霧の港|第四章 ル・サン・ミシェル(対訳)

霧の港

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霧の港|第四章 ル・サン・ミシェル

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— Ça vous plaît ? s’inquiétait le patron à chaque plat.

— Ça va ! Ça va ! répondait Maigret qui, en réalité, ne savait pas au juste ce qu’il mangeaït.

Il était seul dans la salle à manger de l’hôtel, conçue pour quarante ou cinquante couverts. Un hôtel pour les baigneurs venant l’été à Ouistreham. Des meubles comme dans tous les hôtels de plage. Des petits vases sur les tables.

Aucun rapport avec le Ouistreham qui intéressait le commissaire et qu’il commençait à comprendre.

C’était la raison de sa satisfaction. Ce dont il avait le plus en horreur, dans une enquête, c’étaient les premiers contacts, avec tout ce qu’ils comportent de gaucheries et d’idées fausses.

Le mot Ouistreham, par exemple ! À Paris, il évoquait une image sans rapport avec la réalité, un port dans le genre de Saint-Malo. Puis, le premier soir, Maigret le voyait sinistre, habité par des gens farouches et silencieux.

Maintenant, il avait fait connaissance. Il se sentait chez lui. Ouistreham, c’était un village quelconque, au bout d’un morceau de route plantée de petits arbres. Ce qui comptait seulement, c’était le port : une écluse, un phare, la maison de Joris, la Buvette de la Marine.

Et le rythme de ce port, les deux marées quotidiennes, les pêcheurs passant avec leurs paniers, la poignée d’hommes ne s’occupant que du va-et-vient des bateaux…

D’autres mots avaient un sens plus précis : capitaine, cargo, caboteur… Il voyait tout cela circuler et il comprenait la règle du jeu…

「お口に|合いますか」と|料理が|出るたびに、|ホテルの|主人が|心配そうに|聞いた。


「結構!||結構!」と|メグレは|答えたが、|実のところ、|自分が|何を|食べているのか、|よく|わかっていなかった。


彼は、|ホテルの|食堂に|ひとりで|いた。||その食堂は、|四十人か、|五十人ほどが|食事できるように|作られていた。||夏に|ウイストラムへ|海水浴に|来る|客のための|ホテルだった。||家具は、|どこの|海辺の|ホテルにも|あるようなものだった。||テーブルには|小さな|花瓶が|置かれていた。

メグレが|感心を持って、|ようやく|わかりかけていた|ウイストラムとは、|何の|つながりも|なかった。

それが、|彼の|満足の|理由だった。||捜査で|彼が|いちばん|恐れているのは、|最初の|接触だった。||そこには、|不手際が|あり、|間違った|思い込みが|つきものだった。

たとえば、|ウイストラムという|言葉だ。||パリでは、|実際とは|何の|関係もない|サン=マロのような|港の|イメージを|連想していた。||それから、|最初の|夜、|メグレの|目には、|そこは|陰気で、|荒っぽく|無口な|人々の住む|場所に|見えた。

今では、|すっかり|理解していた。||自分の|居場所のように|感じていた。||ウイストラムとは、|小さな|木が|植えられた|道の先に|ある、|どこにでもある|村だった。||大事なのは|港だけだった。||水門、|灯台、|ジョリスの|家、|ラ・ビュヴェット・ド・ラ・マリーヌ。

そして、|その港の|リズムだ。||一日に|二度の|潮、|かごを|持って|通る|漁師たち、|船の|出入りだけを|見ている|一握りの|男たち。

ほかの|言葉も、|前より|はっきりした|意味を|持つように|なっていた。||船長、|貨物船、|沿岸船。||彼には、|それらが|動きまわる|様子が|見え、|人の|営みの|法則が|わかってきていた。

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Le mystère n’était pas éclairci. Tout ce qui était inexplicable au début restait inexplicable. Mais, du moins, les personnages étaient-ils situés chacun à sa place, chacun dans son atmosphère, avec son petit trantran journalier.

— Vous resterez ici longtemps ? demanda le patron en servant lui-même le café.

— Je ne sais pas.

— Ce serait arrivé pendant la saison que cela m’aurait fait un tort inoui.…

C’étaient quatre Ouistreham exactement que Maigret discernait maintenant: Ouistreham-Port.. Ouistreham- Village. Ouistreham-Bourgeois, avec ses quelques villas, comme celle du maire, le long de la grand-route. Enfin Ouistreham-Bains-de-Mer, momentanément inexistant.

— Vous sortez ?

— Je vais faire un tour avant de me coucher.

C’était l’heure de la marée. Dehors, il faisait beaucoup plus froid que les jours précédents, parce que le brouillard, sans cesser d’être opaque, se transformait en gouttelettes d’eau glacée.

Tout était noir. Tout était fermé. On ne voyait que l’œil mouillé du phare. Et, sur l’écluse, des voix se répondaient.

Un petit coup de sirène. Un feu vert et un feu rouge qui se rapprochaient, une masse qui glissait au ras du mur.

Maigret, maintenant, comprenait la manœuvre. C’était un vapeur qui arrivait du large. Une ombre qui s’approchaït allait lui prendre son amarre, la capeler à la première bitte. Puis, de la passerelle, le commandant lancerait l’ordre de battre arrière pour stopper.

Delcourt passa près de lui, fixant les jetées avec inquiétude.

— Qu’est-ce qu’il y a ?

— Je ne sais pas…

Il fronçait les sourcils comme s’il eût été possible, à force de volonté, de distinguer quelque chose dans le noir absolu. Déjà deux hommes allaient refermer la porte de l’écluse.

Delcourt leur cria :

— Espérez un instant !

謎は|解明|されていなかった。||はじめに|わからなかったことは、|すべて|わからないままだった。||だが|少なくとも、|人物たちは|それぞれの|場所に|収まり、|それぞれの|環境で、|日々の|規則正しい|暮らしの|中にいた。


「長く|こちらに|おいでですか」


主人が|自分で|コーヒーを|出しながら|たずねた。


「わからん」


「これが|海水浴の|季節に|起きていたら、|うちには|とんでもない|痛手でしたよ」


メグレは|今、|四つの|ウイストルアムを|明確に|区別していた。||港の|ウイストルアム。||村の|ウイストルアム。||村長の|別荘のような|いくつかの|別荘が|大通り沿いに|並ぶ|ブルジョワの|ウイストルアム。||そして|最後に、|しばらく|存在しない|海水浴場の|ウイストルアム。


「お出かけですか」


「寝る前に|ひと回り|してくる」


潮の|時刻だった。||外は|これまでの|毎日より|ずっと|寒かった。||霧は|深いままだったが、|氷のように|冷たい|水のしずくに|変わりつつあった。

すべてが|黒かった。||すべてが|閉ざされていた。||見えるのは|灯台の|濡れた|目だけだった。||そして|水門の上では、|声と|声が|呼びあっていた。

汽笛が|短く|一つ|鳴った。||緑と赤の|灯りが|近づいてきて、|一つの|かたまりが|岸壁|すれすれに|滑り込んできた。

今の|メグレには、|その|動きが|理解できた。||沖から|蒸気船が|入ってきたのだ。||近づいてきた|人影が、|その|もやい綱を|受け取り、|最初の|係船柱に|かける。||次に|ブリッジから||船長が、|船を|止めるために|後ろへ|舵を切る|指示を出す。

デルクールが|メグレのそばを|通り過ぎた。||不安そうに|桟橋の|ほうを|見つめていた。


「何だ?」


「わかりません」


デルクールは|眉を|寄せていた。||まるで|意識を|集中すれば、|真っ暗な|闇の中の|何かが|見えるとでも|いわんばかりだった。||すでに|二人の|男が、|水門の|扉を|閉めに|かかっていた。||デルクールが|彼らに|叫んだ。


「ちょっと|待て!」

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Et soudain, étonné :

— C’est lui…

Au même instant, une voix s’élevait, à moins de cinquante mètres, qui Criait :

— Eh ! Louis ! Amène les focs et veille à atterrir par bâbord.

C’était en contrebas, dans le trou sombre, du côté des jetées. Une luciole se rapprochait. On devina quelqu’un qui bougeaït, de la toile qui s’abattait avec un grincement d’anneaux sur la draille.

Puis une grand-voile déployée qui passait à portée de la main.

— Je me demande comment ils ont fait! grommela le capitaine.

Et il hurla, tourné vers le voilier :

— Plus loin ! Poussez le nez à bâbord du vapeur, sinon on ne pourra pas refermer les portes.

Un homme avait sauté à terre avec une amarre et maintenant, poings aux hanches, il regardait autour de lui.

— Le Saint-Michel ? questionna Maigret.

— Oui… Ils ont marché comme un vapeur…

En bas, il n’y avait qu’une petite lampe, sur le pont, éclairant des choses confuses, une barrique, un tas de cordages, la silhouette d’un homme qui quittait la barre pour courir vers l’avant de la goélette.

Les gens de l’écluse arrivaient les uns après les autres pour regarder le bateau avec une curiosité étrange.

— Aux portes, mes enfants !.… Allons !.. Les manivelles, là- bas !.…

Les portes fermées, l’eau s’engouffra par les vannes et les bateaux commencèrent à s’élever. La petite lumière se rapprocha. Le pont arriva presque au ras du quai et l’homme qui s’y trouvait apostropha le capitaine.

— Ça va ?

— Ça va ! répondit Delcourt avec gêne. Vous avez fait vite !

— On avait bon vent et Louis a mis toute la toile dessus ! Au point qu’on a laissé un cargo derrière nous.

— Tu vas à Caen ?

— Je vais décharger, oui ! Rien de neuf, par ici ?

Maigret était à deux pas, Grand-Louis un peu plus loin.

そして|突然、|驚いたように|言った。


「やつだ」


そのとき、|五十メートルと|離れていない|ところで、|声が|上がった。


「おい!||ルイ!||ジブを|下ろせ。||左舷が|岸に|着くように|見ていろ」


それは、|下のほう、|桟橋の|方の|暗い|穴の中から|聞こえた。||蛍のような|光が|近づいてきた。||誰かが|移動したのが|見え、|帆が|リングを|きしませながら|ワイヤーに沿って|滑り落ちていった。

それから、|広げられた|大きな|帆が、|手の|届きそうな|ところを|通り過ぎた。


「どうやって|来たんだか、|わからんな」と|デルクールが|つぶやいた。


そして、|帆船の|ほうを|向いて|怒鳴った。


「もっと|先だ!||蒸気船の|左舷側へ|船首を|押し出せ。||そうしないと、|水門の|扉が|閉められん」


一人の|男が、|もやい綱を|持って|陸へ|飛び移り、|今は|腰に|手を当てて、|あたりを|見回していた。


「ル・サン・ミシェル?」と|メグレが|尋ねた。


「ええ。||蒸気船並みに|走ってきたんです」


下には、|甲板の上に|小さな|ランプが|一つ|あるだけで、|樽や、|綱の山や、|舵を|離れて|帆船の前方へ|走っていく|男の|影などが、|ぼんやりと|照らされていた。

水門の|作業員が、|一人また|一人と|やってきて、|奇妙な|好奇心を|浮かべながら|船を|眺めていた。


「水門へ|行け、|みんな!||さあ!||ハンドルは|向こうだぞ!」


扉が|閉まると、|水が|調整弁から|勢いよく|流れ込み、|船が|上がりはじめた。||小さな|明かりが|近づいた。||甲板が|ほとんど|岸壁と|同じ高さまで|上がり、|そこにいた|男が|デルクールに|声をかけた。


「元気か?」


「ああ!」と|デルクールが|迷惑そうに|答えた。
「早かったな!」


「いい風が、|吹いてたからな。||ルイが|帆を|全部|張った。||おかげで、|貨物船を|一隻|後ろへ|置いてきたくらいだ」


「カーンへ|行くのか?」


「ああ、|積み荷を|下ろしに|行く。||こっちは|変わりないか?」


メグレは|すぐそばに|いた。||グラン=ルイは、|少し|離れた|ところに|いた。

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Mais ils se voyaient à peine. Il n’y avait que le capitaine du port et celui du Saint-Michel à parler.

Delcourt, d’ailleurs, se tournait vers Maïigret, ne sachant trop que dire.

— C’est vrai que Joris est rentré ? Il paraît que c’est sur le journal…

— Il est rentré et il est reparti…

— Qu’est-ce que tu veux dire ?

Grand-Louis s’était approché d’un pas, les mains dans les poches, une épaule de travers. Et, vu ainsi dans l’obscurité, il avait l’air d’un grand bonhomme plutôt flasque, aux lignes imprécises.

— Il est mort.

Cette fois, Louis s’approcha de Delcourt à le toucher.

— C’est vrai ?.. grogna-t-il.

C’était la première fois que Maigret entendait sa voix. Et celle-ci donnait aussi une impression de mollesse. Elle était entourée, un peu traînante. On ne distinguait toujours pas le visage.

— La première nuit qu’il est rentré, il a été empoisonné…

Et Delcourt, prudent, avec une intention évidente, se hâta d’ajouter :

— Voici un commissaire de Paris qui est chargé…

Il était soulagé. Depuis longtemps, il se demandait comment amener cette déclaration. Craignait-il une imprudence des gens du Saint-Michel ?

— Ah ! Monsieur est de la police.

Le bateau montait toujours. Son capitaine enjamba le bastingage, sauta sur le quai, hésita à tendre la main à Maigret.

— Par exemple !.… articula-t-il, pensant toujours à Joris.

Et on le sentait inquiet, lui aussi, d’une inquiétude encore plus sensible que celle de Delcourt. La grande silhouette de Louis se balançait, la tête de travers. Il aboya quelque chose que le commissaire ne comprit pas.

— Qu’est-ce qu’il dit ?

— Il grogne en patois : « Saloperie de saloperie !.. »

— Qu’est-ce qui est une saloperie ? demanda Maigret à l’ex- bagnard.

だが、|互いの|姿は|ほとんど|見えなかった。||話しているのは、|港湾長の|デルクールと|ル・サン・ミシェルの|船長だけだった。

デルクールは、|それ以上|何を|言えばよいのか|わからないまま、|メグレのほうを|振り向いた。


「ジョリスが|帰ってきたって|本当か。||新聞に|出ているそうだが」


「帰ってきて、|また|いなくなった」


「どういう|意味だ?」


グラン・ルイが、|両手を|ポケットに|入れたまま、|肩を|片方|ゆがめて、|一歩|近づいてきた。||暗がりで|そうして|見ると、|彼は|大きいだけの、|むしろ|締まりのない、|体格の|はっきりしない|男に|見えた。


「死んだ」


今度は、|ルイが|デルクールに|触りそうなほど|近づいた。


「本当か」と|彼は|低い声で|呟いた。


メグレが|その声を|聞いたのは、|これが|初めてだった。||その声にも、|どこか|締まりのない|感じが|あった。||こもり気味で、|少し|間のびしていた。||顔は|まだ|見分けられなかった。


「帰ってきた|最初の|晩に、|毒を|盛られたんだ」


そして|デルクールは、|用心深く、|明らかな|思惑があって、|急いで|つけ加えた。


「こちらは、|パリから|来た|警部で、|この事件を|任されている」


彼は|ほっとしていた。||前から、|どうやって|このことを|切り出せばよいか、|ずっと|考えていたのだ。||ル・サン・ミシェルの|連中が、|うっかり|何かを|言い出すことを|心配|していたのだろうか。


「ああ。||旦那は|警察の|方ですか」


船は|まだ|上がりつづけていた。||船長は|舷側を|またぎ、|岸壁へ|飛び移り、|メグレに|手を|差し出そうか|ためらった。


「なんてことだ!」と|彼は|まだ|ジョリスのことを|考えながら、|そう|言った。


彼もまた|不安を|感じているのが|わかった。||しかも、|その不安は|デルクールより|さらに|はっきりした|ものだった。||ルイの|大きな|影は、|頭を|傾けたまま、|ゆらゆらしていた。||彼は|何かを|どなったが、|警部には|わからなかった。


「何と|言った?」


「方言で|うなっているんだ。||『畜生!||畜生!』と」


「何が|『畜生』なんだ?」メグレは|元服役囚に|尋ねた。

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Mais celui-ci se contenta de le regarder dans les yeux. Ils s’étaient rapprochés l’un de l’autre. Maintenant, on devinait les traits. Ceux de Grand-Louis étaient bouffis. Il devait avoir une joue plus grosse que l’autre, ou alors ce qui donnait cette impression, c’est qu’il tenait toujours la tête de travers.
Une chair soufflée et des gros yeux à fleur de tête.

— Vous étiez ici hier ! lui dit le commissaire.

L’éclusée était finie. Les portes d’amont s’ouvraient. Le vapeur glissait dans les eaux du canal et Delcourt devait courir pour demander le tonnage et la provenance. On entendit crier du haut de la passerelle :

— Neuf cents tonnes !… Rouen…

Mais le Saint-Michel ne sortait pas du sas et les hommes postés autour de l’écluse pour la manœuvrer sentaient que quelque chose d’anormal se passait, attendaient, chacun dans son trou d’ombre, tendant l’oreille.
Delcourt revenait, en notant sur son carnet les indications données.

— Eh bien ! s’impatienta Maigret.

— Eh bien ! quoi ? grommela Louis. Vous dites que j’étais ici hier ! C’est que j’y étais.

Il n’était pas facile de le comprendre, parce qu’il avait une façon toute particulière de manger les mots, de parler la bouche fermée, comme s’il eût mâché en même temps quelque chose. Sans compter qu’il avait un accent de terroir prononcé.

— Qu’est-ce que vous êtes venu faire ?

— Voir ma sœur…

— Et, comme elle n’était pas ici, vous lui avez laissé un billet.

Maigret examinait à la dérobée le propriétaire de la goélette, dont les vêtements étaient les mêmes que ceux de son matelot. Il n’avait rien de caractéristique. L’air, plutôt, d’un bon contremaître que d’un capitaine au cabotage.

— On est resté trois jours à Fécamp pour réparer… Alors Louis en a profité pour venir voir la Julie ! intervint-il.

On devinait des oreilles tendues tout autour du bassin. Chacun devait veiller à ne pas faire de bruit. La sirène hurlait

だが、|相手は|ただ|メグレの|目を|見つめるだけだった。||二人は|互いに|近づいていた。||今では、|顔つきが|見て取れた。||グラン・ルイの|顔は|むくんでいた。||片方の|頬が|もう片方より|大きいのか、|それとも、|いつも|首を|かしげているせいで|そう|見えるのか。

ふくれた|肉づきの|顔に、|飛び出しそうな|大きな|目。


「きのう、|ここに|いたな!」と、|警部が|言った。


水門の|水の|上下は|終わっていた。||上流側の|扉が|開いていた。||蒸気船は|運河の水へ|すべり出し、|デルクールは|積み荷の重さと|出港地を|聞くために|走らねばならなかった。||ブリッジの上から|叫ぶ声が|聞こえた。


「九百トン!||ルーアン!」


しかし、|ル・サン・ミシェルは|水門から|出てこなかった。||水門のまわりに|立って|作業を|していた|男たちは、|何か|ふつうでないことが|起きていると|感じ、|各々が|暗闇の|穴の中で|待ち構え、|耳を|すませていた。

デルクールが|戻ってきた。||渡された|数字を|手帳に|書きつけていた。


「それで?」と|メグレは|いらだった。


「それで、|何だ?」と|ルイが|つぶやいた。
「あんたは、|俺が|きのう|ここに|いたと|言う。||いたから|いたんだ」


彼の言うことを|聞き取るのは|楽ではなかった。||言葉を|飲みこむような、|口を|閉じたまま|話すような、|まるで|同時に|何かを|噛んでいるような|独特の|話し方を|したからである。||そのうえ、|強い|なまりが|あった。


「何を|しに来た?」


「妹に|会いに」


「それで、|妹が|ここに|いなかったから、|書き置きを|残したんだな」


メグレは|ひそかに|ル・サン・ミシェルの|オーナーを|見ていた。||その服は|線員の服と|同じだった。||これといった|特徴は|なかった。||沿岸船の|船長というより、|むしろ|気のよい|職長と|いった|感じだった。


「フェカンで|修理のために|三日|足止めを|食ったんです。||それで、|ルイは|ジュリーに|会いに来たんです」と、|彼が|口をはさんだ。


水門の|船溜りを|囲んで、|誰もが|耳を|そばだてているのが|感じられた。||誰もが|音を|立てまいと|しているに|違いなかった。||霧笛は|遠くで|なおも|なり続け、|霧は|水気を|帯びて、|石畳を|黒く|光らせていた。

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Une écoutille s’ouvrit dans le pont de la goélette. Une tête émergea, cheveux en désordre, barbe hirsute.

— Alors, quoi ?.. On reste là ?.….

— Ta gueule, Célestin ! gronda le patron.

Delcourt battait la semelle pour se réchauffer, peut-être aussi pour avoir une contenance, car il ne savait pas s’il devait rester ou s’éloigner.

— Qu’est-ce qui vous fait penser, Louis, que Joris courait un danger ?

Et celui-ci, en haussant les épaules :

— Ben !.… Vu qu’il avait déjà eu le crâne fendu… C’était pas malin à deviner.

Il fallait presque un traducteur tant il était difficile de distinguer les syllabes broyées dans ce grognement.

Il y avait une gêne intense, et comme une sourde angoisse dans l’air. Louis regarda du côté de la maison de Joris, mais on ne voyait rien, pas même une tache plus noire dans la nuit.

— L’est là, la Julie ?

— Oui… Vous allez la voir ?

Il secoua négativement la tête, comme un ours.

— Pourquoi ?

— Sûr qu’elle pleure.

Il prononçait quelque chose comme allploere… Et cela, avec le dégoût d’un homme qui ne peut pas voir pleurer !
Ils étaient toujours debout. La brume devenait plus intense, détrempait les épaules. Delcourt éprouve le besoin d’intervenir.

— On pourrait aller boire quelque chose…

Un de ses hommes, de son coin d’ombre, plus loin, l’avertit :

— Ils viennent de fermer la buvette !

Et le capitaine du Saint-Michel proposa :

— Si vous voulez boire un coup dans la cabine…

Ils étaient quatre: Maïigret, Delcourt, Grand-Louis et le patron, qui s’appelait Lannec. La cabine n’était pas grande. Un petit poêle dégageait une chaleur intense, qui mettait de la buée partout, et la lumière de la lampe à pétrole, montée sur cardan, était presque rouge.

帆船の|デッキで、|ハッチが|開いた。||乱れた|髪と、|ぼうぼうの|髭の|顔が|出てきた。


「で、|どうなんだ?||ここに|残るのか?」


「黙れ、|セレスタン!」と|船長が|言った。


デルクールは|寒さを|しのぐため、|あるいは|どういう|顔を|していればよいか|わからないからか、|足踏みを|していた。||残るべきか、|離れるべきか、|判断が|つかなかったのである。


「なぜ、|ジョリスが|危ないと|思ったんだ、|ルイ?」


すると、|相手は|肩を|すくめた。


「そりゃ、|もう、|頭を|割られてたからだ。||見当を|つけるのは|難しくなかった」


その|低く|唸るような声で|つぶれた|発音を|聞き分けるのは|ひどく|難しく、|ほとんど|通訳が|必要だった。

そこには|ひどい|気まずさが|あった。||目に見えない|不安に満ちた|雰囲気だった。||ルイは|ジョリスの|家の|ほうを|見た。||しかし、|何も見えなかった。||夜の中に、|もっと黒く見える|影さえ|見えなかった。


「ジュリーは|あそこに|いるのか?」


「ああ。||会いに|行くのか?」


彼は|熊のように、|首を|横に|振った。


「なぜだ?」


「きっと|泣いてる」


彼の|発音は、|『エル・プルール』(泣いている)が|訛って、|『アルプロエル』に|近かった。||しかも、|泣くのを|見るのが|耐えられない|男の|嫌そうな|調子で|言っていた!

彼らは|まだ|立ったままだった。||霧は|いっそう|深くなり、|肩を|湿らせていた。||デルクールは|口を|はさまずには|いられなくなった。


「よろしければ|どこかで|一杯|やりませんか」


少し|離れた|影の中から、|部下の一人が|知らせた。


「酒場は|今|閉まりました!」


そこで、|サン・ミシェルの|船長が|言った。


「よければ、|船室で|一杯|どうです」


四人だった。||メグレ、|デルクール、|グラン・ルイ、|そして|ラネックと|呼ばれている|船長である。||船室は|広くなかった。||小さな|ストーブが|強い熱を|放ち、|そのせいで|至る所が|結露していた。||ジンバル式(常に水平を保つ仕組み)の|石油ランプの|光は|ほとんど|赤くなっていた。

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Des cloisons en pitchpin verni. Une table de chêne, tailladée, si usée qu’aucune surface n’était plane. Il y avait encore des assiettes sales, d’épais verres tout poisseux, une demi-bouteille de vin rouge.

À droite et à gauche, dans la cloison, une ouverture rectangulaire, comme une armoire sans porte. Les lits du capitaine et de Louis, son second. Des lits défaits, avec des bottes et des vêtements sales jetés en travers. Une odeur de goudron, d’alcool, de cuisine et de chambre à coucher, mais surtout des relents indéfinissables de bateau.

Dans la lumière, les gens étaient moins mystérieux. Lannec avait des moustaches brunes, des yeux intelligents et vifs. Il avait pris une bouteille d’alcoo!l dans une armoire et il rinçait les verres en les remplissant d’eau et en les vidant par terre.


— Il paraît que vous étiez ici dans la nuit du 16 septembre ?

Grand-Louis avait les coudes sur la table, le dos rond. Lannec répondit tout en servant à boire :

— On y était, oui !

— Il est rare, n’est-ce pas ? que vous couchiez dans l’avant- port où, à cause de la marée, vous devez veiller aux amarres…

— Ça arrive ! répliqua Lannec sans broncher.

— Ça permet souvent de gagner quelques heures ! intervint Delcourt, qui semblait vouloir jouer le rôle de conciliateur.

— Le capitaine Joris n’est pas venu vous voir à bord ?

— Pendant l’éclusée… Pas après.

— Et vous n’avez rien vu, rien entendu d’anormal ?

— À votre santé !… Non !.… Rien.

— Vous, Louis, vous vous êtes couché ?.…

— Faut croire que oui…

— Qu’est-ce que vous dites ?

— Je dis faut croire que oui… Y a longtemps.

— Vous n’êtes pas allé voir votre sœur ?

— Peut-être bien que oui… Pas longtemps…

— Est-ce que Joris ne vous avait pas défendu de mettre les pieds chez lui ?

— Des histoires ! grommela l’autre.

ニスを塗った|ピッチパイン材1の|仕切り壁。||切り傷だらけの|オーク材の|テーブルは、|ひどく|すり減っていて、|平らな|表面など|どこにも|なかった。||汚れた|皿が|まだ|置かれ、|厚手の|グラスは|どれも|べたつき、|赤ワインが|残り半分の|ボトルが|あった。

左右には、|仕切り壁の|中に、|扉のない|戸棚のような|四角い|開口部が|あった。||船長と、|その|副船長|ルイの|寝床だった。||乱れた|寝床で、|長靴や|汚れた|服が|横に|投げ出されていた。||タールと、|酒と、|料理と、|寝室の|におい。||だが|何よりも、|船に|特有の、|何とも|言いようのない|においが|立ちこめていた。

灯りの中では、|人々は|それほど|神秘的には|見えなかった。||ランネックには|茶色の|口髭が|あり、|目は|利口そうで|すばしこかった。||彼は|戸棚から|酒瓶を|取り出し、|グラスに|水を|満たしては|床に|捨てながら、|すすいでいた。


「九月十六日の|夜、|ここに|いたそうだな?」


グラン・ルイは|テーブルに|肘をつき、|背中を|丸めていた。||ランネックは|酒を|注ぎながら|答えた。


「いたよ、|そうだ!」


「めずらしな、|違うか?||港に|泊まるなんて。||潮のせいで、|もやい綱を|見張ってないと|いけないだろう」


「そういうことも|ある!」と|ランネックは|顔色を|変えずに|言い返した。


「それで|数時間|稼げることも|よく|ありますからね!」と、|仲裁役を|買って出たいように|見える|デルクールが|口を|はさんだ。


「ジョリス船長は|船に|君たちを|訪ねて|来なかったか?」


「水門を|通るあいだは|来ていた。||そのあとは|来ていない」


「変わったものは|何も見なかったし、|何も|聞かなかったのか?」


「ご健康を!||いや!|何でもない」


「ルイ、|君は|寝たのか?」


「そうだったんだろうな」


「何と|言った?」


「そうだったんだろうな、|と言ったんだ。||ずいぶん|前の|ことだ」


「妹に|会いに|行かなかったのか?」


「行ったかもしれん。||長くは|なかった」


「ジョリスは、|自分の家に|足を|踏み入れるなと、|君に|言ってなかったか?」


「くだらん話だ!」と、|相手は|低い声で|言った。

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— Que voulez-vous dire ?

— Rien. C’est des histoires. Vous avez encore besoin de moi ?

Il n’y avait pas de charge sérieuse contre lui. Au surplus, Maigret n’avait pas du tout envie de l’arrêter.

— Pas aujourd’hui.

Louis parla breton avec son patron, se leva, vida son verre et toucha sa casquette.

— Qu’est-ce qu’il vous a dit ? questionna le commissaire.

— Que je n’ai pas besoin de lui pour aller à Caen et en revenir. Alors, je le retrouverai au retour, après avoir décharé.

— Où va-t-il ?

— Il ne l’a pas dit.

Delcourt, empressé, passa la tête par l’écoutille, tendit l’oreille, revint après quelques instants.

— Il est à bord de la drague.

— De la quoi ?

— Vous n’avez pas vu les deux dragues, dans le canal ? Elles ne servent pas pour le moment. Il y a des couchettes. Les marins aiment mieux dormir sur un vieux bateau qu’aller à l’hôtel.


— Encore un verre ? proposait Lannec.


Et Maigret regardait autour de lui en faisant des petits yeux, se mettait à son aise.


— Quel est le premier port que vous ayez touché en quittant Ouistreham, le 16 dernier ?


— Southampton… J’avais des pierres à y décharger…


— Ensuite ?


— Boulogne.


— Vous n’êtes pas allé en Norvège, depuis ?


— Je n’y suis allé qu’une fois, il y a six ans…


— Vous connaissiez très bien Joris ?.…


— Nous, vous savez, on connaît tout le monde… Depuis La Rochelle jusqu’à Rotterdam… À votre santé ! C’est justement du schiedam que j’ai rapporté de Hollande. Vous fumez le cigare ?

Il en sortit une caisse d’un tiroir.

— Des cigares qui, là-bas, valent dix cents… Un franc !.…

Ils étaient gros, bien lisses, bagués d’or.

「何を|言いたいんだ?」


「何でもない。||くだらん話だ。||まだ|俺が|必要か?」


彼に|対して|根拠のある|疑いは|なかった。||それに、|メグレは|彼を|捕まえる|気など、|まったく|なかった。


「今日は|いい」


ルイは|船長と|ブルトン語で|話し、|立ち上がり、|グラスを|空けて、|帽子に|手を|やった。


「奴は|あんたに|何と|言った?」と、|警部が|たずねた。


「カーンへ|行って|戻るのに、|俺は|いなくても|いいだろうと。||だから、|積み荷を|下ろしたあと、|帰りに|また|ここで|落ち合うことにした」


「奴は|どこへ|行くんだ?」


「言わなかった」


デルクールは|いそいそと、|ハッチから|頭を|出し、|耳を|すませ、|しばらくして|戻ってきた。


「ルイは|浚渫船に|乗っています」


「何だって?」


「運河に|二隻の|浚渫船が|あったのを|見ませんでしたか?||今は|使っていません。||ベッドが|あります。||船乗りは|ホテルへ|行くより、|古い船で|寝るほうが|好きなんです」


「もう|一杯|どうだい?」と、|ランネックが|すすめた。


メグレは|目を|細めて|あたりを|見回し、|腰を落ち着けた。


「この|前の|十六日に、|ウイストルアムを|出てから、|最初に|寄った|港は|どこだ?」


「サウサンプトン2だ。||石材の|荷おろしが|あった」


「その次は?」


「ブローニュ3


「それから|ノルウェーへは|行っていないのか?」


「ノルウェーへ|行ったのは、|六年前に|一度だけだ」


「ジョリスの|ことは|よく|知っていたのか?」


「いいかい、|俺たちは、|誰だって|よく|知っているんだよ。||ラ・ロシェル4から|ロッテルダムまでね。||ご健康を!||これは|ちょうど、|オランダから|持ってきた|スキーダムだ。||あんた|葉巻は|吸うのか?」


彼は|引き出しから|箱を|取り出した。


「あちらでは|十サンチームの|葉巻だ。||一フランだ!」


それは|太く、|つやつやしていて、|金の帯が|巻かれていた。

49


— C’est étrange ! soupirait Maïigret. On m’avait bien affirmé que Joris était allé vous rejoindre à bord, dans l’avant-port… en compagnie de quelqu’un…


Mais Lannec était très occupé à couper la pointe d’un cigare, et quand il redressa la tête on ne pouvait lire aucune émotion sur son visage.


— Il n’y aurait pas de raison pour que je le cache…

Quelqu’un, de dehors, sauta sur le pont qui résonna.
Une tête se montra au-dessus de l’échelle.


— Le vapeur du Havre qui arrive !


Delcourt se leva précipitamment, dit à Maigret :

— Il faut lui préparer l’écluse… Le Saint-Michel va en sortir.


Et Lannec :


— Je suppose que je peux continuer mon voyage ?


— Jusqu’à Caen ?


— Oui! Le canal ne conduit pas ailleurs. Demain soir, on aura sans doute fini de décharger.


Ils avaient tous l’air franc ! Ils avaient des visages ouverts ! Et pourtant tout cela sonnait faux ! Mais c’était si subtil qu’il eût été impossible de dire pourquoi cela sonnait faux, ou ce qui était faux.


De braves gens! Ils en avaient l’aspect, Lannec comme Delcourt, comme Joris, comme tous ceux de la Buvette de la Marine. Est-ce que Grand-Louis lui-même ne donnait pas l’impression d’une sympathique crapule ?


— Je vais te , Lannec… Bouge pas !


Et le capitaine du port alla décapeler l’amarre de la bitte. Le vieux qu’on avait vu émerger du poste, tout gourd, grognon, murmura :


— Grand-Louis s’est encore tiré des pattes !


Et il largua le foc et le clinfoc, repoussa la goélette à l’aide d’une gaffe. Maigret sauta à terre à la dernière seconde. Le brouillard s’était définitivement changé en pluie et on distinguait maintenant toutes les lumières du port, toutes les silhouettes, le vapeur du Havre qui s’impatientait et donnait du sifflet.

「妙だな!」と、|メグレは|ため息をついた。||「ジョリスは|港に|停泊している|君たちの|船へ|誰かと|一緒に|行ったと、|私は|確かに|聞いていたんだが・・・」5


だが、|ランネックは|葉巻の|先を|切るのに|すっかり|気を|取られていた。||そして、|顔を|上げたときにも、|その顔からは|何の|動きも|読み取れなかった。


「俺が|それを|隠す|理由は|ないだろう」


外から、|だれかが|デッキの上に|飛び移り、|デッキが|鳴り響いた。

はしごの上に、|ひとつの|頭が|現れた。


「ル・アーヴルからの|蒸気船が|入ってきます!」


デルクールは|あわてて|立ち上がり、|メグレに|言った。


「水門の|用意を|してやらなければ。||ル・サン・ミシェルは|そこから|出ます」


そして、|ランネックが|言った。


「俺は|航海を|続けても|いいんだろうね?」


「カーンまでか?」


「ああ。||運河は|そこ以外には|通じていない。||明日の晩には、|たぶん|荷下ろしも|終わっているだろう」


皆んな、|正直そうに|見えた!||開けた|顔を|していた。||それなのに、|すべてが|どこか|うそくさく|響いた。||だが、|それは|あまりに|巧妙なので、|なぜ|うそくさく|響くのか、|何が|うそなのかを|言うことは|できなかった。

人の|よさそうな|者たち!||ランネックも、|デルクールも、|ジョリスも、|海軍酒場に|いた|者たちも、|みな|そういう|顔つきを|していた。||グラン・ルイでさえ、|どこか|憎めない|悪党という|感じを|与えたでは|ないか?


「ランネック、|綱を|外してやる。||動くなよ!」


そして、|港湾長は、|係船ビットに|掛けてあった|もやい綱を|外しに|行った。||前に|ハッチら|姿を|現した|老水夫は、|ぎこちない|動きで|不機嫌そうに|つぶやいた。


「グラン・ルイが|また|逃げやがった」


そして、|彼は|ジブと|クリンジブ(ジブの補助帆)を|ゆるめ、|ボートフックで|スクーナーを|押し出した。||メグレは|最後の|一瞬、|岸へ|飛び降りた。||霧は|すっかり|雨に|変わっており、|今では|港の|すべての|灯り、|すべての|人影、|待ちきれずに|汽笛を|鳴らしている|ル・アーヴルからの|蒸気船まで|見分けられた。

50


Les manivelles grinçaient. L’eau s’engouffrait par les vannes ouvertes. La grand-voile de la goélette bouchaït la perspective du canal.

Du pont, Maigret distingua les deux dragues, deux horribles bateaux aux lignes compliquées, aux superstructures sinistres, qui s’étaient encroûtés de rouille.


Il s’en approcha prudemment, parce que par là, c’était plein de détritus, de vieux câbles, d’ancres et de ferraille. Il longea une planche qui servait de passerelle, vit une légère lueur à travers des fentes.


— Grand-Louis !.. appela-t-il.

Du coup, la lumière s’éteignit. L’écoutille n’avait plus de fermeture. Le torse de Grand-Louis émergea et il grogna :

— Qu’est-ce que vous voulez ?

Mais en même temps autre chose bougeaït, sous lui, dans le ventre de la drague. Une silhouette se faufilait avec mille précautions. On entendait vibrer la tôle. Il y avait des heurts.


— Qui est avec toi ?


— Avec moi ?.….


Maigret chercha autour de lui, faillit tomber dans le fond de la drague où stagnait un mètre de vase.


Il y avait quelqu’un, c’était certain. Mais il était déjà loin. Les craquements provenaient maintenant d’une autre partie de la drague. Et Maigret ne savait pas sur quoi il pouvait marcher. Il ignorait tout des aménagements de ce bateau apocalyptique dont il heurta une benne de la tête.

— Tu te tais ?


Un grognement indistinct, qui devait vouloir dire :


— Je ne sais pas de quoi vous parlez…


Dans la nuit, il eût fallu dix hommes pour fouiller les deux dragues. Et encore ! Des hommes connaissant les lieux ! Maigret battit en retraite. Les voix, à cause de la pluie, avaient une portée étonnante. Il entendit qu’on disait dans le port :


— … juste en travers du chenal…


Il s’approcha. C’était le second du vapeur du Havre qui montrait quelque chose à Delcourt, et celui-ci fut tout bouleversé en apercevant Maigret.

ハンドルの|きしむ音が|聞こえた。||開かれた|水門から|水が|どっと|流れこんでいた。||ゴエレット船の|大きな|帆が、|運河の|見通しを|ふさいでいた。

橋の上から、|メグレは|二隻の|浚渫船を|見つけた。||2隻とも|複雑な|形状をした|ボロボロの|ひどい船で、|不気味な|上部構造物は|錆が|こびりつていた。

彼は|用心しながら|そちらへ|近づいた。||そのあたりは、|ごみくずや、|古いケーブルや、|錨や、|鉄くずで|いっぱいだったからだ。||彼は|タラップの|役目をしている|一枚の|板を|つたって|進み、|すきまから|かすかな|光が|漏れているのが|見えた。


「グラン・ルイ!」


そのとたん、|明かりが|消えた。||ハッチには|もう|ふたが|なかった。||グラン・ルイの|上半身が|ぬっと|出てきて、|彼は|低い声で|言った。


「何の|用だ?」


だが|その|同じ時、|彼の下の方、|浚渫船の|船体の中で、|何か|別のものが|動いていた。||一つの|人影が、|ひどく|用心しながら|逃げ出そうと|していた。||鉄板が|震える|音が|聞こえた。||ぶつかる|音も|した。


「おまえと|一緒に|いるのは|誰だ?」


「俺と?」


メグレは|あたりを|探したが、|一メートルほどの|泥が|たまっている|浚渫船の|底へ|落ちそうになった。

誰かが|いる。||それは|確かだった。||だが、|すでに|遠くへ|行っていた。||物音は、|今では|浚渫船の|別の場所から|聞こえていた。||そして|メグレには、|次の|一歩を|どこに|踏み出せばよいかさえ|わからなかった。||この世の|終わりのような|この船の|構造を、|彼は|何一つ|知らなかった。||その船の|バケットに、|彼は|頭を|ぶつけた。


「黙って|いるのか?」


意味の|はっきりしない|低い声。||それは|こう|言いたいらしかった。


「何の話か|わかりませんね」


夜中に、|二隻の|浚渫船を|調べるには、|十人の|男が|必要だっただろう。||しかも!|その|船の中を|よく知っている|人間で|なければ!||メグレは|引き返した。||雨のせいで、|声は|妙に|遠くまで|届いた。||港で|誰かの|話し声が|聞こえた。


「ちょうど|航路を|横切る|格好で……」


メグレは|近づいた。||それは|ル・アーヴルから|来た|蒸気船の|航海士が、|デルクールに|何か|説明していた。||そして|デルクールは、|メグレの|姿を|見ると、|すっかり|取り乱した。

51


— C’est difficile à croire qu’ils l’aient perdu sans s’en apercevoir, poursuivait l’homme du vapeur.


— Quoi ? questionna le commissaire.


— Le canot (il prononcçaït « le canotte »).


— Quel canot ?


— Celui-ci, que nous venons de heurter juste entre les jetées. Il appartient au voilier qui était devant nous. Le nom est écrit à l’arrière : Saint-Michel.


— I] se sera détaché, intervint Delcourt en haussant les épaules. Ça arrive !


— Il ne s’est pas détaché, pour la bonne raison que, par le temps qu’il fait, le canot ne devait pas être en remorque, mais sur le pont.


Et toujours les hommes, autour de l’écluse, chacun à son poste, essayant d’entendre.


— On verra ça demain. Laissez le canot ici.


Se tournant vers Maigret, Delcourt murmura avec un sourire raté :


— Vous voyez : quel drôle de métier ! Il y a toujours des histoires.


Le commissaire ne sourit pas, lui. Ce fut même le plus sérieusement du monde qu’il prononca :


— Dites donc! Si vous ne me voyiez pas demain à sept heures, mettons à huit, envoyez donc un coup de téléphone au Parquet de Caen.


— Qu’est-ce que ?.…


— Bonne nuit ! Et que le canot reste ici.


Pour leur donner le change, il s’éloigna, mains dans les poches, le col du pardessus relevé, le long de la jetée. La mer bruissait sous ses pieds, devant lui, à sa droite, à sa gauche. Un air fortement iodé lui emplissait les poumons.
Arrivé presque au bout, il se baissa pour ramasser quelque chose.

「気づかずに|なくしたとは|信じがたいですね」と|蒸気船の|航海士は|続けていた。


「何を?」と|警部が|たずねた。


「小舟(「カノ」)です」


男は|「カノット」と|発音した。


「どの|小舟だ?」


「これです。||いま|ちょうど|桟橋の|あいだで|ぶつかったんです。||前を|行っていた|帆船の|ものです。||船尾に|名前が|書いてあります。||サン・ミシェル」


「もやい綱が|ほどけたんでしょう」と|デルクールが|肩をすくめて|口をはさんだ。
「よく|あることです!」


「ほどけたんじゃ|ありません。||こんな|天気なら、|小舟は|引かれるはずは|なく、|デッキに|上げてあるはずだからです」


水門の|まわりでは|男たちが|それぞれの|持ち場で、|耳をすませていた。


「それは|明日|見れば|いい。||小舟は|ここに|置いておけ」


デルクールは|メグレの|ほうを|向き、|しくじったと|苦笑いを|しながら|つぶやいた。


「ご覧の|とおりです。||妙な|仕事でしょう!||いつも|ごたごたが|あります」


だが、|警部は|笑わなかった。||むしろ|ひどく|まじめな|口ぶりで|言った。


「いいか!||もし|明日の|七時、|いや|八時までに|私を|見なかったら、|カーンの|検事局へ|電話を|入れてくれ」


「何ですって?」


「では|おやすみ!||それから、|小舟は|ここに|残して|おいてくれ」


人々の|注意を|そらすため、|メグレは|両手を|ポケットに|入れ、|外套の|襟を立てて、|桟橋に沿って|歩き去った。||海は|足もとで、|正面で、|右で、|左で、|ざわめいていた。||強い|磯の香りを|含んだ|空気で、|彼の胸は|一杯になった。

ほぼ|先端に|着いたとき、|彼は|何かを|拾うために|かがみこんだ。



  1. ピッチパイン(pitchpin)アメリカ南部産の松の一種で、樹脂分が非常に多く含まれた硬い木材です。
    「pitch(ピッチ・樹脂・タール)」という名前の通り、木の中に松脂がたっぷり染み込んでいるのが特徴で、そのため:
    水や湿気に非常に強く腐りにくいため、船の内装材として理想的な素材です。また樹脂のおかげで飴色から赤褐色の美しい木目が出て、ニスを塗るとさらに艶が増します。重くて硬いため傷がつきにくく耐久性も高いです。
    19世紀から20世紀初頭にかけてヨーロッパで広く使われ、特に船の内装・床材・壁材として好まれました。この時代のフランスの木造船の船室にピッチパインが使われているのは自然なことです。
    この場面では「ニスを塗ったピッチパイン材の仕切り壁」という描写で、くたびれてはいるもののかつては丁寧に作られた船室だったことが伝わります。
    ↩︎
  2. サウサンプトン(Southampton)はイギリス南部ハンプシャー州にある港湾都市で、ロンドンの南西約120キロのイギリス海峡に面したサウサンプトン湾の奥に位置しています。ウイストルアムからはイギリス海峡を渡って北上すると到達できる距離です。
    1930年代当時はタイタニック号の出港地として有名で大西洋横断定期船の母港でもあり、フランスやベネルクス諸国との定期貨物航路の重要な寄港地でもありました。石材・石炭・穀物などの貨物の積み下ろしが盛んに行われていました。
    この作品ではランネックが九月十六日にウイストルアムを出た後、カーンで石材を積んでサウサンプトンへ運んだと説明しています。ノルマンディーからイギリスへの典型的な沿岸貿易航路で、当時の小型帆船が担っていた日常的な仕事の一つです。
    ↩︎
  3. ブーローニュ=シュル=メール(Boulogne-sur-Mer)はフランス北部、パ=ド=カレー県にある港湾都市です。イギリス海峡に面しており、ドーバー海峡を挟んでイギリスのドーバーとほぼ向かい合う位置にあります。
    1930年代当時はフランス最大の漁港として知られており、特にニシン漁や沖合漁業の拠点として栄えていました。またイギリスとの距離が非常に近いため、フェリーや貨物船がひっきりなしに行き来するフランスとイギリスを結ぶ重要な中継港でもありました。
    この作品ではランネックがサウサンプトンの次にブーローニュに寄ったと説明しており、イギリス海峡沿いの典型的な沿岸航路の寄港地として登場しています。ウイストルアムからはノルマンディー海岸を北東へ進んだ先にある港です。
    前の場面でグラン=ルイの手紙が見つかった際にも、サン=ミシェル号がブーローニュから来ていたことが触れられており、この船の航路と行動を追うメグレの捜査の重要な手がかりになっています。 ↩︎
  4. ラ・ロシェル(La Rochelle)はフランス西部、大西洋岸に位置する港湾都市です。
    地理的にはボルドーの北約180キロ、ナントの南約150キロのビスケー湾に面しており、フランスの大西洋岸を代表する重要な商業港・漁港です。
    歴史的には17世紀にフランスのプロテスタント(ユグノー)の拠点として有名で、ルイ13世によって陥落させられたラ・ロシェル包囲戦で知られています。また大西洋を渡るカナダへの移民の出発地としても歴史的に重要な港です。
    1930年代当時は沿岸航路の重要な寄港地として、北はロッテルダムから南はスペイン・ポルトガルまでを行き来する沿岸船が必ず通る港でした。
    ランネックが「ラ・ロシェルからロッテルダムまで誰でも知っている」と言ったのは、フランスとベネルクス三国の大西洋・北海沿岸を行き来する沿岸航路全体を指しており、その範囲内では船乗り同士は皆顔見知りだということを示しています。
    ↩︎
  5. 実は、「ジョリスが、だれかと一緒に、港に停泊しているル・サン・ミシェルへ行った」と、はっきり証言した人物は出てきません。
    メグレが実際に聞いた別々の情報から推理したものです。
    まず、ジュリーからは、ジョリスが九月十六日の夜、いつものように閘門へ潮の仕事に行き、そのまま帰らなかった、という話を聞いています。
    そのあと、海の酒場で、デルクールや税関員たちから、九月十六日の夜、ジョリスは九時半ごろ霧の中を家へ帰るように出ていったこと、またサン・ミシェル号がその夜、前港に泊まっていたことを聞いています。
    さらに、デルクールから、サン・ミシェル号は九月十六日に潮の終わりごろカーンから来て、ジョリスが「霧の中では水深が足りない」と言ったため、前港の杭に係留して一夜を明かした、という説明を受けています。
    つまり、メグレの発言は、だれか一人から聞いた確定証言ではなく、港で集めた話をもとにした揺さぶりです。
    「だれかと一緒に」という部分も、明示の証言ではなく、メグレの推測です。サン・ミシェル号にはランネック、グラン・ルイ、セレスタンがいて、グラン・ルイはジュリーの兄です。ジョリス失踪の夜に、サン・ミシェルが港にいた。この二つを結びつけて、メグレはランネックの反応を見るために、少し強く言っています。
    ↩︎