霧の港|第二章 遺産(対訳)

霧の港

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霧の港|第二章 遺産

18


On entendait quelque part en bas, sans doute dans la cuisine, les cris aigus de Julie qui se débattait au milieu des voisines.

Et, par la fenêtre restée grande ouverte, Maigret vit des gens qui arrivaient du village, moitié marchant, moitié courant, des gamins à vélo, des femmes portant leur enfant sur le bras, des hommes en sabots.

C’était un petit cortège désordonné, gesticulant, qui atteignait le pont, le franchissait, se dirigeait vers la maison du capitaine, exactement de la même manière que s’il eût été attiré par le tour de ville d’un cirque ambulant ou par un accident d’automobile.

Bientôt le murmure du dehors fut tel que Maigret referma la fenêtre dont les rideaux de mousseline tamisèrent le soleil. Et l’atmosphère devint douce, discrète. Le papier des murs était rose. Les meubles clairs étaient bien polis. Un vase plein de fleurs trônait sur la cheminée.

Le commissaire regarda le docteur, qui observait en transparence un verre et une carafe posés sur la table de nuit. Il trempa même son doigt dans un reste d’eau, se toucha le bout de la langue.

— C’est cela ?

— Oui. Le capitaine doit avoir l’habitude de boire la nuit. Autant que j’en puisse juger, il l’a fait cette fois vers trois heures du matin, mais je ne comprends pas pourquoi il n’a pas appelé.

— Pour la bonne raison qu’il était incapable de parler et même d’émettre le moindre son, grommela Maigret.

Il appela le garde champêtre, qu’il chargea d’avertir le maire et le parquet de Caen. On entendait toujours des allées et venues, en bas. Dehors, sur le bout de route ne conduisant nulle part, les gens du pays stationnaient, par groupes. Quelques-uns, pour attendre plus confortablement, s’étaient assis dans l’herbe.

下のどこかで、|たぶん|台所で、|近所の|女たちに|囲まれ|宥められても|抗う|ジュリーの|甲高い|叫び声が|聞こえていた。

そして、|大きく|開け放たれたままの|窓から、|メグレは|村から|人々が|やって来るのを|見た。||半分は|歩き、|半分は|走り、|自転車に|乗った|子どもたち、|腕に|子を|抱いた|女たち、|木靴を|はいた|男たち。||それは|不規則な|小さな|行列になって、|身ぶり手振りをしながら、|橋に|たどり着き、|それを渡り、|船長の家へ|向かっていた。||ちょうど|町を巡る|移動サーカスか、|自動車事故に|引き寄せられるのと|同じ|状況だった。

やがて、|外のざわめきが|あまりに|大きくなったので、|メグレは|窓を閉めた。||モスリン1の|カーテン2が|日ざしを|やわらげた。||すると|部屋の|雰囲気は|穏やかで、|ひっそりと|なった。||壁紙は|ばら色だった。||明るい色の|家具は|よく|磨かれていた。||花で|いっぱいの|花瓶が、|暖炉の上に|立派に|置かれていた。

警部は|医者を|見た。||医者は|ナイトテーブルに|置かれた|グラスと|水差しを、|光に|透かして|調べていた。||さらに|残った|水に|指を|ひたして、|舌先で|なめた。


「それか」


「ええ。|船長は|夜に|水を飲む|習慣が|あったのでしょう。||私の|見る限りでは、|今朝は|午前三時ごろに|飲んでいます。||ただ、|なぜ|人を|呼ばなかったのかが|わかりません」


「呼ぶことが|できなかったからだ。||ほんの|小さな声を|出すことさえ|できなかった」 と、|メグレは|低い声で|つぶやいた。


彼は|村の巡査を|呼び、|村長と|カーンの|検察当局へ|知らせるように|命じた。||下では|相変わらず、|人の|行き来する|音が|聞こえていた。||外では、|どこへも|通じていない|道の|端に、|村びとたちが|群れをなして|じっと立っていた。||何人かは、|少しでも|楽に|待とうとして、|草の|上に|腰を|下ろしていた。

巡査を|呼んで|村長と|カーンの|検察庁への|通知を|頼んだ。||下では|相変わらず|人の|行き来が|続いていた。||外では|どこにも|通じない|道の|突き当たりに|村人たちが|群れをなして|たむろしていた。||より|楽に|待つために|草の上に|腰を|下ろした者も|いた。

19


La mer montait, envahissait déjà les bancs de sable s’étirant à l’entrée du port. Une fumée, à l’horizon, un bateau qui attendait l’heure de se diriger vers l’écluse.

— Vous avez une idée de… commença le docteur.

Mais il se tut en voyant que Maigret était occupé. Juste entre les deux fenêtres, il y avait un secrétaire d’acajou que le commissaire avait ouvert. Et, l’air buté, comme il en avait d’habitude dans ces occasions-là, il faisait un inventaire du contenu des tiroirs. Tel quel, il ressemblait à une brute. Il avait allumé sa grosse pipe qu’il fumait à lentes bouffées. Et ses doigts énormes maniaient sans le moindre respect apparent les choses qu’ils trouvaient.

Des photographies, par exemple. Il y en avait des douzaines. Beaucoup de photographies d’amis, presque tous en uniforme de marin, presque tous du même âge que Joris. On comprenait que celui-ci avait gardé des relations avec ses camarades de l’école de Brest, qui lui écrivaient de tous les coins du monde. Photographies format carte postale, ingénues, d’une banalité universelle, qu’elles arrivassent de Saigon ou de Santiago :

Un bonjour d’Henry.

Ou bien :

Enfin ! le troisième galon ! Salut ! Eugène.

La plupart de ces cartes étaient adressées au « Capitaine Joris, à bord du Diana, Compagnie anglo-normande, à Caen ».

— Il y a longtemps que vous connaissez le capitaine ? demanda Maigret au médecin.

— Quelques mois. Depuis qu’il est au port. Avant, il naviguait sur un des bateaux du maire, qu’il a commandé pendant vingt- huit ans.

— Un bateau du maire ?

海は|満ちてきて、|港の|入り口に|伸びる|砂浜を|すでに|のみこみはじめていた。||水平線には|煙が|ひとすじ、|水門へ|向かう|時刻を|待っている|船が|あった。


「何か|お考えが」と、|医者が|言いかけた。


しかし、|メグレが|別のことに|かかわっているのを|見て、|口をつぐんだ。||二つの窓の|ちょうど|あいだに、|マホガニーの|書き物机が|あり、|警部は|それを|開けていた。||そして、|こういう場合に|いつも|見せる|頑固そうな|顔つきで、|引き出しの|中身を|一つずつ|調べていた。||そのままでは、|ただの|乱暴者に|見えた。||大きな|パイプに|火をつけ、|ゆっくりと|煙を|くゆらせていた。||そして|見つけた|品々を、|少しも|大切にする気は|ないのか|太い指で|いじくり回していた。

たとえば、|写真である。||それは|何十枚も|あった。||友人たちの|写真が|多く、|ほとんどが|船乗りの|制服姿で、|ほとんどが|ジョリスと|同じ|年ごろだった。||ジョリスが|ブレスト3の|学校時代の|仲間たちとの|関係を|持ち続けていたことが|わかった。||彼らは|世界の|あちこちから|手紙を|寄こしていた。||絵葉書サイズの|写真で、|サイゴンから|来ようと、|サンティアゴから|来ようと、|どこにでもあるような|平凡なものだった。

ご挨拶、|アンリより

あるいは、|こうである。

やっと!||三本目の|金帯!||お元気で!||ウジェーヌ。

そうした|カードの|多くは、|『カーン、|アングロ=ノルマンディー=カンパニー、|ディアナ船上、|ジョリス船長』宛てに|なっていた。


「船長とは|長いつきあいですか」と、|メグレは|医者に|尋ねた。


「数か月です。||彼が|港に|来てからです。||それまで|彼は|村長の船の|一つに|乗っていました。||二十八年もの間|その船を|指揮を|とっていたそうです」


「村長の船?」

— M. Ernest Grandmaison, oui! Le directeur de la Compagnie anglo-normande. Autant dire le seul propriétaire des onze vapeurs de la société…

Encore une photographie : Joris lui-même, cette fois, à vingt-cinq ans, déjà court sur pattes, large visage, mais un peu buté. Un vrai Breton !
Enfin, dans une enveloppe de toile, des diplômes, depuis le certificat d’études jusqu’au brevet de capitaine de la marine marchande, des papiers officiels, extrait d’acte de naissance, livret militaire, passeports.
Une enveloppe tomba à terre que Maïigret ramassa. Le papier en était déjà jauni.
— Un testament ? questionna le docteur, qui n’avait plus rien à faire avant l’arrivée du Parquet.


La confiance devait régner dans la maison du capitaine Joris, car l’enveloppe n’était même pas fermée. À l’intérieur, un papier couvert d’une belle écriture de sergent-major :


Je soussigné Yves-Antoine Joris, né à Paimpol, exerçant la profession de navigateur, lègue mes biens meubles et immeubles à Julie Legrand, à mon service, en récompense de plusieurs années de dévouement,
À charge par elle de faire les legs suivants :
Mon canot au capitaine Delcourt ; le service en porcelaine de Chine à sa femme ; ma canne en ivoire sculpté à…


Peu de gens, parmi ceux qui constituaient le petit monde du port, que Maigret avait vu grouiller dans le brouillard de la nuit, étaient oubliés. Jusqu’à l’éclusier qui recevait un filet de pêche, «le tramail qui se trouve sous le hangar », comme disait le testament !
À ce moment, il y eut un bruit insolite. Julie, profitant d’un moment d’inattention des femmes qui lui préparaient un grog « pour la remonter » s’était élancée dans l’escalier. Elle ouvrait la porte de la chambre et jetait autour d’elle des regards fous, se précipitait vers le lit, puis reculait, interdite, impressionnée au dernier moment par la mort.

— Est-ce que ?.….

「ええ、|<ムッシュー・エルネスト・グランメゾン>です。||アングロ=ノルマンディー=カンパニーの|社長です。||つまり、|会社の|十一隻の|蒸気船の、|唯一の|オーナーと|言っていいでしょう」


また|一枚の|写真。||今度は|ジョリス自身だった。||二十五歳の|ころで、|すでに|足は|短く、|顔は|大きく、|少し|頑固そうだった。||まさに|ブルターニュ人!4

最後の|布製の|書類入れの中には、|小学校の|卒業証書から|商船船長の|免許状までの|各種の|証明書類、|公文書、|出生証明の|抄本、|軍隊手帳、|パスポート。

一通の|封筒が|床に|落ち、|メグレが|拾い上げた。||封筒は|すでに|黄ばんでいた。


「遺言状ですか」


医者が|尋ねた。||検察当局が|来るまで、|もう|することが|なかったのだ。

ジョリス船長の|家では、|信頼感が|行きわたっていたに|ちがいない。||封筒には|封さえ|してなかった。||中には、|軍曹ふうの|きれいな|筆跡5で|書かれた|一枚の紙が|入っていた。

私こと、|イヴ=アントワーヌ・ジョリスは、|パンポル6に|生まれ、|船乗りを|職とする者として、|私の|動産|および|不動産を、|長年に|わたる|献身への|報いとして、|私に|仕える|ジュリー・ルグランに|遺贈する。

ただし、|彼女は|次の|遺贈を|行うこと。

私の|カヌーを|デルクール船長へ。||中国磁器の|食器一式を|その妻へ。||彫り入りの|象牙の|杖を|・・・

昨夜、|メグレが|霧の中に|ひしめいているのを|見た|港の|小さな|世界を|形成する|人々のうち、|忘れられた|人は|ほとんど|いなかった。||水門番まで|漁師の網を|もらっていた。||『納屋の下にある|刺し網』と|遺言書には|書いてあった!

そのとき、|ふだんとは違う|物音がした。||ジュリーを|元気づけようとして|グロッグを|作っていた|女たちが|ふと|目を離したすきに、|彼女は|階段を|駆け上がっていた。||彼女は|部屋の|扉を|開け、|狂ったような|目で|あたりを|見回し、|ベッドへ|駆け寄った。||それから|後ずさりした。||死を|目の前にして、|最後の|瞬間に|圧倒され|立ちすくんだ。


「何が?|・・・」

21


Elle s’écroula par terre, sur la carpette, en criant des choses à peine distinctes, où l’on devinaiït :


— … pas possible… Mon pauvre monsieur… mon… mon…


Maigret, très grave, les épaules rondes, l’aida à se relever, l’entraîna, gigotante, dans la chambre voisine, qui était celle de la jeune fille. La chambre n’était pas faite. Il y avait des vêtements en travers du lit, de l’eau savonneuse dans la cuvette.


— Qui est-ce qui a rempli la carafe d’eau qui se trouve sur la table de nuit ?


— C’est moi… Hier matin… En même temps que je mettais des fleurs chez le capitaine.


— Vous étiez seule dans la maison ?


Julie haletait, reprenait peu à peu son sang-froid, mais en même temps s’étonnait des questions de Maigret.


— Qu’est-ce que vous croyez ? s’écria-t-elle soudain.


— Je ne crois rien. Calmez-vous. Je viens de lire le testament de Joris.


— Eh bien ?


— Vous héritez de tous ses biens. Vous êtes riche…


Le seul effet de ces paroles fut de provoquer de nouvelles larmes.

— Le capitaine a été empoisonné par l’eau qui se trouvait dans la carafe.


Elle le regarda avec des yeux brillants de mépris, hurla :


— Qu’est-ce que vous voulez dire ? Hein ! Qu’est-ce que vous voulez dire ?


Et elle était dans un tel état qu’elle lui saisit l’avant-bras et le secoua avec fièvre. Pour un peu, elle eût griffé, frappé.


— Doucement. Calmez-vous! L’enquête ne fait que commencer. Je n’insinue rien. Je m’informe.


On heurtait la porte. C’était le garde champêtre.

— Le Parquet ne pourra pas venir avant le début de l’après- midi. M. le maire, qui est rentré ce matin de la chasse, était au lit. Il viendra dès qu’il sera prêt.


Tout le monde était sous pression. Tout, dans la maison, sentait la fièvre. Et cette foule, dehors, qui attendait sans savoir elle-même ce qu’elle attendait, accroissait l’impression de nervosité, de désordre.

彼女は|床に|くずれ落ち、|小さな|じゅうたんの上で、|ほとんど|聞き取れない|言葉を|叫んだ。||その中から、|かろうじて|聞き取れた。


「ありえない。||かわいそうな|旦那さま。||旦那さま|・・・|旦那さま|・・・」


メグレは|とても|深刻な面持ちで、|肩を丸めて、|彼女を|助け起こし、|手足を|ばたつかせる|彼女を|隣の|部屋へ|連れていった。||そこは|彼女自身の|部屋だった。||部屋は|まだ|片付いていなかった。||ベッドの上には|服が|投げ出され、|洗面器には|石けん水が|残っていた。


「ベッドの横の|テーブルの上の|水差しに、|水を入れたのは|誰だ?」


「私です。||昨日の朝です。||船長の部屋に|花を生けるのと|同時に」


「家には|あんた|一人だったか?」


ジュリーは|息を切らし、|少しずつ|落ち着きを|取り戻していたが、|同時に、|メグレの|質問を|不思議に|思っていた。


「何を|お考えなんですか?」と、|彼女は|急に|叫んだ。


「何も|考えちゃ|いない。||落ち着け。||私は|ジョリスの|遺言状を|読んだところだ」


「それで?」


「あんたは|彼の|財産を|全部|相続する。||あんたは|金持ちに|なったんだ」


その言葉が|もたらした|ただ一つの|結果は、|また|彼女の|涙を|誘っただけだった。


「船長は、|水差しの中の|水で|毒を|飲まされた」


彼女は|軽蔑するように|光る|目で|メグレを|見つめ、|叫んだ。


「何を|言いたいんですか?||ねえ!|何を|言いたいんですか?」


彼女は|そんな|状態だったので、|メグレの|前腕を|つかみ、|興奮して|揺さぶった。||もう|少しで、|ひっかき、|殴りかかりそうだった。


「静かにするんだ。||落ち着け!||捜査は|始まったばかりだ。||私は|何かを|言ったつもりはない。||聞いているだけだ」


扉を|たたく|音がした。||村の巡査だった。


「検察は、|午後の|初めまで|来られません。||村長は、|今朝、|狩りから|戻ったところで、|寝ていました。||準備が|でき次第、|来るそうです」


全てが|張りつめていた。||家の中の|すべてが、|熱を|帯びているようだった。||そして|外には、|自分たちでも|何を|待っているのか|わからないまま|待ち続ける|人だかりが|あり、|それが|神経質で|無秩序な|雰囲気を|さらに|強めていた。

22


— Vous comptez rester ici ? demanda Maigret à la jeune fille.


— Pourquoi pas ? Où irais-je ?


Maigret pria le médecin de sortir de la chambre du mort, ferma celle-ci à clé. Il ne laissa auprès de Julie que deux personnes, la femme du gardien de phare et celle d’un des éclusiers.


— Vous empêcherez les autres d’entrer, dit-il au garde champêtre. Au besoin, essayez de disperser adroitement les curieux.


Lui-même sortit, traversa les groupes et se dirigea vers le pont. La corne de brume criait toujours dans le lointain, mais, les vents venant de terre, on l’entendait à peine. La température était très douce. Le soleil devenait plus brillant d’heure en heure. La mer montait.


Déjà deux éclusiers arrivaient du village et prenaient leurs fonctions. Sur le pont, Maigret rencontra le capitaine Delcourt, à qui il avait parlé la veille au soir, et qui s’avança vers lui.


— Alors ! C’est vrai ?


— Joris a été empoisonné, oui.


— Par qui ?


La foule commençait à s’éloigner de la maison du capitaine. Il est vrai que le garde champêtre, gesticulant, allait de groupe en groupe raconter Dieu sait quoi. Par contre, on suivait des yeux le commissaire. Tout l’intérêt se reportait sur lui.


— C’est déjà votre marée qui commence ?


— Pas encore. Il s’en faut encore de trois pieds d’eau. Tenez ! Ce vapeur que vous voyez ancré dans la rade attend depuis six heures du matin.


D’autres personnes hésitaient à s’approcher des deux hommes : les douaniers, le chef éclusier, le garde-pêche et le patron du bateau garde-côte. Les simples aides, eux, se préparaient au travail de la journée.


En somme, c’était toute la population que Maïigret n’avait fait que deviner dans le brouillard et qu’il voyait maintenant au grand jour. La Buvette de la Marine était à deux pas. De ses fenêtres, de sa porte vitrée, on pouvait voir l’écluse, le pont, les jetées, le phare et la maison de Joris.


— Vous venez prendre un verre ? proposa le commissaire.

「ここに|残るつもりか」||メグレは|娘に|女に|尋ねた。


「どうして|いけないんです?||どこへ|行けと|いうんですか?」


メグレは|医者に|死者の|部屋から|出るよう|頼み、|その部屋に|鍵をかけた。||ジュリーのそばには、|灯台守の|妻と、|水門係の|一人の|妻だけを|残した。


「ほかの者が|入らないように|してくれ」||メグレは|村の巡査に|言った。
「必要なら、|うまく|見物人を|追い払ってくれ」


メグレ自身は|外へ|出て、|人の|群れを|横切り、|橋のほうへ|向かった。||霧笛は|遠くで|まだ|鳴っていたが、|風が|陸から|吹いていたので、|かすかにしか|聞こえなかった。||気温は|とても|穏やかだった。||日差しは|時を追うごとに|まぶしさを|増していた。||海は|満ちてきていた。

すでに|二人の|水門番が|村から|やって来て、|持ち場に|ついていた。||橋の上で、|メグレは|前の|晩に|話した|デルクール船長に|出会った。||デルクールは|メグレに|近づいてきた。


「では!||本当なんですか?」


「ジョリスは|毒を|盛られた。||そうだ」


「誰に?」


人だかりは|船長の|家から|離れはじめていた。||もっとも、|村の巡査が|手を|振りながら、|群れから|群れへ|歩き回り、|何やら|適当に|話していたからだ。||そのかわり、|人々の|目は|警部を|追っていた。||関心は|すべて|メグレの|ほうへ|移っていた。


「もう|潮が|来ているのか?」


「まだです。||水が|あと|三フィートほど|足りません。||ほら、|あの|泊地に|錨を|下ろしている|汽船が|見えるでしょう。||朝の|六時から|待っています」


ほかにも|二人に|近づこうかと|迷っている者たちが|いた。||税関員たち、|水門長、|漁業監視員、|それに|沿岸警備艇の|船長だ。||ただの|手伝いたちは、|その日の|仕事に|取りかかる|支度を|していた。

要するに、|それは|昨夜、|メグレが|霧の中で|ただ|気配だけを|感じていた|すべての人々で、|そして|今は、|それを|白日の|もとで|見ているのだ。||ラ・ビュヴェット・ド・ラ・マリーヌは|すぐそばに|あった。||その|窓からも、|ガラスの扉からも、|水門、|橋、|突堤、|灯台、|そして|ジョリスの|家を|見えるはずだ。


「一杯|飲みに|行かないか」||警部は|誘った。

23


Il devinait d’ailleurs que cela devait être l’habitude, qu’à chaque marée ce petit monde se retrouvait à la buvette. Le capitaine s’assura d’abord de la marée.


— J’ai une demi-heure, dit-il.


Ils entrèrent tous les deux dans la buvette en planches, puis les autres, indécis, suivirent peu à peu et Maigret leur fit signe de s’asseoir à la même table.


Il fallait rompre la glace, se présenter à tous, donner confiance et même pénétrer en quelque sorte dans le groupe.


— Qu’est-ce que vous buvez ?


Ils se regardèrent. Il y avait encore de la gêne.


— D’habitude, à cette heure-ci, c’est un café arrosé.


Une femme les servit. La foule repassait le pont, essayait de voir dans le café, hésitait à regagner le village, se dispersait dans le port pour attendre les événements.


Maigret, après avoir bourré sa pipe, tendit sa blague à la ronde. Le capitaine Delcourt préféra une cigarette. Mais le chef éclusier, en rougissant, mit une pincée de tabac dans sa bouche et balbutia :


— Vous permettez ?


— Un drame étrange, n’est-ce pas ? risqua enfin Maigret.


Tous savaient que la phrase allait arriver, mais néanmoins il y eut un silence compassé.


— Le capitaine Joris semblait être un bien brave homme…


Et il attendit, en observant les visages à la dérobée.


— Trop ! répliqua Delcourt, qui était un peu plus vieux que son collègue, moins soigné de sa personne, et qui paraissait ne pas détester l’alcool.


Néanmoins, tout en parlant, il n’oubliait pas d’observer à travers les rideaux le niveau de l’eau ni le navire qui virait son ancre.


— Il s’y prend un peu tôt ! Tout à l’heure, le courant de l’Orne va le drosser sur les bancs…


— À votre santé… En somme, personne ne sait ce qui s’est passé la nuit du 16 septembre…


— Personne… C’était une nuit de brouillard, dans le genre de la nuit dernière… Moi, je n’étais pas de garde… N’empêche que, usqu’à neuf heures, je suis resté ici, à faire une partie de cartes avec Joris et les amis que vous voyez…

そもそも、|彼は|この|小さな|仲間たちは|潮がくるたびに|酒場に|集まるのが|習慣に|違いないと|察していた。


「三十分は|あります」||彼は|言った。


二人は|板張りの|酒場へ|入ると、|ほかの者たちも、|迷いながら、|少しずつ|あとに|続いた。||メグレは|彼らに、|同じ|テーブルに|座るよう|指図した。

打ち解ける|必要が|あった。||みんなに|自分を|紹介し、|安心させ、|いわば|この|仲間の中へ|入りこむ|必要があった。


「何を|飲む」


彼らは|互いに|顔を|見合わせた。||まだ|気まずさが|あった。


「いつもなら、|この時間は、|ブランデー入り|コーヒーです」


女が|彼らに|飲み物を|出した。||人だかりは|また|橋を渡り、|カフェの中を|のぞこうとし、|村へ|戻るのを|ためらい、|何かが|起こるのを|待つために、|港の中へ|散っていった。

メグレは|パイプに|タバコを|詰めたあと、|たばこ入れを|みんなに|回した。||デルクール船長は|紙巻きたばこを|選んだ。||しかし|水門長は、|顔を|赤らめながら、|タバコを|ひとつまみ|口に|含み、|口ごもった。


「よろしいですか」


「妙な|事件だな?」||メグレが|ようやく|切り出した。


みんな、|その言葉が|出ることは|わかっていが、|それでも、|堅苦しい|沈黙が|流れた。


「ジョリス船長は、|ずいぶん|いい人に|見えたが」


そして|メグレは、|そっと|顔つきを|観察しながら|待った。


「よすぎたんです」||デルクールが|答えた。


彼は|ジョリスより|少し|年上で、|身だしなみには|無頓着で、|酒は|嫌いでは|なさそうだった。

それでも|話しながら、|彼は|カーテン越しに、|水位と、|錨を|巻き上げている|船を|見ることを|忘れなかった。


「あいつ、|少し|早く|やりすぎだ!||このあと、|オルヌ川の|流れで|浅瀬に|押し流されるぞ」


「乾杯!||つまり、|九月十六日の|夜に|何が|あったのか、|誰も|知らないわけだ」


「誰も。||あれは|霧の夜でした。||昨夜のような|夜です。||私は|当番では|ありませんでした。||とはいえ、|九時までは|ここに|いて、|ジョリスや、|ここにいる|仲間たちと|カードゲームを|していました」

24


— Vous vous rencontriez tous les soirs ?


— À peu près. À Ouistreham, il n’y a guère de distractions.. Trois ou quatre fois, ce soir-là, Joris s’est fait remplacer pour aller assister au passage d’un bateau. À neuf heures trente, la marée était finie… Il est parti dans le brouillard, comme s’il rentrait chez lui…


— Quand a-t-on constaté sa disparition ?


— Le lendemain… C’est Julie qui est venue s’informer… Elle s’était endormie avant le retour du capitaine, et le matin elle s’étonnait de ne pas le trouver dans sa chambre…


— Joris avait bu quelques verres ?


— Jamais plus d’un ! affirma le douanier, qui commençait à avoir envie de se mêler à l’entretien. Et pas de tabac !


— Et… dites donc… Julie et lui ?.…


Les autres se regardèrent. Il y eut de lhésitation, des sourires.


— On ne peut pas savoir. Joris jurait que non… Seulement…


Ce fut encore le douanier qui intervint.


— Ce n’est pas dire du mal de lui que dire qu’il n’était pas tout à fait comme nous… Il n’était pas fier, non, ce n’est pas le mot !… Mais il tenait à lui, vous comprenez ?.. Il ne serait jamais venu faire sa marée en sabots, comme ça arrive à Delcourt… Il jouait aux cartes, ici, le soir, mais il n’y venait pas de la journée… Il ne tutoyait pas les aides-éclusiers… Je ne sais pas si vous sentez ce que je veux dire…


Maigret le sentait très bien. Il avait passé quelques heures dans la maison de Joris, proprette, bourgeoise, bien ordonnée. Et il voyait maintenant le groupe de la buvette, plus simple, plus débraillé. Ici, on devait boire apéritif sur apéritif. Les voix devaient devenir bruyantes, l’atmosphère épaisse, un tantinet canaïille.
Joris n’y venait que pour jouer aux cartes, ne racontait pas ses affaires personnelles, s’en allait après avoir pris un seul verre.

「あんたたちは|毎晩|会っていたのか?」


「たいていは。||ウイストラムには、|たいした|楽しみが|ありませんから。||その晩、|ジョリスは|三、四回、|人に|代わってもらって、|船が|通るのを|見に|行きました。||九時半には、|満潮の|時間は|終わっていました。||彼は|家に|帰るように、|霧の中へ|出ていきました」


「失踪に|気づいたのは|いつだ」


「翌日です。||ジュリーが|聞きに|来たんです。||船長が|戻る前に|眠ってしまって、|朝になって、|船長が|部屋に|いないのを|不思議に|思ったんです」


「ジョリスは|何杯か|飲んでいたのか」


「一杯より|多くは|ありません」と、|話に|加わりたくて|うずうずしていた|税関員が|断言した。
「それに、|たばこも|なしです!」


「それで、|その、|ジュリーと|彼は?」


ほかの者たちは|顔を|見合わせた。||ためらいがあり、|笑みもあった。


「それは|わかりません。||ジョリスは|違うと|言い張っていました。||ただ」


また|税関員が|口を|はさんだ。


「彼の|悪口を|言うわけじゃありませんが、|彼は|私たちと|まったく|同じでは|ありませんでした。||気取っていた、|いや、|それは|違います。||でも、|自分を|大事に|していたんです!||わかりますか?||デルクールのように、|木靴で|潮を|見にくることは|決して|ありませんでした。||夜は|ここで|カードを|しましたが、|昼間は|ここへは|来ませんでした。||水門長の|手伝いたちとは|親しげな|口調では|話しませんでした。||私の|言いたいことが|おわかりがどうか」


メグレには|よく|わかった。||彼は|ジョリスの|小ぎれいで、|ブルジョワ風で、|よく|整った|家で|数時間を|過ごしていた。||そして|今、|酒場の|仲間たちを|見ていると、|もっと|素朴で、|もっと|だらしない。||ここでは、|食前酒を|次々に|飲むのだろう。||声は|騒々しく|なるだろうし、、|空気は|タバコで|煙り、|品も|なくなるのだろう。

ジョリスは|カードゲームを|するためだけに|ここへ|来て、|自分の|身の上話は|せず、|一杯だけ|飲むと|帰っていった。

25

Il y a à peu près huit ans qu’elle est avec lui… Elle en avait seize, alors… C’était une petite fille de campagne mal mouchée, mal fagotée..


— Et maintenant ?.….

Sans être appelée, la serveuse arrivait avec une bouteille d’alcool et en versait une nouvelle « bistouille » dans les verres où il ne restait qu’un fond de café. Cela devait être un rite aussi.


— Maintenant, elle est ce qu’elle est. Enfin… Au bal, par exemple, elle ne danse pas avec n’importe qui… Et quand, dans les boutiques, on la traite familièrement, comme une bonniche, elle se fâche. C’est difficile à expliquer. N’empêche que son frère.


— Son frère… ?


Le chef éclusier regarda le douanier dans les yeux. Mais Maigret avait surpris ce regard.


— Le commissaire l’apprendra quand même ! fit l’homme, qui ne devait pas en être à son premier café arrosé.

Son frère a fait huit ans de bagne… Il était ivre, un soir, à Honfleur… Ils étaient plusieurs à faire du bruit dans les rues… La police est intervenue et le gars a donné un si sale coup à un agent que celui-ci en est mort le mois suivant…


— C’est un marin ?


— Il a fait le long cours avant de revenir au pays. Maintenant, il navigue à bord d’une goélette de Paimpol, le Saint-Michel.


Le capitaine Delcourt donnait des signes de nervosité.


— En route ! dit-il en se levant. C’est l’heure…


— Avant que le vapeur soit dans le sas! soupira le douanier, moins pressé.


Ils ne restèrent qu’à trois. Maigret fit signe à la serveuse, qui revint avec sa bouteille.


— Le Saint-Michel passe parfois par ici ?


— Parfois, oui…


— Il est passé le 16 septembre ?


Le douanier prit son voisin à témoin :


— Il l’aurait quand même appris en consultant le livre des passages !… Oui, il y était. Même qu’ils ont couché dans lavant-port, à cause du brouillard, et qu’ils ne sont partis qu’au petit matin…

「彼女が|あの人の|ところに|来てから、|だいたい|八年に|なります。||そのころは|十六でした。||鼻も|ろくに|かめない、|服装も|ひどい、|田舎の|小娘でした」


「それで|今は?」


呼ばれもしないのに、|ウェイトレスが|酒の|瓶を|持って|やってきて、|コーヒーの|底だけが|残っている|グラスに、|新しい|ブランデー入り|コーヒーを|注いだ。||これも|また|決まりごとに|ちがいなかった。


「今は、|今の|彼女です。||つまり、|たとえば|ダンスホールでは、|誰とでも|踊るわけじゃありません。||店で、|女中みたいに|なれなれしく|扱われると、|怒ります。||説明しにくいんです。||それでも、|彼女の|兄が」


「兄が?」


水門長は|税関員の|目を|見た。||だが|メグレは、|その視線を|見逃さなかった。


「警部さんは|どうせ|知ることに|なりますよ!」と|その男が|言った。


彼は|酒入り|コーヒーを|一杯だけで|済ませた|わけでは|なさそうだった。


「彼女の|兄は|八年、|流罪に|なってました。||ある晩、|オンフルール7で|酔っていました。||何人かで|通りで|騒いでいたんです。||警察が|止めに入ると、|その|男が|巡査を|ひどく|殴りまして、|その巡査は|翌月に|死にました」


「船乗りか」


「遠洋航海を|してから、|土地へ|戻ってきました。||今は|パンポルの|帆船、|ル・サン・ミシェルに|乗っています」


デルクール船長は|落ち着かない|様子を|見せていた。


「行くぞ」と|彼は|立ち上がって|言った。||「時間だ」


「蒸気船が|水門に|入る|前なのに」と|あまり|急いでいない|税関員が|ため息を|ついた。


残ったのは|三人だけだった。||メグレが|ウェイトレスに|合図すると、|彼女は|瓶を|持って|戻ってきた。


「ル・サン・ミシェルは|時々|ここを|通るのか」


「時々は」


「九月十六日には|通ったのか」


税関員は|隣の|男を|証人に|するように|見た。


「どうせ、|通過簿を|見れば|わかることでしょう!||ええ、|いました。||霧のせいで、|港の前に|停泊して、|出たのは|明け方に|なってからでした」

26


— Dans quelle direction ?


— Southampton. C’est moi qui ai visé les papiers. Ils avaient chargé de la pierre meulière à Caen.


— Et on n’a plus revu le frère de Julie dans le pays ?


Cette fois, le douanier renifla, hésita, vida son verre.


— Faut demander ça à ceux qui prétendent l’avoir aperçu hier. Moi, je n’ai rien vu…


— Hier ?


Haussement d’épaules. On voyait un vapeur énorme se glisser entre les murs de pierre de l’écluse, dominant le paysage de sa masse noire, la cheminée plus haute que les arbres du canal.


— Faut que j’y aille…


— Moi aussi…


— Ça nous fait combien, mademoiselle ? demanda Maigret.


— Vous aurez bien l’occasion de revenir. La patronne n’est pas 1iC1…


Les gens qui attendaient toujours qu’il se passât quelque chose autour de la maison du capitaine trouvaient une contenance à regarder le vapeur anglais qui éclusait. Maigret sortit du bistrot. Au même instant, un homme arrivait au village, et le commissaire devina que c’était le maire, qu’il n’avait aperçu la veille que dans la nuit.


Un homme très grand, de quarante-cinq à cinquante ans, empâté, le visage rose. Il était vêtu d’un complet de chasse gris, les jambes prises par des guêtres d’aviateur. Maigret s’avança :


— M. Grandmaison ?.. Commissaire Maigret, de la PJ…


— Enchanté… prononça machinalement son interlocuteur.


Et il regarda la buvette, puis Maigret, puis encore la buvette, avec l’air de dire :


— Drôles de fréquentations pour un haut fonctionnaire !


Il continuait à marcher vers l’écluse qu’il fallait franchir pour atteindre la maison.


— Il paraît que Joris est mort ?


— Il paraît ! répliqua Maigret, qui n’aimait pas beaucoup cette attitude.

「どちらへ?」


「サウサンプトンです。||書類に|判を|押したのは|私です。||カーンで|石材を|積んでいました」


「それで、|ジュリーの|兄は、|その後、|この土地で|見られていないのか?」


今度は、|税関員が|鼻を|鳴らし、|ためらい、|グラスを|空けた。


「それは、|きのう|見かけたと|言っている|連中に|聞くことです。||私は|何も|見ていません」


「きのう?」


肩を|すくめた。||巨大な|蒸気船が、|水門の|石壁の|あいだを|すべるように|進み、|黒い|船体の|大きさで|あたりの|景色を|圧倒し、|煙突は|運河の|木々よりも|高く|そびえていた。


「行かなくては」


「俺も」


「いくらだ、|マドモワゼル?」と、|メグレが|たずねた。


「また|おいでに|なるでしょう。||女主人が|いないんです」


船長の|家の|まわりで、|まだ|何かが|起こるのを|待っていた|人々は、|水門を|通る|イギリスの|蒸気船を|眺めることで、|なんとか|格好を|つけていた。||メグレは|酒場を|出た。||その|同じ|瞬間、|ひとりの|男が|村へ|やって来た。||メグレは、|それが|昨夜、|闇の中で|ちらりと|見ただけの|村長だと|わかった。

四十五歳から|五十歳ほどの、|たいへん|背の|高い|男で、|体は|太り気味、|顔は|赤みを|帯びていた。||灰色の|狩猟服を|着て、|足には|飛行士用の|ゲートルを|巻いていた。||メグレが|近づいた。


「ムッシュー・グランメゾンか?||司法警察の|メグレ警部だ」


「お目にかかれて」と、|相手は|機械的に|言った。


そして、|酒場を|見て、|メグレを|見て、|また|酒場を|見た。||その|顔つきは、|こう|言っているようだった。


『高級官僚の|付き合いにしては|変わってるな』


彼は、|ジョリスの|家へ|行くために|渡らねばならない|水門の|ほうへ、|そのまま|歩き続けた。


「ジョリスが|死んだそうですね?」


「そうらしいな!」と、|メグレは|返した。


彼は、|この|態度が|あまり|気に入らなかったのだ。

27


Une attitude aussi traditionnelle que possible : celle du gros personnage de petit patelin qui se croit le centre du monde, s’habille en gentilhomme campagnard et sacrifie à la démocratie en serrant distraitement des mains, en adressant de vagues bonjours aux gens du pays et en leur demandant à l’occasion des nouvelles de leurs enfants.


— Et vous tenez l’assassin ?.. En somme, c’est vous qui avez amené Joris et qui… Vous permettez ?…


Et il se dirigea vers le garde-pêche, qui devait lui servir de valet quand il allait à la chasse au canard, car il lui dit :


— Tous les roseaux de gauche sont à redresser… Un des « appelants » ne vaut rien du tout… Ce matin, il était à demi mort…


— Bien ! monsieur le maire.


Il revint vers Maigret, non sans serrer la main du capitaine du port en murmurant :


— Ça va ?


— Ça va, monsieur le maire.


— Nous disions, commissaire ?.. Qu’est-ce qu’il y a de vrai dans toutes ces histoires de crâne fendu, réparé, de folie et de je ne sais quoi ?.…


— Vous aimiez beaucoup le capitaine Joris ?


— Il a été à mon service pendant vingt-huit ans ; c’était un brave homme, méticuleux dans le service.


— Honnèête ?


— Ils le sont presque tous.


— Qu’est-ce qu’il gagnaiït ?


— Cela dépend, à cause de la guerre, qui a tout bouleversé… Toujours assez pour acheter sa petite maison. Et je parie qu’il avait au moins vingt mille francs en banque.


— Pas plus ?


— À cinq mille francs près, je ne crois pas.


On ouvrait les portes d’amont et le navire allait pénétrer dans le canal, tandis qu’un autre, qui arrivait de Caen, prendrait sa place et mettrait le cap sur la pleine mer.


L’air était toujours d’un calme idéal. Les gens suivaient les deux hommes des yeux. Du haut de leur bateau, les marins anglais regardaient paisiblement la foule tout en veillant à la manœuvre.

これ以上|ないほどの|典型的な|態度だった。||小さな町で|自分こそ|世界の中心だと|思っている|大物の|態度だ。||田舎紳士のような|服装で、|上の空で|握手し、|村人たちに|漠然と|あいさつし、|折にふれて|その子どもたちの|様子を|たずねることで、|民主主義にも|形式的に|従っているのだ。


「それで、|犯人は|捕まったのですか?||つまり、|ジョリスを|連れてきたのは|あなたで、|それから|・・・、|ちょっと|宜しいかな?」


そして|彼は|漁業監視員の|ほうへ|向かった。||鴨猟に|行くとき、|その男が|召使いのように|仕えているらしかった。||というのも、|彼は|こう言ったからである。


「左側の|葦を|全部|立て直しておくように。||囮の|一つが|まるで|役に立たない。||今朝は|ほぼ|死にかけていた」


「承知しました、|村長さん」


彼は|メグレの|ところへ|戻ってくる途中で、|港湾長に|話しかけ|握手するのを|忘れなかった。


「どうかね?」


「変わりありません、|村長さん」


「話の|続きでしたな、|警部さん?||頭蓋骨が|割れていたとか、|手当てされていたとか、|気がふれたとか、|その他|わけのわからない|話のうち、|どこまでが|本当なのです?」


「ジョリス船長を|かなり|気に入っていたとか?」


「彼は|二十八年、|私のもとで|働いてました。||仕事は|きちょうめんで|いい男でしたよ」


「真面目だった?」


「あの連中は|たいてい|真面目です」


「稼ぎは?」


「それは|場合に|よります。||戦争の|せいで、|何もかも|変わりましたからな。||いつも、|あの|小さな家を|買えるくらいは|ありました。||それに、|銀行に|少なくとも|二万フランは|あったと|思います」


「それだけかね?」


「五千フランほどの|違いは|あるとしても、|それ以上とは|思いません」


上流側の|水門が|開かれ、|船が|運河へ|入ろうとしていた。||その一方で、|カーンから|来た|別の船が|その場所に|入り、|舟先を|海のほうへ|向けていた。

空気は|相変わらず|申し分なく|穏やかだった。||人々は|二人の男を|目で|追っていた。||船の上から、|イギリス人の|船乗りたちは|操縦に|気を配りながら、|静かに|人だかりを|眺めていた。

28


— Que pensez-vous, monsieur le maire, de Julie Legrand !


M. Grandmaison hésita, grommela :


— Une petite sotte, qui a eu la tête tournée parce que Joris l’a traitée avec trop d’égards… Elle se croit… je ne sais pas, moi !.…. elle se croit en tout cas autre chose que ce qu’elle est…


— Et son frère ?


— Je ne l’ai jamais vu. On m’a affirmé que c’est une crapule..


Laissant l’écluse derrière eux, ils atteignaient la grille de la maison, autour de laquelle quelques gamins continuaient à jouer en attendant un spectacle intéressant.


— De quoi est-il mort ?


— Strychnine !


Maigret avait son air le plus buté. Il marchait lentement, les deux mains dans les poches, la pipe aux dents. Et cette pipe était à l’échelle de son épais visage : elle contenait presque le quart d’un paquet de tabac gris.


Le chat blanc, étendu de tout son long sur le mur chauffé par le soleil, s’enfuit d’un bond à l’approche des deux hommes.


— Vous n’entrez pas ? questionna le maire, étonné de voir Maigret s’arrêter sans raison.


— Un instant ! À votre avis, Julie était-elle la maîtresse du capitaine ?


— Je n’en sais rien! grommela M.Grandmaison avec impatience.


— Vous veniez souvent dans la maison ?


— Jamais ! Joris avait été un de mes employés. Et, dans ce Cas.


Son sourire voulait être un sourire de grand seigneur.


— Si cela ne vous fait rien, nous en finirons au plus tôt. J’ai du monde à déjeuner.


— Vous êtes marié ?


Et, le front têtu, Maïigret poursuivait son idée, la main sur la clenche de la grille.


M. Grandmaison le regarda de haut en bas, car il mesurait un mètre quatre-vingt-cinq. Le commissaire remarqua que, s’il ne louchaït pas, il y avait néanmoins une dissymétrie légère dans les prunelles.

「ジュリー・ルグランのことを|どう思う、|村長さん?」


グランメゾンは|ためらい、|ぶつぶつ|言った。


「ばかな|小娘ですよ。||ジョリスが|あまりに|丁重に|扱ったものだから、|調子に乗ったですな。||自分を、|何だと|思っているのか!||とにかく、|自分が|実際とは違う|他の何かだと|思い込んでて」


「では、|その|兄は?」


「会ったことは|ありません。||ろくでなしだと|聞かされています」


水門を|背にして、|二人は|家の|入り口の|柵門まで|来ていた。||そのまわりでは、|まだ|何人かの|子どもたちが、|何か|おもしろい|見せものを|待ちながら|遊んでいた。


「死因は?」


「ストリキニーネ!」


メグレは|ひどく|頑固そうな|顔を|していた。||両手を|ポケットに|突っ込み、|歯に|パイプを|くわえて、|ゆっくり|歩いていた。||その|パイプは、|彼の|ずんぐりした顔に|見合う|大きさで、|灰色の|刻みたばこを|一包みの|四分の一近くも|詰め込めるほどだった。

白い|猫が、|日に|温められた|塀の|上に|長々と|寝そべっていたが、|二人が|近づくと|一跳びで|逃げていった。


「入らないんですか?」と、|村長は|メグレが|理由もなく|立ち止まったのを|見て、|驚いて|たずねた。


「ちょっと待て!||あんたの|考えでは、|ジュリーは|船長の|愛人だったのか?」


「知りませんな!」と、|グランメゾンは|いらだたしげに|呟いた。


「あんたは|この家には|よく|来ていたのか?」


「一度も!||ジョリスは|うちの|元従業員でした。||そういう|場合は」


その微笑みは|大物ぶった|微笑みのつもりだった。


「差し支えなければ、|できるだけ|早く|済ませましょう。||昼食に|客が|来るんです」


「ご結婚は?」


そして、|メグレは|厳しい|表情で、|柵の|掛け金に|手を|かけたまま、|自分の考えを|追いつづけていた。

グランメゾンは|メグレを|頭から|爪先まで|見おろした。||彼は|一メートル八十五センチの|背丈が|あった。||警部は、|彼が|寄り目では|ないにしても、|両方の|瞳に|ごく|わずかな|左右の|ずれが|あることに|気づいた。

29


— J’aime mieux vous avertir que, si vous continuez à me parler sur ce ton, il pourrait vous en cuire. Montrez-moi ce que vous avez à me montrer…


Et il avait poussé lui-même la grille. Il gravissait le seuil. Le garde champêtre, qui montait la garde, s’effaçait avec empressement.


La cuisine avait une porte vitrée. Du premier coup d’œil, Maigret constata quelque chose d’anormal : il y voyait bien les deux femmes, mais il n’apercevait pas Julie.


— Où est-elle ? alla-t-il questionner.


— Elle est montée dans sa chambre… Elle s’est enfermée… Elle n’a pas voulu redescendre…


— Comme ça, brusquement ?


La femme du gardien du phare expliqua :


— Elle allait mieux… Elle pleurait encore, mais doucement, tout en parlant… Je lui ai dit de manger quelque chose et elle a ouvert le placard…


— Alors ?


— Je ne sais pas… Elle a paru effrayée… Elle s’est précipitée vers l’escalier et on a entendu qu’elle refermait à clé la porte de sa chambre.


Dans le placard, il n’y avait rien que de la vaisselle, un panier qui contenait quelques pommes, un plat où marinaient des harengs, deux autres plats sales où des traces de graisse laissaient supposer qu’il y avait eu des restes de viande.


— J’attends toujours votre bon plaisir! prononça avec impatience le maire, qui était resté dans le corridor. Il est onze heures trente… Je suppose que les faits et gestes de cette fille.


Maigret ferma le placard à clé, mit celle-ci dans sa poche et se dirigea lourdement vers l’escalier.

「先に|言っておきましょう。||もし|あなたが|そのような|口の利き方を|続けるなら、|あとで|困ったことに|なりますよ。||私に|見せたいものが|あるなら|見せてくれ」


そして|彼は|自分で|入り口の柵を|押し開けた。||敷居を|上がった。||見張りを|していた|村の巡査が、|あわてて|身を|引いた。

台所には|ガラス扉が|あった。||メグレは|ひと目で、|何か|おかしいと|気づいた。||二人の|女は|たしかに|見えたが、|ジュリーの|姿が|見えなかった。


「どこだ?」と、|彼は聞きに行った。


「自分の|部屋へ|上がりました。||鍵を|かけて|閉じこもっています。||下りてくるのを|いやがりました」


「急に|そうなったのか?」


灯台守の|妻が|説明した。


「少し|よくなっていました。||まだ|泣いては|いましたが、|静かに|泣きながら|話していました。||私が|何か|食べなさいと|言うと、|あの人は|戸棚を|開けたんです」


「それで?」


「わかりません。||何かに|おびえたようでした。||階段へ|駆け出して、|部屋の|戸に|鍵を|かける音が|聞こえました」


戸棚の|中には、|食器のほかには|何も|なかった。||リンゴが|いくつか|入った|かご、|ニシンが|漬けてある|皿、|それから|肉の|残りがあったと|思われる|脂の跡で|汚れた|皿が|二枚、|そのまま|放り込まれていた。


「いつまでも|お待ちしてますよ!」


廊下に|残っていた|村長が、|いらだって|言った。


「十一時半です。||ここの娘に|何が|あったか|知らんが|・・・」


メグレは|戸棚に|鍵を|かけ、|その|鍵を|ポケットに|入れると、|重い|足どりで|階段へ|向かった。

  1. モスリン(mousseline)は非常に薄くて軽い平織りの布で、綿や絹で作られます。半透明で光を通す性質があり、柔らかくしなやかな手触りが特徴です。
    語源はイラクの都市モスルで、そこで生産されヨーロッパに伝わったことから「mousseline」と呼ばれるようになりました。
    カーテンとして使うと完全に光を遮るのではなく、光を柔らかく拡散させます。日本のレースカーテンに近いイメージです。
    ↩︎
  2. カーテンを意味するフランス語の「rideau」と英語の「curtain」は|まったく|別の|語源です。
    フランス語「rideau」(リド)
    古フランス語|「ride」(しわ・ひだ)から
    布を|ひだ状に|垂らしたものというイメージ
    ラテン語系の|言葉です
    英語「curtain」(カーテン)
    古フランス語|「cortine」から|英語に|入った
    さらに|ラテン語|「cortina」(大釜・円形のもの)が|語源
    皮肉なことに|英語の「curtain」の方が|フランス語由来
    つまり:
    英語「curtain」|→|実は|古フランス語から|借用した言葉
    現代フランス語「rideau」|→|別の|フランス語の|言葉が|定着した
    英語が|ノルマン征服(1066年)以降に|フランス語から|大量に|語彙を|借用した|結果、|フランス語由来の言葉が|英語に|残り、|フランス語自体は|別の言葉に|変わっていった|例の|一つです。 ↩︎
  3. ブレスト(Brest)はフランス北西部、ブルターニュ地方の最西端にある港湾都市です。
    フランス海軍の重要な軍港として知られており、ここにフランス海軍兵学校(École navale)があります。商船の船長を目指す者も含め、海事関係の教育機関が集まるフランス海洋教育の中心地です。
    つまりジョリスが「ブレストの学校の仲間たち」と関係を保っていたということは、彼が若い頃にブレストで船乗りとしての訓練・教育を受けたことを示しています。写真の友人たちも同じ学校の同期生で、その後それぞれ世界の海に散っていったわけです。
    大西洋に面した港町で、イギリスのコーンウォール地方とも近く、古くからフランス海運の要衝でした。 ↩︎
  4. これらの特徴については、シムノン自身はベルギー人なので、ある種の外からのステレオタイプが含まれています。
    ブルターニュ人については、フランスでは伝統的に以下のようなイメージがあります。
    頑固で意志が強い、寡黙で感情を表に出さない、海と深く結びついた気質、保守的で伝統を重んじる、といったものです。
    体格的な特徴については、ブルターニュはケルト系の文化圏で、フランスの中でも独自の民族的背景を持ちます。がっしりした体格というイメージは民間的なステレオタイプではありますが、科学的な根拠があるわけではありません
    シムノン自身もジョリスについて「頑固そう(buté)」という言葉を使っており、ブルターニュ人気質の象徴として描いています。ジョリスがパンポール生まれという設定も重要で、パンポールはブルターニュの典型的な漁港町として知られています。
    つまり「まさにブルターニュ人!」という一文は、科学的な記述というより、当時のフランス人が持っていたブルターニュ人への文化的なステレオタイプをシムノンが意図的に使った表現と理解するのが正確です。 ↩︎
  5. 「écriture de sergent-major」(軍曹風の文字)はフランスの慣用表現で、昔から軍曹が部隊の書類記録を担当していたことから、几帳面で整然とした均一な筆跡の代名詞として使われるようになりました。日本語で言えば「お手本のような字」に相当します。
    この場面では「une belle écriture(美しい筆跡)」という言葉も添えられているので、単に几帳面なだけでなく見た目にも美しい、整った字で遺言書が書かれていたということです。ジョリスの真面目で誠実な人柄を間接的に表しています。
    ↩︎
  6. パンポル(Paimpol)はフランス北西部、ブルターニュ地方の小さな漁港町です。ブルターニュ半島の北岸、イギリス海峡に面しており、昔からタラ漁や遠洋漁業で栄えた町として知られています。
    フランスでは特に、詩人アナトール・ル・ブラスの詩や、ルナンの作品などを通じて「海に生きる男たちの町」として広く知られており、ブルターニュの漁師文化を象徴する地名です。
    ジョリスがパンポル生まれという設定は、彼が生粋の海の男であることを強調しています。「まさにブルターニュ人!」というシムノンの一言と合わせて、ジョリスの頑固で誠実な人柄と海への深い結びつきを示す伏線になっています。
    ↩︎
  7. オンフルール(Honfleur)はフランス北西部ノルマンディー地方、カルヴァドス県にある小さな港町です。セーヌ川河口の南岸に位置し、対岸のル・アーブルとはセーヌ川を挟んで向かい合っています。
    歴史的には17世紀にカナダのケベックやアカディアへの探検・植民の出発地として栄えた港町で、中世から続く古い木造建築が残る美しい町として知られています。特に旧港(Vieux-Bassin)周辺の風景は印象派の画家たちに愛され、モネやクールベ、ブーダンなどが好んで描きました。
    ウイストルアムからは海岸沿いに東へ約40キロの距離で、同じノルマンディーの海岸に位置する港町です。ジュリーの兄が酔って騒ぎを起こした場所として登場しますが、当時の漁師や船乗りにとっては馴染みの港町だったはずです。
    ↩︎