cérémonie  se  reproduit  chaque  fois.  Le  train allemand s’arrête à un bout du quai. Le train hollandais attend à l’autre bout.

Les  employés  à  casquette  orange  et  ceux  en  uniforme verdâtre  ou  bleu  de  Prusse  se  rejoignent,  passent  ensemble l’heure de battement prévue pour les formalités de la douane.

Comme il n’y a qu’une vingtaine de voyageurs par convoi, que ce sont des habitués qui appellent les douaniers par leur prénom, ces formalités sont vite terminées.

Et les gens vont s’asseoir au buffet, qui a les caractéristiques de tous les buffets de frontière. Les prix sont inscrits en cents et en pfennig. Une vitrine contient du chocolat hollandais et des cigarettes allemandes. On sert du genièvre et du schnaps.

大した駅では|ない。||ノイシャンツは|村と|呼べるかどうかも|あやしいほどの|小さな|土地だ。||大きな|路線は|一つも|通っていない。||列車が|あるのは|朝と|夕方だけで、|高い|賃金に|引きよせられて|オランダの|工場で|働く|ドイツ人労働者たちの|ためだけに|走っている。

毎回|同じ|儀式が|繰りかえされる。||ドイツの|列車が|ホームの|一端に|停まり、|オランダの|列車が|反対側の|端で|待つ。

オレンジ色の|制帽をかぶった|オランダ側の|職員と、|くすんだ緑色や|プロシア青の|制服を|着た|ドイツ側の|職員が|合流し、|税関の|手続きに|あてられた|一時間を|ともに|過ごす。

一便あたりの|乗客は|二十人ほどで、|しかも|みな|顔なじみで|税関員を|名前で|呼ぶような|常連ばかりだから、|手続きは|あっという間に|済んでしまう。

そうして|人々は|国境の|駅には|どこにでも|あるような|食堂に|腰を|落とす。||値段表には|セントと|ペニヒが|並んで|書かれており、|陳列棚には|オランダの|チョコレートと|ドイツの|タバコが|並んでいる。||ジュネーヴァ(オランダのジン)と|シュナップスが|供される。

Ce soir-là, il faisait lourd. Une femme sommeillait à la caisse. Un  jet  de  vapeur  s’échappait  du  percolateur.  La  porte  de  la cuisine  était  ouverte  et  l’on  entendait  les  sifflements  d’un appareil de TSF qu’un gamin manipulait.

C’était familial, et pourtant il suffisait de quelques détails pour épaissir l’atmosphère d’une touche trouble d’aventure et de mystère.

Les  uniformes  des  deux  pays,  par  exemple !  Ce  mélange d’affiches  pour  les  sports  d’hiver  allemands  et  pour  la  Foire commerciale d’Utrecht…

Une silhouette, dans un coin : un homme d’une trentaine d’années,  aux  vêtements  usés  jusqu’à  la  trame,  au  visage décoloré,  mal  rasé,  coiffé  d’un  chapeau  souple,  d’un  gris indéfinissable, qui avait peut-être traîné dans toute l’Europe.

Il était arrivé par le train de Hollande. Il avait montré un billet pour Brème et l’employé lui avait expliqué en allemand qu’il avait choisi la ligne la moins directe, où il n’existe pas de rapides.

L’homme avait fait signe qu’il ne comprenait pas. Il avait commandé du café, en français, et tout le monde l’avait observé avec curiosité.

Il avait les yeux fiévreux, trop enfoncés dans les orbites. Il fumait en tenant sa cigarette collée à la lèvre inférieure, et ce simple détail suffisait à exprimer de la lassitude ou du dédain.

A ses pieds, une petite valise, en fibre, comme on en vend dans tous les bazars. Elle était neuve.

Quand il fut servi, il tira de sa poche une poignée de monnaie où il y avait des jetons français, belges et de petites piécettes hollandaises en argent.

La serveuse dut choisir elle-même les pièces qu’il lui fallait. On remarquait moins un voyageur qui s’était assis à la table

voisine,  grand  et  lourd,  large  d’épaules.  Il  portait  un  épais pardessus noir à col de velours et son nœud de cravate était monté sur un appareil en celluloïd.

Le  premier,  crispé,  ne  cessait  d’observer  les  employés  à travers la porte vitrée, comme s’il craignait de rater le train.

Le second l’examinait, sans fièvre, d’une façon implacable, en tirant des bouffées de sa pipe.

その夜は|蒸し暑かった。||女が一人、|レジの|前で|うとうとしていた。||コーヒーメーカーから|蒸気が|吹きだしている。||厨房の|扉は|開いたままで、|子どもが|いじくりまわす|ラジオの|ざわめきが|聞こえてきた。

どこか|家庭的な|雰囲気だったが、|いくつかの|細部が|その空気を|冒険と|謎の|翳りで|にわかに|濃くしていた。

たとえば|二つの|国の|制服。||ドイツの|ウィンタースポーツと|ユトレヒトの|見本市を|告げる|ポスターが|入り混じって|貼られている。

片隅に|一つの|人影。||三十がらみの|男で、|着ているものは|すり切れ、|顔色は|悪く、|無精ひげを|生やし、|くたびれた|柔らかい|帽子を|かぶっている。||その色は|何とも|言いがたい|灰色で、|ヨーロッパ中を|さまよってきたかのようだった。

男は|オランダからの|列車で|やってきた。||ブレーメン行きの|切符を|見せると、|駅員が|ドイツ語で、|最も|遠まわりの|路線を|選んでいること、|この路線には|急行が|走っていないことを|説明した。

男は|わからないと|身振りで|示した。||フランス語で|コーヒーを|注文すると、|周囲の|人々が|物珍しそうに|男を|眺めた。

目は|熱っぽく、|落ちくぼんでいた。||タバコを|下唇に|くっつけたまま|吸っており、|それだけで|疲弊と|侮蔑が|十分に|伝わってきた。

足元には|小さな|トランク。||どこの|雑貨屋でも|売っているような|繊維製で、|まだ|新しかった。

コーヒーが|運ばれてくると、|男は|ポケットから|ひと掴みの|硬貨を|取りだした。||フランスの|トークンに|ベルギーのもの、|小さな|オランダの|銀貨が|混じっていた。

ウェイトレスは|自分で|必要な|分だけ|選ばなければならなかった。

その男より|目立たない|もう一人の|旅客が|隣の|テーブルに|座っていた。||大柄で|がっしりした|体格の|男で、|分厚い|黒の|ビロード襟の|コートを|着ており、|セルロイドの|台座に|のせた|ネクタイを|していた。

最初の|男は|落ちつかない|様子で、|ガラス扉越しに|駅員たちを|絶えず|目で|追っていた。||まるで|列車に|乗りおくれることを|恐れているかのように。

もう一人の|男は|パイプを|くゆらせながら、|熱を|帯びることなく、|しかし|容赦なく|相手を|観察していた。

Le voyageur agité quitta sa place l’espace de deux minutes, pour se rendre au lavabo. Alors, sans même se baisser, d’un simple mouvement du pied, l’autre attira vers lui la petite valise et poussa à sa place une valise exactement pareille.
Une demi-heure plus tard, le train partait. Les deux hommes s’installèrent dans le même compartiment de troisième classe, mais ne s’adressèrent pas la parole.
A Leer, le train se vida, continua néanmoins sa route pour ces deux voyageurs.
Il était dix heures quand le convoi pénétra sous la verrière monumentale de Brème, où les lampes à arc rendaient tous les visages blafards.

Le premier voyageur ne devait pas connaître un mot d’allemand, car il se trompa plusieurs fois de chemin, pénétra dans le restaurant des premières classes et n’échoua qu’après maintes allées et venues au buffet des troisièmes, où il ne s’attabla pas.
Il désigna du doigt des petits pains qui contenaient des saucisses, expliqua par gestes qu’il voulait les emporter et paya encore en tendant une poignée de monnaie.
Plus d’une demi-heure durant il erra dans les rues spacieuses qui avoisinent la gare, sa petite valise à la main, avec l’air de chercher quelque chose.
Et l’homme au col de velours, qui le suivait sans impatience, comprit quand il vit enfin son compagnon foncer vers un quartier plus pauvre qui s’amorçait sur la gauche.
L’objet de ses recherches était simplement un hôtel à bon marché. Le jeune homme, dont la démarche devenait lasse, en examina plusieurs avec méfiance avant de choisir un établissement de dernier ordre dont la porte était surmontée d’une grosse boule blanche en verre dépoli.
Il tenait toujours sa valise d’une main, de l’autre ses petits pains aux saucisses enveloppés de papier de soie.
La rue était animée. Le brouillard commençait à tomber, filtrant les lumières des vitrines.
L’homme au lourd pardessus eut quelque peine à se faire donner la chambre voisine de celle du premier voyageur.

落ちつかない|旅客が|二分ほど|席を|立って|洗面所に|向かった。||すると|もう一人の|男は|身をかがめることも|なく、|ただ|足を|一つ|動かすだけで|小さな|トランクを|手元に|引きよせ、|代わりに|まったく|同じ|トランクを|そこへ|押しやった。

三十分後、|列車は|出発した。||二人の|男は|同じ|三等車の|コンパートメントに|乗りこんだが、|一言も|言葉を|交わさなかった。

レールで|ほかの|乗客は|みな|降り、|この|二人だけを|乗せた|まま|列車は|走りつづけた。

夜の|十時、|列車は|ブレーメンの|巨大な|ガラス屋根の|駅に|すべりこんだ。||アーク灯が|すべての|顔を|青白く|照らしていた。

最初の|旅客は|ドイツ語が|まったく|わからないらしく、|何度も|道を|まちがえた。||一等のレストランに|迷いこみ、|うろうろと|行ったり来たりした|末に|ようやく|三等の|食堂に|たどりついたが、|そこでも|席には|つかなかった。

ソーセージの|入った|小さな|パンを|指さし、|身振りで|持ち帰りたいことを|伝え、|また|ひと掴みの|硬貨を|差しだして|代金を|払った。

それから|三十分以上、|駅の|周囲に|広がる|広い|通りを|トランクを|手に|さまよい歩いた。||何かを|探しているような|様子だった。

ビロード襟の|男は|焦ることなく|後を|つけながら、|連れが|左手に|続く|貧しい|街区へと|突きすすむのを|見て|ようやく|得心した。

探していたのは|安宿だった。||足どりが|重くなってきた|若い男は|いくつかの|宿を|疑わしそうに|見くらべた|末に、|すりガラスの|白い|大きな|丸い|玉が|扉の|上に|飾られた|みすぼらしい|宿を|選んだ。

片手には|トランク、|もう一方の|手には|薄紙に|包まれた|ソーセージパンを|持ったままだった。

通りは|にぎわっていた。||霧が|立ちこめはじめ、|ショーウィンドーの|灯りを|ぼんやりと|にじませていた。

重い|コートの|男は|苦労して|最初の|旅客の|隣の|部屋を|なんとか|手に入れた。

Une chambre pauvre, pareille à toutes les chambres pauvres du monde, à cette différence près, peut-être, que la pauvreté n’est nulle part aussi lugubre qu’en Allemagne du Nord.

Mais il y avait une porte de communication entre les deux pièces, à cette porte une serrure.

Ainsi l’homme put-il assister à l’ouverture de la valise, qui ne contenait que de vieux journaux.

Il vit le voyageur devenir livide à un point tel que cela faisait mal, tourner et retourner la valise entre ses mains tremblantes, éparpiller les journaux dans la chambre.

Les   petits   pains   se   trouvaient   sur   la   table,   toujours enveloppés, mais le jeune homme, qui n’avait pas mangé depuis quatre heures de l’après-midi, ne leur accorda pas un regard.

Il  se  précipita  vers  la  gare  en  faisant  des  détours,  en demandant dix fois son chemin, en répétant avec un accent qui déformait tellement le mot que ses interlocuteurs le comprenaient à peine :

― Bahnhof !…

Il  était  si  nerveux  que,  pour  mieux  se  faire  entendre,  il imitait le bruit du train !

Il  arriva  à  la  gare.  Il  erra  dans  l’immense  hall,  aperçut quelque part des bagages en tas et s’approcha comme un voleur afin de s’assurer que sa valise n’y était pas.

Et il tressaillit chaque fois que quelqu’un passait avec une valise du même genre.

Son  compagnon  le  suivait  toujours,  sans  détourner  son regard pesant.

A  minuit  seulement,  l’un  derrière  l’autre,  ils  rentrèrent  à l’hôtel.

La serrure découpa le spectacle du jeune homme affalé sur une chaise, la tête entre les mains. Quand il se leva, il fit claquer ses doigts dans un geste à la fois rageur et fataliste.

Et ce fut la fin : il tira un revolver de sa poche, ouvrit la bouche toute grande et pressa la gâchette.

L’instant d’après, il y avait dix personnes dans la chambre, dont le commissaire Maigret, qui n’avait pas quitté son manteau à  col  de  velours,  essayait  d’interdire  l’accès.  On  entendait répéter les mots Polizei et Mörder, qui signifie assassin.

みすぼらしい|部屋だった。||世界中の|どんな|貧しい|部屋とも|変わらない。||ただ|一つ|違うとすれば、|貧しさの|陰惨さは|北ドイツほど|ひどい|ところは|ないかもしれない。

しかし|二つの|部屋の|あいだに|通じる|扉があり、|その|扉には|鍵穴が|あった。

その|鍵穴から、|男は|トランクが|開けられる|様子を|見ていた。||中に|入っていたのは|古い|新聞紙だけだった。

旅客が|みるみる|青ざめていくのを|男は|見た。||見ていて|痛々しいほどだった。||震える|手で|トランクを|何度も|ひっくりかえし、|新聞紙を|部屋中に|散らかした。

テーブルの|上には|ソーセージパンが|薄紙に|包まれた|まま|置かれていたが、|午後四時から|何も|食べていない|若い男は|見向きも|しなかった。

若い男は|遠まわりしながら|駅へと|駆けだし、|十度も|道を|聞きながら、|ひどい|なまりで|同じ|言葉を|くりかえした。||相手には|ほとんど|聞きとれないほどだった。

「バーンホフ!」

あまりに|必死で、|わかってもらおうと|列車の|音まで|まねた。

駅に|着くと、|広い|コンコースを|うろついた。||どこかに|積み上げられた|荷物を|見つけると、|盗人のように|そっと|近づき、|自分の|トランクが|ないことを|確かめた。

同じような|トランクを|持った|人が|通るたびに|びくりと|身を|震わせた。

重い|視線を|はずすことなく、|もう一人の|男は|ずっと|後を|つけていた。

真夜中になって|ようやく、|二人は|一人の|後ろに|もう一人が|続く|かたちで|宿に|戻った。

鍵穴から|切りとられた|光景の|なかで、|若い男は|頭を|両手に|うずめて|椅子に|ぐったりと|もたれていた。||やがて|立ち上がると、|怒りと|諦めの|入り混じった|身ぶりで|指を|鳴らした。

そして|それが|終わりだった。||男は|ポケットから|拳銃を|取りだし、|大きく|口を|開けて|引き金を|引いた。

次の|瞬間、|部屋に|十人ほどが|なだれこんだ。||ビロード襟の|コートを|脱がずにいた|メグレ警部は|人々が|入ってくるのを|止めようとした。||「ポリツァイ」と|「メルダー」、|つまり|殺人者という|言葉が|くりかえし|聞こえてきた。

Mort, le jeune homme était encore plus piteux que vivant. On voyait les semelles trouées de ses chaussures, et le pantalon s’était  relevé  dans  sa  chute,  découvrant  une  invraisemblable chaussette rouge, un tibia livide et velu.

Un   agent   arriva,   prononça   quelques   mots   d’une   voix impérieuse et tout le monde se massa sur le palier, sauf Maigret, qui exhiba sa médaille de commissaire à la Police Judiciaire de Paris.

L’agent ne parlait pas le français. Maigret ne bafouillait que quelques mots d’allemand.

Dix minutes plus tard, déjà, une voiture stoppait en face de l’hôtel et des fonctionnaires en civil faisaient irruption.

Sur le palier, maintenant, le mot Franzose avait succédé au mot Polizei et l’on regardait le commissaire avec curiosité. Mais quelques ordres suffirent à faire cesser toute agitation, à couper court  à  la  rumeur  aussi  nettement  qu’on  coupe  un  courant électrique.

Les locataires rentrèrent chez eux. Dans la rue, un groupe silencieux se tint à distance respectueuse.

Le commissaire Maigret avait toujours sa pipe aux dents, seulement  elle  était  éteinte.  Et  son  visage  charnu,  comme sculpté dans une glaise compacte à vigoureux coups de pouce, avait une expression qui frisait la peur ou la débâcle.

― Je vous demanderai la permission de faire mon enquête en même temps que vous ferez la vôtre ! dit-il. Une chose est certaine : c’est que cet homme s’est suicidé. C’est un Français…

― Vous le suiviez ?…

― Ce  serait  trop  long  à  vous  expliquer…  Je  voudrais  que votre  service  technique  prît  de  lui  des  photographies  aussi nettes que possible, sur toutes ses faces…

Le silence avait succédé à l’agitation dans la chambre où ils n’étaient plus que trois à circuler.

L’un d’eux, jeune et rose, le crâne rasé, portait une jaquette et des pantalons rayés, essuyait de temps en temps les verres de ses lunettes à branches d’or. Il avait un titre comme docteur en police scientifique.

死んだ|若い男は、|生きていた|ときより|さらに|哀れな|姿だった。||靴の|底には|穴が|開いており、|倒れた|はずみに|ズボンが|めくれ上がって、|あり得ないほど|赤い|靴下と、|青白く|毛むくじゃらの|すねが|むきだしになっていた。
警官が|やってきて|威圧的な|口調で|何か|言うと、|メグレ警部を|除いて|全員が|踊り場に|押しだされた。||メグレは|パリ司法警察の|警部の|身分証を|見せた。
警官は|フランス語が|話せなかった。||メグレも|ドイツ語は|数語が|やっとだった。
十分も|しないうちに|一台の|車が|ホテルの|前に|停まり、|私服の|捜査官たちが|なだれこんできた。
踊り場では|今や|「ポリツァイ」の|代わりに|「フランツォーゼ(フランス人)」という|言葉が|飛びかい、|人々は|好奇の|目で|警部を|眺めた。||しかし|いくつかの|命令が|下ると、|騒ぎは|電気を|切るように|ぴたりと|収まった。
宿泊客たちは|それぞれの|部屋に|引きあげた。||通りでは|黙った|人だかりが|遠巻きに|立っていた。
メグレ警部は|まだ|パイプを|口に|くわえていたが、|火は|消えていた。||力強い|親指で|ざっくりと|こねた|粘土の|塊のような|その|肉厚の|顔には、|恐れとも|当惑とも|つかない|表情が|浮かんでいた。
「あなた方の|捜査と|並行して、|私も|調べさせて|いただきたい。|一つ|確かなのは、|この|男が|自殺したことです。|フランス人です」
「尾行していたので?」
「説明すると|長くなります。|できるだけ|鮮明な|写真を|あらゆる|角度から|撮っていただきたいのですが」
喧騒が|静まった|部屋の|なかに|残ったのは|三人だけだった。
そのうちの|一人は|若く|血色が|よく、|頭を|剃りあげていた。||縞模様の|ズボンに|モーニングコートを|着て、|金縁眼鏡の|レンズを|ときおり|拭きながら、|科学警察の|博士という|肩書きを|持っていた。

L’autre,  aussi  rose,  mais  moins  solennel  dans  sa  tenue, fouillait partout et s’efforçait de s’exprimer en français.

On ne trouva rien, qu’un passeport au nom de Louis Jeunet, né à Aubervilliers, ouvrier mécanicien.

Quant  au  revolver,  il  portait  la  marque  de  la  fabrique d’armes de Herstal (Belgique).

A la Police judiciaire, quai des   Orfèvres, personne n’imaginait, cette nuit-là, un Maigret silencieux, comme écrasé par   la   fatalité,   assistant   aux   opérations   de   ses   collègues allemands, se rangeant pour faire place aux photographes, aux médecins  légistes,  attendant,  le  front  têtu,  la  pipe  toujours éteinte, le pitoyable butin qu’on lui remit vers trois heures du matin : les vêtements du mort, son passeport et une douzaine de photographies que l’éclairage au magnésium achevait de rendre hallucinantes.

Il n’était pas loin – il était même bien près – de penser qu’il venait de tuer un homme.

Et cet homme, il ne le connaissait pas ! Il ne savait rien de lui !  Rien  ne  prouvait  qu’il  avait  des  comptes  à  rendre  à  la justice !

Cela avait commencé la veille à Bruxelles, de la façon la plus inattendue. Maigret s’y trouvait en mission. Il avait conféré avec la Sûreté belge au sujet de réfugiés italiens qu’on avait expulsés de France et dont l’activité donnait des inquiétudes.

Un  voyage  qui  ressemblait  à  une  partie  de  plaisir !  Les entrevues   avaient   été   plus   courtes   qu’il   était   prévu.   Le commissaire disposait de quelques heures.

Et il avait pénétré, en simple curieux, dans un petit café de la Montagne-aux-Herbes-Potagères.

Il était dix heures du matin. Le café était à peu près désert. Pourtant,  alors  qu’un  patron   jovial  et  familier  lui  parlait d’abondance, Maigret avait remarqué un client installé tout au fond de la salle, dans la pénombre, et qui se livrait à un singulier travail.

L’homme   était   miteux.   Il   avait   tout   du   « sans-travail professionnel »   comme   on   en   rencontre   dans   toutes   les capitales, à la recherche d’une occasion.

もう一人も|同じように|血色が|よかったが、|服装は|より|気さくで、|あちこちを|調べながら|フランス語で|話しかけようと|努めていた。

見つかったのは|ルイ・ジュネという|名前の|パスポートだけだった。||オベルヴィリエ生まれ、|職業・機械工とあった。

拳銃には|ベルギーの|エルスタル|製造所の|刻印が|あった。

パリの|オルフェーヴル河岸の|司法警察では、|その夜、|誰も|想像できなかっただろう。||メグレが|無言のまま、|運命に|打ちのめされたように、|ドイツの|同僚たちの|作業を|見守り、|カメラマンや|法医学者に|場所を|譲りながら、|頑固に|額を|突きだし、|消えた|パイプを|くわえたまま|待ち続けているとは。||夜中の|三時ごろ|ようやく|手渡された|のは、|哀れな|わずかな|品々だった。||死んだ男の|着ていたもの、|パスポート、|そして|マグネシウム光線で|撮られた|十数枚の|写真。||その|光のせいで|写真は|なおいっそう|非現実的に|見えた。

男は|思わずに|いられなかった。||自分が|一人の|人間を|殺したのだと。

しかも|その|男を|知らなかった。||何も|わからなかった。||法に|問われる|いわれが|あったとも|証明できなかった。

それは|前日の|ブリュッセルで、|まったく|思いがけない|かたちで|始まった。||メグレは|任務で|そこに|いた。||フランスから|追放された|イタリア人|亡命者たちの|動向が|懸念されるとして、|ベルギーの|国家安全保障局と|協議した。

遠足のような|出張だった。||会合は|予定より|早く|終わった。||警部には|数時間の|余裕が|できた。

そこで|ただの|物見遊山で、|ポタジェール山通りの|小さな|カフェに|足を|踏みいれた。

朝の|十時だった。||カフェは|ほぼ|がらんとしていた。||それでも|陽気で|気さくな|店主が|しきりに|話しかけてくる|なか、|メグレは|奥の|薄暗い|隅に|腰を|おろした|客に|気づいた。||その男は|奇妙な|作業に|没頭していた。

みすぼらしい|男だった。||どの|都市にも|いる|「職業的な|無職者」の|風体で、|何か|うまい|話が|ないかと|うろついている|タイプだった。

Or,  il  tirait  des  billets  de  mille  francs  de  sa  poche,  les comptait,  les  enveloppait  de  papier gris  et  ficelait  le  paquet, écrivait une adresse.

Trente  billets  pour  le  moins !  Trente  mille  francs  belges ! Maigret avait sourcillé et, quand l’inconnu était sorti après avoir payé le café qu’il avait bu, il l’avait suivi jusqu’au plus proche bureau de poste.

Là, il avait pu lire par-dessus l’épaule de l’homme l’adresse tracée d’une écriture qui n’avait rien de l’écriture d’un primaire : Monsieur Louis Jeunet, 18, rue de la Roquette, Paris.

Mais  ce  qui  l’avait  le  plus  frappé,  c’était  la  mention : imprimé.

Trente  mille  francs  voyageant  comme  du  simple  papier journal,  comme  de  vulgaires  prospectus !  Car  l’envoi  ne  fut même pas recommandé ! Un postier le pesa, annonça :

― Septante centimes…

Et l’expéditeur sortit après avoir payé. Maigret avait noté le nom et l’adresse. Il avait suivi son homme et, un instant, il avait été amusé par l’éventualité de faire un cadeau à la police belge. Tout à l’heure, il irait trouver le chef de la Sûreté bruxelloise et lui dirait négligemment :

― A propos, en prenant un verre de gueuze-lambic, j’ai mis la main sur un malfaiteur… Vous n’aurez qu’à le cueillir à tel endroit…

Maigret était très gai. Il y avait sur la ville un doux soleil d’automne qui mettait des bouffées de chaleur dans l’air.

A onze heures,  l’inconnu achetait pour trente-deux francs une valise en imitation cuir – voire en imitation fibre ! – dans une boutique de la rue Neuve. Et Maigret, par jeu, acheta la même, sans chercher à prévoir la suite de l’aventure.

A onze heures et demie, l’homme pénétrait dans un hôtel d’une ruelle dont le commissaire ne parvint pas à voir le nom. Il en ressortait un peu plus tard et prenait, à la gare du Nord, le train d’Amsterdam.

Cette  fois  le  policier  hésita.  Peut-être  l’impression  d’avoir déjà vu cette tête quelque part influa-t-elle sur sa décision ?

― Ce n’est, sans doute, qu’une affaire de rien du tout !… Mais si c’était une affaire importante ?…

ところが|男は|ポケットから|千フラン紙幣を|取りだして|数え、|灰色の|紙に|包んで|ひもで|しばり、|住所を|書きつけていた。

三十枚は|あった。||三万ベルギーフランだ。||メグレは|眉を|ひそめた。||男が|コーヒー代を|払って|出ていくと、|最寄りの|郵便局まで|後を|つけた。

そこで|男の|肩越しに|住所を|読むことが|できた。||文字は|学の|ない者の|字とは|とても|思えない|筆跡だった。||「パリ、|ロケット通り18番地、|ルイ・ジュネ様」

しかし|最も|驚いたのは|「印刷物」という|表示だった。

三万フランが|ただの|新聞紙か|ちらしと|同じ|扱いで|送られようとしている。||しかも|書留でも|なかった。||郵便局員が|重さを|量って|言った。

「七十サンチーム(ベルギーの通貨)です」

男は|払って|出ていった。||メグレは|名前と|住所を|控えた。||男の|後を|つけながら、|ベルギー警察への|土産話が|できると|ひそかに|楽しんでいた。||このあと|ブリュッセルの|治安局長に|会いに|行って、|さりげなく|こう|言えばいい。

「そういえば、|グーズ・ランビック(ベルギービール)を|飲みながら、|ちょっとした|悪党を|見つけましてね。|あとは|あそこに|行って|捕まえるだけです」

メグレは|上機嫌だった。||街には|柔らかな|秋の|陽射しが|降りそそぎ、|空気に|温もりが|漂っていた。

十一時になると、|男は|ヌーヴ通りの|店で|三十二フランの|模造皮革の、|いや|模造繊維の|トランクを|買った。||メグレは|面白半分に|同じものを|買った。||この|先の|成り行きなど|考えもせずに。

十一時半、|男は|警部が|名前を|確かめられなかった|路地の|ホテルに|入った。||しばらくして|出てきた|男は、|北駅から|アムステルダム行きの|列車に|乗った。

今度は|迷った。||どこかで|見た|顔だという|感覚が|決断を|左右したのかもしれない。

「たぶん|たいした|話じゃないだろう。|でも|大きな|事件だったら?」

Rien ne l’appelait d’urgence à Paris. A la frontière hollandaise, il fut frappé par le fait que l’homme, avec une adresse qui révélait l’habitude de ces sortes d’exercices, hissait sa valise sur le toit du wagon avant d’arriver au poste de douane.
— On verra bien quand il s’arrêtera quelque part !… Seulement, il ne s’arrêta pas à Amsterdam, où il se contenta
de prendre un billet de troisième classe pour Brème. Et ce fut la traversée de la plaine hollandaise, avec ses canaux sillonnés de bateaux à voiles qui semblaient voguer en plein champ.
Neuschanz… Brême…
Maigret, à tout hasard, avait opéré la substitution des valises. Des heures durant, il avait cherché en vain à classer l’individu dans une des catégories connues de la police.
— Trop nerveux pour un véritable bandit international ! Ou alors, ce n’est qu’un comparse qui fera prendre ses chefs !… Un conspirateur ?… Un anarchiste ?… Il ne parle que le français et il n’y a guère de conspirateurs en France, ni même d’anarchistes militants !… Un petit escroc solitaire ?…
Un escroc eût-il vécu si pauvrement après avoir expédié trente billets de mille francs dans un simple papier gris ?
L’homme ne buvait pas d’alcool, se contentait, aux gares où l’attente était longue, d’avaler du café et parfois un petit pain ou une brioche.
Il ne connaissait pas la ligne, car il s’informait à chaque instant, s’inquiétait de savoir s’il était dans la bonne direction, s’inquiétait même avec exagération.
Il n’était pas vigoureux. Ses mains portaient néanmoins les stigmates du travail manuel. Les ongles étaient noirs, trop longs, ce qui laissait supposer qu’il n’avait pas travaillé depuis un certain temps.
Son teint révélait l’anémie, sinon la misère.
Et Maigret, peu à peu, avait oublié le bon tour qu’il voulait jouer à la police belge en lui apportant, comme en jouant, un malfaiteur pieds et poings liés.
Le problème le passionnait. Il se cherchait des excuses à lui-même :
— Amsterdam n’est pas si loin de Paris !…

パリに|急いで|帰る|理由は|なかった。||オランダの|国境で、|メグレは|あることに|気づいた。||男は|慣れた|手つきで、|税関の|手前で|トランクを|列車の|屋根に|押しあげたのだ。

「どこかで|降りれば|わかる。」

しかし|男は|アムステルダムでも|降りなかった。||三等の|切符を|ブレーメン行きで|買っただけだった。||そうして|オランダの|平原を|横切った。||運河には|帆船が|行き交い、|まるで|野原の|真ん中を|航っているように|見えた。

ノイシャンツ、|ブレーメン。

メグレは|念のため|トランクの|すりかえを|実行していた。||何時間も|かけて、|この|男を|警察が|把握している|どの|犯罪者の|類型にも|当てはめようとしたが、|うまく|いかなかった。

「本物の|国際的な|悪党にしては|神経質すぎる。|それとも|首謀者を|売る|ことになる|子分か。|陰謀家か、|アナキストか。|フランス語しか|話さないのに、|フランスには|陰謀家も|過激な|アナキストも|ほとんど|いない。|ちっぽけな|単独詐欺師か」

それにしても|三万フランを|送りだした|あとで、|詐欺師が|あれほど|貧しく|暮らすだろうか。

男は|酒を|飲まず、|待ち時間の|長い|駅では|コーヒーと|ときどき|小さな|パンや|ブリオッシュを|口にする|だけだった。

路線を|知らないらしく、|そのつど|人に|尋ね、|方向が|合っているか|やたらと|不安がった。

体は|丈夫そうでは|なかった。||それでも|手には|肉体労働の|痕が|残っていた。||爪は|黒く、|伸びすぎていた。||しばらく|仕事を|していない|ことが|うかがえた。

顔色は|貧血、|いや|窮乏を|物語っていた。

やがて|メグレは、|悪党を|まるで|遊びのように|縛りあげて|ベルギー警察に|土産として|持っていくという|いたずら心を|いつのまにか|忘れていた。||この|謎が|夢中に|させていた。||自分に|言い訳を|しながら。

「アムステルダムから|パリまでは|そう|遠くない。」

Puis :
— Bah ! De Brême, par le rapide, je serai de retour en treize heures…
L’homme était mort. Il n’avait sur lui aucune pièce compromettante, aucun objet révélateur de son genre d’activité, sinon un banal revolver portant la marque la plus répandue en Europe.
Il semblait ne s’être tué que parce qu’on lui avait volé sa valise ! Sinon, pourquoi eût-il acheté au buffet de la gare des petits pains qu’il n’avait pas mangés ?
Et pourquoi cette journée de voyage, depuis Bruxelles où il eût pu tout aussi bien se faire sauter la cervelle que dans un hôtel allemand ?
Restait sa valise, qui donnerait peut-être le mot de l’énigme. Et c’est pourquoi, quand le corps eut été emporté, nu, roulé dans un drap, et hissé dans un fourgon officiel, après avoir été examiné, photographié, étudié de la plante des pieds au cuir chevelu, le commissaire s’enferma dans sa chambre.
Il avait les traits tirés. S’il bourra une pipe, à petits coups de pouce, selon son habitude, ce fut uniquement pour essayer de se persuader qu’il était calme.
Le visage souffreteux du mort l’agaçait. Il le revoyait sans cesse faisant claquer ses doigts et, sans transition, ouvrant la bouche toute grande pour y tirer un coup de revolver.
Cette sensation de gêne, presque de remords, était telle qu’il ne toucha la valise en fibre qu’après une pénible hésitation.
Et pourtant cette valise-là devait contenir sa justification ! N’allait-il pas y trouver la preuve que l’homme sur qui il avait la faiblesse de s’apitoyer était un escroc, un dangereux malfaiteur, peut-être un assassin ?
Les clés pendaient encore, comme dans le magasin de la rue Neuve, à une ficelle nouée à la poignée. Maigret souleva le couvercle, retira d’abord un complet gris sombre, moins usé que celui du mort.
Sous le complet, il y avait deux chemises sales, élimées au col et aux poignets, roulées en boule.

それから|こうも|思った。

「ブレーメンから|急行に|乗れば、|十三時間で|戻れる。」

男は|死んだ。||身に|つけていた|ものの|なかに、|その|活動を|示す|証拠品は|何も|なかった。||ヨーロッパで|最も|ありふれた|刻印の|ついた|ごく|普通の|拳銃を|除いて。

トランクを|盗まれた|ために|自殺したとしか|思えなかった。||でなければ|なぜ|駅の|食堂で|パンを|買って|食べずに|いたのか。

なぜ|ブリュッセルから|わざわざ|旅を|してきたのか。||ドイツの|ホテルで|なくても、|ブリュッセルで|頭を|撃ち抜く|ことも|できたはずだ。

残るは|トランクだった。||謎を|解く|手がかりが|あるかもしれない。||遺体が|裸に|されて|シーツに|くるまれ、|足の裏から|頭皮まで|くまなく|調べられ、|写真に|撮られ、|記録された|あと、|公用の|車に|載せられて|運ばれていくと、|警部は|部屋に|こもった。

顔は|疲れで|こわばっていた。||いつもの|癖で|親指で|少しずつ|パイプに|煙草を|詰めたのは、|自分が|落ちついていると|思いこもうとした|だけだった。

死んだ男の|やつれた|顔が|頭から|離れなかった。||指を|鳴らす|姿が|くりかえし|浮かび、|すぐに|大きく|口を|開けて|引き金を|引く|あの|瞬間が|重なった。

後ろめたさに|似た|居心地の|悪さが|あまりに|強くて、|繊維製の|トランクに|手を|伸ばすまでに|しばらく|かかった。

それでも|このトランクに|正当性を|示すものが|あるはずだった。||憐れみを|かけた|相手が|詐欺師だった、|危険な|犯罪者だった、|ひょっとしたら|殺人犯だったという|証拠が|出てくるのでは|ないか。

鍵は|ヌーヴ通りの|店で|そうだった|ように、|ひもに|結んで|取っ手に|ぶらさがっていた。||メグレは|ふたを|開け、|まず|濃い|灰色の|スーツを|取りだした。||死んだ男が|着ていた|ものより|まだ|いたんでいなかった。

スーツの|下には|汚れた|シャツが|二枚、|丸めて|押しこんで|あった。||襟と|袖口が|すり切れていた。

… Un faux col à petites rayures roses, qui avait été porté au moins quinze jours, car il était tout noir à l’endroit où il avait touché le cou de son propriétaire… Tout noir et effiloché…

C’était tout ! La valise montrait son fond de papier vert et les deux  sangles  dont  on  ne  s’était  pas  servi,  avec  boucles  et émerillons neufs.

Maigret secoua les vêtements, fouilla les poches. Elles étaient vides !

La gorge serrée par une indéfinissable angoisse, il s’obstina, dans sa volonté, dans son besoin de trouver quelque chose.

Un homme ne s’était-il pas tué parce qu’on lui avait volé cette valise ?… Et elle ne contenait qu’un vieux complet, que du linge sale !…

Pas un papier ! Rien de ce qui peut rappeler un document ! Pas même un indice permettant de faire des suppositions sur le passé du mort !

La  chambre  était  tapissée  d’un  papier  neuf,  bon  marché, dont les couleurs crues dessinaient des fleurs agressives. Par contre, les meubles étaient usés, boiteux, démantibulés, et sur la table il y avait un tapis en indienne qu’on ne pouvait toucher qu’avec répugnance.

La rue était déserte. Les boutiques avaient fermé leurs volets. Mais au carrefour, à cent mètres de là, des autos ne cessaient de défiler dans une rumeur rassurante.

Maigret regarda la porte de communication, la serrure vers laquelle il n’osa plus se pencher. Il se souvint que les experts, prévoyants,  avaient  dessiné  sur  le  plancher  de  la  chambre voisine les contours du cadavre.

Il s’y rendit sur la pointe des pieds, pour ne pas réveiller les locataires, peut-être aussi parce que le mystère lui pesait aux épaules, avec, à la main, le complet de la valise qui gardait ses faux plis.

La silhouette, sur le sol, était difforme, mais mathématiquement exacte.

Quand il essaya d’y appliquer le veston, le pantalon et le gilet, il eut une lueur dans les yeux, mordit machinalement le tuyau de sa pipe.

ピンクの|細い|縞模様の|付け襟。||持ち主の|首に|触れる|部分が|真っ黒で|ほつれていた。||少なくとも|十五日は|つけていたに|ちがいない。

それだけだった。||トランクの|底には|緑色の|紙が|張られており、|使われていない|二本の|ベルトが|新品の|バックルと|金具とともに|残っていた。

メグレは|衣類を|振って|ポケットを|調べた。||何も|なかった。

得体の|知れない|不安に|のどを|締めつけられながらも、|何かを|見つけようという|意地で|探しつづけた。

このトランクを|盗まれた|ために|男は|死んだのだ。||なのに|中に|あったのは|古い|スーツと|汚れた|下着だけ。

紙きれ一枚|ない。||書類らしきものは|何もない。||死んだ男の|過去を|推測する|手がかりすら|ない。

部屋の|壁には|安物の|新しい|壁紙が|張られ、|けばけばしい|色の|花模様が|描かれていた。||それとは|対照的に、|家具は|どれも|くたびれて|がたつき、|ばらばらで、|テーブルの|上には|触るのも|おぞましい|更紗の|テーブルクロスが|かかっていた。

通りは|静まりかえっていた。||店は|みな|シャッターを|閉めていた。||しかし|百メートル|先の|交差点では|車が|絶えず|行き交い、|その|響きが|妙に|心を|落ちつかせた。

メグレは|仕切り扉と|その|鍵穴を|眺めた。||もう|のぞく|気には|なれなかった。||用心深い|捜査官たちが|隣の|部屋の|床に|遺体の|輪郭を|描いて|いったことを|思いだした。

宿泊客を|起こさないように|つま先立ちで|そちらに|向かった。||謎の|重さが|肩に|のしかかる|せいも|あったかもしれない。||手には|しわの|ついた|まま|トランクから|取りだした|スーツを|持っていた。

床に|描かれた|輪郭は|いびつだったが、|几帳面に|正確だった。

上着と|ズボンと|チョッキを|その|輪郭に|合わせて|当てて|みると、|メグレの|目が|光った。||無意識に|パイプの|吸い口を|かんだ。

Les vêtements étaient au moins de trois tailles trop grands ! Ce n’étaient pas ceux du mort !

Ce que le vagabond gardait si jalousement dans sa valise, ce à quoi il attachait un tel prix qu’il s’était tué parce qu’il l’avait perdu, c’était le costume d’un autre !

衣類は|死んだ男には|少なくとも|三サイズは|大きすぎた。||死んだ男の|ものでは|なかったのだ。

あの|浮浪者が|トランクに|大切に|しまっていたもの、|失ったことで|命を|絶つほどの|値打ちが|あったもの、|それは|別の誰かの|スーツだった。